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Message par Gilbert Chevalier le Dim 30 Déc - 22:09

Aldo Maria Valli, le 15 décembre 2018, dans son Blog a écrit:
Chine : une Église bouleversée

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Nous apprenons d’AsiaNews que Monseigneur Vincenzo Guo Xijin, évêque officieux de Mindong, reconnu par le Vatican mais pas par le gouvernement et jusqu’à présent évêque ordinaire du diocèse, quittera sa place comme ordinaire et la donnera à Monseigneur Vincenzo Zhan Silu, reconnu par le gouvernement, un des sept évêques excommuniés que François a repris en communion.

La nouvelle, rapporte AsiaNews, a été donnée par quelques prêtres du diocèse. Selon l’un de leurs rapports, Monseigneur Guo a réuni ses prêtres pour leur communiquer la nouvelle situation selon laquelle il devient évêque auxiliaire. Le prélat est rentré d’un voyage à Pékin, où il a rencontré Monseigneur Zhan et Monseigneur Claudio Maria Celli, chef d’une délégation du Vatican. Monseigneur Celli a remis à Monseigneur Guo une lettre signée par le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État, et le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de Propaganda Fide, dans laquelle il demandait à l’évêque clandestin de donner le poste d’ordinaire à Mgr Zhan. Toujours selon le récit des prêtres de Mindong, Monseigneur Celli a dit à Monseigneur Guo que la demande de geste d’obéissance venait du Pape lui-même, comme « sacrifice pour la situation générale de l’Église chinoise ».

« Beaucoup de prêtres et de fidèles laïcs sont attristés par cette nouvelle, rapporte AsiaNews. Autrefois, lorsqu’un évêque officiel se réconciliait avec le Saint-Siège, et dans le même diocèse il y avait un évêque clandestin, il restait comme d’habitude et l’autre, dès qu’il se réconciliait, devenait l’auxiliaire. Dans ce cas, c’est le contraire qui s’est produit. De plus, dans le cas de Mindong, il y a un grand déséquilibre des forces : sur les plus de 90 000 fidèles du diocèse, au moins 80 000 appartiennent à l’Église non officielle, servie par quarante-cinq prêtres, deux cents moniales, trois cents laïcs consacrés et des centaines de catéchistes. L’évêque officiel Zhan a plutôt quelques membres parmi les fidèles et douze prêtres qui servent dans différentes paroisses. »

Selon le rapport reçu d’AsiaNews, le Pape François a exprimé sa grande reconnaissance à Monseigneur Guo et lui a demandé de continuer personnellement à s’occuper de la pastorale des paroisses souterraines, mais aussi de trouver une « certaine intégration » avec Monseigneur Zhan Silu.

Au cours de la rencontre de Pékin, Monseigneur Celli a également annoncé que l’évêque clandestin de Shantou, Monseigneur Pietro Zhuang Jianjian, cédera la place à l’évêque officiel Giuseppe Huang Bingzhang, également réconcilié récemment avec le Saint Siège.

« En tout cas - écrit AsiaNews - la décision de donner la place d’ordinaire aux deux évêques officiels, très appréciée par le gouvernement, semble avoir été prise il y a un an, lors d’un autre voyage à Pékin par Monseigneur Celli. A cette occasion, Monseigneur Celli aurait expliqué à Monseigneur Guo que le pape lui-même avait demandé ce pas en arrière « sinon l’accord [sino-vatican] ne peut être signé ». Le Pape craignait que, sans l’accord sur les nominations épiscopales, l’Église chinoise ne soit envahie par des dizaines d’évêques illicites, ce qui aurait de graves conséquences sur l’unité de l’Église. »

Certains prêtres de Mindong, cependant, soulignent qu’après quarante ans d’existence, « l’Église souterraine meurt ainsi » ; d’autres apprécient l’obéissance extrême manifestée par Mgr Guo et d’autres encore disent qu’avec cette mesure le Vatican remet maintenant l’Église au gouvernement. Il est à noter que la rencontre entre Mgr Celli et les deux évêques de Mindong a eu lieu au Diaoyutai, l’un des hôtels de l’État chinois pour les hôtes officiels.

Maintenant, pour exercer son ministère épiscopal d’une manière ouverte, Monseigneur Guo a besoin de l’approbation du gouvernement et du Conseil des évêques officiels chinois.

Au sujet de cette nouvelle, un lecteur catholique chinois m’écrit : « Il faut se rappeler que le Cardinal Zen s’est rendu à Rome il y a quelque temps pour rapporter en personne le cas des évêques au Pape. Le cardinal a remis à François une lettre de sept pages pour lui faire prendre conscience de la situation difficile de l’Église souterraine et pour lui demander de ne pas accepter de compromis avec les autorités. Le Pape aurait dit au cardinal qu’il ne connaît pas la question de Mgr Guo Xijin et de Mgr Zhan Silu. Par la suite, cependant, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et le porte-parole du Vatican ont déclaré que Bergoglio avait été informé de tous les détails des procédures diplomatiques entre la Curie romaine et les autorités chinoises. Il est donc clair que Bergoglio savait tout, comme Parolin et le porte-parole du Vatican l’ont déclaré. »

Pendant ce temps, une autre affaire enflamme les catholiques chinois. Il s’agit du Père Wang Zeyi, administrateur diocésain de Wu Da (Ningxia), et de Monseigneur Du Jiang, évêque officiel de Bameng (Mongolie intérieure), qui est passé de l’Église souterraine à l’Église officielle en 2010. Après la concélébration eucharistique, le père Wang explique : « Le Pape me l’a dit, le Vatican me l’a dit. » Mais ses fidèles l’accusent d’être un « faible » et un « traître ».

« En soi - explique AsiaNews - cette concélébration ne constitue pas un obstacle dogmatique, théologique ou disciplinaire, étant donné que Mgr Du Jiang est reconnu par le Saint Siège. Mais les fidèles voient dans le Père Wang quelques ambiguïtés. Tout d’abord, le prêtre a voulu passer au statut officiel il y a quelques années, affirmant que certains évêques clandestins le poussaient à le faire. Mais les fidèles ont vérifié que ce n’était pas vrai. Ainsi, cette fois encore, lorsqu’il dit avoir reçu l’indication du Pape François et du Vatican, les fidèles ne le croient pas. »

La situation est très confuse et semée d’embûches. « La lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois affirmait que les principes sur lesquels se fonde l’Association patriotique sont « inconciliables » avec la doctrine catholique. Mais l’élimination de l’excommunication de sept évêques officiels (et d’un post-mortem), à la demande du Pape François, donne aux fidèles chinois l’impression que l’appartenance à l’Association est une bonne chose ou peu importante. D’autre part, selon les témoignages de la Chine, les sept évêques réconciliés n’ont pas changé leur façon de voir et d’agir et continuent à exalter l’idée d’une Église "indépendante". De nombreux évêques clandestins demandent au Vatican de clarifier ce point. Quoi qu’il en soit, le passage du secret au statut officiel doit se faire dans un dialogue étroit entre prêtres et fidèles, afin de ne pas « donner lieu à des situations scandaleuses », comme le recommande la Lettre de Benoît XVI (n. 7) : ce que le Père Wang a omis de faire. D’autre part, comme l’affirme le Père Wang lui-même, beaucoup d’évêques et de fidèles de l’Église souterraine sont soumis à des pressions et à des contrôles comme « surveillés spéciaux » pour les forcer à rejoindre l’Association patriotique. Et souvent les fonctionnaires du gouvernement disent que « le pape est d’accord avec nous ». »

Source : https://www.aldomariavalli.it/2018/12/15/cina-una-chiesa-capovolta/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 9 Avr - 16:02

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 8 avril 2019 a écrit:
Pâques amères en Chine.
Pékin sort grand vainqueur de la partie contre Rome

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Voici aussi comment le régime chinois applique son accord avec le Saint-Siège.  Avec un bulldozer escorté par la police (photo) qui rase au sol le 4 avril les bâtiments d’une paroisse de Qianyang, ceux-ci abritaient à l’étage une salle pour la messe et au rez-de-chaussée un dispensaire gratuit pour les pauvres géré par des religieuses.

La seule faute du curé et des deux mille fidèles de cette paroisse « clandestine » est la même que celle du diocèse auquel ils appartiennent, celui de Fengxiang, dans le Shaanxi, le seul diocèse de toute la Chine dans lequel aucun baptisé, de l’évêque au dernier des fidèles, n’a jusqu’à présent accepté de s’inscrire à l’Association patriotique des catholiques chinois, le principal instrument par lequel le régime garde l’Eglise à sa botte au nom de son « indépendance » avec Rome et que Benoît XVI avait défini comme étant « inconciliable » avec la doctrine catholique, dans la lettre de 2007 aux catholiques chinois qui a été déclarée comme étant toujours valide par son successeur.

Mais il ne s’agit pas seulement de la destruction matérielle de ce bâtiment comme de tant d’autres de l’Église catholique. Ce qui est plus grave, c’est l’étouffement programmé de cette grande portion d’Église qui n’est pas officiellement reconnue par le gouvernement chinois mais qui ne veut pas céder au chantage de n’être admis dans la légalité que s’ils acceptent de s’inscrire à l’Association patriotique.

Le cas du diocèse de Mindong, dans le Fujan, est peut-être le plus instructif pour comprendre comment les autorités de Pékin mettent en pratique l’accord secret signé le 22 septembre dernier avec le Saint-Siège.

Curieusement, c’est justement le diocèse de Mindong qui est celui qu’on citait il y a un an comme étant le « stress test » pour la bonne réussite de l’accord entre le Saint-Siège et la Chine, dans un article de Gianni Valente, l’expert en vaticanisme le plus lu et le plus cité par le pape François.

Mais à en juger par ce qui s’y passe aujourd’hui, ce diocèse est plutôt le « test » non pas de la réussite de l’accord mais plutôt de son échec.

*

Pâques approche mais l’évêque qui assume actuellement les fonctions d’auxiliaire du diocèse de Mindong, Vincenzo Guo Xijin, risque bien d’être empêché de célébrer sa messe chrismale le matin du Jeudi saint ainsi que de célébrer les liturgies du Triduum pascal.
L’an dernier aussi, Mgr Guo a été empêché de célébrer les rites de Pâques. Idem en 2017, quand la police l’a séquestré à la veille de la Semaine sainte pour le faire réapparaître vingt jours plus tard.

Au cours des deux dernières années, il était puni pour avoir refusé de concélébrer les rites de Pâques avec l’évêque nommé unilatéralement par le gouvernement et excommunié, Mgr Cinvenzi Zhan Silu, installé par le régime communiste dans son propre diocèse.

Mais ensuite, le 22 septembre 2018, est arrivé l’accord entre le Saint-Siège et la Chine sur la nomination des évêques et Rome a non seulement levé l’excommunication qui pesait sur Mgr Zhan mais a également convaincu Mgr Guo de lui céder la direction du diocèse et d’accepter de devenir simple auxiliaire malgré qu’il y ait à Mindong une grande disproportion entre l’Église « clandestine » à laquelle Mgr Guo continue d’appartenir, qui est forte de 80.000 fidèles et l’Église « officielle » de l’ex-excommunié Mgr Zhan, qui ne compte que quelques milliers de fidèles et une douzaine de prêtres.

Afin de remanier de la sorte le diocèse de Mindong, à l’avantage exclusif du régime chinois, Claudio Maria Celli, l’un des diplomates du Vatican les plus expérimentés en la matière, avait fait le déplacement en Chine depuis Rome en décembre 2017 et à nouveau en décembre 2018.

La première fois, Mgr Guo avait résisté mais la seconde fois, il a dit oui. Pour s’assurer de son obéissance, Celli avait déclaré que c’était le pape François en personne qui lui demandait ce « sacrifice pour l’unité de l’Église chinoise ».

Il n’en demeure pas moins que face à cette concession de Rome, les autorités de Pékin n’ont pas bougé d’un millimètre. La levée de l’excommunication de Mgr Zhan n’a été suivie d’aucune reconnaissance officielle de Mgr Guo de la part des autorités chinoises.  Ce dernier continue à ne pas être reconnu comme évêque et à vivre par conséquent dans l’illégalité, à la merci du régime qui peut à tout moment l’arrêter, le séquestrer et l’empêcher de célébrer.

« Asia News », l’agence de presse réputée de l’Institut pontifical des mission étrangères qui publie également en langue chinoise, a donné l’information qu’à plusieurs reprise au cours des derniers mois, les autorités chinoises ont posé comme condition préalable à la reconnaissance de Mgr Guo son inscription à l’Association patriotique mais il a toujours refusé.

La même chose s’est passée pour une dizaine de prêtres « clandestins » de son diocèse. Aucun d’eux n’a encore accepté de signer un document par lequel on exige qu’ils s’engagent à passer au service du nouvel évêque Zhan, d’obéir aux lois de l’État, de s’inscrire aux organisations officielles et de soutenir le principe « d’indépendance » de l’Église.

En plus d’être le vice-président de l’Association patriotique et de la pseudo-conférence épiscopale qui ne rassemble que les évêques reconnus par le gouvernement, Mgr Zhan est également membre de la Conférence politique consultative du peuple chinois qui a tenu sa dernière session plénière à Pékin début mars. Dernièrement, en réponse à un journaliste du « Sing Tao Daily » qui lui demandait ce qu’il pensait de l’obligation faite aux catholiques de s’inscrire à l’Association patriotique pour faire ainsi disparaître l’Église « clandestine », Mgr Zhan a déclaré que c’était la seule façon pour faire en sorte que « l’Église soit unie ».

Et en effet, c’est ainsi que risque d’être mis en pratique en Chine le processus de réconciliation entre catholiques « officiels et « non officiels » que le pape François appelle de ses vœux. Depuis Wenzhou, de Henan, de Hubei et de plusieurs autres endroits arrivent des informations de pressions continues similaires sur des évêques et des prêtres « clandestins », parfois en leur proposant de l’argent.  On dirait que la timide réserve exprimée le 2 février par Mgr Fernando Filoni, le cardinal-préfet de « Propaganda fide » dans une interview à « L’Osservatore Romano » est tombée dans l’oreille d’un sourd quand il disait « J’espère que je ne devrai plus entendre parler et ne plus rien lire à propos de situations locales dans lesquelles on instrumentalise l’accord dans le but de contraindre les personnes à faire ce à quoi la loi chinoise elle-même ne les oblige pas, comme s‘inscrire à l’Association patriotique ».

*

Le cas de Mindong est loin d’être un cas isolé. Et ce n’est même pas le plus grave.  Fin mars, dans le diocèse de Xuanhua, dans la province de Hebei, la police a arrêté l’évêque, Mgr Agostino Cui Tai, et l’a transféré dans un lieu inconnu.  C’est la dernière en date d’une longue série d’arrestations qui punissent cet évêque « non officiel », cette fois trahi par l’un de ses prêtres appelé Zhan Li qui l’a dénoncé aux autorités en l’accusant de ne pas obéir aux nouvelles normes du Vatican qui selon lui obligeraient tous les « clandestins » à se rabattre vers l’Église « officielle » et à se soumettre à ses conditions.

Du côté du Vatican, aucun signe de réaction à ces mauvaises nouvelles de l’après-accord. Vers la mi-mars, à la veille de la visite officielle en Italie du président chinois Xi Jinping, le jésuite Antonio Spadaro, directeur de « La Civiltà Cattolica », premier conseiller et écrivain-fantôme du pape François a publié en grande pompe un livre intitulé « L’Église en Chine.  Un futur à écrire », avec une préface enthousiaste rédigée par le cardinal-secrétaire d’État Pietro Parolin.

Les autorités vaticanes ont également fait comprendre de plusieurs manières ces derniers jours que les portes du Palais du Vatican étaient ouvertes, et même grandes ouvertes, à une visite du président chinois au pape.

Mais la visite n’a pas eu lieu. Il semblerait que Xi Jinping ne l’ai jamais ne fût-ce qu’envisagé.  Un camouflet de plus pour l’Église de Rome qui, une fois encore, encaisse en silence.

*

Dans un autre intervention récente, lors d’une conférence qui a eu lieu le 28 février à l’Université pontificale grégorienne, le cardinal-secrétaire d’État Pierre Parolin a fait allusion à l’accord avec la Chine et à celui ratifié il y a quelques années entre le Saint-Siège et le Vietnam, tous deux secrets.

« Parfois – a-t-il dit – les questions les plus délicates et importantes ont été réglées en secret entre souverains ou entre chefs d’État, en se basant exclusivement sur la parole donnée ».

L’accord avec le Vietnam – a-t-il poursuivi – peut être défini comme un « gentlemen’s agreement », c’est-à-dire en « accord informel entre deux parties dont la caractéristique essentielle est que sa réalisation se base sur l’honneur, sur la bonne foi et sur le respect de la parole donnée et qu’il n’est pas opposable en justice.  Le cas du Vietnam, où les nominations épiscopales se font selon une procédure convenue oralement avec le gouvernement, en est un exemple concret.

Tandis qu’en revanche, « l’accord sur la nomination des évêques signé le 22 septembre 2018 entre le Saint-Siège et la République Populaire de Chine est un cas ‘sui generis’: un accord international entre deux parties pour lesquelles il n’y a pas encore de reconnaissance réciproque formelle ».

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/paques-ameres-en-chine-pekin-sort-grand-vainqueur-de-la-partie-contre-rome/
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 17 Juil - 22:10

Le Cardinal Zen, sur son site, le 8 juillet 2019 a écrit:
"Dubia" du Cardinal Zen
sur les orientations pastorales du Saint-Siège
concernant l’enregistrement civil du clergé en Chine

Tout d’abord, je trouve étrange que le document soit émis par « Le Saint-Siège », sans préciser quel dicastère et sans la signature de l’officier responsable.

Dans les paragraphes 1 et 2, le document explique le problème et la solution générale.

1. Le problème, c’est que le gouvernement a renié sa promesse de respecter la doctrine catholique.

Dans l’enregistrement civil du clergé, il exige presque toujours que le clergé accepte le principe de l’autogestion, de l’autosuffisance et de l’autopropagation de l’Église en Chine (cela pourrait être complété par ce que dit la lettre du Pape Benoît XVI au point 7.8 : « adopter des attitudes, faire des gestes et prendre des engagements qui sont contraires aux exigences de leur conscience catholique ».)

2. Face à cette situation complexe, qui n’est pas toujours la même partout, le Saint-Siège a donné un aperçu général de la manière de se comporter :

d’une part
, il dit qu’il n’a pas l’intention de forcer les gens ; il appelle donc (sans toutefois dire explicitement « le gouvernement ») au respect de la conscience catholique.

D’autre part
, il affirme comme principe général que « la clandestinité n’est pas une caractéristique normale de la vie de l’Église » (see Pope Benedict’s letter 8.10), c’est-à-dire qu’il est normal pour elle d’en sortir.

En ce qui concerne la citation de la lettre du Pape Benoît XVI au 8.10, j’ai pris la liberté de prendre presque tout le paragraphe :

(a) « Certains d’entre eux, ne voulant pas être soumis à un contrôle indu exercé sur la vie de l’Église, et désireux de maintenir une fidélité totale au Successeur de Pierre et à la doctrine catholique, se sont sentis contraints d’opter pour un sacerdoce clandestin. »
(b) « La clandestinité n’est pas une caractéristique normale de la vie de l’Église, »
(c) « et l’histoire montre que les pasteurs et les fidèles n’y ont recours que dans la souffrance, dans le désir de maintenir l’intégrité de leur foi, »
(d) « et de résister à l’ingérence des organes de l’État dans les questions relatives à la vie intime de l’Église. »

Le P. Jeroom Heyndrickx et le Card Parolin n’aiment citer que la partie (b) ; le Pape François ajoute aussi la partie (c) ; mais il me semble que les parties (a) et (d) sont aussi importantes.

Le paragraphe montre clairement que la non-normalité n’est pas le choix du clergé clandestin, le choix est inévitable. C’est la situation qui est anormale ! Cette situation a-t-elle changé maintenant ?

3. Le troisième et long paragraphe tente d’énumérer les justifications de ce qui sera suggéré dans le par. 5.

Première justification :
la Constitution garantit la liberté religieuse.

Que nous apprend la longue histoire des persécutions, nonobstant la Constitution ?

Deuxième justification
: Après l’Accord, l’« indépendance » ne devrait logiquement plus être comprise comme une indépendance absolue, mais seulement relative à la sphère politique.

Tout d’abord, si je ne vois pas le texte de l’Accord, il m’est difficile de croire qu’ils ont réellement reconnu le « rôle particulier du successeur de Pierre ».

Alors la question est : « Y a-t-il quelque chose de logique dans un système totalitaire ? » La seule logique est que, selon Deng Xiaoping, un chat blanc est le même qu’un chat noir, tant qu’il sert les intérêts du Parti.

Dans la période qui a suivi immédiatement l’accord, rien n’a changé. Tout a été officiellement réaffirmé et les faits le prouvent.

Troisième justification
: Le contexte du dialogue « consolidé »

Le document ne reconnaît-il pas que le gouvernement a renié ses promesses, comme il l’a indiqué dans les premier et neuvième paragraphes du document ?

Quatrième justification
: Tous les évêques sont légitimés.

Cela prouve seulement la générosité illimitée du pape ou peut-être la pression toute-puissante du gouvernement, mais nous ne voyons aucun changement de la part des pardonnés et "récompensés" : aucun signe de repentance ; seulement des actes clairs de triomphe audacieux, riant des autres qui ont parié sur le cheval perdant.

4. Le paragraphe 4 indique que les raisons susmentionnées justifient une nouvelle attitude. Ici au moins, il y a l’honnêteté de dire que ce qui est proposé est quelque chose de nouveau, et qu’il n’est donc pas dans la continuité du passé, mais un déni du passé comme quelque chose déjà passé, quelque chose qui n’est plus valable.

On dit aussi que le Saint-Siège essaie de s’entendre avec le gouvernement sur une formule (et d’avoir le beurre et l’argent du beurre).

Mais notre question est : « Une formule » ? Ce qu’on demande à nos frères, ce n’est pas l’affirmation d’une théorie : c’est d’accepter un système, un régime dans lequel il n’y aura pas de liberté pastorale, dans lequel tout le monde suivra les ordres du Parti, y compris les mineurs de moins de 18 ans qui ne peuvent participer à aucune activité religieuse.

5. Au par. 5 nous estimons que les directives pastorales sont appropriées. En bref : Il n’y a pas de mal à signer tout ce dont le gouvernement a besoin, éventuellement avec une clarification écrite qui nie ce qui est signé. Si la clarification écrite n’est pas possible, qu’elle soit faite verbalement, avec ou sans témoin. Tant qu’il y a l’intention de ne pas accepter consciencieusement ce qui a été signé.

Un texte est signé contre la foi et il est dit que l'intention est de promouvoir le bien de la communauté, une évangélisation plus adéquate et une gestion responsable des biens de l'Église. Cette règle générale est évidemment contraire à toute théologie morale fondamentale ! Si elle est valable, elle justifierait même l'apostasie !

6. An par. 6 on dit que le Saint-Siège comprend et respecte ceux qui, en bonne conscience, n'acceptent pas la règle susmentionnée. C'est évidemment de la « compassion » envers une minorité « têtue » qui ne comprend toujours pas la nouvelle règle. Leur attitude est erronée, mais le Saint-Siège, pour le moment, les tolère.

7. Le paragraphe 7 parle de certains devoirs qui incombent aux évêques, citant un document qui n'a rien à voir avec notre sujet.

8. An par. 8 il est dit que les fidèles doivent accepter la décision de leurs pasteurs. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'ils n'ont pas la liberté individuelle de choisir ? Leur conscience ne doit-elle pas aussi être respectée ?

[Quand des frères chinois me demandent quoi faire, j'ai toujours donné la réponse : respecter les choix des autres et rester ferme dans la conviction de sa conscience. C'est parce que je n'ai pas le pouvoir d'imposer mon point de vue aux autres sur ce qui est bien ou mal.]

Mais le Saint-Siège n'a-t-il pas l'autorité et donc le devoir de clarifier précisément cela aux membres de l'Église ? C'est ce que font les Orientations pastorales ? Ne disent-elles pas qu'il est bon de sortir de la clandestinité et qu'il est toléré que certains refusent de le faire ? Ne disent-elles pas que les évêques et les prêtres ont le choix, mais pas les fidèles ?

9. An par. 9 on dit qu'entre-temps le Saint-Siège demande (et omet à nouveau le mot "gouvernement") que les communautés catholiques non officielles ne soient pas soumises à des pressions indues, comme dans le passé.

La décision de ne pas mentionner le mot "gouvernement" s'apparente presque au respect traditionnel de ne pas mentionner le nom de l'empereur.

Enfin, il est recommandé à tous de discerner la volonté de Dieu avec patience et humilité. Je me demande cependant : la fermeté de la foi s'est-elle perdue quelque part ?

Puis il est dit que « le chemin de l’Église en Chine, marqué par beaucoup d'espérance malgré les difficultés persistantes ». Il me semble plutôt que les faits ont détruit tous les fondements de l'espoir humain. Quant à l'espérance en Dieu, elle ne peut jamais être séparée du désir sincère de souffrir selon Sa volonté.

Conclusion :

Ce document a radicalement bouleversé ce qui est normal et ce qui est anormal, ce qui est juste et ce qui est pitoyable. Ceux qui l'ont écrit espèrent peut-être que la minorité lésée mourra d'une mort naturelle. Par cette minorité, j'entends non seulement les prêtres clandestins (qui ont été privés de la direction d'un évêque, et récemment même d'un simple délégué - parce que l'évêque de surface est légitimé) mais aussi les nombreux frères de la communauté officielle qui ont travaillé avec une grande ténacité pour réaliser le changement, espérant le soutien du Saint Siège, mais on demande maintenant de « rentrer en cage » parmi les rires des opportunistes qui ont gagné.

Que le Seigneur ne permette pas l'accomplissement des souhaits de ceux qui veulent la mort de la vraie foi dans ma chère patrie. Seigneur, aie pitié de nous.

Source :
https://oldyosef.hkdavc.com/?p=1264
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