Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE !

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Message par Gilbert Chevalier le Lun 1 Juil - 10:50

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 20 juin a écrit:
Le train pour l’Amazonie est en marche.
Prochain arrêt l’Allemagne


Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Amazzonia

Depuis lundi 17 juin, le synode sur l’Amazonie convoqué à Rome pour le mois d’octobre prochain a  son « Instrumentum laboris », ce document de base qui fera l’objet des discussions.

Il compte 59 pages bien remplies mais ces quelques lignes au paragraphe 129 suffisent pour comprendre là où le pape François veut en venir :

« En affirmant que le célibat est un don pour l’Église on demande que, pour les zones les plus éloignées de la région, l’on étudie la possibilité de l’ordination sacerdotale d’anciens, de préférence indigènes, respectés et acceptés par leur communauté, même s’ils ont déjà une famille constituée et stable, afin d’assurer les sacrements qui accompagnent et soutiennent la vie chrétienne ».

La dernière fois que le Pape avait envisagé cet objectif, c’était dans la conférence de presse dans le vol de retour du Panama, le 27 janvier 2019, quand à la question : « Autoriserez-vous les hommes mariés à devenir prêtre ? », il avait d’abord répondu en citant Paul VI : « Je préfère donner ma vie plutôt que de changer la loi du célibat », mais tout de suite après, il avait admis une possibilité du genre « dans les régions les plus éloignées », comme dans les « îles du Pacifique » et « peut-être » en Amazonie et « en bien d’autres endroits ».  Pour finir, il avait recommandé la lecture d’un livre de l’évêque Fritz Lobinger qui lance entre autre l’idée – « intéressante » aux dires de François – d’ordonner des hommes mariés en ne leur confiant que le seul « munus », la fonction, d’administrer les sacrements et non ceux d’enseigner et de gouverner, comme c’est toujours le cas lors d’une ordination sacrée.

À 90 ans passés, Mgr Lobinger a été l’évêque d’Aliwal, en Afrique du Sud, de 1988 à 2004.  Mais il est né et a grandi en Allemagne, où il vit toujours.  Et il n’est pas le premier évêque ou théologien allemand sur lequel Jorge Mario Bergoglio s’est appuyé ces dernières années pour faire accroître l’intérêt et le consensus autour de l’ordination d’hommes mariés, avec l’Amazonie comme aire de lancement.

Avant lui, on peut citer le théologien et maître spirituel Wunibald Müller, avec lequel François a échangé des lettres en 2015 sur ce sujet, une correspondance ensuite rendue publique par ce même Müller.

Mais surtout, il faut se rappeler de cet évêque émérite de la prélature brésilienne de Xingu, Erwin Kräutler, 80 ans, autrichien, membre du conseil préparatoire du synode sur l’Amazonie, qui au cours de multiples rencontres avec le Pape a toujours été vivement encouragé par ce dernier à se battre pour ce résultat, notamment aujourd’hui en sa qualité de membre du conseil préparatoire du synode.

Pour ne pas parler du cardinal Cláudio Hummes, 85 ans, brésilien mais issu d’une famille allemande, qui soutient ouvertement depuis des années l’ordination d’hommes mariés.  Il est président du réseau ecclésial panamazonien qui rassemble 25 cardinaux et évêques des pays de cette région et c’est à lui que le Pape a demandé d’être rapporteur du synode.

Le tout avec l’inévitable bénédiction des cardinaux et théologiens allemands préférés du pape Bergoglio comme Walter Kasper, 86 ans, qui a déclaré dans une récente interview au quotidien « Franfurter Rundschau » que François n’attendait qu’une chose, c’était d’apposer sa signature au bas d’une décision du synode favorable à l’ordination d’hommes mariés.

L’axe entre le pape argentin et l’Allemagne ne concerne cependant pas que ce synode sur l’Amazonie.  Il y a également un avant et un après.

*

L’ « avant » a été la genèse du double synode sur la famille.

Dès le moment où le pape Bergoglio, élu depuis moins d’un an, a confié au cardinal Kasper l’exposé introductif du consistoire de février 2014 où ce dernier a soutenu la communion eucharistique aux divorcés remariés, le destin du synode sur la famille était déjà écrit.

Ce synode, au cours de ses deux sessions de 2014 et de 2015 s’est profondément divisé sur cette question mais François a tout de même décidé, d’autorité, de parvenir à l’objectif qui avait été fixé, quitte à ce que ce soit sous la forme ambigüe d’une note de bas de page de l’exhortation post-synodale « Amoris laetitia ».

Et depuis lors, n’importe quel évêque dans le monde peut décider d’autoriser dans son diocèse cette communion aux divorcés remariés pour laquelle plusieurs évêques allemands s’étaient déjà battus dans les années quatre-vingt-dix, Kasper à leur tête, mais pour se voir à l’époque opposer une fin de non-recevoir par le pape Jean-Paul II et par le cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi.

*

Après le double synode sur la famille, il y eut un intermède au Vatican, lui aussi avec un parfum germanique, ou plus précisément un parfum de cette ville de Suisse alémanique appelée Sankt Gallen, qui fut le siège de rencontres, avant et après l’an 2000, de ce club de cardinaux progressistes – et futurs grands électeurs du cardinal Bergoglio à la papauté – notamment représentés par les allemands Karl Lehmann et Kasper et par l’italien Carlo Maria Martini.

Il s’agissait de décider du sujet du prochain synode et, tout en haut de l’agenda du pape François, figurait la question de l’ordination des hommes mariés.

C’est-à-dire un autre de ces « thèmes essentiels » que le cardinal Martini avait proposé de traiter dans une série de synodes qui s’enchaîneraient, dans sa mémorable intervention au synode de 1999 et qu’il énumérait de la sorte :

« Le manque de ministres ordonnés, le rôle de la femme dans la société et dans l’Église, la discipline du mariage, la vision catholique de la sexualité… ».

Pourtant, le pape Bergoglio a préféré prendre son temps en choisissant le thème des jeunes pour le synode prévu en octobre 2018, avec comme sous-entendu d’y discuter éventuellement de « la vision catholique de la sexualité ».

Mais ce sous-entendu ne s’est pas concrétisé, par décision prudentielle de ce même pape Bergoglio en cours de route et ce synode sur les jeunes s’est conclu comme ayant été l’un des plus ennuyeux et inutiles de l’histoire.

Restait au programme pour 2019 ce synode spécial sur l’Amazonie.  Et c’est là que l’agenda Martini a refait surface, non seulement avec l’ordination des hommes mariés pratiquement décidée avant l’ouverture du synode mais aussi avec cet énigmatique espoir, toujours au paragraphe 129 de l’ « Instrumentum laboris » d’ « identifier le genre de ministère officiel qui pourrait être conféré aux femmes », qui ne serait pas le « diaconat féminin » renvoyé par le pape François à un « approfondissement ultérieur » mais à un « ministère », peut-être même sacramentel.

*

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.  Le synode sur l’Amazonie aura aussi un « après ».  Et c’est en Allemagne que ça se passera.

En mars dernier, la Conférence épiscopale allemande, réunie en assemblée plénière à Lingen, a mis en chantier un synode national avec trois forums préparatoires sur les thèmes suivants :


  • « Pouvoir, participation, séparation des pouvoirs », présidé par l’évêque de Spire, Karl Heinz Wiesemann ;
  • « Morale sexuelle », présidé par l’évêque d’Osnabrück, Franz-Josef Bode ;
  • « Formes de vie presbytérale », présidé par l’évêque de Münster, Felix Genn.


On se retrouve à nouveau en plein agenda Martini et dans les exposés introductifs de l’assemblée plénière de Linge, il est dit « apertis verbis » que l’on voulait en venir aussi bien à légitimer les actes homosexuels (un objectif manqué par le synode sur les jeunes) qu’à introduire l’ordination d’hommes mariés en Allemagne également (et donc plus seulement dans les lointaines périphéries de l’Église telles que l’Amazonie).

On a également insisté pour que de telles décisions puissent être adoptées à la majorité simple pour pas qu’une minorité puisse en bloquer l’entrée en vigueur et sans attendre de feu vert de la part de l’Église catholique dans son ensemble.

Tout laisse à penser que François n’ait pas soulevé d’objections à ce programme de l’Église d’Allemagne.

Pourtant, cette Église est l’une des plus sinistrées au monde, avec tous ses voyants dans le rouge, sauf ceux de la richesse en argent.  Et pourtant, c’est cette Église que le pape Bergoglio a érigée en phare de son pontificat.

Source : https://www.diakonos.be/settimo-cielo/le-train-pour-lamazonie-est-en-marche-prochain-arret-lallemagne/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 1 Juil - 10:57

\"Benoît-et-moi", le 25 juin, a écrit:
La prédiction de Sandro Magister (20 juin), se trouve confirmée par une mystérieuse rencontre à Rome d'ecclésiastiques de haut rang de l'aire germanophone, annoncée par Marco Tosatti.

ROME :
MYSTÉRIEUX SOMMET ALLEMAND SUR LE SYNODE.

Marco Tosatti
www.marcotosatti.com
25 juin 2019
Ma traduction

* * *

Une rencontre singulière a lieu ces jours-ci au Vatican. Elle est sans doute liée au Synode sur l'Amazonie qui aura lieu en octobre à Rome ; et sachant comment, dans le passé, la préparation des Synodes a été gérée, en particulier celui sur la Famille, d'où est née la plus que controversée Amoris Laetitia, il y a de quoi être intrigué, sinon inquiet.

Le Secrétaire général du Synode, le Cardinal Lorenzo Baldisseri participera à ce sommet. Et jusque là tout est normal: Baldisseri est l'homme de main et de confiance pour les Synodes du Souverain Pontife, le grand metteur en scène (ses adversaires disent manipulateur) de ces événements, qui, comme nous le savons, sont devenus de moins en moins transparents et de plus en plus contrôlés d'en haut. Mais l'identité des autres participants surprend. En effet, l'évêque émérite de Xingu, Erwin Kräutler participe à la rencontre. C'est un Allemand naturalisé brésilien; c'est l'un des plus ardents défenseurs de la nécessité d'avoir des "viri probati" en Amazonie (et peut-être ailleurs...); c'est un partisan de la Théologie de la Libération, et de la théologie indienne, qui l'a partiellement remplacé. Ensuite, il y a le cardinal Walter Kasper, qui n'a certes pas besoin d'être présenté. Un quatrième membre de la compagnie est le cardinal Christoph Maria Michael Hugo Damian Peter Adalbert Schönborn, également homme de confiance du pape Bergoglio (qui lui a donné la tâche d'"expliquer" Amoris Laetitia). Inévitable, le cardinal Claudio Hummes, (brésilien, mais de famille allemande, soit dit en passant...); tandis qu'une certaine surprise peut venir de la présence de l'évêque d'Essen, Mgr Franz-Josef Overbeck, vice-président de la Comece, association des évêques européens, et responsable d'Adveniat, la Commission pour l'Amérique latine des évêques allemands, qui finance largement l'Eglise du Brésil et pas seulement. Enfin, il y a aussi un laïc, historien de l'Église, l'ultra-progressiste Huber Wolf.

Nous ne connaissons pas le sujet des conversations. Mais on peut penser que si elle font venir à Rome, en provenance de tant de lieux différents et lointains, des personnes si importantes et si proches du cœur du Souverain Pontife pour discuter d'un Synode qui se tiendra en octobre, il doit y avoir une (ou plusieurs) raison(s) sérieuses.

L'intérêt que l'Allemagne porte à ce Synode est extraordinaire. Un évêque allemand a déclaré il y a quelques jours qu'après octobre, l'Église ne sera plus la même. Et il n'a certainement pas fait référence à celle présente dans les terres sans fin de jungle et de nature présentes dans le sous-continent américain. Le soupçon est que certaines personnes espèrent obtenir, à partir de l'Amazonie, des changements exportables ailleurs, et spécialement entre l'Oder-Neisse et le Rhin. Et de là, qui sait où...

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-train-pour-lamazonie-passe-par-lallemagne.html
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 1 Juil - 11:06

Edward Pentin, sur National Catholic Register, le 26 juin 2019 a écrit:
Rencontre d'étude de pré-Synode amazonien à Rome

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Cardinal_Kasper_EWTN
Un certain nombre de dirigeants clés de l'Église allemande,
dont le cardinal Walter Kasper,
étaient présents à la réunion du 25 juin.

---

Une rencontre privée s'est tenue mardi à Rome pour discuter du prochain synode amazonien, avec la participation de prélats et d'experts en grande partie germanophones.

Selon le porte-parole du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, cette rencontre était une «réunion d'étude» du Réseau ecclésial panamazonien (REPAM).

Plus tôt dans la journée, un fonctionnaire du Synode des évêques, interrogé à ce sujet, a démenti avoir eu connaissance de la réunion.

Le Réseau ecclésial pan-amazonien a été créé en 2014 par les neuf Églises de la région amazonienne, en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Équateur, en Guyane française, en Guyane, au Pérou, au Surinam et au Vénézuela, pour «attirer l'attention du monde sur la situation fragile des peuples autochtones d'Amazonie et sur l'importance cruciale du biome amazonien pour la planète, notre foyer commun».

Gisotti a déclaré au Register que la rencontre de mardi avait lieu avec «les autorités ecclésiales, les experts et les représentants du territoire en vue du Synode sur l'Amazonie».

Mais il a dit qu'il n'était pas en mesure de donner des détails sur les participants. «C'est une réunion d'étude, pas pour le public», a-t-il dit, ajoutant: «Il y en aura d'autres avant le synode.»

Des sources, cependant, ont dit au Register que les participants invités à la réunion d'étude, qui a eu lieu dans un couvent et centre de retraite de la banlieue de Rome dirigé par la Congrégation Ancelle di Cristo Re, comprenaient le cardinal brésilien Claudio Hummes, rapporteur général du synode et président du REPAM.

Parmi les autres, le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, et le cardinal Walter Kasper, proche conseiller théologique du pape François.

Également présent, l'évêque autrichien Erwin Kräutler, émérite de la Prélature territoriale de Xingu au Brésil, que le pape François a nommé expert consultant auprès du synode. Kräutler a plaidé pour l'ordination d'hommes mariés en Amazonie et a exprimé son soutien aux femmes prêtres. On pense qu'il a contribué à la rédaction du document de travail controversé sur le synode publié la semaine dernière.

"POINT DE NON-RETOUR"
----

Parmi les autres participants, Franz-Josef Overbeck, évêque d'Essen (Allemagne), à la tête de la Commission épiscopale allemande pour l'Amérique latine, qui, par l'intermédiaire de son organisation Adveniat, apporte un soutien financier et pastoral important à l'Amérique latine.

Le mois dernier, Overbeck a dit que le synode conduirait l'Église à un «point de non-retour» et qu'ensuite, «rien ne sera plus comme avant».

Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, a été invité à la réunion, mais n'a pas pu y assister en raison d'une chirurgie du cancer de la prostate, a dit au Register son porte-parole, Michael Prüller,.

Intitulé «L'Amazonie, nouveaux chemins pour l'Église et pour une écologie intégrale», le synode du 6 au 27 octobre sera un temps de «réflexion pastorale, ouvert à la reconnaissance de la diversité» et «à l'écoute de la réalité amazonienne avec toutes ses facettes culturelles et ecclésiales», a déclaré le cardinal Baldisseri aux journalistes la semaine dernière.

Il s'exprimait lors de la présentation de l'instrumentum laboris controversé du synode, qui portait sur des thèmes tels que l'inculturation, la «conversion écologique» et la synodalité.

Mais le document de travail a été critiqué pour ce que certains considèrent comme un accent excessif sur l'écoute des cultures amazoniennes et la «conversion écologique». Il est au service d'un agenda païen, ont dit ses détracteurs, au lieu de prendre comme point de départ la Révélation, la Parole de Dieu et la conversion au Christ.

Également controversées, des propositions telles que l'étude de l'ordination d'anciens (éventuellement des hommes mariés) chergés de famille pour aider à apporter les sacrements dans des régions amazoniennes éloignées, un «ministère officiel» pour les femmes, et un appel aux conférences épiscopales pour une «saine décentralisation» afin d'«adapter le rituel eucharistique à leur culture».
Selon le biographe papal Austen Ivereigh, l'un des objectifs de la réunion de mardi était de préparer pour le synode «un briefing sur les implications théologiques de l'ordination des anciens mariés».

Aucun de ceux figurant sur la liste des participants à la réunion n'est réputé pour son orthodoxie. Parmi eux, le père Hubert Wolf, théologien et historien de l'Église, dont une source informée a dit qu'il était «en théorie et en pratique contre le célibat clérical». Ancien élève de l'Université de Tubingen, il a été ordonné prêtre dans son diocèse natal de Rottenburg-Stuttgart dans les années 1990 lorsque le cardinal Kasper était évêque diocésain.

Considéré comme un théologien modéré sous le pontificat du Pape Benoît XVI, il est réputé pour être devenu beaucoup plus hétérodoxe sous le pape François et enseigne à l'Université de Münster, la cinquième université d'Allemagne, l'un des principaux centres de la vie intellectuelle allemande, et qu'une source proche de l'Eglise allemande décrit au Register comme un «foyer d'hétérodoxie».

LE RHIN SE JETTE-T-IL DANS L'AMAZONE ?
---

Un autre participant est Josef Sayer. Bien connu dans les cercles humanitaires catholiques, Sayer a été, de 1997 à 2012, directeur général de l'organisation catholique allemande d'assistance Misereor, l'une des organisations caritatives catholiques les plus influentes dans le monde.

Sayer, 77 ans, «a tissé de vastes réseaux d'influence et a promu les projets qu'il souhaitait», a dit au Register une source proche de l'Église en Allemagne. Il est connu comme un ardent combattant des droits de l'homme et de la lutte contre l'injustice, la pauvreté et le changement climatique, et selon une source informée du Vatican, il était un fervent défenseur de la théologie amazonienne indienne, qui figure en bonne place dans le document de travail du synode et que certains détracteurs qualifient de «recyclage culturel de la théologie de libération».

Également présente, Myriam Wijlens, théologienne, professeur à l'Université d'Erfurt (Allemagne) et membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs.

La source proche de l’Église en Allemagne a dit que le prochain synode n'a pas pour but de «repenser les choses» comme certains ont voulu le décrire, mais que les théologiens allemands «activent le vieux matériel». Les organisateurs, a-t-il dit, «sortent les vieux classeurs de l'armoire et essaient de mettre en œuvre la pensée des années 1970 qu'ils contiennent».

Et bien que le document de travail mette fortement l'accent sur l'écoute de la «voix de l'Amazonie», le fait significatif et le dénominateur commun de cette rencontre, c'est le grand nombre de prélats et de théologiens européens et en particulier allemands, et le faible nombre, voire l'absence des voix amazoniennes.

La forte contribution de prélats et des théologiens germanophones a conduit les observateurs inquiets à croire que le synode est un moyen pour eux d'imposer et de mettre en œuvre leur propre programme idéologique - particulièrement déroutant pour certains, étant donné l'état moins que robuste de l'Église catholique dans les pays germanophones et dans les autres Églises en Europe.

Rendant compte du Concile Vatican II, le prêtre américain Ralph Witgen a écrit le célèbre livre “The Rhine Flows into the Tiber” (traduit en français: Le Rhin se jette dans le Tibre), qui relate l'influence de l’Église allemande sur cette assemblée.

Interrogé le 21 juin par le Register pour savoir si le Rhin coule désormais en Amazonie, le Cardinal allemand Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi a répondu: «Nous voyons que ce n'est pas une bonne influence parce que l'Église est en train de s'effondrer en Allemagne... Ils [les dirigeants de l’Église allemande] ne sont pas conscients des vrais problèmes [dans l’Église aujourd'hui] et ils parlent de morale sexuelle, de célibat et de femmes prêtres, mais ils ne parlent pas de Dieu, de Jésus Christ, de la grâce, des sacrements, de la foi, de l'espérance et de l'amour, des vertus théologales».

Source : http://www.ncregister.com/blog/edward-pentin/pre-amazonian-synod-study-meeting-held-in-rome
Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-rhin-se-jette-t-il-dans-lamazone.html
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 1 Juil - 15:29

\"Benoît-et-moi", le 27 juin 2019, a écrit:
Ce que cache le Synode

En réalité, il n'est qu'un prétexte, et le mariage des prêtres un chiffon rouge. Préfigure-t-il l'avènement d'un catholicisme qui n'a plus rien de catholique (en vérité déjà bien enraciné sur le terrain)? Est-ce la victoire définitive des Boff, Rhaner, Kasper et autres Kühn? L'Instrumentum Laboris laisse craindre le pire.

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Marx-y-jesus_450


La néo-église amazonienne

Francesco Lamendola
www.ricognizioni.it
21 juin 2019
Ma traduction (les caractères gras sont de moi)

* * *

Désormais, il est clair que le prochain Synode extraordinaire sur l'Amazonie sera le lieu où la contre-église maçonnique du ** Pape Bergoglio jettera le masque et où ouvertement, à la lumière du soleil, sans jamais le dire explicitement (ce ne serait pas dans son style: son style est le mensonge), proposera aux fidèles un "catholicisme" qui n'aura plus rien de catholique, pas même les apparences; qui donnera naissance à une nouvelle religion panthéiste, naturaliste, animiste, appréciée des sorciers et des chamans, sans l'ombre de la véritable doctrine et du magistère de toujours.

Ce sera la reprise des thèmes et de l'approche que nous avons vus dans l'encyclique Laudato sì, à laquelle avait été appelé à collaborer le tristement célèbre ex-frère franciscain Leonardo Boff, figure de proue de la théologie de la libération, déjà condamné par la Congrégation pour la doctrine de la foi (c'étaient d'autres temps): parce que le document préparatoire du synode, l'Instrumentum laboris, a été écrit en grande partie par quelqu'un qui pense pareil, l'évêque émérite brésilien d'origine autrichienne Erwin Kräutler, autre personnage ultra-progressiste et moderniste qui a fait ses preuves pendant 35 ans d'activité épiscopale en Amérique latine, de 1980 à 2015, se présentant comme un des prélats les plus radicaux de toute l'Église catholique.

En d'autres termes, Bergoglio, selon sa tactique habituelle, appelle pour rédiger les documents les plus importants de son pontificat des personnalités discutées et discutables, qui dans l'Eglise catholique, ou même en marge de celle-ci, représentent la pensée d'une petite minorité de théologiens ultra-progressistes, et prétendent imposer leurs idées à tous les croyants, abusant de leur pouvoir et exigeant ensuite que tout le clergé et tous les fidèles respectent les directives imposées par le lobby maçonnique et les observent.

L'attention de beaucoup s'est focalisée sur l'abolition presque certaine du célibat ecclésiastique, qui sera présenté, selon le texte préparatoire, comme l'exception nécessaire à la règle, là où il y a une pénurie de prêtres, comme dans l'immense région amazonienne. Comme dans la meilleure tradition radicale, l'exception servira de tête de bélier pour démolir la règle: une fois la brèche ouverte, le reste tombera aussi comme un fruit mûr.

Il faut prêter attention au langage, à la duplicité jésuite et à la subtile malice avec laquelle les mots sont manipulés et truqués: le célibat sera exalté, en paroles bien sûr, comme un don précieux; mais un don n'est pas une obligation, évidemment; et donc, une fois transmise l'idée que c'est un don, il sera facile pour la contre-Église maçonnique de l'utiliser comme on le fait souvent avec les dons: atteindre un but non déclaré et contourner l'obstacle de la règle établie par l'Église.

Toutefois, ce n'est pas seulement l'attaque contre le célibat ecclésiastique qui doit susciter les préoccupations des croyants, mais toute la structure doctrinale, pour ainsi dire, du document préparatoire du synode pour l'Amazonie. Comme les catholiques auraient déjà dû le comprendre d'après la publication de Laudato si, le 24 mai 2015 (quatre ans se sont écoulés; et qu'ont fait les catholiques pendant tout ce temps, auraient-ils dormi, par hasard?), Bergoglio et la clique des cardinaux maçonniques qui l'ont élu veulent remplacer par une nouvelle religion avec un fond écologique, panthéiste et chamanique, celle fondée par Jésus Christ et établie par ses Apôtres. Cette opération doit être placée dans le contexte sud-américain, où l'écologie profonde, véhiculée par l'Europe et les Etats-Unis, comble le vide idéologique laissé par le marxisme, après la chute des régimes communistes au niveau mondial.

Les théologiens de la libération et tous les membres du clergé et les fidèles qui l'ont embrassée, ont également accepté avec elle la substance de la vision historico-politique du marxisme, fondée sur une critique unilatérale du capitalisme et sur un matérialisme irréligieux, ainsi que sur un pragmatisme exaspéré, une authentique religion du 'faire'. Restés orphelins, du moins officiellement, du marxisme, mais pas disposés à changer d'avis et encore moins à faire amende honorable face à l'échec mondial du communisme et aux décombres qu'il a laissés dans sa chute (et que les catholiques, impitoyablement persécutés par tous les régimes communistes, devraient bien connaître), les évêques, les prêtres et les laïcs d'Amérique du Sud, imprégnés de matérialisme, d'humanitarisme et de philanthropie progressiste, ont adopté avec enthousiasme la vision de l'écologie profonde comme substitut de leur amour perdu: elle joue, dans leur perception (il nous semble qu'il serait excessif de parler de leur pensée), le rôle que la lutte de classe jouait avant.

Cette superposition des idées et des valeurs non catholiques avec de la doctrine catholique ne surprend donc pas: pas même à l'âge d'or de la théologie de la libération, ils n'ont déclaré ouvertement leur marxisme; fidèles au style de l'hypocrisie jésuite, ils étaient des marxistes non déclarés, éventuellement ils disaient volontiers qu'ils partageaient l'analyse marxiste de la société et de ses conflits, pas la perspective de fond. De la même manière, quand le Synode extraordinaire sur l'Amazonie aura lieu, ils nieront avec indignation qu'ils soint matérialistes, panthéistes et animistes, et au contraire, c'est exactement ce qu'ils sont. Leur désir est de faire de l'Église catholique une Église "amazonienne", dominée par un sens très fort de la nature, un véritable naturalisme, privé de la Grâce, qui remplacera le culte du Dieu unique, révélé aux hommes et incarné dans la Personne de Jésus Christ, selon la doctrine de l'Église.

En même temps, l'Amazonie est la terre des Indiens, ils vont donc essayer de substituer l'idéologie indigène, dernière édition révisée et corrigée du vieux mythe délirant du Bon Sauvage, au catholicisme "romain". Et en premier lieu, ils opposeront une "sagesse" primitive, un "sens de la nature" indigène, une "communion entre l'homme et son environnement", et une vénération du divin présent dans la nature elle-même, à la doctrine catholique rigide, vieille et obsolète qui a émergé du Concile de Trente, si terriblement anthropocentrique, ethnocentrique, eurocentrique et romano-centrique.

Bref, ils tenteront de compléter le travail du Concile [Vatican II], c'est-à-dire de démolir l'échafaudage de la doctrine catholique, en utilisant le bagage idéologique indigéniste et écologiste, introduit clandestinement par esprit franciscain de fraternité avec tous le vivant et par la sagesse ancestrale des hommes primitifs qui savent comment vivre en harmonie avec la nature. Ici aussi, il s'agit d'une sorte de repli idéologique, d'autant plus mortifère qu'il n'est ni admis ni explicitement reconnu (donc source de mauvaise conscience): le bon sauvage de l'Amazonie, avec ses bons sorciers et ses bons chamans, est le substitut du bon révolutionnaire marxiste, du guerillero des Tupamaros ou du Sendero Luminoso, lesquels, vaincus sur le terrain, reviennent par la fenêtre après avoir été chassés par la porte.

Le paradoxe est donc le suivant: une idéologie politique vaincue et rejetée y compris dans ses lieux d'origine, d'un bout à l'autre de l'Amérique latine, se transforme aujourd'hui en cheval de Troie pour percer la citadelle de l'Eglise romaine et permettre aux évêques européens ultra-progressistes, notamment allemands, tous disciples de Karl Rahner, Walter Kasper et Hans Küng, de réaliser le but qu'ils se sont fixés depuis l'époque du Concile: subvertir l'Église de l'intérieur; ou, comme l'a dit l'habile moderniste Ernesto Buonaiuti, pour changer Rome avec Rome.

Or, changer l'Église par l'Église elle-même, et sans que la majorité du clergé et des fidèles s'en aperçoivent et s'en rendent compte (parce que c'est vraiment de cela qu'il s'agit: c'est-à-dire d'un coup d'État insidieux plus que d'une révolution), n'est pas quelque chose qui peut être fait à la lumière du soleil; ou plutôt, cela peut être fait à la lumière du soleil, mais après avoir bombardé les fidèles, pendant des années, des décennies, de mots d'ordre catholiques seulement en apparence, mais dans la réalité subtilement imprégnés d'hérésies. Pendant des années, pendant des décennies, cette mystification s'est faite à travers le langage et, en fin de compte, les catholiques, qui ne le sont plus, mais qui le croient toujours, prennent ces mots dans le sens de l'hérésie insidieuse, pas dans le sens catholique orthodoxe. Par exemple, depuis que le monde est monde, dialoguer signifie parler avec l'autre; et parler est une bonne chose, aussi longtemps que c'est possible et tant que cela n'équivaut pas à renoncer à être soi-même; mais à partir du Concile, il y a eu une véritable traduction du sens, et "dialogue" est devenu le mantra destiné à faire passer une idée non catholique, c'est-à-dire qu'on doit renoncer à convertir les non-catholiques, à commencer par les protestants, car ce ne serait pas respectueux envers l'interlocuteur, doté d'égale dignité.

Voilà le piège: faire croire que le principe laïc et laïciste de la liberté religieuse s'applique aussi au catholicisme; que chaque foi est équivalente aux autres, et qu'il n'y a pas de fausses religions, car ce serait manquer de respect à leurs adeptes. Jésus, le Grand, l'Unique modèle, parlait à tous, mais il ne dialoguait pas, si par là nous voulons dire qu'il mettait la Vérité au même niveau que toute autre "vérité" humaine. Jésus a enseigné et l'a fait avec autorité, il n'a pas dialogué.

Source :
http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/ce-que-cache-le-synode.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 2 Juil - 19:45

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 27 juin 2019 a écrit:
Hérétique et apostat.
Le cardinal Brandmüller excommunie le synode sur l’Amazonie


Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Amazon2

Depuis qu’il a été rendu public le 17 juin dernier, le document de travail – ou Instrumentum Laboris – du synode sur l’Amazonie a reçu plusieurs réactions critiques, du fait de sa structure et de ses proposition singulières par rapport à tous les synodes qui l’ont précédé.

Mais aujourd’hui, il y a plus.  Un cardinal vient d’accuser le document d’hérésie et d’apostasie.  Il s’agit de l’allemand Walter Brandmüller, âgé 90 ans, éminent historien de l’Église, président du Conseil pontifical des sciences historiques de 1998 à 2009 et co-auteur, en 2016, des célèbres dubia sur l’interprétation correcte et sur l’application d’Amoris laetitia auxquels le pape François a toujours refusé de répondre.

Voici ci-dessous son « J’accuse » publié simultanément en plusieurs langues.

*

Une critique de l’Instrumentum Laboris du Synode sur l’Amazonie
du cardinal Walter Brandmüller


Introduction


ON peut vraiment trouver étonnant que, contrairement aux assemblées précédentes, cette fois le synode des Évêques s’intéresse exclusivement à une région du monde où la population représente à peine la moitié de celle de la ville de Mexico, soit 4 millions d’habitants.  Ce qui contribue d’ailleurs à éveiller des soupçons quant aux véritables intentions qui sont à l’œuvre en coulisses.  Mais il faut surtout se demander quels sont les concepts de religion, de christianisme et d’Église qui sont à la base de l’Instrumentum Laboris publié récemment.  C’est ce que nous allons examiner en nous appuyant sur des extraits du texte.


Pourquoi un synode dans cette région ?


Avant tout, on est en droit de se demander pourquoi un synode des évêques devrait se pencher sur des thèmes qui – comme c’est le cas pour les trois quarts de l’Instrumentum laboris – ne concernent que marginalement les Évangiles ou l’Église.  De toute évidence, il s’agit de la part du synode des évêques d’une ingérence agressive dans les affaires purement temporelles de l’état et de la société du Brésil.  On pourrait se demander ce que l’écologie, l’économie et la politique ont à voir avec le mandat et la mission de l’Église.

Et par-dessus tout : en quoi un synode ecclésial des évêques est-il compétent pour formuler des déclarations dans ces domaines ?

Si le synode des évêques s’aventurait vraiment sur ce terrain, il sortirait alors de son rôle et ferait preuve alors d’une présomption cléricale que les autorités civiles seraient en droit de rejeter.


Sur les religions naturelles et l’inculturation


A cela, il faut garder en tête un autre élément que l’on retrouve à travers tout l’Instrumentum Laboris : l’évaluation très positive que l’on fait des religions naturelles, y compris des pratiques de guérison indigènes et tout ce qui s’en suit, y compris des pratiques et des rites mythico-religieux.  Dans le contexte de l’appel à l’harmonie avec la nature, on y parle même de dialogue avec les esprit (n°75).

Ce n’est pas seulement l’idéal du « bon sauvage » tel que Rousseau et les Lumières l’ont esquissé que l’on compare ici à l’homme européen décadent.  Ce courant de pensée se poursuit bien plus loin dans le temps, jusqu’au tournant du 20e siècle où il culmine en une idolâtrie panthéiste de la nature.  Herman Claudius (1913) a composé l’hymne du Mouvement des Travailleurs Socialistes : « Quand nous marchons côte à côte… », dont un couplet dit ceci : « Verts bouleaux et vertes graines, voyez comment la vieille Mère Nature sème à pleines mains, avec un geste de supplication pour que l’homme devienne sien… »  Il est intéressant de noter que ce texte a été ensuite recopié dans le livre de chants des Jeunesses hitlériennes, probablement parce qu’il correspondait au mythe national-socialiste du sang et du sol.  Cette proximité idéologique est remarquable.  Ce rejet antirationaliste de la culture « occidentale » qui insiste sur l’importance de la raison est caractéristique de l’Instrumentum Laboris, qui parle respectivement au n°44 de « la Terre-Mère » et du « cri des pauvres et de la terre » (n°101).

Par conséquent, le territoire – c’est-à-dire les forêts d’Amazonie – y est même déclaré être un locus theologicus, une source singulière de la révélation de Dieu.  Il y aurait en son sein les lieux d’une épiphanie où se manifeste la réserve de vie et de sagesse pour la planète, une vie et une sagesse qui parle de Dieu (n°19).  Entretemps, la régression qui en découle du Logos au Mythos est érigée en modèle de ce que l’Instrumentum Laboris qualifie d’inculturation de l’Église.  Le résultat est une religion naturelle recouverte d’un mince vernis chrétien.

La notion d’inculturation y est ici virtuellement dénaturée, étant donné qu’on lui fait dire le contraire de ce que la Commission Théologique Internationale a présenté en 1988 et de ce qu’a enseigné avant elle le décret « Ad Gentes » de Vatican II sur l’activité missionnaire de l’Église.


Sur l’abolition du célibat et l’introduction d’un sacerdoce féminin


Il est impossible de masquer que le « synode » vise surtout à mettre en œuvre deux projets auquel on tient beaucoup et qui n’ont jamais été mis en œuvre jusqu’à présent : l’abolition du célibat et l’introduction d’une prêtrise féminine – en commençant d’abord par le diaconat féminin.  Quoi qu’il en soit, il s’agit de « tenir comtpe du rôle central que les femmes jouent aujourd’hui dans l’Église amazonienne » (129a3).  D’une manière similaire, il s’agit à présent « d’ouvrir nouveaux espaces qui s’ouvrent pour la création les nouveaux ministères adaptés à ce moment historique.  Il est temps d’écouter la voix de la région amazonienne… » (n°43).

On oublie cependant de mentionner que, dernièrement, Jean-Paul II aussi avait affirmé avec la plus haute autorité magistérielle qu’il n’est pas dans le pouvoir de l’Église de conférer les ordres sacrés aux femmes.  En effet, en deux mille ans, l’Église n’a jamais administré le Sacrement de l’Ordre à une femme.  La demande qui va aujourd’hui dans la direction opposée montre que le mot « Église » est maintenant employé comme un terme purement sociologique de la part des auteurs de l’Instrumentum Laboris, ce qui revient à nier le caractère sacramentel et hiérarchique de l’Église.


Sur la négation du caractère sacramentel et hiérarchique de l’Église

De la même manière – quoique sans s’y attarder – le n°127 renferme une attaque directe contre la constitution hiérarchique et sacramentelle de l’Église, quand on s’y demande s’il ne serait pas opportun de « reconsidérer la notion que l’exercice de la juridiction (le pouvoir de gouvernement) devrait être lié dans tous les domaines (sacramentel, judiciaire et administratif) et de façon permanente au sacrement de l’Ordre. »  C’est à partir de cette vision erronée qu’ensuite (au n°129) on appelle à la création de nouveaux offices qui correspondraient aux besoins des peuplades amazoniennes.

Cependant, c’est dans le domaine de la liturgie et du culte que l’idéologie d’une inculturation mal comprise s’exprime d’une manière particulièrement spectaculaire.  Certains formes issues des religions naturelles y sont adoptées positivement.  L’Instrumentum Laboris (n°126e) ne se prive pas d’exiger que les « peuples pauvres et simples » puissent exprimer « leur (!) foi à l’aide d’images, de symboles, de traditions, de rites et d’autres sacrements » (!!). »

On est très loin des enseignements de la Constitution « Sacrosanctum Concilium » et de ceux du décret « Ad Gentes » sur l’activité missionnaire de l’Église, et cela démontre une compréhension purement horizontale de la liturgie.

Conclusion


Summa summarum : L’Instrumentum Laboris charge le synode des évêques et en définitive le Pape d’une grave violation du Depositum fidei, avec pour conséquence une autodestruction de l’Église ou bien la transformation du Corpus Christi mysticum en une ONG civile avec un mandat écologico-socialo-psychologique.

Après ces observations, plusieurs questions se posent : y a-t-il, surtout en ce qui concerne la structure sacramentelle et hiérarchique de l’Église, rupture décisive avec la tradition apostolique qui est constitutive de l’Église ou les auteurs ont-ils plutôt une notion du développement de la doctrine qui serait défendue théologiquement pour justifier les ruptures susmentionnées ?

Cela semble bien être le cas.  Nous assistons à un nouvel avatar un Modernisme classique du début du 20e siècle.  À l’époque, on a commencé par une approche résolument évolutionniste avant de soutenir l’idée qu’au développement de l’homme vers un niveau supérieur correspondrait également des niveaux de conscience et de culture supérieurs susceptibles de faire en sorte que ce qui était faux hier peut être vrai aujourd’hui.  Cette dynamique évolutionniste est appliquée à la religion, c’est-à-dire à la conscience religieuse et à toutes ses manifestations dans la doctrine et dans le culte et naturellement aussi à la morale.

Cependant, cela présume d’une compréhension du développement du dogme qui serait en opposition totale avec la compréhension catholique authentique.  Cette dernière conçoit le développement du dogme et de l’Église non pas comme un changement mais plutôt comme un développement organique du sujet qui demeure fidèle à sa propre identité.

C’est ce que les deux conciles du Vatican nous enseignent dans les constitutions « Dei Filius », « Lumen Gentium » et « Dei Verbum ».

Il faut donc à présent affirmer avec force que l’Instrumentum Laboris contredit l’enseignement impérieux de l’Église sur des points essentiels et qu’il doit donc être considéré comme hérétique.  Dans la mesure où le fait de la révélation divine y est remis en question, ou mal comprise, il faut en plus également parler d’apostasie.

Cela se justifie d’autant plus à la lumière du fait que l’Instrument Laboris recourt à une conception purement immanentiste de la religion et qu’il considère la religion comme étant le résultat et la forme d’expression de l’expérience spirituelle personnelle de l’homme.  L’emploi de termes et de notions chrétiens ne peut masquer que ceux-ci ne sont utilisés que comme des coquilles vides, malgré leur sens originel.

L’Instrumentum Laboris pour le synode sur l’Amazonie constitue une attaque contre les fondements de la Foi, d’une manière qu’on aurait jamais cru possible jusqu’ici, et il doit donc être rejeté avec la plus grande fermeté.

Source :
https://www.diakonos.be/settimo-cielo/heretique-et-apostat-le-cardinal-brandmuller-excommunie-le-synode-sur-lamazonie/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 2 Juil - 20:11

\"Benoît-et-moi", le 29 juin 2019 a écrit:
La Grosse Bertha du cardinal Brandmüller

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Grosse-bertha_160

Aldo Maria Valli publie une lettre que lui a adressée José Antonio Ureta au sujet de la condamnation sans appel par le cardinal Brandmüller de l'Instrumentum Laboris du Synode sur l'Amazonie.
 
Sandro Magister a publié avant-hier un vigoureux "j'accuse" du cardinal Brandmüller, l'un des deux cardinaux survivants des dubia, à propos de l'Instrumentum laboris du Synode sur l'Amazonie, qu'il charge de rien de moins que d'apostasie et d'hérésie.
Le texte est à lire dans sa traduction française [dans le post précédent].

La conclusion du réquisitoire du cardinal allemand ne laisse aucune place au doute :
Il faut donc à présent affirmer avec force que l’Instrumentum Laboris contredit l’enseignement impérieux de l’Église sur des points essentiels et qu’il doit donc être considéré comme hérétique. Dans la mesure où le fait de la révélation divine y est remis en question, ou mal compris, il faut en plus également parler d’apostasie.
...
L’Instrumentum Laboris pour le synode sur l’Amazonie constitue une attaque contre les fondements de la Foi, d’une manière qu’on aurait jamais cru possible jusqu’ici, et il doit donc être rejeté avec la plus grande fermeté.

Ce qu'il y a d'inédit, en dehors de la critique ponctuelle d'un texte très problématique sorti dans l'indifférence générale, presque en douce, et à l'évidence approuvé par le Pape, c'est que - comme l'écrivait hier Marco Tosatti sous le titre ENFIN UN CARDINAL SORT AU GRAND JOUR
«Ce que beaucoup de laïcs, prêtres, évêques et cardinaux pensaient et chuchotaient à propos de l'Instrumentum Laboris, le cardinal Walter Brandmüller, historien de l’Église, l'a dit avec une extrême clarté dans un communiqué diffusé en plusieurs langues».

Aujourd'hui, c'est au tour d'Aldo Maria Valli d'apporter sa contribution au débat, sous la forme d'une lettre qui lui a été envoyée par le professeur José Antonio Ureta (cf. Synode Amazonie: revoilà la "Teologia india" , 20/6), «chercheur et conférencier chilien, auteur d'un livre intitulé Il "cambio di paradigma" di papa Francesco. Continuità o rottura nella missione della Chiesa? (Instituto Plinio Corrêa de Olivera), analyse non-conformiste des cinq premières années du pontificat de Bergoglio». AM Valli avait d'ailleurs proposé une recension de cet ouvrage, que j'avais traduite en son temps ici: Le changement de paradigme de François (1er/7)


Brandmüller, le synode amazonien et le destin de l’Église
La Grosse Berta du Cardinal Brandmüller

www.aldomariavalli.it/
29 juin 2019
Ma traduction

* * *

Cher dottor Valli, puisque votre blog s'occupe amplement du synode sur l'Amazonie, je voudrais vous faire part de certaines de mes observations sur la position récente du Cardinal Walter Brandmüller concernant l'Instrumentum laboris. J'espère qu'elles pourront vous intéresser, vous et vos lecteurs.

Par un acte digne de El Cid Campeador, le Cardinal Walter Brandmüller est entré dans l'arène en lançant un gant de défi aux organisateurs du synode sur l'Amazonie et, indirectement, au Pape François: il accuse l'Instrumentum laboris de rien de moins que d'hérésie et d'apostasie.

Comme dans les spectacles d'antan, une grande rumeur s'est élevée dans les loges et les visages se tournent maintenant avec des regards interrogateurs vers la scène, où se trouvent les autorités qui président la célébration: vont-elles appeler quelque héros de la brigade mystico-éco-indigène pour ramasser le gant et pour défendre l'orthodoxie de leurs intentions et du document de travail anathémisé? Y aura-t-il un gros rire, les invitant à continuer la fête comme si de rien n'était? Enverront-ils la garde prétorienne pour faire prisonnier l'audacieux qui a bouleversé le programme?

Personne ne le sait. Mais une chose est certaine: le débat a atteint un autre niveau.

En ce qui concerne le premier document préparatoire et les déclarations faites à la presse par tel ou tel prélat ou représentant du réseau panamazonique (authentique Wehrmacht d'agitation racialo-sociale opérant dans la région), on avait vu paraître certains articles de plus ou moins de poids pour alerter l'opinion publique sur l'offensive en cours. Et même un site spécialisé dans le suivi des travaux préparatoires du Synode panamazonsynodwatch.info) a recueilli les articles qui semblaient les plus intéressants dans divers domaines: inculturation, environnementalisme, théologie indienne, tribalisme autochtone, etc. Mais tout cela était une attaque d'infanterie avec l'aide de quelques mortiers.

Les bombardements bien calibrés de la Grosse Bertha du cardinal allemand ont au contraire ouvert non pas une, mais plusieurs et grandes brèches dans le mur de la prochaine Assemblée spéciale du Synode des évêques. Les voilà:

- Les participants au Synode sont invités à traiter principalement des questions temporelles qui n'ont qu'un rapport marginal avec la Révélation et avec la mission de l'Église: déforestation, impact climatique, extraction minière, biodiversité. Ce n'est rien de plus qu'une forme inacceptable de "mondanité" et de "cléricalisme".

- Les participants au synode sont invités à louer les religions fétichistes et les rituels de guérison et à présenter les Indios qui les pratiquent comme un modèle de relation avec le cosmos et avec Dieu Père-Mère.

- Les participants au synode sont invités à considérer la forêt amazonienne comme une manifestation divine et à entonner l'hymne d'adoration à la nature qui a enthousiasmé les jeunes national-socialistes, ivres à l'idée de renoncer à leur individualité pour se fondre dans le tout (panthéisme...).

- Les participants au synode sont invités à modifier la structure hiérarchique de l'Église et à canoniser l'abolition du célibat et l'introduction du sacerdoce féminin, à commencer par les diaconesses.

En un mot, les participants au synode sont invités à transformer le Corps mystique du Christ en une vulgaire ONG éco-communiste.

Comme dans la parabole de l’Évangile de Luc, mais en sens inverse, le cardinal Brandmüller, fidèle administrateur, se présente respectueusement devant son riche maître et l'accuse: «Tu as mal administré le depositum fidei qui t'a été confié. Redde rationem villicationis tuæ» (cf. Lc 16,2).

Le cardinal ne présente pas de dubium. Il fait deux affirmations d'une force atomique: «L'Instrumentum laboris contredit l'enseignement contraignant de l'Église sur des points décisifs et doit donc être qualifié d'hérétique. Puisque le fait de la Révélation divine est même remis en cause ici, ou mal compris, il faut aussi parler, en plus, d'apostasie».

Le Vatican du Pape François (ou certaines de ses forces auxiliaires) dispose-t-il d'un parapluie atomique capable de sauver le prochain synode?

Si dans les prochains jours aucun Paladin ne se présente pour ramasser le gant du défi, l'Assemblée Spéciale sur la région panamazzonienne doit commencer par un certificat de décès: la date du décès sera le 27 juin et portera la signature du Cardinal Walter Brandmüller
José Antonio Ureta

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/la-grosse-bertha-du-cardinal-brandmueller.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 10 Juil - 21:16

Jeanne Smits, sur son Blog, le 20 juin 2019 a écrit:
SYNODE PAN-AMAZONIEN :
NON, les TRIBUS de l'AMAZONIE
ne sont PAS de « BONS SAUVAGES »
CORROMPUS par l'OCCIDENT
(Steve Mosher)

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 U6eqjx9t7vfbcoyw3fjf7i26ccoyw3fjf7i27


Non, les tribus d'Amazonie ne sont pas les « bons sauvages » que dépeignent le Document préparatoire et l'Instrumentum Laboris pour le synode pan-amazonien qui se déroulera à Rome au mois d'octobre. Ces textes voudraient faire passer la colonisation pour responsable de la perte de l'équilibre et du « bien vivre » que ces peuples autochtones auraient trouvé dans leurs rapports avec la nature. Peu avant la parution de l'Instrumentum Laboris, lundi, LifeSiteNews publiait un commentaire du Document préparatoire paru en 2018 et dont la tonalité est très similaire.

Ce commentaire, nous le devons au sociologue américain Steve Mosher, qui a tenu à réduire à néant ce mythe des tribus « pacifiques » corrompues par l'Occident. Son texte est roboratif.

Steve Mosher est le premier sociologue américain à avoir pu se rendre en Chine pour constater l'œuvre de la révolution culturelle : il était alors athée et pro-avortement. L'assistance à un avortement forcé l'avait bouleversé ; il s'est converti à la religion catholique et, toujours spécialiste de la Chine, a également fondé le Population Research Institute qui lutte contre les entreprises malthusiennes de contrôle de la population à travers le monde.

Je vous propose ici ma traduction rapide de ce texte publié le 13 juin dernier. – Jeanne Smits


* * *

A l'approche du Synode pan-amazonien de 2019, prévu en octobre, les organisateurs révèlent de pus en plus ouvertement leurs objectifs. Au nom de ce qu'il faudrait apprendre des peuples tribaux d'Amazonie et de leur protection, le synode semble vouloir promouvoir un écologisme radical qui confine au culte de la nature, sans parler d’une présentation romantique des chasseurs-cueilleurs eux-même, promus au rang de Bons Sauvages.

Les peuples autochtones vivant dans le bassin amazonien offrent, selon le Document préparatoire, « modèle de développement alternatif, intégral et solidaire, basé sur une éthique qui inclut la responsabilité pour une authentique écologie naturelle et humaine ». Et surtout, poursuit le document, ils méritent d'être loués pour leur supposée « spiritualité et sagesse » :

« Pour les peuples autochtones d’Amazonie, le “bien vivre” existe lorsqu’ils sont en communion avec les autres personnes, avec le monde, avec les êtres qui les entourent, et avec le Créateur. Les peuples autochtones, en effet, vivent dans la maison que Dieu lui-même a créée et leur a donné en cadeau : la Terre. Leurs diverses spiritualités et croyances les incitent à vivre en communion avec la terre, avec l’eau, avec les arbres, avec les animaux, avec le jour et la nuit. Les anciens sages, appelées indifféremment payés, mestres, wayanga ou chamanes – entre autres – encouragent l’harmonie des personnes entre elles et avec le cosmos » [Pape François, Discours à Puerto Maldonado, NDT].

C’est du lourd. On pourrait presque y voir la description d’une sorte de jardin d’Éden – avant la faute, bien sûr – un jardin peuplé exclusivement de nouveaux Adam et de nouvelles Eve.

Mais la forêt amazonienne est-elle vraiment une sorte de paradis sur terre ? Et les chasseurs-cueilleurs primitifs qui y vivent depuis des siècles – en harmonie avec le cosmos lui-même, nous dit-on – sont-ils réellement les êtres sages et spirituels qu’on nous décrit? Sont-ils plus purs, plus nobles ou tout simplement meilleurs que nous, Occidentaux enténébrés ?

En tant qu’anthropologue ayant vécu dans le monde moins développé pendant de nombreuses années et qui ai visité des peuples tribaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée et ailleurs, je dis qu’il y a tricherie.

Certaines parties du Document préparatoire sont vraies ; d'autres sont nouvelles. Malheureusement, les parties qui sont vraies ne sont pas propres aux Amazoniens, alors que les parties qui leur attribuent des vertus nouvelles et uniques sont tout simplement fausses.

Prenons l’affirmation selon laquelle les habitants de la forêt tropicale vivent dans une sorte de « communion » avec le « sol, l’eau, les arbres et les animaux », qui serait unique parmi les peuples. Il est clair que cette attitude générale de respect de la nature n’est pas l’apanage des Amazoniens. Tous les chrétiens croyants sont conscients de vivre « dans la maison que Dieu lui-même a créée et leur a donné en cadeau ».

Je crois me rappeler que c'est un catholique italien, et non un « sage » amazonien, qui a le mieux exprimé cette attitude de louange et d'action de grâce pour les merveilles de la création de Dieu que nous admirons tous. On pourrait penser qu’un Vatican dirigé par un admirateur de saint François le comprenne.

L’affirmation selon laquelle les Amazoniens sont en quelque sorte en droit de revendiquer une vertu unique est tout aussi frauduleuse. Il se peut qu’il y ait d’« anciens sages » – il s’agit invariablement d’hommes, soit dit en passant – qui courent dans la forêt tropicale pour promouvoir l'harmonie des gens entre eux et avec le cosmos (quoi que cela veuille dire), mais l'histoire suggère le contraire.

Lors de leur première arrivée au XVIe siècle, les Européens ont trouvé les tribus amazoniennes dans un état de guerre constante. De « sages aînés » menaient des raids sur les colonies voisines, dans le but de capturer des femmes et des territoires. La pratique du cannibalisme n'était pas rare et fournissait un autre motif pour faire la guerre aux peuples voisins.

Selon une étude réalisée en 2012 par l'anthropologue Robert Walker de l’Université du Missouri, environ un tiers de tous les décès parmi les tribus amazoniennes avant l'arrivée des Européens étaient dus à des conflits violents. « Les mêmes raisons – la vengeance, l'honneur, le territoire et la jalousie à à propos des femmes – qui ont alimenté les conflits meurtriers en Amazonie continuent d’alimenter la violence dans le monde d'aujourd’hui », affirme Walker.

En d’autres termes, les peuples de l’Amazonie, plutôt que d’être des avatars représentant ce que notre nature a de meilleur, étaient frappés des mêmes insuffisances pécheresses que l'humanité en général. Ils n’étaient – et ne sont – ni meilleurs ni pires que nous tous.

Alors, qu’est-ce qui a mis fin à ce cycle mortel de violence et de mort ?

Selon Walker, ce n’est rien d'autre que « la propagation du christianisme et l'imposition de structures juridiques nationales ».

A mesure que les missionnaires européens commençaient à atteindre l’intérieur des terres, le niveau de violence a commencé à baisser, alors que bon nombre de ces tribus primitives ont appris le Cinquième Commandement et se sont converties au catholicisme. Le « tu ne tueras point » a été renforcé par la mise en place de gouvernements nationaux – Brésil, Pérou, Venezuela, etc. – qui fronçaient également les sourcils lorsque les peuples sous leur juridiction s’entretuaient et, dans certains cas, se dévoraient entre eux.

En d’autres termes, ce qui a mis fin à la violence, c’est l'arrivée de la civilisation chrétienne.
Aujourd'hui, les descendants actuels de ces mêmes missionnaires, des prélats comme le cardinal Pedro Barreto, veulent inverser ce processus. Au lieu de continuer à convertir les peuples amazoniens, ils veulent, sous des aspects importants, que le peuple amazonien nous convertisse.
Ce manque d’engagement pour l’évangélisation s’illustre le mieux dans le point de vue des organisateurs du Synode sur ce que l’on appelle « les peuples autochtones en isolement volontaire ». (PIAV). Ce sont des tribus qui se sont retirées dans les endroits les plus inaccessibles de la forêt tropicale afin d’éviter tout contact avec le monde extérieur. On estime à environ 150 le nombre de ces tribus, dont la plupart comptent quelques centaines de personnes.

Le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), qui organise le Synode amazonien, a consacré beaucoup de temps et d’énergie à promouvoir le droit de ces tribus à vivre dans un isolement total. De fait, le principal objectif de la réunion du REPAM l’an dernier à Puerto Maldonado, au Pérou, était précisément de discuter de la manière de faire en sorte que les tribus indigènes qui se coupent du reste du monde puissent être « protégées » des contacts avec la société, y compris l’Église catholique, afin de « vivre en liberté ».

C’est une prise de position qui me semble très étrange de la part d’un membre de l’Église catholique – une Église qui existe pour le salut des âmes. Le REPAM soutiendrait-il que saint François Xavier a eu tort d’essayer d'évangéliser la Chine, qui à l'époque préférait vivre dans l'isolement ?
La tâche d’évangélisation qu’impose le « grand envoi en mission » ne souffre pas qu’il y ait des exceptions à ce que l’on appelle à juste titre le « principe d »universalité ». Jésus-Christ n'a pas dit : « Faites de toutes les nations des disciples, mais laissez tomber les peuples qui choisissent de vivre dans l'isolement. »

Pourtant, les organisateurs du Synode amazonien croient apparemment qu’il vaut mieux laisser tranquilles les bons sauvages – pour reprendre l’expression de Rousseau – de la forêt amazonienne. L'idée semble être qu’il vaut mieux les aider à maintenir leur propre identité ethnique, culturelle et religieuse, les rites païens et tout le reste, plutôt que de leur enseigner, à eux et à leurs enfants, la grâce salvifique de l’Évangile.

Il n’est donc pas surprenant que l’aspect de l’Amazonie dont les organisateurs du synode sont particulièrement amoureux est que ses centaines de tribus et de langues différentes en font un paradis « multi-ethnique, multiculturel et multi-religieux ».

On pourrait imaginer que le fait d’être « multireligieux » ne soit pas le genre de chose que des cardinaux catholiques comme Barreto puissent applaudir, puisque l’Église existe pour proclamer « l’unique vraie foi ».

Mais ce n’est plus, apparemment, ce que certains dirigeants de l’Église croient aujourd'hui. Si « toutes les religions sont voulues par Dieu », alors il est évidemment ethnocentrique de donner la primauté à la sienne.

Je suppose que nul parmi nous ne devrait en être surpris. Après tout, il est clair depuis longtemps que le principal centre d'intérêt du synode n’est pas du tout la foi catholique, mais plutôt l’élaboration de ce que l’on appelle « une éthique qui inclut la responsabilité pour une authentique écologie naturelle et humaine ».

A la lecture du Document préparatoire, un tel « code éthique » sonne presque comme une religion à part entière.

Pour beaucoup, bien sûr, c'est le cas.

Source :
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/06/synode-amazonie-tribus-bons-sauvages.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 10 Juil - 21:34

Jeanne Smits, sur son Blog, le 20 juin 2019 a écrit:
L’INSTRUMENTUM LABORIS du SYNODE sur l’AMAZONIE :
au SERVICE du NÉO-PAGANISME

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Mx0ngt9o03itzkct1ns5a22puzkct1ns5a22q

Voici une passionnante critique synthétique de l’Instrumentum Laboris en vue du prochain synode pan-amazonien. J’en publie ma traduction avec l’aimable autorisation de son auteur, José Antonio Ureta de l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira – de l’association Tradition, Famille, Propriété – dont l’implantation sud-américaine lui a permis de connaître et d’étudier de près la théologie du peuple et la théologie indienne.

Le commentaire de José Antonio Ureta a d’abord paru en anglais
sur le blog du vaticaniste Edward Pentin.

C’est un véritable néo-paganisme qui est promu, à travers la glorification de la spiritualité indigène. De mon côté, 
j’ai commencé à traduire et commenter les éléments les plus significatifs de l’Instrumentum Laboris et poursuivrai ce travail dès que possible. – Jeanne Smits

*

Le SYNODE au SERVICE du NÉO-PAGANISME

Le journaliste Edward Pentin du National Catholic Register a eu la gentillesse de me demander mes premières impressions sur l'Instrumentum Laboris pour la prochaine Assemblée Extraordinaire du Synode des Évêques, rendu public lundi. Je suis heureux de le faire en tant qu'éditorial pour le site http://panamazonsynodwatch.org/ .

A mon avis, l'Instrumentum Laboris représente l'ouverture en grand des portes du Magistère à la théologie et à l'éco-théologie indiennes, toutes deux des dérivées latino-américaines de la Théologie de la Libération (TL). Les tenants de celle-ci, après la chute de l'URSS et l'échec du « socialisme réel », ont attribué aux peuples indigènes et à la nature, selon une clef de lecture marxiste, le rôle historique de la force révolutionnaire.

Comme la TL, l'Instrumentum Laboris prend comme base de ses élucubrations non pas la Révélation de Dieu contenue dans la Bible et dans la Tradition, mais la réalité de la prétendue « oppression » à laquelle l'Amazonie serait soumise. De simple zone géographique et culturelle, la voici transformée en « interlocutrice privilégié », en « lieu théologique », un « lieu épiphanique », en « source de la révélation divine » (n° 2, 18 et 19).

Du point de vue théologique, l'Instrumentum Laboris recommande non seulement l'enseignement de la théologie indienne « dans toutes les institutions éducatives » en vue d’« une meilleure et plus grande compréhension de la spiritualité indigène », et afin de « prendre en considération les mythes, traditions, symboles, rites et célébrations originels » (n° 98), mais il en reprend tous les principes dans le document. En d'autres termes, les « semences de la Parole » ne sont pas seulement présentes dans les croyances ancestrales des peuples autochtones, mais elles ont déjà « poussé et porté du fruit » (n° 120), de sorte que l’Église, au lieu d’accomplir l'évangélisation traditionnelle qui cherche leur conversion, doit se limiter au « dialogue » avec eux puisque « le sujet actif de l'inculturation, ce sont les peuples autochtones eux-mêmes » (n° 122).

Dans ce dialogue inter-culturel, l’Église doit aussi s'enrichir des éléments clairement païens et (ou) panthéistes de ces croyances, tels « la foi en Dieu Père-Mère créatrice », « les relations avec les ancêtres », « la communion et l'harmonie avec la terre » (n° 121) et la connexion avec « les différentes forces spirituelles » (n° 13). Même la sorcellerie n’est pas exclue de cet « enrichissement ». Selon le document, « la richesse de la flore et de la faune de la forêt contient de véritables “pharmacopées vivantes” et des principes génétiques inexplorés » (n° 86). Dans ce contexte, « les rituels et cérémonies indigènes sont essentiels pour la santé intégrale car ils intègrent les différents cycles de la vie humaine et de la nature. Ils créent l'harmonie et l'équilibre entre les êtres humains et le cosmos. Ils protègent la vie contre les maux qui peuvent être causés à la fois par les êtres humains et les autres êtres vivants. Ils aident à guérir les maladies qui nuisent à l'environnement, à la vie humaine et aux autres êtres vivants » (n° 87).

Sur le plan ecclésiologique, l'Instrumentum Laboris est un véritable tremblement de terre pour la structure hiérarchique donnée à l’Église par mandat divin. Au nom de l'« incarnation » dans la culture amazonienne, le document nous invite à reconsidérer « l'idée que l'exercice de la juridiction (pouvoir du gouvernement) doive être lié dans tous les domaines (sacramentel, judiciaire, administratif) et de manière permanente au sacrement de l'ordre » (n° 127). Il est inconcevable que le document de travail d'un Synode puisse remettre en question une doctrine de foi, telle que la distinction, dans la structure de l'Église, entre clercs et laïcs, affirmée dès le premier Concile de Nicée et fondée sur la différence essentielle entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel des religieux, qui a ses racines dans la succession apostolique, et qui est doté de pouvoirs sacrés.

L'appel à reconsidérer le caractère obligatoire du célibat (n° 129 § 2) et, en outre, la demande d'identifier quel type de « ministère officiel » peut être conféré aux femmes (§ 3), font partie de cette dilution du sacerdoce catholique pour en faire quelque chose de semblable au « sacerdoce » du pasteur protestant. Le cardinal Joseph-Albert Malula du Zaïre et l'évêque Samuel Ruiz du Chiapas ont dû se retourner dans leurs tombes en voyant que les projets qu'ils ont essayé de mettre en œuvre (et qui ont été vite stoppés par le Vatican) sont maintenant proposés dans un Synode qui, selon ses organisateurs, a une certaine valeur universelle.

D'un point de vue écologique, l'Instrumentum Laboris représente l'acceptation par l’Église de la divinisation de la nature promue par les conférences des Nations unies sur l'environnement.

En effet, dès 1972, à Stockholm, des documents officiels de l’ONU indiquaient que l'homme avait mal géré les ressources naturelles, principalement en raison d'une « certaine conception philosophique du monde ». Alors que les « théories panthéistes… attribuaient aux êtres vivants une partie de la divinité… les découvertes de la science ont conduit à… une sorte de désacralisation des êtres naturels », pour laquelle la meilleure justification a été trouvée « dans les conceptions judéo-chrétiennes selon lesquelles Dieu aurait créé l'homme à son image et lui aurait donné la terre à soumettre ». A l’inverse, selon l'ONU, les pratiques du culte des ancêtres « constituaient un rempart pour l'environnement, dans la mesure où les arbres, ou cours d'eau, étaient protégés et vénérés comme réincarnation des ancêtres » (Aspects éducatifs, sociaux et culturels des problèmes de l'environnement et questions de l'information, ONU, Assemblée générale, Stockholm, 5-6 juin 1972, A/CONF.48.9, p.8 et 9).

En outre, dans le discours de clôture de l'Eco92 de Rio de Janeiro, le Secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a déclaré que « pour les anciens, le Nil était un Dieu à vénérer, ainsi que le Rhin, source infinie des mythes européens, ou la jungle amazonienne, mère des jungles. Partout, la nature était la demeure des dieux. Ils ont donné à la jungle, au désert, à la montagne, une personnalité qui imposait l'adoration et le respect. La Terre avait une âme. La trouver, la ressusciter, telle est l'essence même de [la Conférence inter-gouvernementale de Rio] » (A/CONF.151/26, vol. IV, p. 76).
Ce programme néo-païen de l'ONU est désormais proposé par une Assemblée synodale de l’Église catholique !

L'Instrumentum Laboris, citant un document bolivien, affirme que « la forêt n'est pas une ressource à exploiter, c'est un être ou plusieurs êtres avec lesquels se relier » (n° 23), et il poursuit en affirmant : « La vie des communautés amazoniennes non encore affectées par l'influence de la civilisation occidentale (sic !) se reflète dans la foi et dans les rites relatifs à l'action des esprits, de la divinité – à qui l’on donne tant de noms différents – avec et dans le territoire, avec la nature et dans la relation avec elle. Cette cosmovision est recueillie dans le “mantra” de François : “Tout est lié” (n° 25). »

Du point de vue économique et social, l'Instrumentum Laboris est une apologie du communisme, déguisé en « communautarisme ». C’est en outre la pire forme de communisme : le collectivisme des petites communautés. En effet, selon le document, le projet du « bien vivre » (sumak kawsay) des aborigènes suppose qu'il y a « une intercommunication à l’intérieur de tout le cosmos, où il n'y a ni excluants ni exclus ». La note explicative à propos du mot indigène renvoie à une déclaration de plusieurs entités indigènes, intitulée « Le cri du sumak kawsay en Amazonie », qui affirme que ce mot « est la Parole la plus ancienne et la plus nouvelle » (avec un P majuscule dans le texte ; c'est-à-dire, une Révélation divine) qui nous propose « un style de vie communautaire avec un seul et même SENS, PENSER et AGIR » (ici également, les majuscules sont dans le texte).

Cette phrase nous rappelle la dénonciation par Plinio Corrêa de Oliveira, en 1976, du tribalisme indigène comme une nouvelle étape encore plus radicale de la Révolution anarchique : « Le structuralisme voit dans la vie tribale une synthèse illusoire entre l’apogée de la liberté individuelle et du collectivisme consensuel, dans lequel ce dernier finit par dévorer la liberté. Dans un tel collectivisme, les différents « moi » et personnes individuelles, avec leur pensée, leur volonté, leur sensibilité et manières d'être, caractéristiques et divergentes, se fondent et se dissolvent, selon eux, dans la personnalité collective de la tribu qui engendre une pensée, une volonté, et manière d’être intensément communes ».

Ce que propose l'Instrumentum Laboris n'est pas autre chose, en définitive, qu’une invitation à l'humanité à faire le dernier pas vers l'abîme final de la Révolution anti-chrétienne : l'anarcho-primitivisme de John Zerzan et du terroriste Unabomber.

José Antonio Ureta

Source :
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/06/critique-instrumentum-laboris-synode-amazonie-jose-antonio-ureta.html
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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 8 Aoû - 17:20

Jeanne Smits, sur son Blog, le 19 juin 2019 a écrit:
“Instrumentum Laboris” du synode pan-amazonien :
une lecture critique



L’Instrumentum Laboris (instrument de travail) en vue du synode Pan amazonien qui se tiendra en octobre prochain à Rome a été publié en langue espagnole le 17 juin. Il tient (hélas) les promesses du document préparatoire, déjà imprégné de syncrétisme religieux que j'ai commenté ici : (« Le synode pour l'Amazonie sur un vecteur pour la théologie indienne ») et ici : (« anticolonialisme et prise en compte des spiritualités païennes »).


Dans ses premières parties que je vous propose de découvrir succinctement ici, l’Instrumentum Laboris adopte un langage de reconnaissance et d'appréciation systématique, jusqu'à l’absurde, des formes de vie indigènes en Amazonie. Le mythe du bon sauvage n'est pas loin, pas plus que celui de l'avènement ici-bas d'un monde idéal atteint grâce à l'harmonie avec la nature.

J'ai traduit quelques passages de ces premières parties : les citations ci-dessous ne constituent donc pas la traduction officielle du texte et elles sont choisies de manière à mettre en évidence certaine constantes. Arrivée à peu près à la moitié de l’Instrumentum – j'espère avoir le temps d'aller plus loin dans les jours qui viennent – je suis bien obligée de constater que les notions classiques de l'évangélisation sont spectaculairement absentes.

Première remarque : l'Amazonie devient ici une sorte de lieu idéal et idéalisé, victime d'indicibles injustices qu'il faut réparer en revenant le plus possible au statu quo antérieur, en même temps qu'elle est présentée comme une sorte d'idéal de la vie religieuse en tant que lien avec le Dieu créateur.

Dans la suite de cet article, je retiens la numérotation du document. Les citations traduites intégralement sont en caractères romains, les résumés sont en italique, mes éventuels commentaires sont en gras.

Enfin, la traduction n'est pas des plus élégantes, je suis allée vite pour aller à l'essentiel. Pardon pour les fautes de frappe !
Jeanne Smits



2. Reconnaître l’irruption de l'Amazonie comme un sujet nouveau. Ce nouveau sujet, qui n'a pas été considéré suffisamment dans le contexte national ou mondial ni dans la vie de l’Eglise est aujourd'hui un interlocuteur privilégié.

Pardon pour le charabia : je restitue ce que je lis. L'Amazonie est donc devenu une entité avec laquelle on dialogue « en Eglise »

3. (…) Se laisser interpeller sérieusement par les périphéries géographiques existentielles. Ce processus doit se poursuivre pendant et après le synode comme un élément central de la vie future de l’Eglise. (…)

Central, vous avez bien lu. Si l'Eglise est désorientée, serait-ce parce qu'elle se tourne insuffisamment vers l’Amazonie ?

5. L'Eglise toujours plus synodale est en contact avec « la réalité contrastée d'une Amazonie pleine de vie et de sagesse »; il faut voir et écouter dans la logique d’Evangelii Gaudium, juger et agir à travers la conversion écologique de Laudato si’; juger et agir à travers la conversion à la synodalité ecclésiale exposée dans Episcopalis communio.

Tout cela constituait-il donc un plan dont on espère nous faire vivre l'aboutissement à l'automne prochain ?

6. Ce paragraphe reconnaît le don de la Providence que fut l’évangélisation de l’Amérique latine malgré la colonisation militaire, politique et culturelle et au-delà de l’avarice et de l’ambition des colons. Rappel du don de leur vie par de nombreux missionnaires. Mais : « Fréquemment, l'annonce du Christ s’est réalisée en connivence avec les pouvoirs qui exploitaient les ressources et opprimer les populations. »

7. Aujourd’hui l'Eglise a l'occasion historique de se différencier nettement des nouveaux pouvoirs colonisateurs en écoutant les peuples d'Amazonie pour pouvoir exercer avec transparence son rôle prophétique. La crise socio-environnementale ouvre de nouvelles opportunités pour présenter le Christ dans toute sa potentialité libératrice et humaine. (…)

Heureuse faute, acte II ? Amazonie est ensuite présentée comme « source de vie ».

8. La vie en Amazonie s’identifie entre autres choses avec l’eau. L'Amazonie est comme l'artère du continent et du monde, elle coule comme les veines de la flore et de la faune du territoire, comme demeure de ses peuples, de ses cultures et de ses expressions spirituelles. Comme dans l'Eden, l'eau est source de vie, mais aussi connexion entre les différentes manifestations de la vie, où tout est lié.

On n'est pas loin de la divinisation des éléments de la nature, qui est d'ailleurs propre aux « expressions spirituelles » indigènes.

9. Elle régule les cycles de l'eau, de l'énergie et du carbone au niveau planétaire… Selon des experts internationaux l'Amazonie est la deuxième zone la plus vulnérable de la planète après l'Arctique, relativement au changement climatique d'origine anthropogénique.

On l’attendait, celui-là !

Vie en abondance

11. Jésus offre une vie en plénitude, une vie pleine de Dieu, vite salvifique (zoe) qui commence dans la création et qui se manifeste dans ce qu’il y a de plus élémental dans la vie (bios). En Amazonie, elle se reflète en son abondante biodiversité et les cultures. C'est-à-dire une vie pleine et intègre, une vie qui chante, un chant à la vie, comme le chant des rivières. C'est une vie qui danse et qui représente la divinité dans notre relation à elle. (…)

??? Je répète : ???

Le bien vivre

12. La recherche par les peuples indigènes d'Amazonie de la vie en abondance se concrétise dans ce qu'ils appellent le « bien vivre ». Il s'agit de vivres en « harmonie avec soi-même, avec la nature, avec les êtres humains et avec l'être suprême, puisqu'il y a une intercommunication entre tout le cosmos, où il n'y a ni excluant ni exclu, où nous puissions tous forger un projet de pleine vie.”

Une note précise qu’il s’agit là du « cri du sumak kawsay en Amazonie » : les enseignements ancestraux des peuples indigènes. Cette expression traduite par « bien vivre » signifie le rejet de la modernité capitaliste. S'il faut en croirece site, cette notion « associe des apports culturels occidentaux et modernes tels que le marxisme, anarchisme, féminisme et l'écologie ». Son langage est très présent dans l'ensemble du document.

13. Une telle compréhension de la vie se caractérise par la connectivité et l'harmonie des relations entre l'eau, le territoire et la nature, la vie communautaire et la culture, Dieu et les différentes forces spirituelles. Pour eux, « bien vivre » c'est comprendre la centralité du caractère relationnel transcendant des êtres humains et de la création, et cela suppose un « bien faire ». On ne peut pas déconnecter les dimensions matérielles et spirituelles. Ce mode intégral s'exprime dans leurs propres manières de s'organiser, qui part de la famille et de la communauté, et qui embrasse un usage responsable de tous les biens de la création. Certains d'entre eux parlent de cheminer vers la « terre sans maux » ou à la recherche de « la colline sainte » ; des images qui reflètent le mouvement et la notion communautaire de l’existence.

« Dieu et les différentes forces spirituelles » ? Quelles sont-elles ? Quelle est cette marche vers un paradis communautaire ici-bas ? Je crois qu'il n'est pas nécessaire de faire un dessin.

Vie menacée

14 Tous les droits fondamentaux des peuples originels menacés. Responsables: Les entreprises d'extraction, souvent en connivence avec les autorités locales nationales et même les autorités traditionnelles indiennes. “ Comme le dit le pape François, ceux qui suivent de tels intérêts paraîtraient être déconnectés ou indifférents par rapport aux cris des pauvres de la terre.

15 Parmi tous les malheurs causés par cette situation d’exploitation, la vie en Amazonie est menacée par « la perte de sa culture originelle et de son identité ( langue, pratiques spirituelles et coutumes) ».

La perte des pratiques spirituelles animistes, polythéistes, chamaniques, immanentistes, avec le culte de la terre serait donc un grand malheur…

Défendre la vie, confronter l’exploitation

17 Les communautés consultées ont aussi insisté sur le lien entre la menace contre la vie biologique et la vie spirituelle, c'est-à-dire menace intégrale. (…) Prendre soin de la vie s’oppose à la culture du déchet, du mensonge, de l'exploitation et de l’oppression. En même temps, cela suppose de s’opposer à une vision insatiable de la croissance sans limites, à l'idolâtrie de l’argent, un monde déconnecté ( de ses racines, de son environnement), à une culture de mort. Pour résumer, la défense de la vie suppose la défense du territoire, de ses ressources ou biens naturels, mais aussi de la vie et de la culture des peuples, la fortification de son organisation, la pleine exigibilité de ces droits et la possibilité d’être écouté. Pour reprendre les paroles de ces mêmes indigènes : « Nous, indigènes de Guaviare (Colombie) sommes-faisons partie de la nature parce que nous sommes eau, air, terre et vie du milieu ambiant créé par Dieu. C'est pourquoi, nous demandons que cessent les mauvais traitements et l'extermination de la Terre Mère. La terre a du sang et elle se vide de son sang, les multinationales ont coupé les veines de notre Terre Mère. Nous voulons que notre clameur indigène soit écoutée par tout le monde. »

« Nous sommes-faisons partie de la nature parce que nous sommes eau, air, terre et vie du milieu ambiant créé par Dieu. »Relisez encore cette phrase: bien plus que « tout est lié », il s'agit de dire que tout est dans tout et réciproquement, de rejoindre l'idée selon laquelle l'homme n'est qu'un élément de la vie intégrale, voire de la conscience universelle.

Une clameur pour vivre

18. Les menaces et les agressions contre la vie entraînent des clameurs, aussi bien des peuples que de la terre. Partant de ces clameurs comme lieu théologique (un lieu d'où l'on pense la foi) on peut entreprendre des chemins de conversion, de communion et de dialogue, des chemins de l’Esprit, d’abondance et du « bien vivre ». L'image de la vie et du « bien vivre » comme « chemin vers la colline sainte » implique une communion avec les pèlerins et avec la nature dans son ensemble, c’est-à-dire, un chemin d’intégration avec l'abondance de la vie, avec histoire et avec l’avenir. Ces nouveaux chemins se font nécessaires, vu que les grandes distances géographiques et la méga-diversité culturelle de l'Amazonie sont des réalités qui n'ont pas encore été résolues dans le domaine pastoral. (…)

Encore le charabia. Mais notez la qualification des « clameurs » comme « lieux théologiques » d'où part la conversion. La conversion écologique, cela va de soi.

Chapitre II. Territoire

Territoire, Vie et révélation de Dieu

19. (…) Nous pouvons dire que l’Amazonie – ou tout autre espace territorial indigène ou communautaire – n'est pas seulement un ubi (un espace géographique), mais que c'est aussi un quid, c’est-à-dire, un lieu de sens pour la foi ou l'expérience de Dieu dans l'histoire. Le territoire est un lieu théologique depuis lequel on vit la foi, c'est aussi une source singulière de révélation de Dieu. Ces espaces sont des épiphanies où se manifeste la réserve de vie et de sagesse pour la planète, une vie et une sagesse qui parle de Dieu. En Amazonie se manifestent les « caresses de Dieu » qui s'incarne dans l’histoire.

« Epiphanie », la jungle amazonienne et ses dangers terrifiants, ses tribus soumises aux sorciers (qui ne sont décidément pas des enfants de chœur) ?

Un territoire où tout est lié

21. (…) Dans le territoire amazonien il n'existe pas de partie qui puisse subsister par elle-même avec seulement des relations extérieures, il s'agit plutôt de dimensions qui existent constitutivement en relation, formant un tout vital. D’où vient que le territoire amazonien offre un enseignement vital pour comprendre intégralement nos relations avec les autres, avec la nature et avec Dieu, comme l'affirme le pape François.

Enfoncés, Aristote et saint Thomas – et toute l'indicible richesse de notre héritage chrétien !

Territoire d'espérance et du « bien vivre »

24. L’Amazonie est le lieu de la proposition du « bien vivre », de promesses et d'espérance pour de nouveaux chemins de vie. La vie en Amazonie est intégrée et unie au territoire, il n'y a ni séparation ni division entre les parties. Cette unité englobe toute l'existence : le travail, le repos, les relations humaines, les rites et les célébrations. Tous se partage, les espaces privés – typiques de la modernité – sont minimes. La vie est un chemin communautaire où les tâches et les responsabilités se divisent et se partage en fonction du bien commun. Il n'y a pas de place pour l'idée de l’individu détaché de la communauté ou de son territoire.

Relisez bien : le mirage communiste n'est pas loin.

25. La vie des communautés amazoniennes qui n'ont pas encore été affectées par l'influence de la civilisation occidentale, se reflète dans la croyance et dans les rites concernant l'action des esprits, de la divinité – que l'on nomme de nombreuses manières – avec et dans le territoire, avec la nature et en relation avec elle. Cette cosmovision se résume dans le mantra de François : « Tout est lié. »

Le vocabulaire est ici intéressant, puisque le pape François est crédité d'un « mantra » quasi panthéiste et que les croyances en l’action des esprits que l'on obtient grâce à des rites ne sont pas critiquées. Est-il nécessaire de dire qu'elles sont pourtant très gravement contraires à notre foi et que ces rites d'appel des esprits sont tout aussi gravement interdits comme relevant du commerce avec les démons ?

26. L'intégration de la création, de la vie considérée comme une totalité qui embarque toute l’existence, est au fondement de la culture traditionnelle qui se transmet de génération en génération à travers l'écoute de la sagesse ancestrale, réserves vives de la spiritualité et de la culture indigène. Cette sagesse inspire le soin et le respect de la création, avec une conscience claire de ses limites, interdisant qu’on en abuse. Abuser de la nature, c'est abuser des ancêtres, des frères et des sœurs, la création et du créateur, en hypothéquant l’avenir.

Bons sauvages… Mais attention, plus loin on dénonce justement ce nom de « sauvages ».

27. Les cosmovisions amazoniennes et chrétiennes sont toutes les deux en crise…

CHAPITRE III Le temps (Kairos)

Temps de grâce

28. L’Amazonie vit un moment de grâce, un Kairos. Le synode d'Amazonie est ainsi le temps où l’Esprit Saint ouvre de nouveaux chemins…

29. Les peuples amazoniens originels ont beaucoup à nous apprendre. Reconnaissons que depuis des milliers d’années ils prennent soin de leur terre, de l'eau et de la forêt, et qu'ils ont réussi jusqu'à aujourd'hui à les préserver pour que l'humanité puisse bénéficier de la jouissance des dons gratuits de la création de Dieu. Les nouveaux chemins d'évangélisation doivent se construire en dialogue avec ces sagesses ancestrales où se manifestent les semences du Verbe.

J’ai acheté il n'y a pas si longtemps un livre sur les us et coutumes de certaines tribus d’Amazonie. Les sagesses ancestrales laissent, je vous l'assure, pas mal de choses à désirer.

Temps d’inculturation et d’interculturalité

30. L'Eglise s'est faite chair en montant sa boutique – son “tapiri” (?) – en Amazonie. Se confirme ainsi un cheminement qui a commencé avec le concile Vatican II pour toute l’Eglise… ( dialogue interculturel) La diversité originelle qu'offre la région de l’Amazonie – biologique, religieux et culturel – évoque une nouvelle Pentecôte.

Le ton de ce paragraphe est étrange mais aboutit bien à la glorification d'une nouvelle approche de l’évangélisation. On y voit surtout la contradiction entre la Pentecôte qui est la venue du Saint Esprit après la mort et la résurrection du Christ et son assimilation à la « diversité originelle » qui serait en quelque sorte constitutive d’un bien en soi.

Temps d’espérance

33. Le synode d'Amazonie se convertit ainsi en un signe d'espérance pour le peuple d'Amazonie et pour toute l'humanité. C'est une grande occasion pour que l'Eglise puisse découvrir la présence incarnée et active de Dieu : dans les manifestations les plus diverses de la création, dans la spiritualité des peuples originels ; dans les expressions de la religiosité populaire ; dans les différentes organisations populaires qui résistent aux grands projets ; dans la proposition d'une économie productive, durable et solidaire qui respecte la nature. Ces dernières années la mission de l'Eglise est réalisée dans l'alliance avec les aspirations et les luttes pour la vie et pour le respect de la nature des peuples amazoniens et de leurs propres organisations.

La présence incarnée et active de Dieu n'est plus ici le Christ vrai Dieu et vrai homme avec nous jusqu'à la fin des temps : elle se manifeste à travers la matière de la création et la « spiritualité des peuples originels ». Nous nageons ici, ce me semble, en pleine hérésie relativiste.

34. Par la force du Saint Esprit, l'Eglise, identifiée avec cette histoire de croix et de résurrection, veut apprendre, dialoguer et répondre avec espérance et allégresse au signe des temps, ensemble avec les peuples d’Amazonie. Nous espérons qu’un tel apprentissage, que ce dialogue et cette co-responsabilité, puissent aussi s'étendre à tous les coins de la planète qui aspire à la plénitude intégrale de la vie dans tous les sens du mot. Nous croyons que ce Kairos de l’Amazonie, comme temps de Dieu, convoque et provoque, c'est un temps de grâce de libération, de mémoire et de conversion, de défis et d’espérance.

Tous en pagne !
Et puis, quelle étrange manière de parler de l'histoire du salut (« cette histoire de croix et de résurrection »)…

Chapitre IV. Dialogue.

36. Comme l'Amazonie est un monde pluriethnique, pluriculturel et pluri-religieux, la communication, et par tant l’évangélisation exigent des rencontres et des convivialités qui favorisent le dialogue. …

37. Le dialogue pour tous. Le dialogue de recherche l’échange, le consensus et la communication, les accords et les alliances, « mais sans perdre la question de fond », c’est-à-dire la « préoccupation pour une société juste, capable de mémoire et sans exclusion”. Pacte social et culturel : Pour ce pacte, l'Amazonie représente un pars pro toto, un paradigme, une espérance pour le monde.

Depuis quand la question de fond est-elle la préoccupation pour une société juste, capable de mémoire et sans exclusion ? La grande question n'est-elle pas celle de notre salut individuel dans le bonheur éternel auprès de Dieu ?

Dialogue avec les peuples amazoniens.

38. Il faut un dialogue à propos des blessures infligées par les longues périodes de colonisation aux peuples amazoniens. De nombreux obstacles à une évangélisation dialogique et ouverte à l'altérité culturelle sont de caractère historique et se cachent derrière certaines doctrines pétrifiées.

L’important, c’est de bouger, ensemble et différents mais toujours en mouvement ! C'est la dimension hégélienne qui se cache derrière cette Novlangue.

Dialogue et apprentissage

39. De nombreux peuples amazoniens sont constitutivement dialogiques et communicatifs. Il existe un ample et nécessaire champ de dialogue entre les spiritualités, les credos et les religions amazoniennes qui exigent un rapprochement cordial des diverses cultures. Le respect de cet espace ne signifie pas relativiser ses propres convictions, mais consiste à reconnaître d'autres chemins qui cherchent à élucider le mystère inépuisable de Dieu. L’ouverture non sincère à l’autre, ainsi qu'une attitude corporatiste, qui réserve le salut exclusivement à son propre credo, sont destructrices de ce même credo. C'est ce qu'a expliqué Jésus au docteur de la loi dans la parabole du bon samaritain. L'amour vécu dans n'importe quelle religion est agréable à Dieu. (…)

Je vous renvoie ici à la déclaration d'Abu Dhabi, on n'en est pas si loin.
Notons aussi que la mention d'une « attitude corporatiste » pour rejeter, sans la nommer, la vérité « Hors de l'Eglise, point de salut », confine au génie. Marxiste, bien sûr.

40. Le dialogue en faveur de l’avenir de la Planète et de la vie relève de la Pentecôte… Nous découvrons notre identité à partir de la rencontre avec l’autre, à partir des différences et des coïncidences qui nous montrent l'opacité de la réalité et du mystère de la présence de Dieu.

En clair : la vérité est bien trop complexe et multiforme pour que nous n'ayons pas besoin des trésors de la sagesse primitive, y compris pour comprendre nos propres croyances.

PARTIE II la clameur de la terre et des pauvres

57 Voici les “PIAV”, peuples indigènes volontairement isolés du monde qui résistent au modèle actuel de développement économique prédateur, génocide, écocide.

Et combien juste est leur résistance aux influences occidentales, comprend-on à travers ce paragraphe et les suivants.

61 Dénonce le défaut de reconnaissance des droits territoriaux des indigènes et des PIAV

62 Il faut défendre leurs droits et leurs territoires et prévoir une pastorale d’ensemble pour les grandes zones frontalières.

Les familles amazoniennes

75. C’est dans les familles que palpite la cosmovivance. Il s'agit de diverses connaissances et pratiques millénaires dans des domaines variés comme l'agriculture, la médecine, la chasse et la pêche, en harmonie avec Dieu, la nature et la communauté. C'est aussi dans la famille que se transmettent les valeurs culturelles, comme l'amour de la terre, la réciprocité, la solidarité, le vécu du présent, le sens de la famille, la simplicité, le travail communautaire, l’organisation propre, la médecine et l'éducation ancestrale. En outre la culture orale (histoire, croyance et chant), avec ses couleurs, ses habits, son alimentation, ses langues et ses rites font partie de cet héritage qui se transmet en famille. En définitive, c'est dans la famille qu’on apprend à vivre en harmonie : entre peuples, entre générations, avec la nature, en dialogue avec les esprits.

Le « dialogue avec les esprits » est vraiment de trop, à moins qu'il ne s'agisse aux yeux des rédacteurs de l’essentiel. Je vous renvoie aux remarques ci-dessus sur le commerce avec les démons.

76. Dénonciation du fait qu'on ait appelé des indigènes « sauvages » ou « primitifs ».
Parmi les recommandations de ce chapitre, il faut :

– écouter le chant qui s'apprend famille comme mode d'expression de la prophétie dans le monde amazonien.

Quelle prophétie ? Venant d'où ?

– Promouvoir le rôle de la femme en reconnaissant son rôle fondamental dans la formation et la continuité des cultures, dans la spiritualité, dans les communautés et les familles. Il est nécessaire d'assumer le rôle de leadership féminin au sein de l’Eglise.

Cela était déjà esquissé dans le document préparatoire : la spiritualité et la culture indigènes ne conçoivent pas l'homme sans la femme ni la femme sans l'homme ; c'est une dualité que l'Eglise devrait donc respecter, y compris sur le plan liturgique. Un point à creuser.

— Affirmer une pastorale familiale suivant les indications de l'exhortation apostolique Amoris laetitia… qui accompagne, intègre et n'exclut pas la famille blessée. Une pastorale sacramentelle qui fortifie et console chacun sans exclure personne. Une formation permanente des agents pastoraux tenant compte des récents synodes et de la réalité familiale en Amazonie.

La communion pour tous ?

Source :
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/06/instrumentum-laboris-du-synode-pan.html
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Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 2 Empty Re: Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE !

Message par Gilbert Chevalier le Jeu 8 Aoû - 17:41

Roberto de Mattei, dans le blog de Aldo Maria Valli, Duc in Altum, le 20 juin 2019, a écrit:
SYNODE sur l’AMAZONIE :
Messieurs les cardinaux et les évêques,
est-ce vraiment cette Église que vous voulez ?


Les premières réactions face à l’Instrumentum Laboris pour le Synode sur l’Amazonie se sont essentiellement focalisées sur l’ouverture aux prêtres mariés et l’insertion des femmes dans l’ordre sacramentel de l’Église.

Mais l’Instrumentum Laboris va plus loin : c’est un manifeste de l’éco-théologie de la Libération qui propose une « cosmovision » panthéiste et égalitaire, qui pour un catholique est inacceptable.

Comme le soulignait fort bien José Antonio Ureta, on ouvre tout grand les portes du Magistère « à la théologie India et à l’éco-théologie, qui sont deux dérivés latino-américains de la Théologie de la Libération. Dont les chantres, après l’effondrement de l’URSS et l’échec du “socialisme réel”, ont attribué aux peuples indigènes et à la Nature le rôle historique de force révolutionnaire de trempe marxiste » ( https://edwardpentin.co.uk/amazon-synod-working-document-criticized-for-serving-neo-pagan-agenda/ )

Dans le document publié par le Saint-Siège le 17 juin 2019, c’est l’Amazonie qui « fait son entrée » comme « un nouveau sujet » dans la vie de l’Église (n. 2).

Or qu’est-ce que l’Amazonie ? Ce n’est pas seulement un lieu physique, une « biosphère complexe » (n.10) ; c’est aussi « une réalité pleine de vie et de sagesse » (n. 5), qui se transforme en paradigme conceptuel et qui nous appelle à une conversion : « pastorale, écologique et synodale » (n. 5). L’Église, pour jouer son rôle prophétique, doit se mettre à l’écoute des « peuples amazoniens » (n. 7). Ces peuples sont capables de vivre « en intercommunication » avec tout le cosmos (n. 12), mais leurs droits sont menacés par les intérêts économiques des multinationales qui, comme disent les indigènes de Guaviare (Colombie), « ont coupé les veines de notre Terre Mère » (n. 17). L’Église écoute « les cris des peuples et aussi de la terre » (n. 18), car en Amazonie « le territoire est un lieu théologique à partir duquel la foi est vécue et constitue également une source particulière de la révélation de Dieu » (n. 19).

Une troisième source de la Révélation vient donc s’ajouter donc à la Sainte Écriture et à la Tradition : et c’est l’Amazonie, territoire où « tout est connecté » (n. 20), tout est « relié de façon constitutive, formant un tout vital » (n. 21). En Amazonie, l’idéal du communisme est réalisé. Car, dans le collectivisme tribal, « tout est partagé, les espaces privés – typiques de la modernité – sont minimes ».

Les peuples indigènes se sont libérés du monothéisme et sont en train de reconquérir l’animisme et le polythéisme. En fait, comme indiqué au n. 25 : « La vie des communautés amazoniennes qui ne sont pas encore affectées par l’influence de la civilisation occidentale se reflète dans les croyances et les rites concernant l’action des esprits, de la divinité – appelée de multiples manières – avec et sur le territoire, avec et en relation avec la nature. Cette cosmovision est résumée dans le “mantra” du pape François : “tout est connecté” (LS 16, 91, 117, 138, 240) ».

Le document insiste sur le fait que la « cosmovision » amazonienne contient une « sagesse ancestrale, une réserve vivante de la spiritualité et de la culture indigène » (n. 26). Par conséquent, « les premiers peuples amazoniens ont beaucoup à nous apprendre. (…) Les nouvelles voies d’évangélisation doivent être construites dans le dialogue avec ces sagesses ancestrales dans lesquelles se manifestent les germes de la Parole » (n. 29).

La richesse de l’Amazonie consiste en ce qu’elle n’est pas monoculturelle ; en ce qu’elle est « un monde multiethnique, multiculturel et multireligieux » (n. 36) ; avec lequel il est nécessaire pour nous d’entamer le dialogue.

Les peuples amazoniens « nous confrontent à la mémoire du passé et aux blessures causées par les longues périodes de colonisation. C’est pourquoi le pape François a demandé “humblement pardon, non seulement pour les offenses perpétrées par son Église, mais pour les crimes commis contre les populations indigènes pendant ce que l’on a appelé la Conquête de l’Amérique”. Dans ce passé, l’Église a parfois été complice des colonisateurs, et c’est ce qui a étouffé la voix prophétique de l’Évangile » (n. 38).

L’« écologie intégrale » inclut « la transmission de l’expérience ancestrale, des cosmologies, des spiritualités et des théologies des peuples indigènes, qui consiste à prendre soin de la Maison Commune » (n. 50). « Dans leur sagesse ancestrale – ces peuples – ont cultivé la conviction que toute la création est connectée, qu’elle mérite notre respect et notre responsabilité. La culture amazonienne, qui intègre les êtres humains à la nature, devient un point de référence pour la mise en application d’un nouveau paradigme d’écologie intégrale » (n. 56).

L’Église doit se dépouiller de son caractère romain et assumer « un visage amazonien ». « Le visage amazonien de l’Église trouve son expression dans la pluralité de ses peuples, de ses cultures et de ses écosystèmes. Cette diversité nécessite une option pour une Église “sortante” et missionnaire, incarnée dans toutes ses activités, ses expressions et ses langues » (n. 107). « Une Église au visage amazonien dans toutes ses innombrables nuances se doit d’être une Église “en sortie” (ou “sortante”) (cf. EG 20-23), qui laisse derrière elle une tradition coloniale monoculturelle, cléricale et qui s’impose. Elle se doit de savoir discerner et assumer sans peur aucune les différentes expressions culturelles des peuples » (n. 110).

Le souffle panthéiste qui anime la nature amazonienne est un leitmotiv du document : « L’Esprit créateur qui remplit l’univers (cf. Sagesse 1,7) est l’Esprit qui pendant des siècles a nourri la spiritualité de ces peuples, bien avant même l’annonce de l’Évangile. Et qui les pousse à l’accepter à partir de leurs cultures et de leurs traditions » (n. 120).

C’est pourquoi, « il est nécessaire de saisir ce que l’Esprit du Seigneur a enseigné à ces peuples au cours des siècles : la foi en Dieu le Père-Mère Créateur, le sens de la communion et de l’harmonie avec la terre, le sens de la solidarité avec ses compagnons, le projet du “bien vivre”, la sagesse des civilisations millénaires que les anciens possèdent et qui a des effets sur la santé, la cohabitation, l’éducation et la mise en valeur de la terre, le rapport étroit avec la nature et la “Terre nourricière”, la capacité de résistance et de résistance et de résilience des femmes en particulier, les rites et les expressions religieuses, les rapports avec les ancêtres, le comportement contemplatif et le sens de la gratuité, de la célébration et de la fête et le sens sacré du territoire » (n. 121 ).

En outre, dans le cadre d’une « saine décentralisation » de l’Église, « les communautés demandent aux Conférences épiscopales d’adapter le rite eucharistique à leurs cultures ». « L’Église doit s’incarner dans des cultures amazoniennes possédant un sens aigu de la communauté, de l’égalité et de la solidarité, pour lesquelles le cléricalisme n’est pas accepté sous ses différentes formes de manifestation. Les peuples indigènes possèdent une riche tradition d’organisation sociale où l’autorité est en rotation et animée d’un sens profond du service. À partir de cette expérience d’organisation, il conviendrait de reconsidérer l’idée que l’exercice de la compétence (pouvoir du gouvernement) doit être lié à tous les domaines (sacramentel, judiciaire, administratif) et en permanence au sacrement de l’ordre » (n. 127).

Partant du principe que « le célibat est un cadeau pour l’Église », il est demandé que « dans les zones les plus reculées, on se penche sur la possibilité de conférer l’ordination sacerdotale à des anciens, de préférence indigènes, respectés et acceptés par leur communauté, même s’ils peuvent avoir déjà constitué une famille stable, ceci en vue de garantir les Sacrements qui accompagnent et soutiennent la vie chrétienne » (n. 129).

En outre, il est nécessaire « de garantir aux femmes leur suprématie, ainsi que des espaces plus vastes et plus pertinents dans le domaine de la formation : théologie, catéchèse, liturgie et écoles de foi et de politique » et « d’identifier le type de ministère officiel pouvant être confié aux femmes, en tenant compte du rôle central qu’elles jouent aujourd’hui dans l’Église amazonienne ».

Qu’ajouter à tout ce qui précède? Les évêques, successeurs des Apôtres, et les cardinaux, conseillers du pape dans la gouvernance de l’Église, vont-ils se taire devant ce manifeste politique et religieux qui renverse la doctrine et la pratique du Corps Mystique du Christ ?

Sources :
http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2019/07/10/synode-sur-lamazonie-messieurs-les-cardinaux-et-les-eveques-est-ce-vraiment-cette-eglise-que-vous-voulez/
& https://www.aldomariavalli.it/2019/06/20/sinodo-amazzonia-signori-cardinali-e-vescovi-davvero-volete-questa-chiesa/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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