Où l'Antéchrist bazarde les plus vénérables traditions de l’Église

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Message par Gilbert Chevalier le Ven 25 Jan - 16:45

\"Benoît-et-moi", le 23 janvier 2019 a écrit:
Le Pape qui abolit la tradition catholique

Cette année, pour la fête de sainte Agnès, exit la traditionnelle cérémonie de bénédiction des agneaux dont la laine sert à confectionner les palliums. Dernier item d'une liste déjà longue et qui ne cesse de s'enrichir

Où l'Antéchrist bazarde les plus vénérables traditions de l’Église Agneau-sainte-agnes2_450

Le rédacteur du site <Cronache di Papa Francesco> rapporte avoir lu le 20 janvier quelque part sur internet (en fait sur la page Facebook d'un très actif <Mons. Eleuterio Favella> - évidemment un pseudo sur lequel le site soulève un coin du voile), cette information très emblématique du cours actuel:
[*]
Demain matin, 21 janvier, contrairement à une tradition ancienne, le Pape ne bénira pas les agneaux dont la laine est utilisée pour tisser les pallium des [évêques] métropolitains.

Après avoir été déplacée ces dernières années de son emplacement habituel dans la chapelle d'Urbain VIII du Palais Apostolique au hall bien plus anonyme de Sainte Marthe, la cérémonie brève et significative - qui ne dit évidemment plus rien aux occupants actuels de l'Oltretevere - a été supprimée sans justification apparente, et tant pis pour les Pères trappistes des Trois Sources, qui élèvent les agneaux, pour le Chapitre du Latran - titulaire de l'antique charge - qui les remet officiellement au Pape et pour les religieuses Bénédictines de Santa Cecilia in Trastevere, chargées depuis des siècles de faire grandir les animaux, de les tondre et d'obtenir la laine nécessaire au tissage, qu'elles fournissent encore avec zèle.

Bien qu'avec quelques modifications, la cérémonie sacrée - de tradition purement romaine - avait survécu aux changements rituels de la période post-conciliaire, et était particulièrement aimée des pontifes qui eux, n'étaient pas romains, autrement dit Jean-Paul II et Benoît XVI, lequel ne manquait pas en ces occasions de montrer son amour notoire pour les animaux.

Après la réduction progressive des dernières années, cette suppression est un pas de plus, petit mais paradigmatique, sur le chemin inexorable de la dégradation empruntée par "L’Église en sortie" qui ne sait évidemment plus quoi faire des signes sacrés.

Le rédacteur des commente:

Nous sommes allés jeter un coup d'œil au calendrier des Célébrations liturgiques du Souverain Pontife et en effet pour demain [21 janvier, jour de la sainte Agnès] aucune action du Pape n'est prévue...... Le 21 janvier 2018, le Pape était en voyage apostolique et donc "absent justifié" .... alors que le 21 janvier 2017, la "Présentation des agneaux bénis en la fête de Sainte Agnès" était signalée dans le calendrier. Il était également absent le 21 janvier 2014. Cela devrait donc être officiel: à partir de demain 21 janvier, bien que le Pape soit présent et qu'aucun engagement de travail ne soit prévu, il ne bénira plus les agneaux pour le pallium des archevêques métropolitains. C'est donc vrai, et nous devons nous faire une raison.

Cette nouvelle nous conduit à mettre à jour la triste liste des abolitions d'événements importants pour l'Église, dont nous avons déjà parlé ici.

  • Abolie, la messe publique du Pontife, pour la solennité de l'Assomption au Ciel, le 15 août ;

  • Abolie l'adoration eucharistique avec le Pontife durant des visites apostoliques ou les JMJ, dans les rencontres avec les jeunes ;

  • Imposées à l'Église les Premières Vêpres pour la Création du 1er septembre, en présence du Souverain Pontife ;

  • Abolies les premières Vêpres de l'Avent - avec ou sans Pontife ;

  • Aboli le salut au Saint-Sacrement par le Souverain Pontife, lors des visites aux églises ;

  • Abolie l'adoration eucharistique durant les rencontres religieuses sur la place Saint-Pierre. Pendant l'Année du Jubilé de la Miséricorde, pas une seule adoration du Saint-Sacrement n'a été faite publiquement;

  • Abolie la présence du Souverain Pontife à l'unique procession publique romaine du Corpus Domini [Fête-Dieu], alors qued les Papes du passé, prisonniers dans la Cité du Vatican, se limitaient à la faire sur la place, afin de ne pas faire manquer aux fidèles ce précieux témoignage: Pierre, humblement à genoux, devant le Roi des rois.

  • Aboli le lancer des colombes du dernier dimanche de janvier, à l'Angélus, à l'occasion du salut habituel à l'Action catholique, remplacé par le lancer de... ballons colorés.....

  • Abolie la bénédiction papale pour le Premier de l'An, à l'Angélus, par respect pour les non-croyants (Drôle de bénédiction papale pour le jour de l'an).

  • Abolie aujourd'hui la traditionnelle bénédiction papale des agneaux pour la confection des pallium des archevêques.....

Que puis-je dire? Prions! Et écoutons les avertissements de Paul que plus personne ne prêche: «Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère». (2Tm 4,3-5).

Nous vous laissons sur cette brève vidéo... ad perpetua memoriam….



Source :
http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-pape-qui-abolit-la-tradition-catholique.html


[*]>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.



Dernière édition par Gilbert Chevalier le Mer 3 Avr - 11:56, édité 7 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 25 Jan - 16:57

\"Benoît-et-moi", le 24 janvier 2019 a écrit:
J'avais eu la curiosité de faire une recherche Google sur le nom Eleuterio (en français Eleuthère) Favella.
J'ai trouvé une interview (fictive, évidemment) de lui sur le site , dont j'ai parlé plus haut. Elle date de 2016, donc renvoie à des évènements de l'époque, mais je pense qu'une bonne partie reste d'actualité, et pourrait intéresser mes lecteurs.
Le ton, plein d'humour pince-sans-rire, la justesse des remarques, et la langue, châtiée comme il se doit, sont un vrai régal. A découvrir.

L'ecclésiastique derrière Facebook
Certains disent que c'est un faux prélat.
Très spécial, toutefois.

Goffredo Pistelli
www.italiaoggi.it
1/7/2016
Ma traduction

* * *

Éleuthère Favella, monseigneur, est l'un des personnages les plus extraordinaires du versant italien de Facebook, avec tout ce qu'il faut de blason épiscopal et d'études à la Grégorienne. C'est un faux prélat, mais il y en a qui pensent que c'est un ex-membre de la Curie qui se protège par l'anonymat. D'empreinte traditionnelle, Favella affiche souvent des informations sur le déclin des coutumes catholiques romaines, avec de fréquentes vidéos dans lesquelles les églises et les célébrations liturgiques sont le contexte des initiatives les plus inédites, des pièces de théâtre amateur aux danses sauvages. Monseigneur Favella, en les publiant, n'utilise jamais d'invectives, mais une ironie aiguë et une authentique invitation à la prière adressée à ses centaines et centaines d'amis, à tel point que ses messages se terminent toujours par: "Pater, Ave, Gloria".
Ici, il se fait interviewer, même si c'est à travers des messages Facebook.

---

- Question: Sans trahir la réserve [que vous revendiquez], quel genre de prélat êtes-vous? Êtes-vous un homme de la Curie ou bien, en vous appelant ainsi, risque-t-on de vous offenser ?

Réponse: Il n'y a aucune offense, j'ai été longtemps à la Curie et depuis quelques années, je suis "jubilé" [giubilato, participe passé du verbe giubilare - du latin jubilare «pousser des cris de joie». Ici "en retraite"], comme il était d'usage de dire autrefois, en une expression sémantiquement très significative ).

- Pourquoi un monseigneur sur les réseaux sociaux? Ne savez-vous pas que seul le Saint-Père peut être social ?

Je pensais que le Pape était le seul à être infaillible (en des occasions déterminées), mais évidemment, s'il doit être le seul social, ce sont d'autres qui seront infaillibles.

- D'après ce que vous écrivez sur les réseaux sociaux, je pense que vous êtes un ecclésiastique qui a à cœur la Tradition et qui a plutôt en horreur un certain modernisme rampant qui vit dans nos paroisses et autour de l'Église universelle. Ai-je tort ?

Rampant? Non, vous vous trompez. Le modernisme a transformé à bien des égards le catholicisme en une sorte de caricature décolorée du protestantisme, au niveau du culte, de la doctrine, de la discipline et surtout de la morale, qui doit maintenant être à tout prix adaptée aux impératifs de la "pensée unique" dominante, étant donné que....

- Étant donné que quoi ?

Étant donné que désormais, même la place forte réduite des «valeurs non négociables» a été allègrement abandonnée, avec cette joie de cirque qui caractérise les dernières années de la vie de l'Église. Dans bien des cas, nous sommes face à un OGM de la religion que nous avons connue jusqu'aux années 70.
...
- Que pensez-vous du Pape François et de son Église en sortie ou «hôpital de campagne» ?

Depuis plus de trois ans, l'Église sort, mais des fruits, je n'en vois pas beaucoup, à lire les statistiques et à fréquenter les paroisses, sauf pour les grands événements que certaines puissances ecclésiastiques, qui ont accès à certains médias, veulent accréditer comme triomphales. Le Jubilé lui-même, selon le clergé romain, a beaucoup de mal. Et la seule vraie sortie que le Saint-Père devait faire, le 30 janvier au Cirque Maximus, il ne l'a pas faite.

- Il devait aller à la fête de la famille (Family Day)?

Oui, mais puisque - comme on le sait - même le Saint-Esprit ne sait pas ce que pensent les jésuites, et encore moins les jésuites postmodernes, je considère que désormais, je n'ai plus besoin de me lamenter. Ecclesia supplet.

- Voyez, le caractère de ce Pape, qui «plaît trop», comme l'écrivaient Alessandro Gnocchi et le regretté Mario Palmaro, est-ce une réponse nécessaire à la crise dans laquelle l'Église se trouvait [du fait des] regrettables histoires de pédophilie ?

Cela, je ne saurais le dire, mais j'aimerais clarifier certaines choses. Tout d'abord, que la pédophilie est depuis longtemps un mal qui affecte l'ensemble de la société contemporaine, en particulier la société occidentale, désormais agonisante dans les profondeurs des vices les plus horribles, mais que la propagande anti-catholique qui régit presque tous les médias trouve utile de ne souligner que les cas de pédophilie ecclésiastique.

- Et ensuite ?

Ensuite, il faut dire qu'au cours du pontificat de Benoît XVI, de nombreuses mesures très sévères ont été prises, mais sans les agiter aux quatre vents, comme on le fait ces dernières années. Enfin, il faut rappeler que ce fléau est le résultat, en plus d'une sécularisation sans précédent des clercs, du système totalement erroné du soi-disant discernement dans les séminaires et noviciats depuis quarante ans.

- Autrement dit ?

Autrement dit que trop de miséricorde et d'indulgence envers l'orientation sexuelle indue des candidats à la prêtrise a mené à cette situation honteuse et embarrassante. Au cours de nombreuses années, je n'ai entendu que deux prélats s'élever clairement contre l'admission à l'Ordre de candidats ayant de telles tendances.

- Qui sont ?

La bonne âme du Cardinal Ersilio Tonini [ndt: il a été souvent question de lui dans ces pages, chercher ce nom dans le moteur de recherche interne], avec cette franchise qui lui était naturelle, et son Éminence Leo Burke, alors qu'il était encore Défenseur du Lien à la Signature.

- Mais vous, qu'en pensez-vous ?

Des études approfondies et autorisées ont indiqué que la plupart du temps, la pédophilie était le corollaire de tendances homosexuelles, et la trop grande tolérance des Supérieurs en la matière a été pernicieuse.

- Je reviens au Pape François. A force de gratter, se pourrait-il que derrière Jorge Bergoglio, il y ait jésuitement un homme qui défend la Tradition par d'autres moyens ?

Peut-être, mais en attendant la confusion est totale.

- J'insiste : l'exhortation Amoris Laetitia - qui semble peu tenir compte des "coups de frein" des évêques - et le Motu Proprio sur l'annulation du mariage ne peuvent-ils pas s'inscrire dans cette stratégie éventuelle ?

Je pense que c'est précisément sur ce front que la confusion a atteint son paroxysme, mais, à entendre le Doyen de la Rote, dans les réunions de propagande qu'il a tenues et tient avec un zèle apostolique inlassable, la réforme du processus matrimonial et des tribunaux eux-mêmes semblerait avoir été dictée au Pape - à l'instar de Grégoire le Grand - par le Saint Esprit en personne. De nuit. Mais les malveillants disent....

- Il y a toujours des malveillants....

Et ils disent que le Doyen lui-même, Monseigneur Pio Vito Pinto, ayant été le rédacteur effectif du Motu proprio, en est arrivé au point de s'identifier avec la Troisième Personne....

- L'humour habituel de vous autres prélats... mais venons-en à la Conférence épiscopale italienne, Monseigneur. Elle sera bientôt renouvelée à son sommet. Essayez de faire un pronostic sur deux ou trois noms, en expliquant pourquoi ils sont les plus "papabili".

Dans le style collégial de ce pontificat, ce sera certainement le Saint-Père qui choisira.

- A propos de "papabili" - les vrais -, qui viendra après François - que Dieu le garde dans la gloire, bien sûr ? Luis Antonio Tagle ou Robert Sarah? Et Monseigneur Favella, qui souhaiterait le Bien de la Sainte Église Romaine ?

Vous savez très bien que dans le Conclave, ceux qui entrent Pape en sortent cardinaux, donc, pour différentes raisons, je pense que ni Tagle ni Sarah ne pourront être élus, étant donné que le Pape a récemment dit qu'il n'a pas l'intention de démissionner. Le second sera trop vieux, le premier trop jeune et les cardinaux veulent généralement un "Saint-Père" et non un "Père éternel".

- Comment va Sa Sainteté le Pape émérite dont les 65 ans de sacerdoce ont été célébrés l'autre jour? Avez-vous entendu les récentes déclarations de Monseigneur Georg Ganswein, Secrétaire de Benoît XVI, selon lesquelles il n'aurait pas renoncé au ministère pétrinien ?

Benoît XVI jouit d'une santé assez bonne, compatible avec son âge et aurait bien pu régner encore, s'il avait eu des collaborateurs valables, comme cela a toujours été le cas dans l'histoire de l'Église. Les déclarations de son Excellence Secrétaire et Gardien jettent encore plus d'ombre sur l'abdication déjà angoissante de février 2013 qui, ajoutée aux déclarations incroyables de son Éminence Danneels, n'ont jamais été démenties par le Service de Presse, pourtant diligent et spécialisé dans ce domaine....

- Celles relatives à la "conspiration" de Saint-Gall, la rencontre suisse des cardinaux progressistes pour planifier leur successeur.

Exactement, et d'autres aménités. Et cumulés avec tous les doutes inhérents à la perpétuation du nom, des insignes et de l'habit, à la résidence forcée au Vatican de l'Auguste retraité et à la création du monstrum juridique de la "papauté émérite", sur laquelle Benoît XVI répond en privé de manière irritée et lapidaire, contrastant avec sa douceur traditionnelle, évoquent une situation canonique pour le moins troublante.

- Aurons-nous un jour un Eleuthère Pape ?

Il y en a déjà eu un (saint d'ailleurs). C'est suffisant.


Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-pape-qui-abolit-la-tradition-catholique.html
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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 28 Mar - 11:12

\"Benoît-et-moi", le 26 mars 2019 a écrit:
Fausse humilité et vraie théâtralité

Où l'Antéchrist bazarde les plus vénérables traditions de l’Église Longenecker-1_160

Le geste du pape, arrachant pratiquement sa main quand des fidèles veulent baiser son anneau, a beaucoup choqué le
Père Longenecker, un prêtre catholique venu de l'anglicanisme, ordonné en 2006 grâce à une dispense de Benoît XVI .

Merci à Teresa, grâce à qui je suis arrivée à cet article.
 

Baiserez-vous l'anneau du pape ?

dwightlongenecker.com
26 mars 2019
Ma traduction

* * *

Je l'admets. Je ne suis pas un fan du Pape François, mais je suis un catholique fidèle et un prêtre donc d'habitude je ne le critique pas. Beaucoup d'autres le font, alors je pense que je peux me taire et faire mon job.

Cependant, pour une raison quelconque, cette vidéo apparue sur Twitter montrant le pape François refusant délibérément de permettre aux gens d'embrasser sa bague papale m'a mis en colère.




Cela devrait-il m'inquiéter? Probablement pas. Ce n'est pas grave, n'est-ce pas ?

Je n'en suis pas si sûr. Il me semble qu'il y a ici quelques problèmes.
Le premier est la dévotion traditionnelle des fidèles. Dans certains endroits, il est d'usage que le peuple embrasse l'anneau du pape ou les mains du prêtre. Quand j'ai visité une paroisse en Californie il y a quelque temps avec une grande congrégation philippine, j'étais gêné quand toutes les femmes ont baisé ma main pour me saluer, et j'ai voulu dégager ma main comme le fait le pape.

Quand j'ai commenté cela, le curé de la paroisse m'a expliqué: «Oui, c'est embarrassant, mais c'est ce qu'ils font. C'est leur coutume. Une fois que vous aurez compris que ce n'est pas vous qu'ils honorent, qu'ils honorent Jésus en vous en tant que prêtre, alors vous trouverez cela bien, ce n'est pas poli de vous dégager, comme cela le serait si un français voulait vous donner un double baiser, sur chaque joue»

C'est pourquoi je pense vraiement qu'il est troublant que le pape se comporte de cette façon.

Tout d'abord, comme l'a expliqué le prêtre en Californie, cela semble discourtois. Cela fait partie des bonnes manières de s'adapter autant que possible aux coutumes et aux traditions des gens avec qui nous sommes, et plus la position que vous occupez est élevée, plus cela s'applique.

Il y a une vieille histoire sur la reine Victoria qui rendait visite à la veuve d'un mineur. Elle s'assit à la pauvre table de la cuisine et la vieille dame versa une tasse de thé à la reine. Un peu de thé s'est renversé dans la soucoupe et la vieille veuve a pris la soucoupe et en a avalé le thé. La Reine l'a copiée. C'était mal élevé à table, mais la plus grande courtoisie était de répondre avec grâce à son hôtesse.

Le deuxième problème avec le comportement du Pape est plus troublant. Il semblerait qu'il n'ait pas encore compris qu'être le pape ne concerne pas sa personne. Cette tendance à imposer sa personnalité et ses opinions à la papauté était présente dès le début dans son refus de porter la mozzette et l'étole papale quand il est apparu sur le balcon. Puis quand il a décidé de ne pas vivre dans le palais apostolique.

Ces démonstrations d'"humilité" sont embarrassantes et indiquent (comme le fait de ne pas permettre aux gens d'embrasser son anneau) qu'il se considère comme plus grand que la fonction qu'il occupe.

La difficulté avec ces démonstrations, c'est qu'elles ne sont guère plus que de la théâtralité. Il y a des choses plus substantielles que le Pape François pourrait faire pour faire valoir son point de vue. Un nettoyage de fond en comble des finances du Vatican, en toute transparence, ne ferait-il pas beaucoup plus pour faire comprendre l'importance de la pauvreté et de l'intendance fidèle que le caractère histrionique de la vie à la Casa Santa Marta ? Ne serait-ce pas une vraie leçon d'humilité si le Pape éradiquait la mafia gay dans l'église plutôt que de la promouvoir ?

Le fait est que, lorsque les catholiques honorent leur prêtre, ils devraient honorer Jésus en cet homme. Le prêtre doit le comprendre et se faire l'écho de saint Jean-Baptiste, en montrant Jésus du doigt et en disant : «Il faut qu'il grandisse et que je diminue».

De même, embrasser l'anneau du pape n'est pas honorer cet homme, mais honorer saint Pierre, dont il est le successeur.

Est-il possible que le Pape ne comprenne pas que les gens qui veulent embrasser son anneau veulent honorer saint Pierre et non lui ? S'il ne le comprend pas, il semblerait qu'il n'ait pas appris l'une des leçons fondamentales que tout prêtre devrait apprendre, à savoir qu'il ne s'agit pas seulement de lui.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/fausse-humilite-et-vraie-theatralite.html
>>> Le pape François et le baise-main à l’envers en PHOTOS

>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Mer 3 Avr - 11:58, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 3 Avr - 11:48

\"Benoît-et-moi", le 2 avril 2019 a écrit:
Le Triduum pascal de François

En 2019, François escamote une fois de plus le jeudi Saint. Cet article de Giuseppe Nardi confirme le peu d'importance qu'il accorde à la théologie des sacrements. Mais ne continue-t-il pas tout simplement, à Rome, ce qu'il pratiquait déjà comme archevêque à Buenos Aires, contre les règles et la tradition ?

Où l'Antéchrist bazarde les plus vénérables traditions de l’Église Lavement-pieds-archives_450

Le pape François et l’escamotage systématique du Jeudi Saint

Le pape des gestes et les signaux qu’il envoie

Giuseppe Nardi
Katholisches.info
28 mars 2019
Traduction d'Isabelle

* * *

(Rome) En 2019 encore, pour la septième fois consécutive, le pape François privatise la liturgie de l’un des trois jours du Triduum pascal. Plus encore, cette liturgie a complètement disparu du calendrier des célébrations pontificales de la semaine sainte 2019, qui vient d’être publié avec, une fois de plus, un trou béant, sans explication, comme si la liturgie du Jeudi saint n’existait plus du tout.

Le premier Jeudi saint de ce pontificat suivit de deux semaines l’élection de François en mars 2013. On a dit à l’époque que le pape Benoît XVI avait fixé la date de sa surprenante renonciation en fonction de celle de la fête de Pâques, pour que l’élection de son successeur puisse avoir lieu pendant le carême. De manière à ce que les cardinaux résidents puissent retourner à temps pour le Triduum sacrum dans leurs évêchés respectifs.

Depuis son élection François escamote systématiquement la liturgie du Jeudi saint, qu’il n’a jamais célébrée en public. Les trois jours saints forment une unité liturgique indivise. L’Église y fait mémoire de l’événement central de l’histoire du salut, depuis la dernière Cène jusqu’à la résurrection du Christ.

Il est prescrit à tous les évêques de célébrer dans leur cathédrale la Cène du Seigneur, acte de fondation visible de l’Église. C’est pour cette raison que la liturgie du Jeudi saint est l’un des rares moments de l’année liturgique où le pape, traditionnellement, célèbre dans la basilique du Latran. C’est elle en effet, et non pas la basilique Saint-Pierre, qui est la cathédrale de Rome. Elle est la première basilique de la chrétienté et porte, dès lors, le titre de Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, «Mère et tête de toutes les églises de la Ville (i.e. de Rome) et du monde».

Pourtant, sous François, le Jeudi saint se perd dans les brumes du souvenir. En mettant exclusivement en relief le lavement des pieds, il utilise la liturgie à des fins d’activisme politiquement correct. A la plus grande joie des activistes sociaux, certes, mais sans faire droit comme il convient à la signification de ce jour. Si le lavement des pieds est un élément important, ce n’est pas le plus important. La modification du rituel du lavement des pieds le Jeudi saint (décret In missa in Cena Domini), réalisée par le pape François, rend très claire l’importance prépondérante qu’il accorde à ce « geste social ». Depuis 2016, dans toutes les églises du monde, lors de la messe de la Cène du Seigneur, cette action symbolique peut être accomplie aussi envers des femmes et des jeunes filles.

François laisse orphelins son église cathédrale et son troupeau et visite ce jour-là des asiles pour réfugiés et des prisons ; ce qu’il pourrait faire en bien d’autres occasions, à tout moment de l’année. Et c’est bien pour cela qu’il ne faut pas s’étonner que, très vite, soit né le soupçon que l’escamotage de la Missa in coena Domini relève d’une intention cachée plus profonde. En faveur de cette hypothèse plaide le caractère systématique, mais aussi le sens de ce que François escamote.

La liturgie des Jours saints, selon la conception traditionnelle de l’Église, doit être accessible à tous les croyants. Et cela vaut en particulier pour les célébrations liturgiques présidées par l’évêque. L’élément principal n’est pas le lavement des pieds, mais la fondation de l’Église par l’institution des sacrements de l’ordre et de l’eucharistie. Sacerdoce et eucharistie sont constitutifs de l’Église, dont le sens plénier s’accomplit, au fil des jours suivants, jusqu’à la résurrection du Christ. Le Jeudi saint est traditionnellement le jour par excellence où l’on prêche sur le sacerdoce, son sens et sa beauté. Le sacerdoce sacramentel, l’eucharistie et la fondation de l’Église avec les exigences qui en découlent, font partie des « obstacles » au dialogue œcuménique et interreligieux.

L’automne prochain a lieu le Synode sur l’Amazonie qui, dit-on, cherchera à s’en prendre au sacrement de l’ordre. Existe-t-il un rapport entre les deux faits ?

Le Jeudi saint sous le pape François réserve des surprises. Le Jeudi saint 2018, Eugenio Scalfari, l’ami athée et franc-maçon du pape, publiait sa dernière interview avec le chef de l’Église. Une interview dont le cardinal Burke a qualifié le contenu d’« insupportable » :
« Qu’un athée connu ait la prétention d’annoncer une révolution dans le magistère de l’Église catholique en déclarant parler au nom du pape quand il nie l’immortalité de l’âme humaine et l’existence de l’enfer est un grave scandale. »

A HUIS CLOS
---

Ce que l’on critique dans la manière d’agir de François pour le Jeudi saint n’est pas d’abord que lui-même soit invisible, mais surtout qu’il rende invisible l’essentiel. Il est à cet égard symbolique que François en 2017 ait soustrait le Jeudi saint aux yeux du monde et des croyants pour en faire la « Célébration de ceux qu’on ne voit pas ».

Le pape François aime emprunter de nouveaux chemins, dont il ne se laisse écarter ni par les réserves ni par la critique. Les endroits où il a célébré jusqu’ici, à huis clos, la liturgie du Jeudi saint, trahissent ses préférences. Le « huis clos » signifie en premier lieu l’exclusion des fidèles :

  • 2013 : visite à la prison pour mineurs de Casal del Marmo, Rome
  • 2014 : visite d’une institution pour personnes handicapées, Rome
  • 2015 : visite à la prison de Rebibbia, Rome
  • 2016 : visite à l’asile pour réfugiés de Castelnuovo di Porto, Latium
  • 2017 : visite à la prison de haute sécurité de Paliano, Latium
  • 2018 : visite à la prison Regina Coeli, Rome
  • 2019 : visite à ???


En 2017, Katholisches.info écrivait :
La messe au soir du Jeudi saint a une signification qui touche à la constitution même de l’Église ; son contenu est extrêmement riche. On y commémore le lavement des pieds que le Seigneur a instauré vis-à-vis des Apôtres. Un signe que la succession apostolique doit toujours être un humble service. Pour exprimer cela, les papes lavaient les pieds de cardinaux et d’évêques, car ils sont leurs subordonnés directs.

Mais ce n’est là qu’un élément. Le même soir, on commémore surtout l’institution de l’eucharistie par Jésus-Christ et l’institution du sacerdoce ministériel qui lui est indissociablement lié. Cette double institution constitue le cœur de la célébration du Jeudi saint et est étroitement liée à l’Église comme Lieu sacré. Cela demande que la Messe In Coena Domini soit célébrée par le Pasteur suprême dans sa cathédrale, avec le peuple des croyants.

En d’autres termes : par la visite du pape à un lieu inconnu et fermé, l’institution du sacrement de l’ordre (sacerdoce) et de l’autel (eucharistie) s’effacent de nouveau devant le geste du lavement des pieds, qui apparaît surtout comme un geste social. Un aspect mis en relief par le fait que le pape François ait aussi lavé les pieds à des musulmans.

Depuis ses visites dans les prisons et asiles pour réfugiés, reste aussi en suspens la question de savoir si le pape François a distribué la communion à des non catholiques. Cette question n’a reçu de réponse ni du Vatican ni des aumôniers des institutions visitées.

En 2014, une initiative des médias catholiques appelait les évêques à ne pas délaisser leur cathédrale ce soir-là pour célébrer en d’autres lieux, faisant valoir qu’il est « anormal » que l’évêque s’absente de sa cathédrale. Cette initiative fut sans effet, dès lors que c’est le pape lui-même qui abandonne désormais sa cathédrale, la basilique du Latran. Le pape François rend « invisible » la liturgie, pourtant centrale, du Jeudi saint, qui jusqu’ici était ouverte à tous les fidèles et retransmise à la télévision.

La question de l’administration de la communion à des non-catholiques et même à des non-chrétiens n’en reste pas moins en suspens. Ne pas y répondre permet au soupçon de se transformer en certitude. Si cela était, ce serait le pape François lui-même qui aurait forcé la porte non seulement de l’intercommunion, mais encore de la « communion pour tous ».

Le lavement des pieds à des membres d’autres religions, tel que le pape François l’a concrètement pratiqué pour des musulmans, n’est pas moins problématique. Cela ne contredit pas seulement la véritable intention de ce geste, mais a permis des images que l’on pourrait interpréter comme une attitude de soumission du chef suprême de l’Église envers l’Islam. Si on voit dans la paix une œuvre strictement humaine, on pourra applaudir le pape. Mais celui qui sait que le Christ est le Prince de la Paix et que la paix véritable ne peut venir que de Lui, s’étonne en se frottant les yeux.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-triduum-pascal-de-franois.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
Gilbert Chevalier
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