Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

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Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

Message par Gilbert Chevalier le Sam 2 Fév - 10:58

\"Benoît-et-moi", le 30 janvier 2019 a écrit:
Révolution bergoglienne dans l’Église au Pérou

avec la mise à la retraite expéditive de l'archevêque de Lima, le cardinal Cipriani, et son remplacement par un prêtre proche de la théologie de la libération et l'antithèse absolue de Cipriani. Article de Giuseppe Nardi.

>>> La notice wikipedia du cardinal Cipriani, pleine d'insinuations malveillantes et de fake news déguisées en informations "sous réserve", permet de mieux comprendre l’antipathie de François - qu'explique par ailleurs Giuseppe Nardi dans un autre article (traduit également ci-dessous par Isabelle) (1).


Le nouvel archevêque, Carlos Castillo Mattasoglio (bientôt cardinal?)

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Commentaire d'Isabelle
(qui a traduit l'article de Giuseppe Nardi)
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Cette affaire semble symptomatique de deux traits caractéristiques de la personnalité du pape actuel :

1° il considère l’Eglise dont il a la charge comme « sa » chose, « son » jouet ; il impose dans tous les domaines ses vues personnelles (politique de l’immigration, positionnement vis-à-vis de la peine de mort, etc.) et ne nomme, pour les postes qu’il juge importants, que des personnes qui présentent le profil « conforme » à ses idées ;

2° il est vindicatif à un degré extrême et se souvient exactement de toutes les personnes qui, dans un passé plus ou moins lointain, se sont mises en travers de sa route (ou en travers de la route de ses « amis ») : alors, la mise à la retraite tombe comme un couperet, avec une rapidité implacable ; pensons aux cas de Mgr Aguer en Argentine, de Mgr Brugues renvoyé de son poste de préfet de la Vaticane (il s’était opposé à la nomination de Mgr Fernandez comme recteur de l’Université pontificale de Buenos Aires), de Mgr Negri archevêque de Ferrare ou encore de Mgr Léonard (pour satisfaire le désir de vengeance du cardinal Danneels).

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LE CARDINAL CIPRIANI THORPE DÉSORMAIS ÉMÉRITE
ET CELA TOURNE À LA CATASTROPHE

Le Pape François opère une révolution dans l’Église du Pérou


Giuseppe Nardi
katholisches.info
25 janvier 2019
Traduit de l'allemand par Isabelle

* * *

Comme annoncé hier, le pape François a accepté la démission du cardinal Juan Luis Cipriani en tant qu’archevêque de Lima et primat du Pérou et il a en même temps nommé son successeur.

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L’éméritat et le nom du successeur ont été communiqués aujourd’hui par le service de presse du Vatican. Les journaux péruviens offrent déjà, dans leurs éditions d’aujourd’hui le portrait du successeur en première page.

Le chroniqueur espagnol Francisco Fernandez de la Cigoña s’exprime de manière plus claire que le communiqué du Vatican : « Cipriani est tombé ».

Comme ce fut le cas pour l’archevêque de la Plata, Mgr Aguer, l’opposant argentin de Bergoglio, François n’a pas « accordé un seul mois de prolongation » au cardinal Cipriani, après que celui-ci eût atteint l’âge de 75 ans.
Pour succéder à Mgr Aguer à La Plata, François avait nommé son propre « ghostwriter », l’archevêque Mgr Victor Manuel Fernandez. « Le successeur de l’archevêque de Lima est encore bien pire », commente Fernandez de la Cigoña.

L’opposé de Cipriani

Celui que le pape François a désigné comme nouvel archevêque de Lima et primat du Pérou, s’appelle Carlos Castillo Mattasoglio, prêtre de l’archidiocèse et professeur de théologie à l’Université pontificale catholique du Pérou.

Il correspond trait pour trait à la description qu’on a publiée de lui hier :
« C’est un prêtre diocésain de Lima, disciple de Gustavo Guttierez et proche des dirigeants de l’Université catholique pontificale du Pérou. Et pour dire, en un mot, le revers de la médaille: il est tout à fait opposé à la ligne de Cipriani. C’est un prêtre qui s’est rebellé contre Cipriani durant les vingt ans de son archiépiscopat. Jamais il n’a participé aux retraites ou aux réunions des prêtres avec le cardinal, jamais non plus on ne l’a vu assister aux cérémonies liturgiques présidées par le Cardinal, comme la Fête-Dieu ou la messe chrismale ».

Fernandez de la Cigoña, excellent connaisseur de l’Église dans le monde hispanique, n’y va pas par quatre chemins : « Ce qui s’est produit au Pérou aujourd’hui est indescriptible. C’est une honte. Jamais le siège primatial du Pérou n’aurait pu être attribué à quelqu’un de moins apte à cette charge. Et on ne sait pas à qui revient la plus grande faute : à celui qu’on a désigné ou à celui qui l’a désigné ».

Proche de l’organisation terroriste Le sentier lumineux ?

La nomination arrive en des jours assez agités pour l’Église en Amérique latine. Le pape François est au Panama pour les JMJ. L’Église du Chili est empêtrée dans une grave crise. Le Venezuela est au bord de l’abîme et l’Église ne sait quel parti choisir. L’Église au Venezuela le sait bien : elle est contre Maduro, mais cela, le pape François semble l’ignorer. Le Pérou, à l’époque du cardinal Cipriani, était un havre relativement paisible, même si les théologiens de la libération n’ont jamais renoncé à leur travail de sape

Si l’on en croit InfoVaticana, Carlos Castillo Mattasoglio était proche de l’organisation maoïste Partido Comunista del Perú – por el Sendero Luminoso de José Carlos Mariategui (Parti communiste du Pérou – sur le sentier lumineux). Les attaques terroristes du « Sentier lumineux », depuis 1980 jusqu’à l’arrestation de son chef Abimael Guzman en 1992, ont coûté la vie à au moins 70 000 péruviens. Les organisations terroristes existent encore aujourd’hui, réduites il est vrai, et commettent encore des crimes. Elena Iparraguirre (de son nom de guerre « Camarada Miriam »), qui fut longtemps la compagne d’Abimael Guzman (de son nom de guerre « Presidente Gonzalo »), a écrit, voici peu de temps, une lettre au pape François pour lui demander de rendre visite au leader terroriste dans sa prison. Iparraguirre, qui occupait un rang élevé dans le mouvement terroriste, avait été arrêtée en 1992, en même temps que Guzman et condamnée à la réclusion à perpétuité. Guzman et Iparraguirre se sont mariés en prison en 2010.

Le territoire de l’archevêché de Lima, dont l’archevêque sera désormais Carlos Castillo, eut particulièrement à souffrir du terrorisme communiste.

Castillo et l’université rebelle

Castillo, ordonné prêtre de l’archidiocèse de Lima en 1984, obtint, en 1987, un doctorat en dogmatique à l’Université pontificale orégorienne à Rome. Il a consacré, au cours de ces dernières années, l’essentiel de son travail à l’Université catholique pontificale du Pérou, que le cardinal Cipriani appelait l’Université rebelle. Castillo y était jusqu’ici professeur et conseiller de la pastorale des étudiants. En d’autres termes, pendant l’épiscopat du cardinal Cipriani, il « hibernait » à l’Université rebelle, avec laquelle le primat était en conflit depuis de longues années, en lui reprochant de propager des hérésies.

Sous Benoît XVI, le cardinal reçut l’appui de Rome même si le Vatican faisait preuve, à l’égard des rebelles, de beaucoup de patience et d’indulgence. Le pape François choisit le camp des rebelles et laissa tomber le cardinal. Ainsi, la décision pour le Pérou était prise ; il suffisait d’attendre que le cardinal Cipriani atteignît l’âge limite de 75 ans.

Avec la nomination d’aujourd’hui, le pape François a modifié radicalement les rapports de force dans l’Église du Pérou. Après la diffusion de la nouvelle, Fernandez de la Cigoña écrit : « Et Cipriani, un archevêque hors du commun dont ils veulent détruire l’immense travail, sait bien que se lamenter honteusement, au dernier moment, ne peut pas suspendre le décret de mort, contrairement à ce que pensaient certains. Ce qui s’est passé aujourd’hui a bien montré que cela ne servait à rien. Il mourra dignement, sans se plaindre du poignard qui le transperce. C’est ainsi à l’Opus Dei. Exactement ainsi ».

* * *

COMPLÉMENT

Dans un article précédent, daté du 24 janvier 2019, G. Nardi avait déjà examiné les raisons pour lesquelles le cardinal Cipriani Thorne pouvait s’attendre à une rapide mise à la retraite (katholisches.info) :

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Le cardinal est un homme au verbe clair, qui ne s’est pas fait que des amis, à l’extérieur comme à l’intérieur de l'Église. Il a décrit les lobbyistes de l'avortement à l’ONU comme des « Hérodes en cravate », affirmant que l'idéologie du genre est « dirigée par le grand capital ». Il a dénoncé les stérilisations forcées, effectuées « au nom du progrès » sur des centaines de milliers de femmes péruviennes. Chaque année, il se trouve en tête de la Marche pour la vie et la famille, à laquelle ont participé en 2016 plus de 750 000 personnes et même, l’année suivante, près d’un million et demi de personnes. A cette occasion, le cardinal déclarait, à l’attention des dirigeants du Pérou, mais surtout à l’adresse de l’ONU et des néo-malthusiens : « L’avortement n’est pas un droit. L’avortement est un meurtre ».

Déjà en 2013, il y eut des tentatives pour faire tomber le cardinal Cipriani Thorne, étant donné les nouveaux rapports de force à Rome. Mais en fin de compte, le pape François n’y prit pas part. En revanche, le cardinal s’est trouvé de plus en plus isolé au sein de la Conférence épiscopale péruvienne, par le jeu des nouvelles nominations d’évêques.

Tandis que le cardinal Cipriani Thorne cherchait à réduire, au prix de grands efforts, l’influence de la théologie marxiste de la libération au Pérou, le pape François rencontra à trois reprises Gustavo Gutierrez, le « père de la théologie de la libération » et le félicita pour son quatre-vingt-dixième anniversaire.

Dans le combat autour de l’Université pontificale catholique du Pérou, le pape François indiqua clairement le camp qu’il avait choisi. Pendant plusieurs années, le cardinal Cipriani Thorne s’était opposé aux rebelles qui avaient pris les commandes de cette Université. Le cardinal, qui, en qualité d’archevêque de Lima, était également le Grand Chancelier de l'université, accusait les rebelles d’enseigner des opinions incompatibles avec le Magistère de l’Eglise. Sous le pape Benoît XVI, suite à de longues et patientes mais infructueuses tractations [et une visite apostolique conduite par le cardinal P. Erdö], les qualifications "pontificale" et "catholique" furent retirées à l’Université.

Cependant, peu après, J.M. Bergoglio fut élu pape et il permit à l’Université de reprendre à nouveau le label « Université pontificale catholique », sans introduire aucun changement dans l'orientation ou l’enseignement de l'université. En même temps, le Saint-Siège priva le cardinal Cipriani Thorne de la fonction de Grand Chancelier. Ainsi le Vatican donna, dans les faits, « le feu vert pour la propagation d’hérésies » aux dirigeants de l’Université

C’est à ce moment-là, au plus tard, que le cardinal a su qu’il ne devait plus compter sur le soutien de Rome.
- - -
NDR

(1) Extraits ( fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Luis_Cipriani_Thorne):
Je ne reproduis pas les insinuations sordides!
Le cardinal Thorne est connu pour sa position critique envers la théologie de la libération et envers certains groupes qu'il taxe de droit de l'hommisme.

Avec le cardinal Pell, il appuie la peine de mort pour des cas d'exception.

Sur les rôles du père et de la mère dans la famille chrétienne:
« Dieu a mis le père à la tête des enfants et l'a rendu respectable, c'est-à-dire digne de respect; et tous nous avons vu dans notre famille que la maman s'occupe du bon fonctionnement de la maison. Ceci est le message de Dieu. Le père est l'autorité de tout le projet familial. »
« La mère est celle qui modèle tout l'intérieur du foyer, l'ambiance de la maison. Elle corrige le caractère des enfants, prépare les fêtes d'anniversaire, veille à ce que les vêtements soient propres, installe les décorations et les fleurs dans les différentes pièces de la maison; elle donne les permissions aux filles et garçons pour les sorties, les avertit d'être prudents. Ceci est la tâche de la mère. Cela ne veut pas dire que le père et la mère sont égaux, mais ils ont la même dignité. »

Mgr Cipriani a fait l'objet de nombreuses polémiques et critiques de la part d'organisation de défense des droits de l'homme [notamment à propos de] son refus de donner la communion aux personnes favorables à l'avortement ainsi que son opposition avec divers jésuites (on note sa dispute avec le père Luis Bambarén Gastelumendi, alors président de la Conférence épiscopale péruvienne).

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/revolution-bergoglienne-dans-leglise-au-perou.html#304418a9e7087b40f
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Re: Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

Message par Gilbert Chevalier le Sam 9 Mar - 12:12

\"Benoît-et-moi", le 2 mars 2019 a écrit:
La croix du cardinal Pell

Gêneur au Vatican, cible détestée des progressistes australiens, et notamment de la presse mainstream, haï du lobby gay, serait-il un bouc émissaire ?


Je n'ai jusqu'ici pas parlé de la condamnation du cardinal Pell. La première raison est que si l'on veut reconstruire cette triste affaire, on est obligés de plonger dans le sordide, de mettre ses mains dans la boue la plus sale, et on n'a pas d'autre choix que de faire usage d'un vocabulaire de bas-fonds, qui n'est décidément pas le mien (je sais, beaucoup de femmes, notamment dans le milieu du journalisme n’hésitent plus désormais à employer des mots orduriers) et que je refuse de m'approprier.

Mais ayant suivi l'affaire de loin en loin depuis le départ du cardinal pour l'Australie, la lecture du verdict m'a donné l'impression qu'il y avait derrière tout cela quelque chose de louche. Déjà parce que le nom du cardinal Pell détonne dans la liste des prélats pédophiles de l'entourage de François. D'abord parce qu'il ne fait pas partie du "cercle magique", et aussi - et surtout - parce que les faits qu'on lui reproche ne se sont produits qu'une fois, il y a plus de trente ans, avec des accusateurs disons... peu fiables: on est bien loin des cas de multirécidivisme dont le plus médiatisé, mais pas le seul, est celui de l'ex-cardinal McCarrick

Je ne suis pas la seule à le penser, y compris parmi ceux qui, dans les Murs Sacrés, ne devaient pas être de ses amis.
Témoin ce tweet d'Austen Ivereigh, biographe enthousiaste de François, qui écrivait au début de la semaine:
Just spoke to a friend in the Aussie Church. “I can’t help feeling that a terrible injustice has been done”. Disturbing that the victim’s psychological profile was excluded from the trial. “The likelihood is he’s mentally ill and may actually believe it happened.” #Pell
— Austen Ivereigh (@austeni) 26 février 2019

Aujourd'hui, je propose à mes lecteurs trois articles qui aident à se faire une idée sur la question (sans prétendre se substituer de façon définitive aux faits): ils sont signés respectivement de Marco Tosatti/SuperEx, d'un journaliste australien athée, et d'une universitaire australienne qui connaît bien à la fois le condamné et le "lieu du crime" (la cathédrale de Melbourne, pas moins!).

Prémisse:
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Actuellement, il est de bon ton (lire: "politiquement correct") d'affirmer au moins en public que toutes les "victimes" disent la vérité - alors qu'avant, il n'en était pas ainsi. Il y a une dizaine d'années, certains n'hésitaient pas à dire que c'était, entre autre, un moyen pour certains de se faire de l'argent sur le dos de l’Église.

Certes, parmi les "victimes", il y en a de vraies, et celles-là méritent notre compassion. Mais quid des autres?

Une anecdote (il faudrait dire 'une mésaventure' du Pape) rapportée ces jours-ci par Maurizio Blondet - qui ne l'aime pas!! -, pose frontalement la question: elle met en scène une politicienne polonaise Joanna Scheuring-Wielgus, députée, militante pro-avortement et pro-gay, qui, prétendait dans les journaux traduire l'Eglise catholique devant le tribunal international de La Haye, et envisageait à cette fin de participer aux élections européennes.

Le 20 février dernier, elle était à l'audience générale et elle a présenté au Pape un rapport sur les abus pédophiles dans l'Église polonaise. Elle emmenait une délégation de deux "victimes" de la pédophilie cléricale, dont un certain Marek Lisinski, président d'une fondation, "N'ayez pas peur", qui rassemble de présumées "victimes".

«Marek a dit au Pape qu'il avait été victime d'abus de la part d'un prêtre, alors qu'à 13 ans il était enfant de chœur et servait la messe. Après avoir entendu cela, El Papa a embrassé sa main avec le fameux transport médiatique avec lequel il embrasse les pieds des "migrants" .., il a commencé à prier avec les "victimes" et a promis de lire le rapport. Et même d'en parler au synode sur les prêtres pédophiles sur le point de s'ouvrir.

Personne n'a prévenu le pontife que tous deux, athées militants et activistes pro-avortement notoires dans leur pays, lui ont joué un tour. L'Église polonaise n'a aucun souvenir que Lisinski ait été enfant de chœur à treize ans ou plus tard. Il est en revanche connu comme un ancien alcoolique et, justement, un activiste anticlérical. Interviewé par la télévision d’État polonaise, Lisinski a dit clairement ce qu'il attend de son accusation: il veut en tirer de l'argent. Il a mentionné les précédents des procès aux États-Unis et en Australie, qui ont fait beaucoup de bien aux «victimes», aux dépens des épiscopats».

* * * * *
Voici pour commencer une lettre de "SuperEx", sur le blog de Marco Tosatti :

Les canons sont en Australie,
mais les balles, c'est au Vatican qu'on les a fabriquées

Marco Tosatti
1er mars 2019
www.marcotosatti.com

* * *

Super Ex est de retour, et cette fois il nous parle de l'affaire Pell, de ses souvenirs vaticans sur le cardinal australien et de ses ennemis, clercs et laïcs. Ce sont des réflexions très intéressantes, et qui concordent avec les indices et les voix que l'écrivain avait saisis au Vatican, quand il y a des années Pell était la bête noire des barons de l'argent derrière les murs, et que le pontife l'avait envoyé se frapper les cornes contre des intérêts très solides, le laissant ensuite seul dans la bataille.

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Hypothèses en toute liberté sur l'affaire Pell, sans présomption de dire quoi que ce soit de spécial. Beaucoup ont déjà remarqué que quelque chose ne tourne pas rond, que l'accusation contre le cardinal prend l'eau de tous côtés. Il faudrait ajouter que dans presque tous ces procès, il y a beaucoup de doute: de nombreuses années plus tard, sans témoins, sans preuves mais avec beaucoup de préjugés....

Mais à part cela, j'aimerais aussi rappeler une voix que j'ai entendue à maintes reprises parmi du clergé romain qui compte, au moins depuis fin 2016: «les canons sont en Australie, mais les balles, c'est au Vatican qu'on les a fabriquées».

Celui qui m'a dit cette phrase sibylline, ou quelque chose d'analogue, à l'époque où Mgr Dario Edoardo Viganò [celui du Lettergate] était encore en selle, faisait allusion aux affrontements plutôt lourds du cercle bergogien contre le cardinal australien. Qui, certes, n'est pas membre du cercle magique, bien au contraire! On se souviendra de son rôle au moment du synode sur la famille pour empêcher Mgr Bruno Forte & cie d'essayer de stériliser le débat entre les pères, afin de les présenter tous comme des Kasperiens enflammés.

Pell est quelqu'un qui, quand il se met en colère, cogne, Bergoglio ou pas Bergoglio. S'il se convainc qu'une chose est juste, il la poursuit comme un bulldozer. Et on sait aussi que l'Argentin est plutôt agressif avec les faibles, mais se laisse intimider par ceux qui lui résistent à visage découvert.

Bref, Pell est un char d'assaut et il était plutôt craint. L'hypothèse est alors la suivante: était-il pris entre deux feux? Le feu "ami" clérical (c'est le cléricalisme dont Bergoglio doit s'occuper!) et celui ennemi, laïque et maçonnique, qui voyait en lui un conservateur, un traditionaliste à éliminer?

Beaucoup d'indices le font penser, le fait est, cependant, que la nouvelle de la nomination s'est produite à un moment très particulier.
Quand on m'a dit cette phrase que je viens de citer, le lobby gay du Vatican était en pleine forme et Pell pouvait être un homme isolé à sacrifier, mais la condamnation est venue après que le lobby ait commencé à entrer en crise, perdant de nombreuses plumes et se retrouvant au milieu de la tempête, grâce au cas McCarrick, aux événements au Chili, au dossier Viganò (Carlo Maria), au comportement indigne du cardinal Donald Wuerl, l'ultra bergoglien, aux rumeurs concernant le nouveau cas Zanchetta ?

Et alors? Alors l'opération «démolissons Pell» avec la contribution du clergé aurait pu s'avérer être un boomerang, car pour l'opinion publique, qui ne sait rien du contexte, Pell n'est aujourd'hui que le énième 'homme de Bergoglio' (en vérité, le seul parmi tous ceux mentionnés à ne pas l'être) à finir dans le scandale!

Bref, dans les salles sacrées, on devrait dire: «Quelle bonne nouvelle ç'aurait été si elle n'était pas sortie maintenant, mais il y a deux ans! Aujourd'hui, on n'en avait vraiment pas besoin!».

Mais si l'hypothèse est vraie, et le pauvre Pell ?

Il porte la croix! Comme Padre Pio l'a portée au début de cette longue nuit de l'Église, persécuté par ce "bon pape", très sinistre et très novateur, qui ressemble tant au "pape miséricordieux", tout aussi sinistre et encore plus novateur !

Il n'y a donc pas grand-chose à faire: pendant que les hommes d'Église luttent pour la détruire, d'autres hommes d'Église, de Padre Pio dans le passé, à Caffarra, Meisner, Burke, le Père Manelli etc. la reconstruisent avec martyr.

Si Pell est innocent, si Pell est cet homme de foi auquel je pense, Pell porte la croix du Christ, condamné comme lui par la synagogue d'aujourd'hui.

* * * * *

Voici ensuite l'opinion d'un influent journaliste australien, qui se présente lui-même comme pas catholique, ni même chrétien, renforçant de ce fait la crédibilité de ses propos, puisqu'il n'est pas suspect de témoigner par esprit partisan.

Je n'accepte pas la condamnation de George Pell

Andrew Bolt pour le Herald Sun (Australie)
Traduit en italien par

* * *

Le cardinal George Pell a été injustement condamné pour avoir abusé sexuellement de deux adolescents. C'est mon opinion, basée sur les preuves accablantes.

Et mon opinion est aussi basée sur le nombre de fois où Pell a été accusé de crimes et de péchés qu'il n'a clairement jamais commis.
Mais à la fin, une partie de la boue qu'on lui avait jetée est restée sur lui. A cela s'ajoute le fait que Pell, le catholique le plus en vue d'Australie, a été forcé de payer pour les péchés de son église et une campagne médiatique de dénigrement.

C'est un bouc émissaire, pas un abuseur d'enfants. A mon avis.

Précision: J'ai rencontré Pell peut-être cinq fois dans ma vie et je l'apprécie. Je ne suis ni catholique ni chrétien.

Mais voilà pourquoi je n'arrive pas à croire ce verdict, qui a clairement choqué les journalistes lorsqu'il a été annoncé pour la première fois (mais supprimé) l'année dernière, et que Pell fait appel parce qu'il est injuste.

On nous dit de croire qu'au milieu des années 90, Pell a trouvé deux garçons de chœur dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick alors qu'ils buvaient le vin de messe immédiatement après une messe à laquelle Pell avait officié.

On nous dit de croire que Pell a forcé un garçon à avoir des relations sexuelles orales avec lui tout en tenant l'autre, puis les a molestés tous les deux.

Et c'est pourquoi je ne crois pas en cette histoire gothique - ou pas assez pour penser que cette condamnation est raisonnable.
L'un des garçons, aujourd'hui mort, a nié avoir été abusé (1).
L'autre, dont l'identité et le témoignage restent secrets, n'en a pas parlé pendant de nombreuses années.
L'abus se serait produit immédiatement après la messe, quand il est connu que Pell a l'habitude de parler aux fidèles qui quittent l'église.

Vraisemblablement, cela se passait dans la sacristie, normalement un endroit très fréquenté, où Pell savait que des gens pouvaient certainement entrer.
Les garçons s'étaient probablement enfuis de la procession après la messe pour faire irruption dans la sacristie, mais aucun des autres enfants de choeur qui ont témoigné n'a dit s'en être aperçus ou les avoir remarqués rejoindre le chœur après.
Pell était normalement suivi partout pendant et après la messe par le cérémoniaire, Mgr Charles Portelli, qui a témoigné avoir escorté l'archevêquedepuis son arrivée à la cathédrale jusqu'à son départ. Il a qualifié l'abus d'impossible.
Pas un seul témoin de ce qui était une cathédrale bondée au moment de l'abus présumé n'a remarqué quoi que ce soit pendant les 10 minutes estimées de cet abus présumé.

Il n'y a aucun d'antécédent ou exemples d'abus similaires de la part de Pell, contrairement aux vrais pédophiles de l'église tels que Gerard Ridsdale, qui a violé ou agressé au moins 65 enfants. Pell était âgée de 55 ans au moment des prétendues abus.
Il n'est pas étonnant qu'un premier jury n'ait pas condamné Pell. Je ne suis pas capable de vous dire dans quelle mesure il était sur le point de l'absoudre avant d'avoir réglé l'affaire parce qu'il était dans l'impasse.
De plus, l'homme que je connais semble non seulement incapable de tels abus, mais il est si intelligent et si prudent qu'il n'aurait jamais pu mettre en danger sa brillante carrière et sa réputation dans une agression aussi folle dans un lieu public.
Il y aura beaucoup de gens qui répondront avec colère qu'il faut toujours croire les victimes, ou du moins celles-là. Pourquoi porterait-on une fausse accusation?

Mais Pell a très souvent été accusé de délits graves par des gens qui manifestement se trompaient. Peut-être s'en sont-ils mal souvenus. Peut-être visaient-ils la mauvaise personne.
Ou peut-être cherchaient-ils quelqu'un pour payer les traumatismes du passé, et ils ont choisi l'homme que les médias ont diffamé depuis qu'il est devenu le défenseur le plus controversé et le plus conservateur de l'Église dans ce pays.

Parmi ces accusations fausses ou clairement inconsistantes:
Plusieurs accusations abandonnées au cours du procès de validation après avoir été jugées non fondées ou trop faibles pour être remises à un jury.
Par exemple, il a été accusé d'avoir abusé de quelqu'un lors d'une projection de "Rencontres du troisième type" à Ballarat en 1978 - six mois avant que le film n'arrive dans la ville.
D'autres accusations selon lesquelles Pell aurait harcelé des jeunes dans une piscine dans les années 1970 en les faisant sauter depuisses épaules. Aujourd'hui, les procureurs ont abandonné l'affaire - la séparant de celle pour laquelle Pell a maintenant été reconnu coupable - parce qu'ils n'ont aucun espoir de poursuivre.

Un témoin a signalé à la Commission royale sur les abus sexuels des mineurs, qu'il aurait frappé à la porte du presbytère de Pell à Ballarat il y a quarante ans pour le mettre en garde contre un prêtre pédophile. À l'époque, Pell vivait à des milles de ditance et presque certainement il travaillait dans son bureau de l'université à cette heure de la journée.
Une autre affirmation d'un témoin qui avait avisé Pell contre un prêtre abuseut à Ballart. Le passeport de Pell montre qu'il vivait et étudiait en Europe cette année-là.
Une plainte de David Ridsdale, plus tard lui-même abuseur, selon laquelle Pell avait tenté de le soudoyer pour l'empêcher de dire à la police qu'il avait été maltraité par son oncle, le tristement célèbre prêtre pédophile Gerald Ridsdale. L'ABC a soutenu cette affirmation, mais le consultant de la Commission royale a déclaré que les preuves ne le démontraient pas.
Pell a survécu à tant de fausses accusations. Maintenant, il est tombé sur l'une des plus improbables de toutes.
À mon avis, il s'agit de notre "affaire OJ Simpson", mais inversée. Un homme a été reconnu coupable non pas sur les faits, mais sur les préjugés

---
NDT:
(1) Les accusations n'ont été portées que par une seule des deux victimes, la deuxième est morte d'une overdose en 2014. Avant sa mort, l'homme, qui n'a jamais rien signalé, explicitement interrogé par sa mère, a déclaré à deux reprises qu'il n'avait jamais été victime de violence sexuelle. Les charges retenues contre Pell, alors âgée de 55 ans et aujourd'hui de 77 ans, ont été soulevées pour la première fois en 2017 par la journaliste Louise Milligan dans son livre sur le cardinal.

* * * * *

Voici enfin le témoignage, reçu par Riccardo Cascioli, d'une universitaire australienne, Anna Sivas (*), qui connaît bien le cardinal Pell, et qui a souvent assisté à la messe à la cathédrale de Melbourne. Elle connaît donc la configuration des lieux. Pour elle, comme pour le journaliste australien que nous venons de citer, il est tout bonnement impossible que les faits aient eu lieu.

Le cardinal Pell est innocent, voici pourquoi

Anna Silvas
lanuovabq.it
1er mars 2019

* * *

"Je ne crois pas que justice ait été faite dans ce procès devant un jury. Cela sent beaucoup le sacrifice rituel pour un sale agenda". "En 1996, Pell a refusé la communion à une foule gay qui perturbait une messe. L'agenda homosexualiste de l'Eglise et de la société le poursuit depuis lors". "Au sein de l'Église australienne aussi, il y a une large part d'hostilité à l'égard de Pell. Beaucoup d'entre eux sont sans doute des membres vieillissants du clergé de l'Esprit des années soixante-dix".
"Je connais très bien la cathédrale de Melbourne, j'y suis allée très souvent à la messe et il est impossible de commettre un abus dans les circonstances racontées au tribunal". "La crise de l'Église australienne est à l'origine de sa condamnation: pendant des années, l'intelligentsia nationale et une partie du clergé lui-même ont attaqué le cardinal pour ses positions conservatrices et le milieu gay lui a déclaré la guerre il y a vingt ans, justement depuis 1996, année où il a commis le crime dont il est accusé".

---

Cher Riccardo,

A ton invitation, je t'écris une lettre, à toi et à tes lecteurs, sur l'affaire de la condamnation du Cardinal Pell et sur l'Église en Australie.

Pour commencer : Je ne crois pas que justice ait été faite dans ce procès devant un jury. Pour moi, cela sent beaucoup le sacrifice rituel pour un sale agenda
J'ai souvent assisté à la messe dans ce transept droit sous l'orgue de la cathédrale de Melbourne (la plus belle cathédrale d'Australie, avec la plus noble flèche gothique du monde). J'ai souvent été à quelques mètres de cette porte qui mène à un court passage dans la zone des sacristies, et j'ai souvent vu les servants d'autel, le chœur et les prêtres entrer et sortir de là. Je ne vois pas comment il pourrait y avoir une place pour la perpétration des vices pour lesquels Pell a maintenant été condamné dans un procès devant jury, encore moins dans les circonstances de la Grand-Messe du dimanche.

J'ai eu le privilège d'écouter longuement, plus d'une fois, Mgr Charles Portelli, qui fut le maître de cérémonie de Pell pendant les cinq années où Pell était archevêque de Melbourne. Portelli est un homme de grande intelligence, probité et culture. Il a dirigé l'archevêque dans tout ce qui concernait la liturgie dominicale et toutes ses circonstances préparatoires et ultérieures. Tous les actes de Pell ont été observés et accompagnés par Portelli.

George Pell aussi est un homme de grande probité, intelligence et culture, fait exceptionnel, dirais-je, parmi les évêques australiens. Cela le met déjà hors-jeu, dans le Tall poppy syndrome ["le syndrome du grand pavot" décrit des aspects d'une culture dans laquelle des personnes de statut élevé sont ressenties, agressées, abattues, ligotées ou critiquées parce qu'elles ont été classées supérieures à leurs pairs, pratiquement une caractéristique culturelle dans la société australienne - cf. wikipedia]. Je n'ai aucun doute que le Cardinal Pell, comme moi, est un pécheur, et dans son cheminement intérieur de chasteté devant le Seigneur, il a eu ses luttes, car la vertu non éprouvée n'est pas la vertu. Mais l'arène pour cela était interne, dans l'intimité de son âme. Il est impensable qu'après trente ans ou plus de vie intellectuelle, morale, sacerdotale et épiscopale engagée et éprouvée, que juste après avoir été nommé Archevêque Métropolitain, il se laisse aller à la première occasion d'une messe dominicale à l'acte de pédophilie si grossier et sordide pour lequel il est légalement condamné. Non, il faut une certaine dégradation morale préparatoire pour en arriver là.

Examinons à présent un peu de ce que je peux voir du contexte plus large de l'Église et de la société australiennes.
Tout d'abord, je mentionne une nouvelle de 1996 dont je me souviens très bien. Très tôt, une foule "gay" organisa une manifestation publique "arc-en-ciel" lors d'une messe dominicale. Quand ils se sont présentés à la Sainte Communion, Pell leur a refusée. L'agenda homosexualiste dans l'Église et la société n'a cessé de le harceler depuis lors. L'une des attaques les plus vicieuses contre lui ces derniers temps a été celle de David Marr. C'est un "intellectuel public" de gauche, australien, un homosexuel qui a depuis longtemps fait son outing, défenseur de la cause "gay", et anti-catholique virulent. L'indignation morale passionnée d'un tel personnage qui agite constamment le doigt contre l'Église catholique nous dit qu'il se passe quelque chose de bien plus profond que les va-et-vient des débats juridique et politique.

Depuis des décennies, la politique australienne (y compris l'ancien Parti libéral de centre-droit), les médias mainstream et les élites culturelles dérivent constamment vers la gauche dans un monde totalitaire et conformiste de politiquement. Une partie de ce changement implique une hostilité de moins en moins déguisée envers la tradition occidentale et ses fondements judéo-chrétiens en général, et envers l'Église catholique en particulier.

Hélas, au sein même de l'Église australienne, il y a une grande part d'hostilité envers Pell. Beaucoup d'entre eux sont sans doute des membres vieillissants du clergé de l'Esprit des années soixante-dix. Car Pell a toujours été un prêtre catholique résolument orthodoxe, et sa position envers le Concile Vatican II dans l'esprit de l'herméneutique de la continuité du Pape Benoît XVI. Il n'a jamais souscrit à la rébellion contre Humanae Vitae. Ainsi vous trouvez le paradoxe étrange que les catholiques 'progressistes' qui sont en faveur d'un changement dans l'éthique sexuelle de l'Église, qui sont laxistes sur le divorce et le remariage, l'avortement, l'homosexualité, et qui sont les commanditaires prévisibles des derniers enthousiasmes politiques à la mode, exploitent eux-mêmes l'incidence des abus sexuels dans l'Église pour promouvoir perversement leur cause. Ils ont l'esprit de David Marr en eux.

Hélas, comme me l'a dit récemment un évêque à la retraite, nous avons donné beaucoup de munitions à ceux qui nous attaqueraient de l'extérieur, ou nous subvertiraient de l'intérieur.
Il y a eu un nombre inquiétant de prêtres dans l'archidiocèse de Melbourne impliqués dans des scandales sexuels au cours des trois ou quatre dernières décennies, comme l'ont montré les enquêtes publiques des dernières années. Sans aucun doute, l'Église, que ce soit en Australie ou dans le monde entier, est semper purificanda. Nous attendons depuis longtemps un châtiment sévère, et je pense que les choses vont empirer pour nous. Considérez juste l'état de notre leadership en ce moment.

Au milieu de l'exposition de la faiblesse morale et spirituelle de l'Église en Australie, nous avons aussi une autre conséquence tragique: l'accusation d'innocents, prêtres et autres. Il est difficile d'être pris entre les victimes de la prédation sexuelle cléricale qui crient vengeance contre une culture de dissimulation et les victimes cléricales de fausses accusations de prédation. J'ai entendu dire que de nos jours, tout prêtre qui est accusé est susceptible d'être traité comme une "patate chaude" par son évêque: il est tout simplement abandonné. Ils ont l'air lâches, ces évêques. Ou, comme ils disent eux-mêmes, "prudent".

Je ne sais pas si l'appel contre la condamnation de Pell sera entendu ou non. Considérons le pire des scénarios, c'est-à-dire qu'il ne le sera pas. Dans ce cas, ma lecture de la situation de Pell serait plus ou moins ce qui suit. Jésus-Christ son Seigneur l'aime trop pour le laisser au sommet de l'avancement ecclésiastique. Pell rejoint les rangs des victimes innocentes, depuis Abel jusqu'à notre Seigneur. Peut-être est-il appelé à porter un fardeau de souffrance par procuration pour ses frères prêtres et croyants qui ne sont pas si innocents, et pour une Église qui a grand besoin de repentir.

Peut-être d'une autre manière, le Cardinal Pell est-il en train de gagner le plus grand "avancement" ecclésiastique de tous, quelque chose qui se rapproche de la condition originelle des Apôtres dans les premières années de l'Église: « Mais nous, les Apôtres, il me semble que Dieu nous a exposés en dernier comme en vue d’une mise à mort, car nous sommes donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous, nous sommes fous à cause du Christ, et vous, vous êtes raisonnables dans le Christ; nous sommes faibles, et vous êtes forts; vous êtes à l’honneur, et nous, dans le mépris». (1 Co 4:9-10).

---

(*) Anna Silvas est Adjunt senior Research Fellow à l'Université de Nouvelle Angleterre et professeur de Patristique et d'histoire médiévale à l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille de Melbourne.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/la-croix-du-cardinal-pell.html
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Re: Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

Message par Gilbert Chevalier le Sam 9 Mar - 14:20

Francesca de Villasmundo, sur Médias-Presse.Info, le 28 février 2018 a écrit:
L’Australie anti-catholique :
l’étrange condamnation du cardinal Pell



Le 25 février dernier, la presse du monde entier titrait sur la condamnation, en première instance, du cardinal Pell, secrétaire pour l’économie du Saint-Siège, soit le numéro trois du Vatican.

Jugement médiatique ? Jugement anti-catholique ? Ce sont les questions que se posent de nombreux journalistes de quotidiens catholiques au lendemain du jugement rendu contre le cardinal Pell reconnu coupable par un tribunal australien d’avoir commis des « abus sexuels » sur des enfants de chœur.

Ces journalistes, à contre-courant des conclusions de culpabilité pré-déterminées publiées par les médias mainstream depuis des années, ont pointé du doigt, à travers des études fouillées des procès auxquels a été soumis le cardinal australien, les dysfonctionnements de la justice australienne et les carences de preuves tangibles du côté de l’accusation.

Le site Infovaticana, sous la plume de Carlos Esteban, a édité le 26 février dernier, un article qui résume globalement les objections tant des soutiens du cardinal que des journalistes indépendants face à ce procès qualifié « de lynchage médiatique » :

« Le verdict de culpabilité contre le cardinal Pell en Australie, qui fera l’objet d’un appel, soulève de sérieuses questions quant à la pression médiatique dans les procès pour pédophilie cléricale.

Dans le procès qu’il a subi en Australie, le cardinal George Pell a été reconnu coupable de sévices infligés aux enfants plusieurs décennies auparavant. Il est le prélat de rang le plus élevé dans cette situation. Cependant Pell, qui a toujours clamé son innocence, interjettera appel, et les témoins de l’affaire, comme le journaliste Ed Condon de l’Agence de Presse Catholique (CNA), suggèrent qu’il s’agit un lynchage judiciaire.

‘Le cardinal George Pell a toujours maintenu son innocence et continue de le faire’
, a déclaré l’avocat de M. Pell dans un communiqué de presse, dans lequel il a souligné le fait important que toutes les accusations portées – cinq en tout – sauf celle pour laquelle il a finalement été reconnu coupable ont été abandonnées ou rejetées, et a annoncé qu’un appel a déjà été demandé.

Il a été difficile de rendre compte des vicissitudes de ce procès, les autorités judiciaires australiennes ayant appliqué un bâillon empêchant toute communication à ce sujet. Mais le canoniste et journaliste Ed Condon, de l’Agence de presse catholique (CNA), a réussi à contourner l’interdiction en ne diffusant pas ses informations sur le territoire australien, et sa chronique raconte une histoire étrange.

Le National Catholic Register a également appris de sources proches du tribunal que ‘tout le monde dans le procès a vu à quel point les preuves présentées étaient faibles’. Selon la même source, le procès n’était rien de plus qu’‘un acte de malveillance scandaleux perpétré par un jury plein de préjugés. Il a été condamné il y a longtemps par la presse devant le tribunal de l’opinion publique, et il n’a pas bénéficié d’un procès équitable.’

Mais si la faiblesse de la preuve a joué en faveur du cardinal, son refus de siéger sur le banc pour être interrogé a probablement fait mauvaise impression. Pell, pour sa part, n’a cessé de déclarer son innocence, affirmant que la maltraitance des enfants est un crime particulièrement odieux et que les accusations portées contre lui sont de pure invention. Il s’est également plaint d’avoir été victime d’un procès parallèle impitoyable dans les médias de son pays…

Beaucoup d’amis du Cardinal croient que ce procès a commencé par un verdict de culpabilité à « tarif » réduit, et espèrent que l’issue de l’appel sera l’inverse et que le prélat australien sera innocenté. Le biographe du pape George Weigel, l’ami personnel de Pell, a fait une critique implacable du procès auprès du Register, dans lequel il a assuré qu’un verdict de culpabilité avait été rendu ‘malgré des preuves accablantes de la défense que ce qui était allégué ne pouvait avoir eu lieu, étant donné la disposition des bâtiments, les circonstances du temps, etc.’ Weigel croit que la décision du jury soulève donc ‘de sérieuses questions sur la question de savoir si un ecclésiastique catholique accusé d’abus sexuel peut bénéficier d’un procès équitable aujourd’hui, quelque part. Et, bien sûr, en Australie‘ un pays qui a souffert d’une vague d’anticléricalisme médiatique. »

Parmi les dysfonctionnement du procès, le quotidien italien La Nuova Bussola Quotidiana rappelle, dans un article du 27 février, qu’un premier jury n’avait pu obtenir un verdict unanime contre Pell en octobre 2018 et que ce fut donc le magistrat qui demanda un nouveau jugement avec un nouveau jury :

« Diverses sources assurent que le premier procès s’était conclu avec un jury 10-2 en faveur de Pell. Il a fallu 3 jours au second jury pour trouver Pell coupable d’avoir abusé de deux choristes dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne à une date non spécifiée de la seconde moitié de 1996. »

« La condamnation, souligne encore le journaliste, s’est basée sur un unique témoignage, très controversé. (…) L’accusation a dit que Pell a eu l’opportunité de commettre les crimes. La défense a démontré qu’il était impossible que ces crimes aient pu passer inobservés dans la cathédrale bondée de monde peu de minutes après la messe. (…) La défense a précisé que la sacristie était ‘une ruche bourdonnante’ après la messe, et un enfant de chœur a témoigné qu’il ne se passait pas 30 secondes sans qu’un prêtre, un enfant de chœur ou un fonctionnaire de l’église ne rentre dans la pièce pour remettre en place les calices et le missel d’autel ou aider l’archevêque à enlever ses parements sacrés ou se changer eux-mêmes. »

LNBQ énumère les nombreuses autres preuves apportées par la défense du cardinal Pell prouvant que les accusations étaient « simplement absurdes » et « en définitif, basées sur une pure fantaisie, ou une fiction ou une invention ». Notamment LNBQ signale le problème « de la crédibilité de l’accusateur : âgé de 34 ans, il n’a trouvé aucun témoin pour corroborer ses dires. Et l’autre victime présumée avait dit à ses parents, avant de mourir d’overdose en 2014 qu’il n’avait jamais été violenté quand il était enfant de chœur ».

L’abandon du second procès intenté contre le cardinal Pell dans une affaire similaire, relative à des faits qui seraient advenus dans les années 1970 dans une piscine de Ballarat, la ville du sud de l’Australie dont Mgr Pell est originaire, tout autant bancal quant aux accusations et aux preuves, justifie les soupçons que dans une Australie foncièrement anti-catholique et anti-religieuse, et où les actes pédophiles et « abus sexuels » dans l’éducation nationale, les familles et les salles de sports sont légion, on cherche à tout prix, même contre le sens commun, un coupable catholique de haut rang !

Source : https://medias-catholique.info/laustralie-anti-catholique-letrange-condamnation-du-cardinal-pell/21376
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Re: Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 14 Mar - 14:22

\"Benoît-et-moi", le 8 mars 2019 a écrit:
Pell : la chasse aux sorcières

Deux nord-américains à la défense du cardinal Pell: George Weigel, et le Père Raymond de Souza, un prêtre canadien, dénoncent la haine du catholicisme, et révèlent les dessous d'un processus judiciaire inique de A à Z



Il faut absolument lire ce qui suit, malgré les passages sordides inévitables (que dans un premier temps je refusais de m'infliger... j'ai donc changé d'avis) pour réaliser qu'une authentique persécution contre l’Église est en cours, et qui plus est sous un pontificat qui était censé réconcilier l’Église avec le monde - alors qu'au contraire la haine du monde a été décuplée par l'appui qu'elle a cru trouver chez le Pape lui-même!

Comment ne pas penser à la condamnation du cardinal Barbarin ?




L'affaire Pell : l'Australie au banc des accusés

George Weigel
27 février 2019
www.firstthings.com
Ma traduction

* * *

A propos du verdict pervers rendu contre le cardinal George Pell, qui l'a condamné pour «des abus sexuels historiques», est-il venu à l'esprit de quelqu'un que le cardinal n'avait pas à retourner dans son Australie natale pour être jugé? En tant que membre du Collège des cardinaux de la Sainte Église romaine et fonctionnaire du Vatican, Pell détient un passeport diplomatique du Vatican et la citoyenneté de l'État de la Cité du Vatican. S'il avait été coupable, il aurait pu rester dans la sécurité extraterritoriale de l'enclave du Vatican, intouchable pour les autorités australiennes. Mais parce que le cardinal Pell sait qu'il est innocent, il était déterminé à rentrer chez lui pour défendre son honneur et, dans un sens plus large, pour défendre ses décennies de travail à reconstruire l'Église catholique en Australie, dont les parties vives doivent beaucoup à son leadership et à son courage.

Le cardinal Pell et moi sommes amis depuis plus de cinquante ans, et au cours des vingt-cinq dernières années de cette amitié, j'ai été consterné par les calomnies auxquelles il a été soumis, tant dans les médias australiens hyper-sécularistes que dans les milieux religieux déterminés à conserver leurs rêves de révolution post-Vatican II.

Une attaque mémorable contre lui est survenue peu de temps après mon séjour chez lui à Melbourne fin 2000: l'auteur de l'article affirmait que l'archevêque d'alors, Mgr Pell, était épris de parures liturgiques et que sa maison était remplie de vêtements richement brodés et d'autres bric-à-brac ecclésiastiques coûteux. J'ai été heureux de pouvoir répondre par écrit qu'après quelques jours passés dans la maison, je n'avais vu aucun vêtement, de brocard ou autre, mais que j'avais vu des livres partout, ainsi que les numéros les plus récents de toutes les revues d'opinion importantes de l'Anglosphère, à gauche, à droite et au centre.

Quelque temps après, la première accusation d'abus sexuel a été portée contre le cardinal Pell, qui avait déjà été nommé archevêque de Sydney par le pape Jean-Paul II. Suite aux procédures qu'il avait d'abord établies à Melbourne, puis amenées dans la capitale de la Nouvelle-Galles du Sud, Pell s'est volontairement retiré de ses fonctions jusqu'à ce qu'une enquête judiciaire, menée par un ancien juge de la Cour suprême australienne, l'exonère complètement. Lorsque l'accusation a été diffusée pour la première fois, Pell a été exhorté par un haut responsable du Vatican à passer à l'offensive et à détruire publiquement son accusateur. Il a refusé ce conseil, me faisant remarquer à l'époque avec ironie qu'il avait informé le fonctionnaire de la curie que, parmi ceux de sa tribu catholique irlandaise des antipodes, «nous prenons notre religion à Rome et notre politique chez nous».

En cette occasion, la confiance de George Pell dans la justice australienne a été justifiée. Mais aujourd'hui cette confiance et le système judiciaire australien sont de nouveau en accusation. Car ce n'est pas George Pell qui est actuellement jugé, puisque sa condamnation a été portée en appel et le cardinal, avec la sérénité et l'équanimité avec lesquelles il a affronté cette dernière agression, passe du temps dans une prison de Melbourne: «en retraite», comme il l'a dit à ses amis.

Le dossier contre Pell a été truffé d'invraisemblances, et pire, depuis le début.

La police de Victoria a entrepris une pêche aux témoignages contre Pell un an avant qu'une plainte n'ait été reçue d'une victime présumée
. L'audience préliminaire, qui a rejeté bon nombre des accusations portées par la police, aurait dû les rejeter toutes; mais dans un climat public (*) qui mérite d'être comparé à celui de Salem, au Massachusetts, pendant l'hystérie des sorcière du XVIIe siècle, un procès criminel a été ordonné. Lors de ce procès, et après que la défense de Pell eût démontré qu'il était physiquement impossible que les crimes dont il était accusé se soient produits, un jury a voté à 10 contre 2 pour l'acquitter; mais cela signifiait un jury dans l'impasse - hung jury - (dont plusieurs membres ont pleuré à la lecture du verdict), et la Couronne a décidé de procéder à un nouveau procès. Lors du nouveau procès, l'équipe de la défense de Pell a démontré que dix choses invraisemblables et improbables auraient dû se produire simultanément pour qu'il soit coupable des accusations; il n'y a eu aucune corroboration des accusations du plaignant; la possibilité même que les actes ignobles dont Pell était accusé aient été commis ce jour-là par des personnes présentes a été amplement réfutée; il a été démontré que la police a fait preuve d'une négligence grossière dans son enquête sur le lieu présumé du crime - et pourtant, le deuxième jury a voté 12-0 pour la condamnation, après ce qu'on peut raisonnablement supposer être son refus de prendre au sérieux les directives du juge du procès sur l'interprétation à donner à la preuve.

Et lorsque l'"ordonnance de suppression" des médias (suppression order: ordonnance du tribunal selon laquelle la presse n'a pas le droit de parler du procès), qui interdisait la couverture de ces procès par la presse australienne a été levée et que le deuxième verdict a été révélé au début de cette semaine, un Niagara de calomnies a été déversé sur le cardinal Pell par les milieux politiques et les médias, malgré le fait que quelques courageux journalistes australiens et le Père Frank Brennan (un éminent jésuite australien à l'autre extrémité du spectre ecclésial de Pell) ont fait remarquer l'injustice de sa condamnation.

Quelque chose, ici, ne tient pas debout.

Personne ne doute que l'Église catholique en Australie a fait preuve d'une terrible négligence dans le traitement des abus sexuels commis par des clercs pendant des décennies. Quiconque connaît l'histoire de la réforme catholique en Australie ne peut douter que l'homme qui a inversé cette tendance au déni et au camouflage était George Pell - qui a aussi eu l'honnêteté et le courage d'appliquer à lui-même les normes strictes qu'il imposait aux autres accusés d'abus.

Au fur et à mesure que les faits se dévoilent, des gens raisonnables, partout dans le monde, se rendent compte qu'à presque chaque étape de ce processus sordide, le système judiciaire a laissé tomber le cardinal Pell, qui est retourné librement chez lui pour se défendre. Ce système a également laissé tomber l'Australie. Les avocats du cardinal vont maintenant interjeter appel; le collège des juges d'appel peut, et devrait, être d'accord avec l'affirmation de l'appel selon laquelle le deuxième jury n'aurait pas pu raisonnablement parvenir à un verdict de culpabilité, étant donné que la défense a complètement réfuté les arguments de l'accusation. Il s'agissait, selon la terminologie technique du droit australien, d'un "verdict dangereux". Mais le verdict n'était pas "dangereux" QUE pour le Cardinal George Pell.

S'il n'est pas infirmé en appel, ce faux verdict constituera un nouvel acte d'accusation : l'inculpation d'un système judiciaire qui ne pourrait se résoudre à rendre justice face à l'hystérie publique, à la vendetta politique et à l'agression des médias. Ce qui veut dire que l'Australie - ou du moins l'État de Victoria, où cette parodie s'est déroulée - est un endroit où personne n'est en sécurité, citoyen ou visiteur.

* * * * * * * * * * *

Appeler l'accusation du Cardinal Pell par son nom :
persécution religieuse

Père Raymond J. de Souza
www.ncregister.com
1er mars 2019
Ma traduction
Père Raymond J. de Souza

* * *

COMMENTAIRE : Maintenant que l'"ordonnance de suppression" a été levée, nous sommes libres de dire ce qui est évident depuis plusieurs années maintenant.

---

Le cardinal George Pell était exactement là où il aurait dû être mercredi soir à Melbourne: en prison.
Laissons la parole à Henry David Thoreau (1817-1862): «Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la vraie place d'un homme juste est aussi une prison» (Civil Disobedience).

Maintenant que l'étrange "ordonnance de suppression" en Australie a été levée, nous sommes libres de dire ce qui est évident depuis plusieurs années maintenant. La poursuite du cardinal Pell a été une monstrueuse erreur judiciaire, une persécution religieuse perpétrée par des moyens judiciaires.

Le cardinal Pell a été condamné en décembre dernier pour avoir agressé sexuellement deux garçons de 13 ans en 1996. Le processus qui a abouti aux condamnations a été, dès le départ, une stratégie calculée pour corrompre le système de justice pénale à des fins politiques.

Et maintenant, le Cardinal Pell est en prison, en attente de sa sentence le mois prochain. Il n'y a aucune honte pour le Cardinal Pell à être en prison; la honte est suffisamment abondante pour être portée par tous ceux qui l'y ont mis.

(...) Cela aurait dû être un jeu d'enfant pour les procureurs de Victoria (l'État d'origine du cardinal Pell en Australie) de condamner délibérément, avec malveillance et à tort le cardinal Pell, qui avait fait l'objet pendant des années d'une campagne de diffamation des médias australiens (*). L'intensité de la diffamation devait rendre possible de trouver un jury de 12 personnes à Melbourne qui croie que le Cardinal Pell avait abusé sexuellement des garçons.

Pourtant, l'affaire contre le cardinal Pell était si grotesquement fantasmagorique qu'il a fallu aux procureurs deux tentatives pour obtenir la condamnation. Le premier procès, en septembre, s'est terminé par un jury dans l'impasse (hung jury), les jurés ayant voté par 10 voix contre 2 pour l'acquittement [alors que l'unanimité est requise ndt]. Un nouveau procès a suivi, et le jury est parvenu à l'unanimité nécessaire pour prononcer la condamnation en décembre.

LES FAITS PRÉSUMÉS DE L'AFFAIRE
--------------------

Il est important pour les catholiques de connaître les détails de l'affaire, pas seulement les déclarations sommaires selon lesquelles [les accusations] étaient "faibles". Elles étaient impossibles.

Selon l'accusation, le cardinal Pell, au lieu de saluer les gens après la messe, comme il en avait l'habitude, a quitté immédiatement tout le monde dans la cathédrale Saint-Patrick pour se rendre sans accompagnement à la sacristie. Arrivé seul dans la sacristie, il trouva deux enfants de chœur qui, d'une manière ou d'une autre, avaient quitté le cortège des cinq autres douzaines d'enfants de chœur et buvaient du vin d'autel.

Après les avoir surpris sur le fait, il a rapidement décidé de les agresser sexuellement - «pénétration orale», pour être désagréablement précis.

Il l'a fait immédiatement après la messe, la porte de la sacristie ouverte, alors qu'il portait tous ses parements liturgiques et pouvait raisonnablement s'attendre à ce que le sacristain, le maître de cérémonie, les servants ou les concélébrants puissent entrer, sortir ou même passer par la porte ouverte, comme il est d'usage après la messe.

Pendant ce temps, il y avait des douzaines et des douzaines de personnes dans la cathédrale, priant ou déambulant.

Toute l'affaire s'est déroulée en six minutes, après quoi les garçons sont allés à la répétition de la chorale et n'en ont jamais parlé à personne pendant 20 ans, pas même entre eux. En effet, l'un des garçons, qui est mort d'une overdose d'héroïne en 2014, a explicitement dit à sa mère, avant de mourir, qu'il n'avait jamais été victime d'abus sexuel.

Les faits prétendus sont virtuellement impossibles à accomplir
. Demandez à n'importe quel prêtre d'une paroisse de taille normale - sans parler d'une cathédrale - s'il serait possible de violer des enfants de chœur dans la sacristie immédiatement après la messe. Soixante secondes - et encore moins six minutes - ne passeraient pas sans que quelqu'un, ou plusieurs personnes, entrent et sortent, ou du moins passent par la porte ouverte. Demandez à n'importe quel prêtre s'il est habituellement seul dans la sacristie immédiatement après la messe, alors qu'il y a encore des gens dans l'église et que le sanctuaire n'a pas encore été nettoyé.

De plus - encore une fois, avec toutes mes excuses pour être explicite - il n'est pas possible d'effectuer la pénétration alléguée tout en étant entièrement habillé pour la messe. Encore une fois, demandez à n'importe quel prêtre - sans parler d'un archevêque, qui est plus lourdement revêtu - à quel point il est gênant d'avoir à aller aux toilettes, si nécessaire, après avoir revêtu les parements. Cela exige de se dévêtir, du moins en partie, ou une manipulation maladroite des divers vêtements, ce qui rend difficile l'utilisation des toilettes, pour ne pas parler d'une agression sexuelle.

Le plaignant a dit que le cardinal Pell avait juste écarté ses vêtements, ce qui est impossible, étant donné que l'aube n'a pas de telles ouvertures.

Ce que le cardinal Pell a été accusé d'avoir fait est tout simplement impossible, même s'il avait été assez fou pour le tenter. De plus, un homme qui tente de violer des garçons dans un lieu public avec d'autres personnes autour est le type de délinquant téméraire habitué d'un tel comportement. Ce n'est, bien sûr pas le cas.

LA CORRUPTION DE LA POLICE
-----


Il n'est pas étonnant qu'un jury de 12 citoyens ordinaires ait pu être convaincu, contre toute évidence et tout bon sens, que le cardinal Pell était coupable. Après tout, des dizaines et des dizaines de policiers et de procureurs hautement qualifiés et expérimentés ont décidé que l'ancien archevêque de Sydney était coupable avant même que des accusations soient portées. Telle est la haine de l'Australie pour l'Église catholique en général et George Pell en particulier.

En 2013, la police de Victoria a lancé l'opération "Tethering" pour enquêter sur le cardinal Pell, bien qu'aucune plainte n'avait été déposée contre lui. Il s'en est suivi une campagne de quatre ans pour trouver des personnes prêtes à l'accuser d'abus sexuels, une campagne qui incluait la publication par la police du Victoria d'annonces dans les journaux pour demander des plaintes pour abus sexuels à la cathédrale de Melbourne - avant même qu'il n'y en ait eu.

La police avait son homme et avait juste besoin d'une victime.

Alors que l'Australie traversait l'épreuve d'une commission royale d'investigation sur les abus sexuels - l'Église catholique se taillant la part du lion - ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un puisse être trouvé pour dire quelque chose, ou se souvenir de quelque chose, ou, si nécessaire, le fabriquer entièrement. Le fait qu'après tous ces efforts, la police du Victoria n'ait pu monter qu'un dossier aussi fragile est en soi une indication puissante que le cardinal Pell n'est pas un agresseur sexuel.

TÉMOIGNAGE - OU NON - DES PLAIGNANTS
----

Dans les affaires de violence sexuelle, dans le Victoria, la victime témoigne à huis clos, de sorte que le public ne la connaît pas et ne peut évaluer la crédibilité de ce qui a été dit.

Au premier procès, le plaignant a témoigné devant le jury. Ils ont voté contre la condamnation. Au deuxième procès, le plaignant n'a pas témoigné du tout, mais à la place les dossiers de son témoignage au premier procès ont été présentés. Il semble que le premier jury, qui a entendu le plaignant en direct, l'a trouvé moins crédible que le second jury, qui ne l'a pas rencontré en direct.

Le cardinal Pell a donc été condamné sur la foi du témoignage d'un seul témoin qui a présenté une histoire incroyable, sans corroboration, sans aucune preuve physique et sans aucun comportement antérieur
, par dessus l'insistance acharnée de l'auteur présumé que rien de ce genre ne s'était jamais produit. Cela, presque par définition, se rapporte à la règle du doute raisonnable.

Plus étonnant encore, le jury a condamné le cardinal Pell pour avoir agressé le deuxième garçon, bien qu'il ait démenti à sa propre famille avoir été agressée. La deuxième victime présumée est décédée en 2014. Il n'a jamais porté plainte, n'a jamais été interrogé par la police et n'a jamais été examiné au tribunal.

Sans la haine publique à l'égard du cardinal Pell, une telle affaire n'aurait jamais été portée devant les tribunaux
. Mais tout comme les policiers avaient leur homme avant d'avoir des accusations ou des preuves, les magistrats savaient qu'ils avaient de bonnes chances d'obtenir un jury tellement déterminé à avoir le cardinal Pell qu'ils n'ont eu qu'à leur donner une chance.

UN PROCÈS SECRET
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En vertu de la loi du Victoria, un juge peut émettre une "ordonnance de suppression" qui interdit tout reportage sur une affaire s'il le juge nécessaire pour protéger un procès des pressions publiques indues. L'"ordonnance de suppression ", qui signifiait que même les accusations portées contre le cardinal Pell n'ont été révélées que cette semaine, plus de deux mois après sa condamnation, visait apparemment à protéger le droit du cardinal Pell à un procès équitable.

En fait, elle a permis aux magistrats de ne pas avoir à défendre la faiblesse de leur cause devant le tribunal de l'opinion publique. Si, il y a presque deux ans, les magistrats avaient dû soutenir publiquement que le cardinal Pell avait violé deux choristes dans une cathédrale bondée immédiatement après la messe dominicale, il y aurait eu au moins une certaine pression sur le procureur général de Victoria pour qu'il examine si la justice populaire était sur pied, comme elle l'était l'année précédente en Australie où l'Archevêque d'Adelaide Philip Wilson avait été condamné pour avoir couvert une affaire d'abus sexuel. Il avait été condamné et, bien qu'il n'ait pas voulu démissionner avant que son appel ne soit entendu, les pressions du Vatican, de ses frères évêques et du Premier ministre australien l'ont forcé à partir.

Quelques mois plus tard, il a été acquitté en appel, et le juge de la cour d'appel a statué que le jury qui l'avait reconnu coupable avait probablement été influencé par la fureur du public contre l'Église catholique.

C'est ce qui s'est passé cette fois encore.

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NDT
(*) Dans un article de 2014 (cf. www.lifesitenews.com), George Weigel notait déjà que «l'hystérie médiatique anti-Pell a atteint un sommet en 2014 avec la publication d'un livre [prétendu d'investigation], "Cardinal : The Rise and Fall of George Pelldont l'auteur, Louise Milligan, reporter à la principale chaîne de télévision australienne ABC, a reçu de nombreuses récompenses (décernées par ses pairs des médias...) dans son pays pour sa couverture des procès de Pell à ABC... ce qui est évidemment très significatif du climat. Weigel définissait le livre comme «un travail de démolition (hatchet job) truffé d'inexactitudes et d'accusations sans fondement».


Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/pell-la-chasse-aux-sorcieres.html
Gilbert Chevalier
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Re: Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 14 Mar - 20:50

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 11 mars 2019 a écrit:
Après les condamnations des cardinaux Pell et Barbarin,
une Église assiégée et déboussolée




En Australie, le cardinal George Pell vient de finir en prison. En France, l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, vient d’être condamné à trois mois de prison avec sursis.  Et il n’est pas à exclure que d’autres cardinaux et évêques haut placés se retrouvent bientôt sur le banc des accusés des tribunaux civils pour avoir perpétré ou « couvert » des abus sexuels sur mineurs.

Pour l’Église catholique, cela ouvre une question très grave devant laquelle on dirait qu’elle ne sait plus très bien comment agir.
En particulier en ce qui concerne les trois questions suivantes.

1. Un tribunal spécial pour juger le Pape ?

Le cardinal Pell et le cardinal Barbarin ont été condamnés sur base de preuves discutables, tous deux au cours d’un second procès alors que le premier n’avait débouché sur aucune condamnation. Dans le cas de Barbarin, le parquet avait d’ailleurs demandé sa relaxe.  Tous deux clament leur innocence et ont fait appel de la décision.

Mais en attendant, au sein de l’Église, le premier a reçu l’interdiction d’exercer tout ministère public et d’entrer en contact avec des mineurs pendant que son procès était encore en cours.  Et le second vient d’annoncer sa démission il y a quelques jours, certain que le Pape l’accepterait.

En ce qui concerne le cas du cardinal Pell, l’information a été donnée que la Congrégation pour la doctrine de la foi allait ouvrir un procès canonique. Et il est probable que ce sera pareil pour Barbarin.

Mais quel procès ? Et comment ?  La règle générale concernant les évêques présumés coupables ou négligents en matière d’abus se trouve dans la lettre apostolique « Comme une mère aimante » publiée par le pape François en juin 2016 dans laquelle – comme il l’a ensuite expliqué pendant la conférence de presse de retour d’Irlande le 26 août 2018 – «  on prétendait qu’il fallait un tribunal spécial pour juger les évêques », le même pour tous.  Mais rapidement, le même pape François a considéré « qu’en pratique, ce n’était pas possible » et il a préféré recourir à un jury constitué au cas par cas.  Comme dans le cas – a-t-il donné en exemple – de l’archevêque de Guam, Anthony Sablon Apuron, condamné en première instance par la Congrégation pour la doctrine de la foi mais dont l’appel a été traité par François lui-même avec l’aide d’une commission de canonistes.

Tout cela montre bien que les procédures continuent à être incertaines. En novembre dernier, François interdisait à la Conférence épiscopale des États-Unis de voter la création d’un organisme indépendant de laïcs chargé d’effectuer les devoirs d’enquêtes préliminaires sur les évêques mis en cause.  Mais même la solution de rechange soutenue par le cardinal Blase Cupich, et par le Pape à travers lui, consistant à confier l’enquête préliminaire au métropolite de la province ecclésiastique de l’accusé, est loin d’être codifiée, malgré qu’elle ait été à nouveau présentée par Cupich en personne au sommet du Vatican des 21-24 février consacré à la façon de combattre le fléau des abus sexuels.

Certains objectent entre autre à cette proposition de Mgr Cupich que confier l’enquête préliminaire au métropolite – ou à un autre évêque – de la province de l’accusé, c’est risquer de confier le jugement à des clercs qui appartiennent souvent au même sérail et qui seront donc tentés de s’entraider.

Mais il y a plus. Si la manière de traiter le cas d’un évêque présumé coupable ou négligent est encore incertaine, que faire quand c’est le pape en personne qui est mis en cause ?

Car c’est bien ce qui est en train de se passer. François n’a pas encore répondu à ceux qui – comme Carlo Maria Viganò, l’ex-nonce aux États-Unis – l’ont accusé d’avoir protégé et promu jusqu’au bout l’ex-cardinal Theodore McCarrick malgré qu’il était au courant de ses nombreux abus.  Et il continue à se taire plus de six mois après avoir promis aux journalistes pendant la conférence de presse dans le vol de retour d’Irlande le 26 août 2018 : « Enquêtez et puis je parlerai ».

En outre, l’ombre d’une autre affaire plane encore davantage sur le pape François, il s’agit de l’affaire de l’évêque argentin Gustavo Óscar Zanchetta, secrétaire de la Conférence épiscopale argentine puis promu évêque d’Orán à l’été 2013 avant de démissionner pour des « raisons de santé » assez floues à l’été 2017 mais rapidement élevé par le pape, en décembre de la même année, à une charge vaticane créée sur mesure pour lui d’« assesseur » de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, en dépit que des dénonciations très détaillées des exactions de Zanchetta avaient été transmises par des ecclésiastiques du diocèse d’Orán aux autorités compétentes, en Argentine et à Rome, à plusieurs reprises entre 2015 et 2017.

Là encore, le pape François se tait. La seule décision qui ait été rendue publique, c’est que Rome a ordonné une enquête préliminaire en Argentine sur Mgr Zanchetta.

Si jamais cette enquête, une fois remise à Rome, devait confirmer la responsabilité du pape François, il restera encore à voir comment concilier l’exigence d’un juste procès avec le droit canonique qui spécifie au canon 1404 que « Le Premier Siège n’est jugé par personne » mais au §2 du canon 1405, il spécifie que « à moins d’en avoir reçu au préalable le mandat, un juge ne peut connaître d’un acte ou d’un document confirmé en forme spécifique par le Pontife Romain. »

2. Procès canonique ordinaire ou « administratif » ?

Dans le cas de McCarrick, la Congrégation pour la doctrine de la foi a décrété le 15 février dernier la réduction de ce dernier à l’état laïc, au terme d’un procès pénal de type administratif, c’est-à-dire d’une procédure simplifiée et abrégée.

La Congrégation procède pratiquement toujours de la sorte, de manière extrajudiciaire, pour traiter les milliers de dossiers d’abus qu’on lui envoie. En ce qui concerne McCarrick, c’est ce qui a permis d’arriver rapidement à un jugement de réduction à l’état laïc avant l’ouverture du sommet convoqué au Vatican du 21 au 24 février.  Mais cela a également entraîné un grave inconvénient : l’impossibilité de reconstruire devant la justice le réseau de complicités et de faveurs dont McCarrick a bénéficié pendant des années jusque dans les plus hauts échelons  d’une hiérarchie qui était pourtant au courant de ses exactions.

Pour ne pas parler du retard incompréhensible dans la publication de tout ce qui a été documenté au sujet de McCarrick, « dans les archives des dicastères et dans les bureaux du Saint-Siège ». L’annonce de la publication de ces documents, ainsi que des résultats de l’enquête préliminaire qui avait mené à son exclusion du collège des cardinaux, a été faite le 6 octobre dernier.  Le jour suivant, le cardinal Marc Ouellet, le Préfet de la Congrégation pour les évêques, avait confirmé dans une lettre adressée à l’ex-nonce aux États-Unis, Carlo Maria Viganó, qu’à partir de 2006, des « restrictions » en matière de déplacement et d’apparitions publiques avaient bien été imposées, de manière discrète, à McCarrick, « à cause des rumeurs concernant son comportement », des restrictions auquel ce dernier n’a jamais obéi. Aujourd’hui, plus de cinq mois se sont écoulés depuis le 6 octobre dernier et le dossier annoncé n’a toujours pas été publié.

Quelle sera donc la procédure que la Congrégation pour la doctrine de la foi adoptera pour le procès canonique à charge du cardinal Pell ?

Il est entendu que la Congrégation attendra le résultat du procès en appel demandé par Pell en Australie dont l’audience préliminaire a été fixée au 5-6 juin avant d’émettre son propre jugement, car il faut garder en tête que c’est ainsi que le Saint-Siège traite habituellement les cas similaires, en procédant par voie administrative après qu’un tribunal civil ait rendu son verdict.

Dans les affaires du même genre, le Saint-Siège fonde généralement son jugement sur les actes du tribunal civil. Ce qui revient à dire que si la justice australienne rend à nouveau un verdict de culpabilité dans l’éventualité d’un procès en appel, une condamnation religieuse suivra automatiquement avec une réduction du cardinal Pell à l’état laïc.

C’est pourquoi on s’attend à ce que les avocats du cardinal Pell insistent pour que le Saint-Siège n’opte pas pour une procédure administrative en ce qui concerne leur client mais plutôt pour un procès canonique en bonne et due forme, qui dépendra moins du verdict du procès australien. En d’autres mots un procès, plus autonome, plus libre et plus souverain.

3. Absolution ou condamnation, toutes deux seront cher payées

Qu’adviendra-t-il quand le Saint-Siège rendra son verdict sur le cas du cardinal Pell ?

S’il est reconnu coupable, à l’instar de ce qui pourrait être décidé par la cour d’appel australienne, la décision sera applaudie par l’opinion publique laïque ainsi que par les militants de la « tolérance zéro » au sein de l’Église.

Mais certains ne manqueront pas d’y voir une violation des droits élémentaires à un procès équitable, vu l’inconsistance des accusations, ainsi qu’un acte très dommageable de soumission de l’Église aux pouvoir séculier.

Si en revanche il est reconnu innocent, à l’inverse de ce que le tribunal australien pourrait décider, certains apprécieront l’autonomie – et le courage – de l’Église qui tirerait les conséquences d’une l’absence de preuves soutenant les accusations.

Ce qui ne manquera pas d’enflammer la polémique non seulement dans l’opinion publique laïque mais également dans ces milieux d’Église qui estiment qu’il est impardonnable qu’un évêque soit ne fût-ce qu’accusé d’avoir « couvert » un abus, quel que soit l’issue du jugement civil.

C’est par exemple ce qu’écrit noir sur blanc l’ex-juge du tribunal interdiocésain de Lyon, Pierre Vignon, au sujet du cardinal Barbarin, dont il a publiquement réclamé la démission l’été dernier, avant même la fin du deuxième procès contre lui et après un premier procès qui l’avait acquitté :

« On m’a demandé plusieurs fois comment je réagirais si le cardinal sortait innocenté de sa comparution devant le tribunal correctionnel. La réponse est très simple. La conscience d’un chrétien n’a pas à attendre la sentence d’un tribunal correctionnel pour savoir où se trouve son devoir. Si le cardinal Barbarin n’est pas condamné, il restera qu’il n’est pas la personne qui peut aller au-devant des victimes »

C’est également le message du film « Grâce à Dieu » qui a justement pour protagoniste et pour cible le cardinal Barbarin et qui a été diffusé peu avant que le tribunal de Lyon ne rende son verdict.

En revenant au cas du cardinal Pell, certains craignent en effet que le gouvernement australien – sous la pression de l’opinion publique – ne considèrent une absolution ecclésiastique du cardinal comme une condamnation implicite du système judiciaire australien et par conséquent qu’il ne décide de rompre ses relations avec le Saint-Siège et de faire pression pour son éviction du concert des États souverains.

Que ce scénario-catastrophe soit vraisemblable ou pas, il n’en reste pas moins que l’Église vit actuellement en état de siège.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/apres-les-condamnations-des-cardinaux-pell-et-barbarin-une-eglise-assiegee-et-deboussolee/
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