Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI !

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Message par Gilbert Chevalier le Mer 14 Aoû - 22:07

Jeanne Smits, sur son Blog au 14 août 2019, a écrit:

Le cardinal Burke dénonce l’« apostasie »
véhiculée par l’“Instrumentum laboris”
en vue du synode sur l’Amazonie


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Le cardinal Raymond Burke a rejoint les cardinaux Walter Brandmüller, Gerhard Müller (également ici) et George Pell pour condamner vigoureusement l’Instrumentum laboris en vue du prochain synode sur l’Amazonie qui doit se dérouler à Rome du 6 au 27 octobre. Pire qu’hérétique, le cardinal américain a taxé ce document d’« apostasie » lors d’un entretien audio avec le journaliste Patrick Coffin, publié en anglais ici sur YouTube le 13 août.

A la question de savoir si l’Instrumentum laboris pourrait « devenir définitif » pour l’Église catholique, le cardinal Burke a répondu :

« C’est impossible. Le document est une apostasie. Cela ne peut pas devenir l'enseignement de l’Église, et si Dieu le veut, on mettra fin à toute cette affaire. »

Si les initiatives des responsables de la préparation du synode visent notamment à promouvoir le diaconat des femmes et la possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés dans l’Église latine, éléments en quelque sorte les plus voyants, c’est dans son ensemble que le document de travail s’éloigne de manière spectaculaire de la doctrine catholique.

L’éclairage apporté par le cardinal Burke sur la définition de l’hérésie et de l’apostasie permet de mieux saisir ce qui est en train de se tramer.

« L'hérésie est le déni, le déni conscient et volontaire d'une vérité de foi. Il s’agit, par exemple, du prêtre Arius qui a renié les deux natures pour une seule personne de Notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, l'hérésie vise une vérité particulière niée par une personne déterminée, alors que l'apostasie est un rejet d’ensemble de la foi, un éloignement du Christ d’une manière générale, et des nombreuses vérités de la foi », a-t-il déclaré.

Cela rejoint l’analyse du cardinal Brandmüller qui a qualifié l’Instrumentum laboris d’à la fois hérétique et apostat, tandis que le cardinal Müller a dénoncé le « faux enseignement » de ce document qui a été approuvé par les autorités synodales en vue d’être soumis à la discussion des évêques à l’automne prochain. Le cardinal George Pell, dans une lettre publiée par Sandro Magister, écrivait quant à lui depuis sa prison australienne :

« Je suis d’accord pour dire que nous avons des raisons d’être préoccupés par l’Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie. Ce n’est pas le premier document de mauvaise qualité issu du secrétariat du synode. Le cardinal G. Müller, l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a rédigé une excellente critique. Je ne suis pas un expert de la région mais j’ai été à Iquitos dans le Pérou amazonien où un prêtre de Sydney, le P. John Anderson dirige une paroisse d’une piété, d’une activité pastorale et d’une orthodoxie exemplaires. Comme dans le fleuve Amazone, beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts avant le synode.

« Mais un point est fondamental. La Tradition Apostolique, les enseignements de Jésus et des apôtres, tirés du Nouveau Testament et enseignés par le Magistère des Papes et des Conciles, constituent l’unique critère doctrinal en matière doctrinale et pratique. Amazonie ou pas, en tout lieu de la terre, l’Eglise ne peut permettre qu’une confusion, et encore moins un enseignement contraire, n’abîme la Tradition Apostolique. »

Au cours de son entretien avec Patrick Coffin, le cardinal Burke a également dénoncé les médias qui se « glorifient » de ce qu’ils appellent les options « révolutionnaires » du pape François. Rappelant que la fonction pontificale n'est pas révolutionnaire, Burke a affirmé que la fonction première du pape est de « sauvegarder la doctrine de la Foi et la discipline de l’Église afin d'être le principe et le fondement de l'unité dans l’Église ».

Et d’ajouter : « Si vous me disiez que le Pape est un révolutionnaire, je serais très inquiet parce que cela n'a rien à voir avec la papauté. »
Commentant l’entretien du cardinal Burke du 13 août, Martin Barillas de LifeSiteNews a rappelé la satisfaction de Leonardo Boff, théologien de la libération, devant l’élection du pape François.

Boff a ainsi déclaré qu'il considère l'élection du pape François comme marquant un « printemps » de l’Église catholique. Dans son livre François de Rome et François d'Assise, il se dit convaincu de ce que le Pape François incarne la théologie de la libération en raison de son « dévouement » aux pauvres. Il a déclaré par ailleurs que l'ordination des hommes mariés pourrait être un résultat du synode. Dans une interview accordée à Deutsche Welt citée par Barillas, Boff attribue au pape le mérite d’avoir déclenché une « révolution » dans l’Église.

« La théologie de la libération a été explicitement condamnée par Jean-Paul II en1985 pour avoir cherché à réconcilier les préceptes marxistes avec les enseignements catholiques dans le but a d'aider les pauvres, surtout en Amérique latine », rappelle Barillas.
--> Leonardo Boff, qui aurait participé selon ses propres dires à la rédaction de l’encyclique Laudato si’, est également considéré comme le « théologien de référence » du synode sur l’Amazonie.

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/08/cardinal-burke-apostasie-instrumentum-laboris-synode-amazonie.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 6 Sep - 10:35

Jeanne Smits, sur son Blog au 5 septembre 2019, a écrit:

Synode amazonien :
Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux
sur les dangers de l’“Instrumentum laboris”
pour le dépôt de la foi

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI ! - Page 3 DSC_5829

Les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Burke ont décidé de prendre les devants face aux prévisibles attaques contre la foi et la doctrine de l’Eglise lors du synode sur l’Amazonie qui se tiendra à partir du 6 octobre prochain en interpellant directement à l’ensemble de leurs confrères du collège cardinalice – en fait pour les rappeler à leur devoir de princes de l’Eglise. Chacun de son côté a pris la plume pour écrire une lettre, en italien,  adressée à chacun des autres cardinaux, pour les alerter quant à la « dissonance », voire le caractère « contraire » au dépôt de la foi de certaines affirmations contenues dans l'Instrumentum laboris du Synode sur l'Amazonie.

Leurs lettres, dont la Catholic News Agency a eu connaissance, dénoncent avec gravité le « flou » du document, qui « semble » même en certains points, « au regard de l’enseignement authentique de l’Eglise, lui être contraire », a ainsi écrit le cardinal Brandmüller. Faut-il rappeler que celui-ci était également signataire, avec le cardinal Burke et les défunts cardinaux Caffarra et Meisner, des Dubia sur la l’exhortation apostolique Amoris laetitia – leurs questions n’ayant pas reçu de réponses à ce jour ?

Le cardinal Brandmüller n’a pas hésité à faire référence à la manière dont les récents synodes sur la famille et la jeunesse ont déjà été l’occasion de manœuvres peu catholiques :

« Comme le montre l’expérience de ces derniers synodes, il faut craindre que l’on tente non seulement de manipuler la session mais aussi d'exercer une forte pression sur elle », a-t-il averti.
« Les formulations nébuleuses de l’Instrumentum, tout comme la proposition de créer de nouveaux ministères ecclésiastiques pour les femmes, et, surtout, la proposition de conférer l’ordination sacerdotale à des viri probati font surgir le fort soupçon de voir le célibat sacerdotal remis en question », selon le cardinal Brandmüller.

Et d’invoquer comme preuve la participation au synode du cardinal brésilien Claudio Hummes, qui préside le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), institution qui, selon Mgr José Luis Azcona, évêque émérite de Marajó (Brésil), a joué un rôle majeur dans la rédaction du texte. REPAM fait depuis sa création à la suite de la publication de Laudato si’ la promotion de l’indigénisme au sein de l’Eglise, chantant les louanges du style de vie et des vertus des tribus primitives vivant dans leur milieu naturel dans la forêt amazonienne.

« Le fait même que le Cardinal Hummes en soit le président et qu’il exerce ainsi une influence sérieuse dans un sens négatif est suffisant pour que notre préoccupation soit fondée et réaliste, comme dans le cas des évêques (Erwin) Kräutler, (Franz-Josef) Overbeck, etc », a écrit Brandmüller, mettent en évidence les noms des prélats qui font pression en vue de l’abolition au moins locale du célibat sacerdotal, à la manière de Mgr Overbeck qui a pu dire que le sommet sur l’Amazonie « pourrait changer l’Eglise pour toujours » en la menant  vers « un point de non-retour ».

Le même Overbeck s’était manifesté en mai de cette année en faveur de la « grève des femmes » contre l'Eglise en Allemagne, pour protester contre le refus du Pape François d'ordonner des diaconesses : une grève de la pratique religieuse, rien de moins. Il met également en cause la morale sexuelle traditionnelle de l’Eglise.

Mgr Kräutler est un évêque austro-brésilien, vice-président du très radical REPAM.

Le Cardinal Brandmüller, expert de l’histoire de l'Eglise et professeur d'université, a également écrit à l’ensemble des cardinaux : « Nous devrons faire face à de graves attaques contre l'intégrité du dépôt de la foi, contre la structure hiérarchico-sacramentelle de l’Eglise et contre sa Tradition apostolique. Tout cela a créé une situation inédite dans l'histoire de l'Église, telle qu’on n’en a  même pas connu lors de la crise arienne des IVe et Ve siècles. »

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI ! - Page 3 DSC_6195

Si les menaces évoquées sont déjà clairement visibles dans l’Instrumentum laboris, le cardinal Brandmüller  ne semble pas exclure qu’elles se concrétisent dans le document qui fera suite au synode. Il a appelé ses confrères à prendre leurs responsabilités en affirmant que « se pose alors la grave question de savoir comment nous, cardinaux, dans cette situation historiquement inédite, pouvons agir à la hauteur de notre serment solennel de cardinaux, et comment nous pouvons réagir aux déclarations ou décisions éventuelles du Synode ».

Il évoque ici le document final qui pourrait en sortir par la volonté des pères synodaux, sans parler d’une éventuelle exhortation qui pourrait suivre des mains du pape.

Mais c’est sans langue de bois. Il a rappelé que l’ensemble des cardinaux doivent d’ores et déjà considérer de quelle manière ils réagiront « à toute déclaration ou décision hérétique de la part du synode. »

Le cardinal Brandmüller a poursuivi : « Certes, en tant que Cardinal, vous avez déjà réfléchi à la situation et même aux mesures qui pourraient être prises en commun. C'est pourquoi j'espère que Son Eminence, pour sa part, en profitera pour corriger, selon l'enseignement de l'Église, certaines positions exprimées dans l'Instrumentum Laboris du Synode de l'Amazonie, en utilisant aussi les réseaux sociaux », a-t-il conclu.

Un véritable appel à la mobilisation pour mettre fin à la confusion régnante ! En effet, les catholiques seraient extrêmement nombreux à être reconnaissants à l’égard des cardinaux qui s’acquitteraient ainsi du grave devoir de leur charge…

Pour sa part, le cardinal Raymond Burke a noté dans sa lettre également datée du 28 août qu’il « partage pleinement la profonde préoccupation du cardinal Brandmüller concernant le prochain Synode sur l’Amazonie, sur le fondement de ce qui est contenu dans l’Instrumentum laboris.

Il a qualifié celui-ci de « long document marqué par un langage qui n’a pas une signification claire, spécialement en ce qui concerne le dépôt de la foi ».

Outre les points mentionnés par le cardinal Brandmüller, le cardinal Burke a plus précisément épinglé la manière dont l’Instrumentum laboris envisage les relations au monde de la nature qui est au cœur du discours écologiste et indigéniste que celui-ci adopte sans ambages (et qui relève en réalité d’un paganisme panthéiste, comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises sur ce blog).

L’Instrumentum « contredit l’enseignement constant de l’Eglise sur la relation entre le monde créé et Dieu, Créateur incréé, et l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu pour coopérer avec lui en tant que gardien du monde créé », écrit le cardinal Burke.

Il a également souligné que dans le document de travail du Synode « la vérité selon laquelle Dieu s’est révélé pleinement et parfaitement à travers le mystère de l’Incarnation du Rédempteur, le Fils de Dieu, est obscurcie, sinon niée. »

« La conséquence logique de cela est que la mission de l'Eglise, sa mission d'évangélisation, est niée au profit d’un “enrichissement réciproque des cultures en dialogue” », comme l’affirme le paragraphe 122 du document.

De cette façon, « le rôle juste de l'inculturation dans la mission d'évangélisation est contredit, à tel point que la culture en vient à conditionner la vérité révélée, au lieu que la vérité révélée purifie et élève toute culture », poursuit le cardinal Burke dans sa lettre.

De plus, a-t-il averti, certains points soulevés par le cardinal Brandmüller « laissent présager une apostasie de la foi catholique ».

Le cardinal Burke a achevé sa lettre sur une prière :

« Que notre enseignement, par la grâce de Dieu, soit efficace dans la lutte contre la grande menace qui pèse actuellement sur l'Eglise. Que la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, protecteur de l'Église universelle, les saints Pierre et Paul et les grands saints cardinaux intercèdent avec force pour le Collège des Cardinaux en ces temps agités et troublants », a-t-il conclu.

Quelle sera la réponse des cardinaux ? Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas…

- - -
• Catholic News Agency : Burke and Brandmüller say Amazon synod challenges deposit of faith

• Infocatolica : Brandmüller y Burke alertan al resto de cardenales de la ruptura del depósito de la fe en el Instrumentum Laboris del Sínodo para la Amazonia

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/09/synode-amazonien-brandmuller-et-burke.html
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 6 Sep - 15:55

\"Benoît-et-moi", le 5 septembre 2019 a écrit:
Roberto de Mattei :
c’est le Pape, le responsable !

Le Professeur de Mattei a donné une interview à un journal allemand, Die Frei Welt, qu’AM Valli reproduit aujourd’hui sur son site. Il y passe en revue avec lucidité et réalisme les oppositions dramatiques qui lacèrent l’Eglise aujourd’hui, et qui culmineront le mois prochain avec le Synode sur l’Amazonie.

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI ! - Page 3 Demattei2


De Mattei :
le néo-modernisme divise l’Église catholique en deux religions



aldomariavalli.it
Ma traduction

Professeur, vous vivez à Rome. Pouvez-vous donner à nos lecteurs, en bref, une idée de la situation et de l’atmosphère dans l’Église de Rome de nos jours ?

Dans le milieu de la Curie romaine, l’atmosphère est de forte préoccupation, surtout en ce qui concerne le prochain synode sur l’Amazonie. La préoccupation concerne également des événements récents, tels que la décapitation de l’Institut Jean-Paul II et la nomination des nouveaux cardinaux, tous des hommes de confiance du pape Bergoglio, en déséquilibre sur des questions telles que l’islam (Ayuso Guixot, Fitzgerald, Lopez Romero) l’immigration (Czerny, Ramazzini Imeri, Zuppi) la théologie féministe (Tolentino Mendonça). Avec ces nominations, plus de cinquante pour cent des cardinaux électeurs auront été choisis par le pape François et le prochain conclave sera « blindé » dans un sens progressiste [cf. La liste de François]. Une grande partie de la curie est liée à la mémoire de Benoît XVI et de Jean-Paul II, mais il semble que le Pape François veuille de plus en plus se distancier des deux pontificats précédents. Une autre cause de préoccupation est enfin l’attitude du Saint-Siège à l’égard du Cardinal Pell, abandonné à la (l’in) justice australienne, malgré le fait que chacun au Vatican soit convaincu de son innocence.

Le synode panamazonien se tiendra en octobre à Rome. Le projet de travail a déjà été publié et a suscité de nombreuses critiques. Vous l’avez décrit comme étant « stupéfiant » et « choquant ». Quelle est votre plus grande préoccupation ?

Il me semble que ce document contient une conception très différente de Dieu, de l’Église et de la société de celle catholique. C’est pourquoi je dis qu’au sein de l’unique Église catholique d’aujourd’hui, deux religions coexistent et s’opposent, l’une traditionnelle et l’autre néo-moderniste. Je vous donne un exemple de l’existence de cette opposition interne au sein de l’Église : le Supérieur général de la Compagnie de Jésus, le Père Arturo Sosa Abascal, a récemment déclaré que le diable n’existe pas et n’est qu’un symbole. L’Association internationale des exorcistes a immédiatement publié une déclaration dans laquelle elle réitérait que l’existence réelle du diable est une vérité de foi qui a toujours fait partie de la doctrine catholique. « La position d’Abascal – ont ajouté les exorcistes – est donc en dehors du magistère ordinaire et extraordinaire solennel de l’Église. L’accusation est donc d’hérésie, mais le Père Sosa Abascal reste le « général » d’un des ordres religieux les plus importants de l’Église, auquel appartient le Pape François lui-même [cf. La longue dérive de la Compagnie de Jésus] .

Les derniers synodes ont été désastreux tant du point de vue de l’organisation (on a parlé de manipulation) que des effets pour l’Église mondiale. Prévoyez-vous un effet similaire pour le synode sur l’Amazonie ?

Un intellectuel chilien, José Antonio Ureta, a parlé de l’existence d’un lobby idéologique, la « mafia de l’anneau du tucum« , dans la préparation de l’assemblée d’octobre. L’anneau de tucum est fabriqué à partir du bois d’une plante amazonienne et est utilisé comme signe de reconnaissance chez les théologiens de la libération. Ce lobby est actif dans l’organisation du synode. Par exemple, dans la commission préparatoire de l’assemblée, on compte Mgr Erwin Kräutler, directeur du Réseau ecclésial panamazzonien (Repam), un des principaux promoteurs des courants dits « indigènes ». On dit que c’est lui qui a proposé au Pape François l’idée d’un synode sur l’Amazonie. Il y a aussi Mgr François-Joseph Overbeck, évêque d’Essen et responsable de l’organisation de secours pour l’Amérique latine Adveniat, l’homme qui a déclaré : « Le Synode sur l’Amazonie sera un tournant pour toute l’Église ». Rien ne sera plus comme avant. Nous sommes vraiment à la croisée des chemins pour l’Église.

L’Amazonie est loin de l’Europe. Pourquoi le synode aura-t-il lieu à Rome ?

Parce qu’un nouveau paradigme théologique sera lancé de Rome. Le document préparatoire du synode indique clairement que l’Amazonie n’est pas considérée comme un territoire géographique, mais comme un « lieu théologique », une nouvelle source de révélation divine, qui s’ajoute à la tradition et à l’écriture sacrée. Dans le document pré-synodal, il n’y a aucune référence à la Très Sainte Trinité, à Jésus Christ, aux sacrements. Le souffle panthéiste qui anime la nature amazonienne est un leitmotiv du document. Dieu doit être inclus dans la nature et la nature doit être incluse en Dieu, qui n’est pas la cause transcendante mais immanente du monde avec lequel il coïncide. C’est une nouvelle cosmologie dans laquelle la nature est vue comme un tout vivant avec une âme qui englobe tout. Avec cette nature imprégnée de divinité, les peuples indigènes d’Amérique latine entretiennent une relation que l’Occident a perdue. La sagesse des indigènes doit être récupérée, en demandant pardon pour la discrimination qu’ils ont subie, sans attendre qu’ils demandent pardon pour le cannibalisme et les sacrifices humains que leurs ancêtres ont pratiqués. Les ponts qui doivent remplacer les murs sont unidirectionnels.

Les cardinaux Brandmüller et Müller ont vivement critiqué ce document. Êtes-vous d’accord avec eux ?

Je suis d’accord avec eux et avec les autres cardinaux qui ont parlé jusqu’à présent, quatre pour autant que je sache.

Le 27 juin, le cardinal Brandmüller déclarait que « l’Instrumentum laboris contredit l’enseignement contraignant de l’Église sur des points décisifs et doit donc être qualifié d’hérétique. Étant donné alors que le fait de la révélation divine est également remis en question ici, ou mal compris, il faut aussi parler, en plus, d’apostasie.

Le cardinal Müller voit dans l’Instrumentum laboris une nouvelle étape dans le processus de sécularisation de l’Église. Le 26 juillet, il déclarait que « lorsque l’Église est transformée en partie d’un programme écologique pour le salut de notre planète, alors la sacramentalité – et en particulier l’office ordonné des évêques et des prêtres dans la succession apostolique – est vague, indéfinie. Qui voudrait vraiment construire une vie entière qui exige un dévouement total sur une base aussi instable ?

Le cardinal Raymond Burke, dans une interview diffusée sur YouTube le 13 août, lorsqu’on lui a demandé si l‘Instrumentum laboris pouvait devenir un enseignement définitif pour l’Église catholique, a répondu : « Non. Elle ne peut pas faire partie de l’enseignement de l’Église et, si Dieu le veut, on mettra un terme à tout cela ».

Le cardinal George Pell aussi, de la cellule d’isolement de la prison de Melbourne, a également fait savoir à des amis qu’il était profondément préoccupé par l’imminence du synode de l’Amazonie.

Quelle est la raison de la fascination que les évêques et les cardinaux (et le Pape lui-même) éprouvent pour l’Amazonie ? Pourquoi une région aussi abandonnée, ecclésialement parlant, occupe-t-elle aujourd’hui une position centrale ?

Parce qu’il y a une « psychose environnementale », une atmosphère psychologique, créée par les médias, qui infecte aujourd’hui le monde ecclésiastique lui-même. Selon la légende des médias, la forêt amazonienne est le « poumon vert » du monde, tandis que la science nous dit que l’Amazonie ne produit même pas une molécule d’oxygène. Tout l’oxygène produit par l’immense forêt pendant la journée par la photosynthèse est consommé la nuit par les processus de putréfaction. Bilan net final: zéro. Le véritable « poumon vert » du monde sont les diatomées, micro-organismes présents dans les océans qui réalisent la photosynthèse en produisant de l’oxygène. De nombreux lieux communs sur l’Amazonie sont tirés du livre Environmental Psychosis du prince brésilien Bertrand d’Orléans et Bragance, que le président du Brésil Jair Bolsonaro a cité, contre Merkel et Macron, à la réunion du G20 à Osaka. Mais Bolsonaro est la cible d’une opération politique qui vise à le discréditer en utilisant la déforestation de l’Amazonie comme outil. L’Amazonie est donc au centre non seulement des manœuvres de ceux qui veulent transformer la doctrine de l’Église, mais aussi des intérêts politiques et économiques des lobbies mondialistes, qui en Amérique comme en Europe combattent les gouvernements et les partis qui défendent la souveraineté nationale de leurs peuples.

Quelles sont les responsabilités et les obligations du Pape François dans tout cela ?

Le pape François, dans un entretien accordé le 9 août à Vatican Insider [cf. L’interview sans Dieu], a déclaré que le prochain synode d’octobre « est le fils de Laudato Si’. Ceux qui ne l’ont pas lu ne comprendront jamais le synode sur l’Amazonie ». Par ces paroles et d’autres déclarations, le Pape revendique non seulement la responsabilité organisationnelle du prochain synode, mais aussi le choix idéologique qui le lie à son magistère. Le point faible des critiques des milieux ecclésiastiques à l’égard du prochain synode est précisément cela: ils critiquent le document préparatoire (beaucoup à haute voix, peu ouvertement), mais sans indiquer dans le Pape François le responsable principal de l’événement, qui sera non seulement doctrinal, mais politique et médiatique. Nous assisterons au lancement de la nouvelle religion écologique dont Greta Thunberg est la prophète. Dans son interview du 9 août, le Pape François a dit qu’il reportait ses espoirs pour l’avenir dans des jeunes comme elle. Si les cardinaux et les évêques n’ont pas le courage de résister ouvertement au Pape François, avec tout le respect qui lui est dû, en tant que Pape, le jeu, sur le plan humain, est perdu. Je dis sur le plan humain, parce que l’Église appartient à Jésus-Christ, qui l’assiste visiblement chaque jour et qui empêchera le suicide de l’Église de se produire.

Source :
http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/09/05/roberto-de-mattei-cest-le-pape-le-responsable/
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