Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist

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Message par Gilbert Chevalier le Mar 27 Aoû - 20:50

\"Benoît-et-moi", le 22 août 2019 a écrit:
Le cardinal Pell condamné par la justice australienne

L’appel a été rejeté par le Tribunal du Victoria. A noter: la réaction très « en retrait » (‘c’est une litote!) de la hiérarchie de l’Eglise, tant en Australie qu’à Rome
Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist - Page 2 Pell-condamné

J’attendais hier avec impatience le résultat de l’appel déposé par le cardinal contre sa condamnation en première instance à six ans de prison pour faits de pédophilie. Évidemment, je suis déçue, et triste, que la condamnation ait été confirmée. Si je n’en ai pas parlé hier, c’est parce que beaucoup l’ont fait, et qu’il n’y a malheureusement pas grand chose de plus à dire.

Ce que je retiens, c’est la trahison (même si le mot peut paraître un peu fort, il n’est que le triste reflet de la réalité) de l’Église institutionnelle, tant locale qu’à Rome, qui a capitulé sans condition devant la justice des hommes, s’abritant hypocritement derrière « la solidarité avec les victimes » (présumées!): que n’y a-t-elle pensé plus tôt!

Trahison bien résumée ici – en lisant entre les lignes pour interpréter correctement l’adverbe prudemment.
www.levif.be[/mention] a écrit:Le Vatican a réagi prudemment mercredi au rejet par un tribunal de Melbourne de l’appel introduit par le cardinal australien George Pell de sa condamnation pour abus sexuel sur mineur.

« En réitérant son respect pour le système judiciaire australien, assuré le 26 février lors de l’énoncé du jugement en première instance, le Saint Siège prend acte de la décision du tribunal de rejeter l’appel déposé par le cardinal Pell », a déclaré le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, dans un communiqué. « Le Saint Siège se tient, ainsi que l’Eglise d’Australie, aux côtés des victimes d’abus sexuels et confirme son engagement à poursuivre, par le biais des autorités ecclésiastiques compétentes, les membres du clergé qui se sont rendus coupables de tels faits ».

Le cardinal va avoir besoin de notre soutien.

Pour mémoire, je reproduis encore une fois l’adresse où l’on peut lui écrire… en principe (si tant est qu’il reste dans la même prison):


George Cardinal Pell,
Melbourne Assessment Prison,
317-353 Spencer St.,
West Melbourne, 
VIC 3003
Australia



Pell laissé seul par l’Église, mais les fidèles avec lui



Nico Spuntoni
NBQ
22 août 2019
Ma traduction

La Conférence épiscopale australienne accepte la sentence de l’appel qui condamne le cardinal et souligne l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Solidarité avec les victimes d’abus, mais aucune mention de la condition du cardinal qui continue à se proclamer innocent et qui ne peut même pas célébrer la messe en prison. Pour le soutenir derrière les barreaux, il y a en revanche un mouvement populaire. Auquel se joint même l’un des trois juges de Victoria en désaccord avec la sentence.

La Cour d’appel de Victoria a rejeté à la majorité – mais pas à l’unanimité – l’appel interjeté par le cardinal George Pell contre la peine de première instance qui l’avait condamné à six ans de prison pour abus pédosexuels. L’ancien Préfet du Secrétariat à l’Économie du Vatican a fait savoir qu’il était déçu du verdict prononcé par la juge suprême Anne Ferguson, mais il continue de se proclamer innocent. Son équipe d’avocats, quant à elle, examine les dossiers pour envisager d’interjeter appel devant la Haute Cour australienne. Les avocats n’ont plus que 28 jours pour franchir cette dernière étape.

Entre-temps, la confirmation de la condamnation du cardinal a été saluée par la Conférence épiscopale australienne avec une note encourageant l’acceptation de la sentence et soulignant l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Dans le communiqué, signé par le Président, Mgr Coleridge, les évêques tiennent à faire savoir que ce processus provoque la douleur de toutes les victimes des abus perpétrés par des prêtres, réaffirmant leur intention de travailler pour que les églises deviennent un lieu toujours plus sûr pour les mineurs. Le document ne fait cependant aucune mention de la condition du cardinal qui continue de se proclamer non coupable.

En Australie, comme dans le reste du monde, un mouvement d’opinion s’est créé, convaincu de son innocence. C’est à eux que Pell a voulu exprimer ses pensées et sa gratitude immédiatement après avoir pris connaissance de la réponse de la Cour de Victoria. Le procès du plus important prélat du pays a suscité un énorme intérêt dans l’opinion publique nationale, divisant la communauté nationale d’une manière presque viscérale. La crainte des ‘innocentistes’ est que le cardinal puisse devenir une sorte d’ « agneau sacrificiel » qui doit expier les péchés de l’Église catholique dans le scandale des abus.

Un danger contre lequel a mis en garde Peter Kidd lui-même, le juge qui avait prononcé la condamnation de première instance à six ans et qui, malgré cela, avait appelé à ne pas considérer le cardinal comme « le bouc émissaire de chaque échec perçu de l’Église catholique ».
L’appel rejeté par la Cour d’appel de Victoria revenait sur le « caractère déraisonnable de la motivation » qui, selon l’équipe d’avocats de la défense, était à la base du verdict de culpabilité prononcé en première instance. Les abus présumés ont été commis à deux reprises, entre 1996 et 1997, et deux enfants de chœur de la cathédrale St Patrick de Melbourne en ont été victimes.

La première plainte remonte à juin 2015 et n’a été déposée que par l’un des deux parce que l’autre était mort entre-temps. Ce dernier, cependant, avait démenti à sa mère en 2001 avoir été molesté par le cardinal dans les années où il était enfant de chœur. L’accusation est donc fondée sur le témoignage du plaignant, contesté par Pell. En raison du type d’appel présenté par les avocats (les motifs initiaux étaient au nombre de trois, mais deux autres – de nature procédurale – ont été rejetés), on a demandé à la Cour d’appel d’évaluer si la preuve examinée par le jury était crédible hors de tout doute raisonnable pour condamner l’accusé.

Sur ce point, il n’y a pas eu unanimité des trois juges: pour Mark Weinberg, contrairement à ses collègues Anne Ferguson et Chris Maxwell, le plaignant était « enclin à embellir des aspects » de son histoire, notant que celle-ci n’était pas exempte de « contradictions » et « d’insuffisances ». Selon Weinberg, en outre, ce n’est pas seulement le caractère criticable de ce témoignage qui se heurte à la question du « caractère déraisonnable de la motivation » avancée par la défense, mais c’est aussi la reconstruction des deux épisodes présumés criminels qui semble par moments invraisemblables.

À son avis, il y aurait donc une possibilité réelle qu’une personne innocente se retrouve derrière les barreaux. La défense avait mis l’accent sur la reconnaissance de l’impossibilité d’exécuter les faits contestés tels que racontés par le plaignant, se référant aux déclarations du cérémoniaire et du sacristain de l’époque selon lesquelles il aurait été « physiquement impossible » pour le cardinal de se livrer à l’agression dans un délai aussi court, se libérant avec facilité des lourds vêtements liturgiques qu’il portait.

Mais les juges Ferguson et Maxwell ont rejeté la thèse de l’impossibilité physique, considérant que le jury avait respecté le principe de l’absence de doute raisonnable dans son jugement de culpabilité. Les différentes condamnations des trois juges ont mûri après onze semaines au cours desquelles les toges ont été appelées à lire les quelque 2000 pages relatives au procès de première instance et à se rendre en personne à la Cathédrale Saint-Patrick, lieu des violences présumées.

Que va-t-il arriver au cardinal Pell ? Il n’est pas si évident que l’on aille jusqu’au recours à la Haute Cour, puisque celle-ci ne s’occupe généralement pas de réexaminer les preuve sur lesquelles le jury et la Cour d’appel ont déjà statué. En attendant, l’ex-trésorier du Vatican, après avoir entendu le verdict dans la salle d’audience, est retourné à la prison de Melbourne d’où il ne pourra sortir qu’en octobre 2022 en cas de bonne conduite.

Une source proche de lui a révélé à La Nuova Bussola Quotidiana que le cardinal est très serein et vit cette dure expérience comme une épreuve à offrir à Dieu. Depuis son entrée en prison, Pell a maigri, mais son état de santé est bon, il reste isolé pour des raisons de sécurité et se félicite de l’existence d’un vaste mouvement d’opinion convaincu de son innocence. Toutefois, il ne peut toujours pas célébrer la Sainte Messe, mais il se sent encouragé par la conscience des nombreuses prières récitées pour lui chaque jour.

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/08/22/le-cardinal-pell-condamne-par-la-justice-australienne/


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Mar 27 Aoû - 20:58, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 27 Aoû - 20:56

\"Benoît-et-moi", le 23 août 2019 a écrit:
La condamnation du cardinal Pell

La justice australienne n’était-elle que le bras armé d’une décision déjà prise derrière les murs du Vatican, sur fond de magouilles financières ? Une hypothèse polémique, et qui sent la théorie du complot, diront certains. C’est en tout cas celle avancée par un prêtre italien qui anime un blog très fréquenté, l’Isola di Patmos. On notera que la hiérarchie vaticane a appliqué ici à plein la présomption… de culpabilité. Pourquoi ?

Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist - Page 2 Pell23081


Le cardinal Pell a été condamné au Vatican,
le Tribunal australien n’est que le bras armé…

Isola di Patmos
Ariel S. Levi di Gualdo
21 août 2019
Ma traduction

Le cardinal George Pell a été condamné au Vatican, le tribunal australien n’est que le bras armé. Pendant ce temps, le Saint-Siège offre sa solidarité aux victimes qui n’existent pas, tout en continuant à tourner le dos aux vraies victimes du régime actuel vaticano-cambodgien.

Ce que raconte l’unique présumée victime survivante – heureusement pour lui, il n’est pas parti pour un monde meilleur avec une seringue d’héroïne plantée dans sa veine comme l’autre témoin accusateur – est simplement impossible. Ou plutôt: tout serait possible et crédible comme le serait le fait de dire que le Souverain Pontife, après avoir tenu l’audience du mercredi dans la salle Paul VI, avant de retourner dans ses quartiers a pris une fille, l’a poussée dans un coin dans une petite pièce, puis l’a violée. C’est une image grotesque et impossible à croire, tout comme celle du cardinal George Pell qui, après une célébration, avec tous les prêtres et les fidèles présents, les choristes et instrumentistes, le personnel et les divers employés de la cathédrale, trouve le moyen de se retirer, sans que personne ne le voie, et ensuite de violer deux enfants.

L’intelligence et la capacité d’analyse critique sont aujourd’hui une denrée rare. Le sociologue Zygmunt Bauman [1925-2017] parle d’une société liquide. Dans notre situation de décadence imparable, nous ne pouvons plus parler de « liquide », mais de vapeur. Désormais, l’état de liquide s’est transformé en vapeur, nous devons donc parler d’une société vaporeuse.

Dans le silence embarrassé des médias du Saint-Siège, aujourd’hui entre les mains des cyniques petits-enfants du vieux Giulio Andreotti, la nouvelle sur le cardinal George Pell, à qui la Cour de justice australienne n’a pas permis de faire appel contre la condamnation pour le crime de pédophilie, est liquidée en quelques mots brefs et froids [voir communiqué de presse, ICI].

Le porte-parole du Bureau de presse du Vatican, d’un ton mielleux et ampoulé, annonce le tout puis réaffirme la proximité du Saint-Siège avec ses victimes. Avant tout, le porte-parole zélé – évidemment: ambasciator non porta pena! – réitère le respect pour les autorités judiciaires australiennes.

Le respect de la justice avant tout, bien sûr! Oui, mais quelle justice? Parce que de nos jours, il y a respect et respect. Si, en effet, les autorités judiciaires osent arrêter un bateau rempli d’immigrants clandestins musulmans en Méditerranée, alors, les coryphées habituels n’hésitent pas à accuser la justice d’injustice et n’ont aucun scrupule à appeler à la désobéissance civile. Mais, si un homme comme le cardinal George Pell est mis au pilori, le respect de l’autorité judiciaire est alors d’une rigueur absolue. Et tout le monde se tait: des petits-enfants de Giulio Andreotti en charge des médias du Vatican au Père Antonio Spadaro. Mais d’un autre côté, c’est bien connu: ce qui compte, c’est d’envoyer un cardinal faire le barman et apporter du café aux clochards qui font leurs besoins sous les marbres de la colonnade du Bernin sur la place Saint-Pierre, ou l’électricien pour rebrancher la lumière dans un centre social de Rome. Au contraire, pour un cardinal de soixante-dix-huit ans exposéau pilori, alors, nous sommes rapidement informés que :

« Comme pour les autres événements, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi attend le résultat du processus en cours et la conclusion finale de tous les degrés de jugement avant de s’occuper de l’affaire ».

Si cela ne suffisait pas, voici l’explication de la petite sœur (ndt: suorina: formulation ironique pour désigner les responsables de la com’ vaticane) de la salle de presse :

« Comme l’a déclaré le Bureau de presse le 26 février dernier, le Saint-Père avait déjà confirmé les mesures de précaution prises à l’encontre de George Pell lors du retour du cardinal en Australie, à savoir, en règle générale, l’interdiction de l’exercice public du ministère et l’interdiction de tout contact, sous quelque forme que ce soit, avec des mineurs ».

Messieurs, expliquez-moi: le Tribunal suprême de la Signature apostolique, dont le Président actuel est cet aigle royal notoire de cardinal Dominique Mamberti existe-t-il toujours? La Congrégation pour la Doctrine de la Foi – avec ses compétences précises, y compris dans les affaires de pédophilie -, présidée elle aussi par un autre aigle royal, le Cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, existe-t-elle toujours? Car si j’ai bien compris, la Sainte Mère Eglise, avant de procéder à un procès canonique contre un clerc de haut rang, attend la sentence d’un tribunal laïc (!?), prévoyant, en attendant, de le limiter dans l’exercice du ministère, le suspendant de fait a divinis, partant ainsi de la présomption de culpabilité. D’après les déclarations des porte-parole officiels du Saint-Siège, ai-je bien compris ou non? Mais, dans le même temps, on n’hésite pas exfiltrer en toute hâte au Vatican et à trouver un office adéquat pour les amis de l’ami, afin de les soustraire à des procès civils après qu’ils aient vraiment fait quelque chose et aient été plus ou moins pris la main dans le sac. Est-ce que je me trompe, ou est-ce que je dis la vérité? Eh bien, étant donné que les deux seules questions dont l’Église est capable de parler aujourd’hui sont les immigrants et les pauvres, étant donné la grande capacité des bâtiments qui abritent à la fois le Tribunal suprême de la signature apostolique et celui de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pourquoi ne pas fermer ces institutions complètement inutiles en les transformant en logements pour Roms et sans-abri? Notre droit ecclésiastique interne, qui n’existe plus, confions-les directement au Parquet de Rome (…)

Question: mais ces pauvres et misérables journalistes vaticanologues, qui en tant que tels s’occupent des « affaires ecclésiastiques » ou des affaires du Vatican, réalisent-ils, ne serait-ce que vaguement ce qu’ils écrivent, et les contre-sens effrayants contenus dans leurs propos? Et … par pitié: qu’ils ne se justifient pas en disant « mais nous ne faisons que rapporter les faits » ! Parce que la déontologie professionnelle ne permet pas de se prêter à rapporter des faits faux ou falsifiés, surtout quand on sait qu’ils sont précisément faux et falsifiés, parce que cela a un nom précis, cela s’appelle: manipulation de l’opinion publique.

Retournons en arrière: le cardinal George Pell a été nommé Préfet des Affaires économiques du Saint-Siège en 2014, un poste qui équivaut à celui de ministre de l’économie. Pour autant que nous le sachions, il a même fait un excellent travail, en essayant de nettoyer et surtout de neutraliser une armée de personnages obscurs, tous strictement amis d’amis, qui pendant de nombreuses années ont cru pouvoir disposer à la fois des finances et des biens immobiliers comme si tout leur appartenait. Entre-temps, le Cardinal, participant au premier et au deuxième Synode sur la famille, prenant acte du déclin dramatique de la doctrine et de la foi au sein de l’Église et dans de larges franges de l’épiscopat et du clergé, n’a pas manqué de montrer toute son orthodoxie.

Le cardinal George Pell est « coupable » de deux choses: avoir essayé de mettre de l’ordre d’abord dans la vie des gens, afin de pouvoir vraiment mettre de l’ordre dans les finances; avoir montré une adhésion totale au dépôt de la foi catholique, à l’orthodoxie correcte et à la correcte orthopraxis de la doctrine catholique.

La question que tout le monde devrait se poser, mais que ceux à qui il reviendrait de le faire ne se posent pas, est très simple: pourquoi, tous ceux qui se sont retrouvés à gérer les finances du Saint-Siège ont-ils mal fini? Je ne suis pas économiste et j’évite de m’occuper de domaines qui ne sont pas les miens (…) mais les compétences qui me manquent, abondent au contraire chez d’autres personnes, par exemple chez Ettore Gotti Tedeschi, qui est économiste et a été président de l’Institut des œuvres de religion de 2009 à 2012. Peut-être aurait-il quelque chose à dire, ou plutôt: peut-être pourrait-il même expliquer comment il se fait que TOUS, y compris lui, ont fini frappés par les fils de haute tension, mettant la main sur certains événements économiques.

Cela dit, je vais maintenant passer à ce que je connais: en 2014, le cardinal George Pell a été convoqué pour la première fois comme témoin par la Commission royale australienne qui enquêtait sur les crimes liés aux abus sexuels. L’accusation portée contre lui, entre 2015 et 2016, était qu’il avait couvert des prêtres qui, dans les années 70, avaient abusé de mineurs.

Dans un premier temps, le Cardinal a répondu de Rome, par vidéoconférence, démentant devant la Commission australienne être au courant de ces événements dans le diocèse de Ballarat. En octobre 2016, il a été interrogé à Rome par des magistrats australiens, mais cette fois sous un tout autre chef d’accusation: il était lui-même coupable du crime de pédophilie dans son ancien diocèse de Melbourne. Après cet interrogatoire à Rome, en juin 2017, il a été formellement inculpé de violences sexuelles contre deux mineurs, un crime pour lequel il a été cité à comparaître devant le tribunal pénal australien compétent le 26 juillet.

Le Cardinal, qui occupait le poste de Ministre de l’Économie d’un État souverain, ne s’est pas prévalu de toutes les immunités que le droit international lui accordait, comme à tout ministre dans le monde, mais il a demandé au Saint-Siège de pouvoir se rendre en Australie pour se soumettre au procès et se défendre contre les fausses accusations portées contre lui. Non seulement il s’est toujours déclaré innocent, mais en décidant de le faire et en renonçant à toute immunité prévue par le droit international pour son poste, il a apporté la preuve qu’il était motivé par cette conviction sûre: puisqu’il est facile de prouver la fausseté des accusations, je vais répondre devant la justice, donnant la preuve de mon assurance et de mon innocence et en même temps de ma transparence. Dès lors, face au monde catholique et au Saint-Siège silencieux, tandis que les journalistes catholiques petits-fils de Giulio Andreotti s’occupaient de tout autres questions – y compris le péché d’idolâtrie ou, si nous préférons, de papolâtrie – pour le cardinal Pell s’ouvrait une nouvelle édition du procès grotesque de Franz Kafka.

Essayons maintenant de résumer l’accusation tirée des documents du procès, à partir d’un élément qui horrifierait même un tribunal criminel de la République populaire de Chine institué à l’époque de la Révolution culturelle de Mao Tse Toung : le Cardinal est jugé et ensuite condamné sur le témoignage livré à huis clos par une seule des deux victimes présumées, l’autre étant morte il y a plusieurs années, d’une overdose par héroïne. La victime présumée, sur la parole de laquelle le Cardinal a été condamné, puis l’appel rejeté ces jours-ci, a raconté que fin décembre 1996, il avait participé comme choriste (enfant de chœur?) à la messe dominicale, au terme de laquelle il était parti avec un autre enfant qui faisait également partie de la chorale. Sans qu’on ait plus de précision, ils se sont ensuite retrouvés dans la sacristie, située à l’arrière de la cathédrale. Peu de temps après, apparaît le Cardinal, qui vient de terminer la célébration. Après leur avoir gentiment reproché d’entrer dans la sacristie réservée à l’archevêque, le haut prélat prend un des garçons à part, se penche et pousse sa tête vers son pénis. Le témoin raconte alors qu’après l’avoir forcé à une relation sexuelle orale il a pris l’autre garçon, le forçant ainsi à avoir lui aussi un rapport sexuel oral. Selon le témoin, tout cela n’aurait duré que quelques minutes.
(…)

La victime présumée et témoin unique poursuit en racontant que quelques mois plus, le choriste (lequel?) a de nouveau été abusé, cette fois de manière violente, parce que ce qu’il dit a été poussé contre un mur du couloir et touché aux parties intimes : « Il y eut un moment où je fus immobilisé, puis il déboutonna son pantalon et défit sa ceinture ».

Si nous faisons lire les actes de ce procès par une commission composée d’un collège international indépendant d’avocats criminalistes, la réponse de tous les spécialistes sera unanime: … mais ce témoin unique, n’a-t-il pas été expulsé du tribunal et même, vu la figure et la notoriété de l’accusé, avec des excuses des juges pour la fausse accusation? Ce sont pourtant là des conclusions auxquelles ne semblent pas parvenir les petites soeurs timorées du Bureau de presse du Saint-Siège, et leur chef cynique en charge des médias du Vatican. Eh bien, dites-nous: s’agit-il d’un remake du Silence des agneaux représenté dans le célèbre film, ou du silence des complices coupables de cette condamnation écrite derrière les murs du Vatican et ensuite exécutée par le bras séculier du Tribunal australien?

Les juges australiens savent-ils ce qu’est plus ou moins une célébration présidée dans une église cathédrale par l’Archevêque métropolitain de Melbourne? Parce que ce que la victime présumée survivante raconte – heureusement qu’elle n’a pas fini dans un monde meilleur avec une seringue d’héroïne plantée dans la veine comme l’autre témoin accusateur – est simplement impossible. Ou plutôt: ce serait possible et crédible comme d’affirmer que le Souverain Pontife, après avoir tenu l’audience du mercredi dans la salle Paul VI, avant de rentrer chez lui, a pris une fille, l’a poussée dans un coin dans une petite pièce, puis l’a violée. C’est une image grotesque et impossible à croire, tout comme celle du cardinal George Pell qui, après une célébration, avec tous les prêtres et les fidèles présents, les choristes et instrumentistes, le personnel et les divers employés de l’église de la cathédrale, trouve le moyen de se retirer, sans que personne ne le voie, et ensuite de violer deux enfants.

Dans notre Église, inversée dans tous les sens du terme, je crois savoir assez bien comment fonctionne le mécanisme diabolique par lequel les pires délinquants sont protégés et les innocents punis, rien que pour avoir osé signaler aux autorités ecclésiastiques les pires actes des coupables, toujours et rigoureusement protégés jusqu’aux plus hauts échelons de l’Église. Après quoi, les ruffians destructeurs sont promus, ou au moins acteurs réjouis du processus de défiguration de la sainte épouse du Christ, et pendant ce temps-là, le cardinal George Pell est remis à un bras séculier qui a exécuté, peut-être sans même s’en rendre compte, une sentence écrite derrière les murs du Vatican. (…)

Reste le triste et dramatique fait que l’accusateur unique de ce cardinal a été cru, alors que l’armée des petites sœurs timorées du régime actuel Vaticano-Cambodgien en charge de l’information du Saint Siège, est silencieuse. Et ils se taisent parce que, aussi stupides et vains qu’ils soient dans leur opportunisme irrépressible, ils ont compris une chose: si vous touchez à certains pouvoirs cachés, vous finissez électrocuté sur les fils de haute tension ; et si vous restez en vie, alors ils vous le font payer durant toute votre existence terrestre.
(…)

Je crois que le cardinal George Pell est une victime de notre temps, un véritable agneau sacrificiel. Ce sont les preuves les plus irréfutables qui le démontrent: le principe total d’absurdité dans lequel s’est déroulé le procès, puis a été prononcée une condamnation qui ne tient pas debout. Mais personne ne le dit, à commencer par les petites sœurs des médias du Saint-Siège, convaincues que ce moment magique, dans le cercle duquel elles sont entrées, ne passera jamais. Quand il passera, alors ce sera pour elles le temps des pleurs et des grincements de dents [cf. Mt 13,42].

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/08/23/la-condamnation-du-cardinal-pell/
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 27 Aoû - 21:07

\"Benoît-et-moi", le 23 août 2019 a écrit:
Le cardinal Pell, victime de l’anticléricalisme

C’est un point de vue en apparence différent de celui de don Levi di Gualdo qu’a choisi ce journaliste américain catholique « conservateur », Michael Warren Davis, directeur du site Crisis Magazine. En réalité, ce point de vue ne s’oppose pas à celui du prêtre italien, il le complète et l’explique. Au fond, l’Église de Rome, pour se débarrasser de l’encombrant cardinal n’avait qu’à laisser agir ce mouvement massif d’opinion, porté par l’ensemble des médias.

Les coups de poignard maçonniques de l'Antéchrist - Page 2 Pell2382


Le Cardinal Pell est innocent.
Ceux qui le persécutent ne le sont pas

Michael Warren Davis
Crisis Magazine
22 août 2019
Ma traduction

La grenouille qui bout ne remarque jamais cette première milliseconde, quand l’eau dans sa casserole devient juste un demi-degré plus chaude. Ainsi, les catholiques vivant en Amérique vers 2019 ne peuvent pas apprécier l’ampleur de ce qui s’est passé cette semaine en Australie. Pourtant, je n’ai aucun doute que mes petits-fils le feront.

Voici les faits. En décembre 2018, le cardinal George Pell, ex-archevêque de Melbourne et préfet du Secrétariat à l’économie du Vatican, a été reconnu coupable d’abus sexuels sur deux enfants de chœur dans les années 1990. Il a interjeté appel de sa condamnation; le 21 août, un groupe de juges a voté à 2 contre 1 pour confirmer la sentence.

Sans l’ombre d’un doute, Son Eminence est innocente. Je veux dire, il est littéralement impossible que le Cardinal Pell soit coupable du crime qu’il est accusé d’avoir commis. Les actes d’abus décrits par l’accusation ne sont pas seulement ridicules, ils sont physiquement impossibles à accomplir pour tout homme. Il n’y avait aucun témoin de l’agression et aucune preuve médico-légale pour prouver sa culpabilité. Tous les prêtres, enfants de chœur et choristes de la cathédrale St Patrick de Melbourne ont témoigné que Pell célébrait la messe au moment de l’agression présumée.

Mais ne me croyez pas sur parole. Lisez les documents du tribunal. Lisez les nouvelles contemporaines. Lisez les centaines de laïus anti-Pell publiées ces dernières années. Commencez par le livre de démolition de Louise Milligan (*), « Cardinal ». Remarquez à quel point vous avez vite fait de vous rendre compte que les choses que vous lisez n’ont pas l’air de s’additionner. Vous vous retrouverez à revoir les mêmes paragraphes deux ou trois fois. Votre cerveau va commencer à vous démanger. « J’ai raté quelque chose », vous direz-vous: « Ça n’a aucun sens. »

En fait, vous n’avez rien raté. Ça n’a pas de sens. Et c’est parce que le Cardinal Pell est innocent. Les allégations sont fausses. Pourtant, le système judiciaire australien, la presse australienne et la majorité du public australien refusent de l’admettre. Un homme innocent – un homme saint, doux, honnête et compatissant – passera les six prochaines années en prison. Ensuite, il passera le reste de ses jours sur terre en tant que pédophile violent.

Tout Américain honnête, quelle que soit sa croyance, devrait être outré par l’injustice flagrante qui s’est produite dans une nation-soeur de l’autre côté du Pacifique.

Comment est-il possible que tant d’institutions – toutes conçues spécifiquement pour protéger les droits individuels et garantir une procédure régulière – puissent échouer simultanément et de façon aussi désastreuse? La réponse est tout simplement l’anticléricalisme.

Les corrompus, les décadents et les dépravés ont toujours détesté le saint sacerdoce du Christ. C’était vrai dans le cas de saint Télémaque, l’ermite du Ve siècle qui s’est jeté entre deux gladiateurs et a été tout de suite été lapidé à mort par la foule. C’est encore vrai aujourd’hui dans le cas du cardinal Pell, le plus grand défenseur de l’enfant à naître en Australie, longtemps ridiculisé pour ses efforts visant à protéger les familles en abrogeant les lois australiennes sur le divorce sans faute.

Toutefois, l’anticléricalisme s’est répandu encore plus depuis l’enquête du Boston Globe « Spotlight » au début des années 2000. Les pays avec de grandes minorités catholiques (comme les États-Unis et l’Australie) se sont lassés des hommes en col romain. Dans notre culture, les prêtres catholiques sont jugés coupables à moins d’être prouvés innocents. Ce fut littéralement le cas du cardinal Pell, puisqu’il n’y avait aucune preuve pour le condamner – seulement les accusations invraisemblables d’un jeune homme dérangé. Il a été condamné parce qu’il n’a pas pu prouver qu’il n’avait pas agressé ces garçons il y a une vingtaine d’années. A moins qu’il n’ait installé la vidéosurveillance dans la sacristie de la cathédrale dans les années 90, il n’y avait vraiment aucune chance que la cour permette à Son Éminence de s’en sortir.

D’ailleurs, même si les deux juges qui ont confirmé la condamnation ne sont pas eux-mêmes anticléricalistes, quel choix avaient-ils ? Le Cardinal Pell a été condamné par le tribunal de l’opinion publique il y a longtemps. Sa vie est déjà ruinée. Pourquoi devraient-ils entrer dans l’histoire comme ceux qui ont laissé un évêque pédophilie s’en tirer sans encombre? Parce que c’est juste? C’est une notion désuète, bien que ce ne soit pas vraiment quelque chose qui aitun rapport avec la classe juridique moderne.

Si de tels stéréotypes malveillants visaient n’importe quelle autre religion, ils seraient, bien sûr, décriés par tous les gens bien pensants comme venant de bigots sans vergogne. Par exemple, en avril dernier, le New York Times a publié une caricature grotesque dans son édition internationale montrant un chien avec le visage de Benjamin Netanyahu dirigeant un Donald Trump aveugle. Le chien portait une étoile de David sur son collier; son propriétaire portait une kippa. Le Times a été fustigé et a été contraint de s’excuser, à juste titre.

Pourtant, je doute qu’il y ait une réaction contre The Australian, le principal journal de centre-droit du pays, pour la caricature tout aussi vile qu’il a publiée le jour où l’appel du cardinal Pell a été rejeté. Elle montre un prêtre avec des cornes et une barbichette caché dans un confessionnal, qui est recouvert d’une énorme fermeture éclair, comme sur un pantalon d’homme. C’est vrai: l’anticatholicisme est vraiment le dernier préjugé qui reste acceptable.

Pourquoi? Parce que, dans des endroits comme Boston et Melbourne, la population nominalement catholique est en grande partie cela: nominale. Les gauchistes qui apportent un soutien de façade à la foi soutiendront néanmoins que l’Église doit « s’adapter à son époque » en ce qui concerne le mariage homosexuel, l’ordination des femmes, etc. Ces pseudo-catholiques donnent à leurs copains de gauche la permission de critiquer « leur » religion d’une manière qui serait autrement rejetée comme islamophobe, antisémite, etc.

Ces catholiques symboliques rappellent toujours une sainte grand-mère dont le souvenir leur donne encore une sorte d’affection nostalgique pour l’Église. Invariablement, c’est une paysanne polonaise analphabète, toujours en train de serrer son chapelet et de supplier saint Joseph de faire sortir son bon à rien de frère de la bouteille. Parce qu’ils ne détestent pas Babcia [grand-mère, en polonais] (même si elle était un instrument superstitieux et homophobe du patriarcat international), ils pensent qu’ils peuvent détester le dogme catholique, le rite catholique, le clergé catholique et pratiquement tous les catholiques pratiquants, sans se considérer comme des bigots anti-catholiques. En plus, ils aiment Joe Biden. Il est catholique, non?

Louise Milligan, principal bourreau du Cardinal Pell dans les médias australiens, s’inscrit dans cet esprit « catholique anti-catholique » comme un gant. Prenez ces extraits d’une interview accordée en avril au Financial Times:

Elle vient d’une famille irlandaise si catholique que sa grand-mère a refusé d’assister au mariage de l’un de ses 11 enfants parce qu’il n’avait pas lieu dans une église. Quand Milligan rencontre des femmes de son âge qui ont été agressées par des religieuses ou des prêtres, elle se dit « ça aurait pu être moi « ….

Milligan ne prétend pas être impartiale. Elle porte la colère des victimes de l’église comme une blessure de guerre. « J’ai été élevée comme une catholique très stricte et j’ai fait la communion en même temps que Julie Stewart [une victime], dit-elle. « Sa photo de première communion ressemblait à ma photo de première communion (…) ».

Il n’y a rien à voir ici, les amis. Juste une écolière catholique parfaitement normale.

Une partie du blâme doit aussi retomber sur nous: les fidèles catholiques dans les médias. Trop souvent, dans notre empressement à identifier les mauvais prêtres, nous oublions notre devoir de défendre les bons. Cela est devenu évident au fur et à mesure que les listes de « prêtres accusés de façon crédible » ont été acceptées comme preuve irréfutable de culpabilité. Aujourd’hui, de nombreux journalistes catholiques bien intentionnés contribuent à la culture de méfiance qui porte gravement atteinte au sacerdoce. Même si nous rejetons le stéréotype du prêtre pédophile, nous n’en faisons pas assez pour le réfuter.

Pourtant, nous avons autant le devoir de protéger les George Pells que de condamner les Theodore McCarricks. Les premiers peuvent même revêtir une importance particulière, précisément parce qu’aucun organe laïc ne risquera sa propre peau en exigeant un procès équitable pour un prêtre catholique âgé qui est accusé à tort de crimes odieux contre des enfants. À l’avenir, les journalistes catholiques doivent faire beaucoup plus pour protéger nos pères révérés de ces stéréotypes malveillants. Nous devons veiller à ce que les garanties d’une procédure régulière soient respectées et à ce que leur innocence soit présumée. On leur doit bien cela.

Nous le devons aussi à nos propres amis et familles, dont la foi dans le saint sacerdoce lui-même peut être corrompue par une rhétorique anticléricaliste. Nous le devons à nos fils, dont certains deviendront eux-mêmes prêtres, et qui souffriront durement aux mains des prêtres-prédateurs. Nous le devons à tous les jeunes hommes qui refusent d’accepter leur vocation sacerdotale, craignant la persécution légale et systémique, à juste titre, d’ailleurs.

Enfin et surtout, nous devons le faire pour nous-mêmes. L’Australie utilise le scandale Pell pour forcer notre clergé à violer le sceau du confessionnal si, en entendant la confession d’un confrère prêtre, celui-ci avoue avoir agressé des enfants. Rappelez-vous que les catholiques de Californie ont tout juste évité une loi semblable en juin dernier.

Ils s’en sont pris aux évêques, et maintenant ils s’en prennent aux prêtres. Qui vient après les prêtres? Les laïcs, bien sûr – moi. Vous.
Gilbert Chevalier
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