Sommet chez le Roi de Sodome

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Message par Gilbert Chevalier le Mar 26 Fév 2019 - 16:45

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 19 février 2019 a écrit:
Même le sommet sur les abus crée de sérieux « dubia ».
La lettre ouverte de deux cardinaux


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Il y a encore un mois, la double finalité du sommet qui réunira du 21 au 24 février les chefs de file de la hiérarchie catholique mondiale autour du pape était « la protection des mineurs et des adultes vulnérables », c’est d’ailleurs ce qui est écrit dans la « lettre au peuple de Dieu » publiée par François le 20 août.

La preuve en est que « L’Osservatore Romano » du 11 janvier, dans un bas de première page d’Andrea Tornielli, rédacteur en chef de tous les médias du Vatican et porte-parole du Pape, mettait en évidence cette double finalité déjà dans le titre :
> Incontro tra Pastori…

Mais ensuite, les « adultes vulnérables » ont disparu de l’agenda officiel du sommet. Et avec eux a également disparu la question des abus homosexuels perpétrés sur des jeunes et des très jeunes hommes, malgré qu’ils constituent statistiquement la plus grande partie des abus commis par le clergé.

Le 18 février, lors de la conférence de presse de présentation du sommet (voir photo), le cardinal Blase Cupich, le numéro un du comité organisateur, a même été jusqu’à nier que la pratique homosexuelle soit la cause des abus, malgré qu’il ait admis que la diminution de ces méfaits au cours des dernières années aux États-Unis était notamment le fruit d’un « screening » des aspirants au sacerdoce excluant les candidats « à risque ».

Il est un fait que non seulement la question de l’homosexualité au sein du clergé mais aussi le mot « homosexualité » lui-même a été banni, y compris dans l’abondante documentation sur le sommet proposée aux médias du monde entier :
> Incontro: La protezione dei minori nella Chiesa. Vaticano, 21-24 febbraio 2019

La suppression de la question de l’homosexualité de l’agenda du sommet est clairement le fruit d’une décision du Pape François. En effet, ce dernier n’a jamais caché qu’il était archi-convaincu qu’il ne s’agissait pas tant d’abus sexuels que d’abus de pouvoir et qu’il ne s’agissait pas tant de problèmes individuels que des problèmes d’une caste, la caste cléricale.

Mais beaucoup dans l’Église doutent qu’il faille tout réduire au « cléricalisme ».

Ce n’est pas la première fois que François suscite des « dubia » dans la doctrine, dans la morale et dans la pratique. On a encore en mémoire ceux qui ont été dénoncés par les quatre cardinaux après la publication d’ « Amoris laetitia » et auxquels le pape n’a jamais donné de réponse.

Et aujourd’hui, à nouveau, deux de ces cardinaux, l’allemand Walter Brandmüller et l’américain Raymond Leo Burke se sont senti le devoir de sortir à découvert avec la lettre ouverte publiée ci-dessous en s’adressant aux évêques qui prendront part au sommet sur la « protection des mineurs ».

Ils appellent à briser le silence sur cet autre « fléau de l’agenda homosexuel » qui envahit l’Église et qui consiste selon eux à abandonner la « vérité de l’Évangile » et qui est donc lui aussi à l’origine de l’actuelle crise de la foi.

Reste à voir si leur appel sera entendu au sommet de ces prochains jours.
LETTRE OUVERTE
AUX PRÉSIDENTS DES CONFÉRENCES ÉPISCOPALES


Chers Confrères, Présidents des conférences épiscopales,

Nous nous adressons à vous avec une grande tristesse.

Le monde catholique est désorienté et se demande avec angoisse : où va l’Église ?

Face à la dérive en cours, il semble que le problème se réduise à celui des abus sur les mineurs – un crime horrible, tout particulièrement quand il est commis par un prêtre, mais qui n’est qu’un élément d’une crise bien plus vaste. Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l’Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d’omertà. Les racines de ce phénomène se trouvent évidemment dans ce mélange de matérialisme, de relativisme et d’hédonisme qui refuse absolument l’existence d’une loi morale absolue, c’est-à-dire qui ne souffre pas d’exceptions.

On accuse le cléricalisme est d’être responsable des abus sexuels, mais la première et principale responsabilité du clergé n’est pas dans l’abus de pouvoir, mais dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Évangile. La négation, y compris publique, dans les paroles comme dans les actes, de la loi divine et naturelle, est à la racine du mal qui corrompt certains secteurs de l’Église.

Face à cette situation, cardinaux et évêques se taisent. Vous tairez-vous également lors de la réunion convoquée ce 21 février au Vatican  ?

Nous sommes de ceux qui ont interpellé le Saint-Père en 2016 sur les “dubia” qui divisaient l’Église à l’issue des conclusions du Synode sur la famille. Aujourd’hui, ces “dubia” non seulement n’ont pas reçu de réponse mais s’inscrivent dans une crise de la foi bien plus générale. Nous voulons par conséquent vous encourager à faire entendre votre voix et à proclamer l’intégrité de la doctrine de l’Église.

Nous invoquons le Saint-Esprit pour qu’il assiste l’Église et éclaire les pasteurs qui la guident. Un acte décisif est aujourd’hui urgent et nécessaire. Nous mettons notre confiance dans le Seigneur qui a promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).


Walter Card. Brandmüller
Raymond Leo Card. Burke

Outre l’italien, l’anglais, l’espagnol et le français, la lettre est également disponible en allemand et en portugais :
> Offener Brief an die Präsidenten der Bischofskonferenzen
> Carta Aberta aos Presidentes das Conferências Episcopais

*

Des appels semblables à celui de la lettre des cardinaux Brandmüller et Burke ont été publiés à l’approche du sommet du Vatican du 21-24 février par les cardinaux Gerhard Müller et Wilfried Napier, par les archevêques Charles Chaput et Carlo Maria Viganò et par d’autres catholiques célèbres au cours d’un symposium en ligne soutenu par le National Catholic Register :
> What Can We Expect From the Vatican Summit?

*

Du côté des organisateurs du sommet, on ne manquera pas d’être surpris par l’absence de l’un de ceux qui sont à son origine: le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston et président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs instituée en 2014 par le Pape François.

Parmi les participants au sommet, O’Malley sera seulement présent en tant que membre du conseil des cardinaux qui assistent le pape dans le gouvernement de l’Église universelle.

Ce refroidissement entre le cardinal et François a fait l’objet d’un article de Francis X. Rocca dans « The Wall Street Journal » du 14 février.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/meme-le-sommet-sur-les-abus-cree-de-serieux-dubia-la-lettre-ouverte-de-deux-cardinaux/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.


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Message par Gilbert Chevalier le Mar 26 Fév 2019 - 17:32

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 21 février 2019 a écrit:
21 février, fête de saint Pierre Damien,
un prophète pour l’Église d’aujourd’hui


Sommet chez le Roi de Sodome Pierredamien-225x300

Incroyable mais vrai. Aujourd’hui 21 février, le jour même où le pape François inaugure le sommet sur les abus sexuels avec les responsables hiérarchiques de l’Église catholique mondiale, l’Église célèbre la mémoire liturgique de saint Pierre Damien, le grand réformateur du XIe siècle ensuite proclamé docteur de l’Église et qui se trouve être l’auteur d’un livre au titre emblématique : « Liber Gomorrhianus ».

Cette coïncidence, bien qu’involontaire, ne pouvait pas mieux tomber. Parce que dans son livre, rédigé sous forme d’une lettre, saint Pierre Damien lançait un appel enflammé au pape et aux évêques de son époque pour qu’ils libèrent l’Église de la « souillure sodomite qui s’infiltre comme un cancer dans l’ordre ecclésiastique, voire comme une bête assoiffée de sang qui se déchaîne dans la bergerie du Christ ». Dans le livre de la Genèse, Sodome et Gomorrhe sont les deux villes que Dieu a détruites par le feu à cause de leur péchés de sexe contre nature.

Mais ce n’est pas tout. En effet, l’allemand Walter Brandmüller, l’historien de l’Église qui a récemment mis en lumière les incroyables similitudes entre la crise de l’Église du XIe siècle et la crise actuelle est également le cardinal qui a signé avec le cardinal Raymond Leo Burke à la veille de ce sommet une lettre-appel aux évêques du monde entier pour leur demander de briser le silence et d’enfin oser enfin combattre à visage découvert le fléau de la pratique homosexuelle dans le clergé.

Le 5 novembre dernier déjà, à l’occasion de la sortie de l’essai du cardinal Brandmüller sur le caractère actuel de l’histoire de saint Pierre Damien, Settimo Cielo en avait publié une large synthèse avec des renvois au texte intégral en allemand et en italien.

Ce qui suit est justement cet article de Settimo Cielo dont la relecture est conseillée aujourd’hui plus que jamais, en ce jour de la fête liturgique de ce grand saint et réformateur.
*

Gomorrhe au XXIe siècle.
L’appel d’un cardinal et historien de l’Église

(Settimo Cielo, 5 novembre 2018)

« La situation est comparable à celle de l’Église du XIe et du XIIe siècle ».  Historien de l’Église réputé et président du comité des sciences historiques de 1998 à 2009, à 89 ans, le cardinal Walter Brandmüller n’a aucun doute quand il voit l’Église d’aujourd’hui « ébranlée jusque dans ses fondations » par la propagation des cas d’abus sexuels et d’homosexualité « de façon presque épidémique au sein du clergé et jusque dans la hiérarchie ».

« Comment avons-nous pu en arriver là ? », se demande le cardinal. Et sa réponse a pris la forme d’un large argumentaire publié dernièrement par le mensuel allemand « Vatican Magazin » dirigé par Guido Horst :

Dans la version italienne intégrale :

Le cardinal Brandmüller renvoie aux siècles au cours desquels la papauté elle-même était devenue une telle source de richesse que « l’on combattait et l’on marchandait pour se l’approprier », et que les dirigeants temporels prétendaient attribuer eux-mêmes les charges au sein de l’Église.

Ce qui a eu pour conséquence que des personnes moralement dissolues, davantage attachées au patrimoine qu’au soin des âmes et fort peu enclines à mener une vie vertueuse et chaste ont pris la place des pasteurs.

Le concubinage ainsi que l’homosexualité se répandirent de plus en plus largement au sein du clergé, à un point tel qu’en 1049, saint Pierre Damien remit au pape à peine élu Léon IX, connu pour être un réformateur zélé, ce « Liber Gomorrhianus » rédigé sous forme épistolaire, qui était en substance un appel à sauver l’Église de la « souillure sodomite qui s’infiltre comme un cancer dans l’ordre ecclésiastique, voire comme une bête assoiffée de sang qui se déchaîne dans la bergerie du Christ ». Dans le livre de la Genèse, Sodome et Gomorrhe sont les deux villes que Dieu a détruites par le feu à cause de leur péchés.

Mais ce qui est encore plus intéressant, écrit Brandmüller, c’était que « presque en même temps, un mouvement laïc se dressa non seulement contre l’immoralité du clergé mais également contre la mainmise des autorités laïques sur les charges ecclésiastiques. »

« Les insurgés se composaient d’un vaste mouvement populaire appelé ‘patarin’ emmenés par des membres de la noblesse de Milan et par certains membres du clergé, avec le soutien du peuple. En collaborant étroitement avec les réformateurs proches de saint Pierre Damien, puis avec Grégoire VII, avec l’évêque Anselme de Lucques, un important canoniste qui allait devenir le Pape Alexandre II, et avec d’autres encore, les ‘patarins’ exigèrent, en ayant parfois recours à la violence, la mise en œuvre de la réforme qui allait par la suite prendre le nom de ‘grégorienne’ d’après le Pape Grégoire VII en faveur d’un célibat des clercs vécu fidèlement et contre l’occupation des diocèses par le pouvoir séculier. »

Bien sûr, les ‘patarins’ se dispersèrent ensuite dans des courants paupéristes et antihiérarchiques au borde de l’hérésie avant de revenir ensuite dans le giron de l’Église « grâce à l’action pastorale éclairée d’Innocent III ». Mais « l’aspect intéressant » sur lequel insiste Brandmüller, c’est que « ce mouvement réformateur éclata presque simultanément au plus haut niveau de la hiérarchie à Rome et au sein de la vaste population laïque de Lombardie, en réponse à une situation considérée comme insoutenable. »

Quelles sont donc les points communs et les différences dans l’Église d’aujourd’hui par rapport à l’époque ?

Au niveau des ressemblances, poursuit Brandmüller, c’est qu’à l’époque comme aujourd’hui, les protestations et les demandes d’une purification de l’Église proviennent surtout des milieux catholiques laïcs, en particulier d’Amérique du nord, sur les traces du « merveilleux hommage au rôle important du témoignage des fidèles en matière de doctrine » mis en lumière au XIXe siècle par le bienheureux John Henry Newman.

Aujourd’hui encore, comme à l’époque ces fidèles trouvent à leurs côtés quelques pasteurs zélés. Mais il faut bien reconnaître – écrit Brandmüller –  que la requête enflammée adressée au sommet de la hiérarchie de l’Église, et en fin de compte au Pape, de se rallier à eux pour combattre le fléau de l’homosexualité du clergé et des évêques ne trouve pas aujourd’hui de réponse adéquate, à la différence du XIe et du XIIe siècle.

Même pendant les luttes christologiques du IVe siècle – fait remarquer le cardinal – « l’épiscopat resta largement passif ». Et si c’est encore le cas aujourd’hui, à propos de la propagation de l’homosexualité parmi les ministres sacrés, « cela peut découler du fait que, dans le chef d’un évêque, l’initiative personnelle et la conscience de sa propre responsabilité en tant que pasteur sont rendues plus difficiles par les structures et l’appareil des conférences épiscopales, sous prétexte de collégialité ou de synodalité ».

Quant au Pape, le cardinal Brandmüller pointe non seulement chez le pape actuel mais également en partie chez ses prédécesseurs leur faiblesse quand il s’agit de combattre les courants de théologie morale selon lesquels « ce qui était interdit hier peut être permis aujourd’hui », actes homosexuels inclus.

Il est vrai – reconnaît Brandmüller – que l’encyclique « Veritatis splendor » de Jean-Paul II en 1993 – « à laquelle la contribution de Joseph Ratzinger n’a pas encore été reconnue à sa juste mesure » – a réaffirmé « avec une grande clarté les bases de l’enseignement moral de l’Église ». Mais celle-ci « s’est heurtée à un large rejet des théologiens, peut-être parce qu’elle n’a été publiée que quand la décadence théologique et morale avait déjà atteint un stade trop avancé ».

Il est également vrai que « certains livres sur la morale sexuelle ont été condamnés » et que « la licence de deux professeurs a été révoquée, en 1972 et en 1986 respectivement ». « Mais – poursuit le cardinal – les hérétiques vraiment influents, comme le jésuite Josef Fuchs qui a été professeur à l’Université pontificale grégorienne de 1965 à 1982 et Bernhard Häring, qui a enseigné à l’Institut des Rédemptoristes à Rome, ainsi que le très influent théologien moral de Bonn, Franz Böckle ou celui de Tubingen, Alfons Auer, ont pu continuer à répandre en toute tranquillité, sous les yeux de Rome et des évêques, des enseignements erronés.  Avec le recul, l’attitude de la Congrégation pour la doctrine de la foi en la matière est tout bonnement incompréhensible.  On a vu venir le loup et on s’est contenté de le regarder pendant qu’il déchirait le troupeau ».

Le risque, c’est qu’à cause de ce manque d’initiative au sommet de l’Église, même le laïcat catholique le plus engagé, si on le laisse à lui-même, peut en arriver à « ne plus reconnaître la nature de l’Église fondée sur l’ordre sacré et basculer, en protestation contre l’incompétence de la hiérarchie, dans un christianisme communautaire évangélique ».

Et à l’inverse, plus les fidèles se sentiront soutenus par la volonté proactive de la hiérarchie, du Pape jusqu’en bas, de renouveler et de raviver l’Église, plus un véritable nettoyage aura des chances d’aboutir. »

Et le cardinal Brandmüller de conclure :

« C’est avec la collaboration des évêques, des prêtres et des fidèles et avec la puissance de l’Esprit Saint, que la crise actuelle peut et doit devenir le point de départ du renouveau spirituel – et donc également de la nouvelle évangélisation – d’une société postchrétienne ».

Le cardinal Brandmüller est l’un des quatre cardinaux qui ont soumis en 2016 leurs « dubia » au Pape François à propos des variations de la doctrine de l’Église, sans jamais obtenir de réponse.

Cette fois-ci, le pape l’écoutera-t-il et prendra-t-il le problème sérieusement en considération en considération comme Léon IX l’avait fait avec saint Pierre Damien ?

Source
: http://www.diakonos.be/settimo-cielo/21-fevrier-fete-de-saint-pierre-damien-un-prophete-pour-leglise-daujourdhui/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 26 Fév 2019 - 17:43

Yves Daoudal, sur son Blog, le 23 février 2019 a écrit:
Saint Pierre Damien


Extrait (chapitre 5) du Livre de Gomorrhe, dont personne ne parle au colloque vaticanesque… puisque le sujet même en a été soigneusement effacé :
Qui passera outre, en faisant la sourde oreille, qui ne frissonnera pas jusqu’à la moelle en pensant à ce que l’Apôtre a claironné, comme une trompette retentissante, en disant : « Dieu les a livrés aux convoitises de leurs cœurs, à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leur propre corps. » (Rom. 1) Et un peu plus loin : « A cause de cela, Dieu les a livrés à une passion ignominieuse, car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. Pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme, et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement. »

Pourquoi donc, après une telle chute, aspirent-ils à la sublimité de l’ordre ecclésiastique ? Que penser, que croire, sinon que Dieu les a livrés à leurs sens réprouvés ? Il ne leur permet pas de voir les choses qui leur sont nécessaires, pressurés qu’ils sont par leurs péchés. Car, ayant perdu les yeux intérieurs, le soleil pour eux se couche, celui qui est sur son déclin. Ils ne parviennent pas à réaliser la gravité des maux que fait commettre l’impureté, ni que c’est plus terrible encore de désirer posséder quelque chose de façon désordonnée, contre la volonté de Dieu. Et, de façon habituelle, cela procède de la règle de la justice divine. Ceux qui se souillent avec cette vilenie mille fois condamnable sont frappés par la malédiction d’un digne jugement : ils se plongent dans les ténèbres de la cécité. Voilà ce qu’on lit sur cette infamie dans les auteurs anciens. Les Sodomites voulaient, avec frénésie, faire violence au juste, et ils étaient déjà sur le point de défoncer la porte. Et voici, dit l’Écriture, que les hommes étendirent la main, ramenèrent Loth à eux, et fermèrent la porte. Et ils frappèrent de cécité ceux qui étaient à l’extérieur, du plus petit jusqu’au plus grand, de sorte qu’ils ne pouvaient pas trouver la porte. (Gen. XIX) Il appert que, par ces deux anges, qu’on lit être venus voir Loth, les personnes du Père et du Fils sont dûment désignées. Le montre de façon évidente le fait qu’en leur parlant Loth a dit : « Parce que ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux, et que tu as magnifié la miséricorde que tu m’as montrée, je te demande, mon Seigneur, de sauver mon âme. » Celui qui parle ainsi à deux personnes, comme à une seule, est certain qu’en deux personnes une seule substance est vénérée.

Les Sodomites cherchaient donc à entrer par effraction pour faire violence à des anges. Mais c’est à Dieu que font violence ces hommes immondes, en cherchant à s’approcher des fonctions de l’ordre sacré. Mais ils sont subitement frappés de cécité parce que, par un juste jugement de Dieu, ils tombent dans les ténèbres intérieures, de sorte qu’ils ne parviennent pas à trouver la porte. Parce que, étant séparés de Dieu par le péché, ils ignorent le chemin du retour vers lui. Car ceux qui, non par l’humilité, mais par l’effraction de l’arrogance et de l’ambition, s’efforcent d’accéder à Dieu, se rendent compte immédiatement qu’ils ignorent comment ouvrir la porte d’entrée. Parce que, tout compte fait, c’est le Christ qui est la porte, comme il le dit lui-même : « Je suis la porte. » (Jn X) Ceux qui sous la pression des péchés perdent le Christ, c’est comme si, ne trouvant pas la porte, ils ne pouvaient pas entrer dans l’habitacle des citoyens célestes.

Ils sont donc livrés à leurs sens réprouvés. Comme ils n’évaluent pas le poids de leur faute sur la balance de leur propre esprit, ils pensent qu’une très lourde masse de plomb a la légèreté des peines anodines. Donc, ce qui est dit là : « Ils frappèrent de cécité ceux qui étaient dehors, » l’Apôtre le déclare manifestement quand il dit : « Dieu les a livrés à leurs sens réprouvés. » Et ce qui est ajouté là après : « Pour qu’ils ne puissent pas trouver la porte », saint Paul l’expose clairement quand il dit : « Pour qu’ils fassent ce qui ne convient pas. » C’est comme s’il disait : « Ils essayèrent d’entrer là où ils ne le devaient pas. » Celui qui, indigne des ordres ecclésiastiques, s’efforce de faire irruption dans le ministère de l’autel sacré, qu’est-ce autre que, après avoir laissé de côté le seuil de la porte, s’efforcer d’entrer par la barrière infranchissable du mur ? Et quoiqu’aucune entrée libre ne s’offre à leurs pieds, ceux qui sont tels s’engagent solennellement à pouvoir parvenir au sanctuaire, préférant être frustrés de ce qu’ils ont présumé obtenir, plutôt que de demeurer dans le vestibule extérieur. Ils peuvent, à la vérité, se cogner la tête sur la pierre d’achoppement de la Sainte Ecriture, mais il ne leur est jamais permis d’entrer par la voie de la divine autorité. Et pendant qu’ils tentent d’entrer au lieu qui leur est interdit, ils ne font rien d’autre que de palper un mur complètement recouvert. Ce n’est pas sans raison qu’on peut leur appliquer ce que dit le Prophète : « Ils tâtaient en plein midi comme pendant la nuit. » (Job V) Et ceux qui ne peuvent pas franchir le seuil de la vraie entrée, ils s’égarent en route, et tournent en rond en un cercle vicieux. C’est d’eux que parle le psalmiste quand il dit : « Mon Dieu, pose-les comme une roue. » (Ps LXXXII) Et de même : « Les impies marcheront en rond. » (Ps XI) C’est en parlant d’eux qu’un peu plus loin saint Paul ajoute, après avoir énuméré leurs crimes : « Ceux qui font de telles choses sont dignes de mort, non seulement ceux qui les font, mais aussi ceux qui consentent à ce qu’ils font. » (Rom 1)

Certainement, celui qui ne se réveille pas après les terribles coups de tonnerre de cette invective apostolique, on jugera à bon droit qu’il est mort plutôt qu’endormi. Et comme l’Apôtre précise avec tant de zèle une sanction pour chaque méfait, qu’aurait-il dit, je le demande, s’il avait détecté cette blessure dans le corps infect de la sainte Église. Surtout, quelle douleur, quelle ardeur de compassion aurait embrasé sa pieuse poitrine s’il avait appris que cette peste abominable se propageait jusque dans les ordres sacrés ? Qu’ils écoutent les directeurs des clercs, et les recteurs des prêtres. Qu’ils écoutent ! Et même s’ils se sentent sûrs d’eux-mêmes, qu’ils craignent de participer aux crimes d’autrui, ceux qui répugnent à corriger les péchés de leurs sujets, et qui, par un silence complice, leur accordent la licence de pécher. Qu’ils écoutent, dis-je, et qu’ils comprennent que tous sont également dignes de mort, ceux qui font le mal et ceux qui y consentent.
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 27 Fév 2019 - 12:16

Francesca de Villasmundo, sur Médias-Presse.Info, le 26 février 2019 a écrit:
Pape François :
un baiser de trop à une fausse victime d’abus

Sommet chez le Roi de Sodome Pape-francois-pedophilie

« Je veux porter l’Église catholique devant le tribunal de la Haye » a déclaré à la presse une politicienne polonaise, Joanna Scheuring-Wielgus, parlementaire, militante pro-avortement et pro-sodomite.

Le 20 février dernier, lors de l’audience générale qui a eu lieu au Vatican, cette gorgone a présenté au pape François un rapport sur les « abus pédophiles » dans l’Église polonaise alors qu’elle guidait une délégation de deux « victimes » de la pédophilie cléricale. Parmi eux, Marek  Lisiński, président d’une fondation peu connue « N’aie pas peur » qui a pour but d’unir les victimes présumées.

Ce Marek a raconté au pape avoir été victime d’abus de la part d’un prêtre, quand il avait 13 ans et qu’il était enfant de chœur et servait la messe. Aussitôt après, El papa argentin lui a baisé les mains, avec cet élan médiatique bien connu avec lequel il baise les pieds des migrants et des musulmanes en prison, et à ensuite commencé à prier avec les « victimes » et promis de lire le rapport. Et d’en référer au Sommet sur les « abus sexuels » qui allait s’ouvrir au Vatican.

Personne n’avait prévenu le pontife que les deux « victimes » sont deux athées militants, activistes pro-avortement bien connus dans leur pays, et qu’ils étaient en train de lui jouer un bien vilain tour. Car dans l’Église polonaise, il n’y a pas de traces que Marek  Lisiński fut enfant de chœur… On le connaît plutôt dan son pays comme un ex-alcoolique et un militant anti-clérical. Interrogé par la télévision polonaise d’État, Lisinski a dit clairement ce qu’il attend de ses accusations : beaucoup d’argent. Et il a cité des cas précédents et semblables aux États-Unis et en Australie qui ont nettement enrichis les « victimes » aux dépends des épiscopats.

Quant à madame Scheuring-Wielgus, l’organisatrice de la rencontre, elle est connue dans son pays pour faire campagne pour que l’on n’appelle pas « être humain » un fœtus avorté et pour avoir affirmé qu’elle veut obtenir « la démission de l’épiscopat polonais » dans son entier.

Sommet chez le Roi de Sodome Pape-francois-polonaise-abus-sexuel-1024x768

Cette farce douteuse est une preuve supplémentaire que dans ces nombreux cas de “violences sexuelles” qui ressortent du placard, et qui étrangement ne salissent que le monde catholique, une sage prudence reste de mise tant que la véracité des faits n’est pas vérifiée et attestée. Une circonspection qui fait défaut à l’actuel hôte du Vatican, manifestement toujours très amical avec les ennemis de l’Église et de la civilisation chrétienne.


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Mer 6 Mar 2019 - 18:06, édité 2 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 28 Fév 2019 - 14:13

InfoVaticana.fr, le 21 février 2019, a écrit:
172 jours après

Sommet chez le Roi de Sodome VigaFranz

Près de six mois après la publication de la note de Mgr Viganò sur l’affaire McCarrick, les présidents et représentants des conférences épiscopales sont réunis à Rome pour un « sommet » qui débute aujourd’hui et qui semble devoir ignorer totalement la question de la complaisance ecclésiastique envers l’homosexualité, élément expliquant pourtant la majorité des cas d’abus sexuels commis par des hommes d’Église. Voici un éclairage sur le sujet, sous forme de revue de presse romaine.

Depuis le début de la semaine, l’actualité romaine est dominée par le sommet sur la crise des abus sexuels dans l’Église qui s’est ouvert aujourd’hui (ici le site officiel, en italien et en anglais). Faisons d’abord une remarque de pure forme : il ne s’agit pas là du Synode des évêques, organisme permanent du Saint-Siège qui obéit à des règles auxquelles même un pape doit se soumettre, mais d’une réunion ad hoc, privée de tout fondement institutionnel et canonique. Comme ce sommet a été convoqué dans un climat de défiance généralisée, on comprend que ses organisateurs – qui ont décidé du choix des participants, de ses règles de fonctionnement, de son contenu, du mode de communication – aient voulu en contrôler les moindres détails. Jusqu’aux conclusions ?

Considérant la gravité du sujet, il est toutefois permis de s’interroger sur l’opportunité d’une telle initiative et la première conférence de presse officielle a donné le ton. Comme le rapporteVatican Insider (site dont est issu Andrea Tornielli, le nouveau patron de l’information vaticane), selon le cardinal Cupich (archevêque de Chicago), les abus sur mineurs n’ont rien à voir avec l’homosexualité. Le même article signale pourtant que 80 % des victimes sont des adolescents de sexe masculin. Mais le cardinal Cupich a une autre explication : les abus auraient à voir avec… le trop bas niveau d’instruction du clergé. Les jours qui viennent vont peut-être nous éclairer sur cette curieuse théorie : les prêtres seraient-ils donc trop peu instruits ? En quoi ? Si c’est en matière morale, ce serait là un premier aveu de ce que l’abandon du thomisme et de l’enseignement traditionnel au profit de la psychologie a été non seulement une erreur mais aussi une faute… Une journaliste à la Rai, proche du Chemin néocatéchuménal, nourrit d’ailleurs de sérieux doutes sur ce sommet, car elle remarque que Cupich utilise des mots et des thèses caractéristiques de la secte LGBT.

Une dimension qui paraît tragiquement absente des débats est effectivement la formation à la chasteté des prêtres. Comme l’avait déjà relevé Monseigneur Carlo Maria Viganò dans sa lettre qui fit tant de bruit le 26 août dernier : « La vertu de chasteté doit être restaurée dans le clergé et dans les séminaires ». Mais de cela personne – ou presque – ne parle. Pire une certaine presse mainstream sous-entend que les prêtres doivent avoir une activité sexuelle de type vénérien, comme cet éditorial du New York Times. À ce point, la doctrine chrétienne sur les actes homosexuels est intégralement renversée : ce qui est contre nature serait de ne pas s’unir charnellement à une personne de même sexe lorsque on en ressent un certain désir. À qui raisonne ainsi, même la fidélité dans le mariage devient contre nature.

Si nous pouvons admettre que certains non-catholiques ne comprennent pas le sens de la chasteté sacerdotale, il est du devoir de tout catholique – et encore plus de ses chefs légitimes – d’en affirmer la beauté et la nécessité. C’est le sens de l’appel lancé par les cardinaux Burke et Brandmüller dans une lettre ouverte publiée par L’Homme Nouveau : « Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l’Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d’omertà ». Au moins les choses sont appelées par leur nom… Ne croyons pas que cet appel soit lancé dans le vide car il a été relayé par des média institutionnels, au moins en langue anglaise et en langue italienne.

Une initiative médiatique de laïcs catholiques est à relever : le mardi 19 février un rassemblement silencieux en rapport avec le début du sommet a été organisé place San Silvestro à Rome. Une vidéo de l’événement est à regarder ici. S’est ensuivie une conférence de presse avec l’intervention de sept représentants du monde catholique laïc, dont Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, pour la partie francophone. Le texte des interventions est disponible en langue italienne sur le site de Marco Tosatti, présent à la conférence de presse. Sans attirer la foule de la conférence de presse officielle, différents médias et journaux étaient présents : ABC News et The Tablet pour le monde anglophone, l’AFP et France 24 pour le monde francophone, parmi d’autres. Outre les interventions préparées, l’intérêt de cette conférence de presse a résidé dans les questions et réponses qui ont suivi. John Smeaton, directeur d’une association pro-vie britannique, a notamment souligné l’importance de la famille dans la question des abus sexuels sur mineurs. Citant l’exemple du Royaume-Uni, il a rappelé que c’est aux parents d’enseigner aux enfants la vérité sur la sexualité humaine selon le plan de Dieu – la loi naturelle en somme – et pas à l’État : mettre certains manuels d’éducation sexuelle sous les yeux des enfants – parfois dès l’âge de 4 ans – relève d’un véritable abus moral, si ce n’est, déjà, sexuel. Quel évêque aura le courage de défendre cette évidence ?

Source : https://infovaticana.fr/2019/02/21/172-jours-apres/
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Message par Gilbert Chevalier le Dim 3 Mar 2019 - 15:27

Riccardo Cascioli, la Nuova Bussola Quotidiana, le 20 février 2019 a écrit:
De B&B, un appel nécessaire et impératif

Sommet chez le Roi de Sodome Bb_450

Il ne fait aucun doute que l'"opération Vérité" invoquée par les cardinaux Burke et Brandmuller serait la seule chose nécessaire aujourd'hui; mais ce qui s'est passé en 2002 devrait servir d'avertissement.

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«Candide, compatissant et engagé pour une réforme radicale»; porte-drapeau de la «politique de "tolérance zéro" envers les prêtres qui abusent des mineurs»; enfin «une figure publique attrayante» pour l'Église américaine; «pas même égratigné par les scandales sexuels». Il est difficile de ne pas se poser quelques questions quand on découvre que cette description concerne le cardinal Theodore E. McCarrick: c'est dans le Washington Post du 28 avril 2002, un long article qui lui est entièrement consacré, «L'homme du moment au Vatican», comme l'énonce son titre.

La rencontre entre le pape Jean-Paul II et les cardinaux américains, convoqués à Rome justement pour discuter du scandale des abus sexuels qui touchait l'Église américaine, venait de se conclure. McCarrick, nommé cardinal l'année précédente, est le véritable leader du groupe. On est frappé par l'exaltation du personnage de la part d'un journal certes peu suspect de sympathies catholiques, et par la renommée qui entoure McCarrick lui-même, autrement dit l'intransigeance contre le péché faite homme. Et cela frappe encore plus si l'on considère que deux ans plus tôt le signalement du comportement déplacé avec ses séminaristes de celui qui était cardinal était déjà parvenu au Vatican.

Cette affaire est également un avertissement pour le sommet sur les abus sexuels qui s'ouvre demain, 21 février, au Vatican. Les discussions, les directives et les proclamations sur la «tolérance zéro» ne suffisent pas. Il faut une «opération vérité» radicale, qui consiste non seulement à mettre en lumière tous les faits et les responsabilités, mais aussi à aller à la racine de ce terrible scandale et à en saisir le vrai sens.

La lettre des cardinaux Raymond L. Burke et Walter Brandmüller est donc providentielle. Les deux survivants des quatre signataires des Dubia en 2016, s'inscrivent précisément dans la continuité de cette initiative, à laquelle le Pape n'a jamais donné de réponse. Et ils vont droit au cœur de la question: «On accuse le cléricalisme pour les abus sexuel - écrivent-ils -, mais la première et principale responsabilité du clergé ne réside pas dans l'abus de pouvoir, mais dans son éloignement de la vérité de l’Évangile. Le déni, y compris public, en paroles et en actes, de la loi divine et naturelle, est à l'origine du mal qui corrompt certains milieux de l'Église».

C'est précisément de cet éloignement de «la vérité de l'Évangile» que dérivent les comportements scandaleux, avec «le fléau de l'agenda homosexuel», promu «par des réseaux organisés et protégés par un climat de complicité et de silence».

C'est une approche bien éloignée de celle du pape François et du comité organisateur du Sommet. Nous avons entendu lundi, en conférence de presse, ce qu'a dit le cardinal Blase Cupich: on ne parle pas d'homosexualité, ce n'est pas une cause des abus; après, tout le discours restera confiné aux violences contre les mineurs, ce que McCarrick a fait restera en grande partie en dehors de cette rencontre.
Au contraire, ce qui s'est passé en 2002 devrait nous apprendre quelque chose: l'Éminence d'alors pouvait se sentir tranquille parce qu'on se concentrait sur la pédophilie (qui concerne les enfants prépubères), alors qu'il avait une passion pour les séminaristes.

Quoi qu'il en soit, la mauvaise tournure que prend ce sommet rend d'autant plus nécessaire l'appel des cardinaux Burke et Brandmüller, qui s'adressent directement aux évêques qui seront présents afin qu'ils ne restent pas une fois de plus silencieux et élèvent la voix «pour sauvegarder et proclamer l'intégrité de la doctrine de l'Église».

Source : http://www.lanuovabq.it/it/da-bb-un-appello-necessario-e-doveroso
Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/lappel-de-deux-cardinaux-courageux.php
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Message par Gilbert Chevalier le Dim 3 Mar 2019 - 15:32

\"Benoît-et-moi", le 21 février 2019 a écrit:
Sommet sur les abus : et le vainqueur est...

le lobby gay, qui prépare déjà l'étape suivante: mettre un terme à l'obligation pour les prêtres du célibat, et même de la chasteté. Et les révélations troublantes de Rod Dreher (l'auteur de "The Benedict option"), rapportées par AM Valli

Sommet chez le Roi de Sodome Valli_160

La fiction gay friendly et la prochaine étape de la grande mystification

Aldo Maria Valli
www.aldomariavalli.it
21 février 2018
Ma traduction

* * *

Alors que se tient à Rome le sommet mondial sur les abus sexuels dans l'Église, dont les participants ont pris soin de ne pas utiliser le mot homosexualité, Rod Dreher, l'auteur du best-seller The Benedict option, rapporte que dès 2012 un journaliste indépendant travaillant pour le New York Times Magazine avait préparé une enquête sur l'histoire du cardinal McCarrick, mais que l'enquête ne fut jamais publiée.

Dans son intervention, Rod Dreher part du énième article dans lequel le New York Times tente de renforcer un certain type de fiction gay friendly sur la difficile situation de marginalisation et de souffrance intérieure dans laquelle vivraient les pauvres prêtres homosexuels contraints par l'Église catholique perfide et rétrograde à ne pas se déclarer. L'article (dont le titre, «Ce n'est pas un placard. C'est une cage», est une référence à une expression très répandue chez les homosexuels, pour qui «être dans le placard» signifie ne pas déclarer son homosexualité), dénonce le climat d'homophobie qui serait dominant dans l'Église, raison pour laquelle les prêtres gays se sentiraient frustrés et pénalisés. Plus encore. Selon le NYT, après l'affaire McCarrick, le climat serait devenu encore plus rigoureux, ce qui aurait entraîné une chasse aux sorcières de la part des catholiques traditionalistes. En réalité, soutient le journal, il n'y a pas de corrélation entre les abus et l'homosexualité, et la majorité de victimes masculines ne serait que le résultat du fait que, dans l'Église catholique, les prêtres sont plus susceptibles de rencontrer des garçons que des filles.

De tels arguments sont facilement réfutables, et Dreher le dit. Où serait toute cette persécution des prêtres gays? En réalité, l'affaire McCarrick elle-même montre comment un prélat homosexuel a pu faire une brillante carrière, jouissant d'un grand soutien, jusqu'aux plus hauts niveaux de la hiérarchie catholique. Et comment peut-on prétendre qu'il y a une majorité de victimes parmi les hommes simplement parce que dans les milieux ecclésiaux, il est plus facile de s'occuper d'enfants de sexe masculin? Le NYT ne sait peut-être pas que les leçons de catéchisme sont aussi suivies par des fillettes et des jeunes filles et que depuis des années, il y a même des "filles de chœur" dans les églises catholiques?

Mais venons-en à la révélation.

Dreher raconte qu'en 2012, un collègue freelance lui a dit qu'il avait préparé une enquête pour le New York Times Magazine dans laquelle la prédation en série des séminaristes par McCarrick était décrite en détail, mais l'histoire n'a jamais été imprimée.

Le journaliste, explique Dreher, possédait des documents et avait enregistré au moins une conversation avec une victime de McCarrick, mais deux mois après la fin de son travail, il se demandait toujours pourquoi l'enquête n'avait pas été publiée.

Puisque le nouveau directeur, différent de celui qui avait commandé l'enquête, ne cessait de reporter la publication, Dreher demanda à son collègue si par hasard le directeur était gay, et la réponse fut affirmative.

Dix ans plus tôt, en 2002, quelque chose de semblable était arrivé à Dreher lui-même. Il avait préparé une enquête sur les abus de plusieurs séminaristes par McCarrick, mais là aussi l'enquête resta dans un tiroir. Cette fois, cependant, non pas à cause de l'opposition du directeur, mais parce qu'aucune des sources, par peur, n'avait accepté de sortir du placard.

Le fait est, dit l'auteur, que pendant des années, quelques homosexuels puissants se sont employés à ce que l'histoire de McCarrick ne soit pas connue.

Il a fallu le mouvement Me too, dit Dreher, pour éveiller une sensibilité journalistique sur le problème des séminaristes qui ont eu des rapports sexuels avec un prélat, peut-être parce qu'ils n'y ont pas consenti mais qu'ils ont été forcés.
Cela dit, la question est devenue politiquement correcte, et même le NYT a finalement dénoncé l'affaire McCarrick, grâce au travail de Laurie Goodstein et Sharon Otterman, qui ont publié certaines des informations dont le freelance de Times Magazine avait déjà eu vent en 2012. Puis ce fut au tour du Washington Post, qui publia l'histoire d'un séminariste anonyme forcé par McCarrick à une rencontre sexuelle.

Toutefois, l'ancienne fiction ne disparut pas, et ici le NYT revient ponctuellement à la charge, déclarant que l’Église catholique discrimine les prêtres homosexuels, alors qu'elle ne fait aucune mention des séminaristes et des adolescents victimes de prélats homosexuels.

Parmi les événements les plus récents, Dreher mentionne celui du jeune prêtre Matthew Cowan, qui a eu le courage de dire à son évêque qu'il avait été harcelé sexuellement à plusieurs reprises par le vicaire général de son diocèse, le père Dennis Stilwell, et quand il a compris que l'évêque allait enterrer l'affaire, il a dénoncé le cas publiquement. Résultat? Cowan a été suspendu par l'évêque pour avoir diffusé des informations confidentielles.

Pendant ce temps, des laïcs du diocèse de Cowan, lassés des couvertures, ont formé un groupe de contrôle qui a révélé des cas de harcèlement homosexuel de prêtres restés en service, comme un certain Père Holtz qui sur Facebook recensait des livres sur des sujets explicitement homoérotiques.

Les conclusions de Dreher sont deux.

La première. Depuis 2002, l'affaire McCarrick nous dit que pour que l'Église catholique puisse se corriger, les laïcs doivent parler, souvent et à voix haute. Un prêtre peut essayer, mais il est facilement écrasé par la hiérarchie.

La seconde. Par rapport aux réseaux de prêtres gays qui se protègent mutuellement, il est clair que les médias mainstream font souvent partie de la machination. Ils ont une fiction à soutenir. C'est pourquoi nous continuerons à lire des histoires de prêtres souffrant et marginalisés à cause de leur homosexualité, mais personne ne nous parlera d'événements comme celui du père Cowan.

Toutefois, aujourd'hui, il y a un mais. En effet, le Français Frédéric Martel vient de sortir un livre, Sodoma, dans lequel il prétend que l'Église «est devenue structurellement homosexuelle» et que l'affaire McCarrick était connue depuis longtemps dans les palais sacrés. Et alors? Comment la fiction mainstream sera-t-elle réorganisée face à cette nouvelle fournie cette fois non pas par un méchant traditionaliste animé par des obsessions obscurantistes mais par un champion bien connu de la cause gay?

C'est simple. Les arguments de Martel (qui, accueilli à bras ouverts au Vatican, a tranquillement admis qu'un «réseau gay» lui avait facilité les choses) seront utilisés pour soutenir, comme Martel le fait déjà, que «le célibat et la chasteté ont échoué» et que «tôt ou tard, quelqu'un devra en prendre acte».

C'est la prochaine étape de la grande mystification.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/sommet-sur-les-abus-et-le-vainqueur-est.html
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar 2019 - 10:36

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 22 février 2019 a écrit:
Au sommet, l’homosexualité est tabou.
Mais on reste prudent sur la « tolérance zéro »

Sommet chez le Roi de Sodome Confpresse-300x180

Le 21 février, au matin de l’ouverture du sommet entre le pape François et les chefs de file de l’Eglise mondiale sur le thème des abus sur mineurs, le grand absent, c’est le mot « homosexualité ». Et ce nonobstant que la majeure partie des abus recensés jusqu’ici impliquent de jeunes, voire de très jeunes garçons pubères.

Le mot « homosexualité » n’apparaît ni dans le discours inaugural du pape ni dans aucun des 21 « points de réflexion » qu’il a fait distribuer dans la salle ni dans le rapport introductif du cardinal Luis Antonio G. Tagle, de l’archevêque Charles J. Scicluna ni, dans l’après-midi, du cardinal Ruben Salazar Gómez.

Au contraire, Mgr Scicluna, interpellé à ce sujet pendant la conférence de presse de mi-journée (voir photo) a déclaré que « généraliser sur une catégorie de personnes n’est jamais légitime » parce que l’homosexualité « n’est pas quelque chose qui prédispose au péché » comme ce pourrait être le cas pour la « concupiscence ».

Le cardinal Scicluna est l’homme-clé du comité d’organisation du sommet. En plus d’être archevêque de Malte, il a été pendant plusieurs années promoteur de justice à la Congrégation pour la doctrine de la foi dont il est redevenu secrétaire adjoint avec une compétence spécifique en matière d’abus sexuels.  C’est l’homme qui exprime aujourd’hui le plus directement la volonté de François après que ce dernier ait dans les faits désavoué le cardinal Sean P. O’Malley qui était il y a encore un an le plus proche homme de confiance du pape en la matière mais qui aujourd’hui n’est plus que président « pour la forme » du conseil pontifical pour la protection des mineurs.

Il semblerait que jusqu’à présent, l’appel des cardinaux Walter Brandmüller et Raymond L. Burke – et de nombreux autres clercs et laïcs – à affronter à visage découvert la plaie de l’homosexualité dans le clergé en tant que symptôme d’un abandon diffus de la « vérité de l’Évangile » soit resté lettre morte.

*

En revanche, dès les premiers échanges du sommet, s’est dégagée une volonté d’équilibrer la sévérité des procès en matière d’abus sexuels dans le sens d’un meilleur respect des droits des accusés.

La « tolérance zéro », c’est le nom qu’on donne à la rigueur puritaine avec laquelle on voudrait frapper les auteurs d’abus. Cette rigueur est réclamée à cors et à cris par l’opinion publique laïque.  Mais elle coûte très cher en matière de violation des droits les plus élémentaires, comme Settimo Cielo l’a récemment mis en lumière dans un article :

Et en effet, dans les 21 « points de réflexion » que le pape François a remis aux participants au sommet, on lit au point 4 : « Mettre en œuvre des procédures pour le droit de la défense des accusés ».  Au point 10 : « Préparer des itinéraires pénitentiels et de restauration pour les coupables ».  Au point 11 : « Reconnaître et discerner les vrais cas des faux, les accusations de la calomnie ».  Au point 14 : « Sauvegarder le principe du droit naturel et canonique de la présomption d’innocence jusqu’à la preuve de la culpabilité de l’accusé. Pour cela, il faut éviter la publication de listes des personnes accusées, même par les diocèses, avant l’enquête préalable et la condamnation définitive ».

Dans le rapport de Mgr Scicluna qui a retracé toutes les phases des procès pour abus sur mineurs, on retrouve également des rappels importants des droits des accusés.

Après avoir admis que « la majorité des procédures pénales canoniques sont de type extrajudiciaire ou administratif », Scicluna fait cet avertissement :

« L’essence d’une procédure équitable exige que l’accusé soit présenté avec tous les arguments et preuves à son encontre ; que l’accusé bénéficie pleinement du droit de présenter sa défense ; ce jugement est rendu sur la base des faits de la cause et de la loi applicable à la cause ; qu’un jugement ou une décision motivée est communiqué par écrit à l’accusé et que celui-ci dispose d’un recours contre un jugement ou une décision l’agressant. »

Plus tard, Scicluna demande aux évêques de faire preuve de la plus grande prudence et d’équité quand il s’agit de décider quoi faire dans le cas d’un procès canonique à charge d’un de leurs prêtres se concluant non pas par une condamnation ou un acquittement mais par une plus problématique « decisio dimissoria », dans le cas où les accusations sont crédibles mais non démontrées.

Ensuite, Mgr Scicluna encore, invite à donner la plus grande publicité aux jugements qui établissent l’innocence de l’accusé parce que « nous savons tous qu’il est très difficile de rétablir la réputation d’un prêtre qui pourrait avoir été accusé injustement ».

Et enfin, il invite la Congrégation pour la doctrine de la foi elle-même à ne déroger qu’exceptionnellement à la prescription pour les cas d’abus éloignés dans le temps : « Le pouvoir de la CDF de déroger à la prescription de vingt ans est toujours invoqué dans un certain nombre de cas historiques, mais il est vrai que cela ne devrait pas être la norme, mais plutôt l’exception ».

*

Il faut remarquer que la pression de l’opinion publique laïque et des autorités civiles n’exige pas toujours de l’Église la plus grande « tolérance zéro » en matière d’abus sexuels sur mineurs au mépris du droit des accusés.

On peut par exemple citer une décision de la Cour de justice d’Arnhem qui a accueilli le 18 avril 2018 le recours d’une fondation privée hollandaise, la Stichting Sint Jan, contre la Commission de l’Église catholique romaine de Hollande qui enquêtait sur les abus sexuels.

La cour a estimé que dans certains cas, la Commission « n’avait pas respecté ses propres règle et, ce faisant, a violé les droits fondamentaux de l’accusé », par exemple quand « une dénonciation, qui avait pourtant déjà été déclarée non-fondée par un jugement définitif, a été rouverte et déclarée fondée » ou encore quand elle a considéré comme crédible une « déclaration isolée et incohérente d’un plaignant dépourvue de preuves suffisantes ».

Le communiqué qui résumé ce jugement se trouve sur le site de la Stichting Sint Jan, en néerlandais, en anglais et en allemand.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/au-sommet-lhomosexualite-est-tabou-mais-on-reste-prudent-sur-la-tolerance-zero/
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar 2019 - 10:43

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 23 février 2019 a écrit:
Deuxième jour du sommet.
Avec de nouvelles accusations contre le Pape
depuis son Argentine natale


Sommet chez le Roi de Sodome Firme-300x226

Voici ci-dessous cinq notes prises au vol le 22 février, deuxième journée du sommet entre le pape François et les chefs de file de la hiérarchie du monde entier en matière d’abus sexuels sur mineurs.

*

1.
Un inexplicable mur de silence continue de régnerSur la question de l’homosexualité qui caractérise la grande partie des abus commis par des prêtres alors qu’ils impliquent pratiquement tous de jeunes et de très jeunes garçons post-pubères.
Interpellé à la conférence de presse de mi-journée, l’archevêque Charles Scicluna, homme-clé du comité organisateur du sommet a répété, comme la veille, que l’homosexualité « n’a rien à voir avec l’abus sexuel sur mineurs ».

*

2.
Le cardinal Sean P. O’Malley a fait une apparition publique à de la conférence de presse. C’était le plus grand homme de confiance du pape en la matière jusqu’à il y a un an avant de tomber en disgrâce et d’être exclu de la préparation du sommet malgré qu’il continue à présider le Conseil pontifical pour la protection des mineurs.
À ses côtés, le cardinal O’Malley était flanqué de deux hommes sur lequel le Pape compte à présent pour exécuter sa volonté : le cardinal Blase Cupich et l’archevêque Charles Scicluna.

Mais cela ne veut pas dire que le cardinal O’Malley soit en voie de réhabilitation. On nous a annoncé que pour lundi 25 février, le jour après la fin du sommet, François a convoqué une réunion avec les membres du comité organisateur, « in primis » Cupich et Scicluna, avec les chefs des dicastères de la Curie compétents en la matière et avec quelques experts. Et le Conseil pontifical pour la protection des mineurs, avec son président O’Malley ? Il n’est pas invité. Et le pape continuera de se passer de lui.

*

3.
Le conflit entre Rome et la Conférence épiscopale des États-Unis, déclenché en novembre dernier par l’interdiction du pape de voter deux décisions opérationnelles sur la façon d’affronter la mauvaise gestion de certains évêques en matière d’abus sexuels a atteint son couronnement comme on pouvait facilement s’y attendre.

C’est en effet au cardinal Cupich – archevêque de Chicago et faucon bergoglien en plus d’être le protégé de l’ex-cardinal Theodore McCarrick aujourd’hui réduit à l’état laïc à cause de ses exactions – qu’a été confiée la tâche de présenter officiellement pendant le sommet la solution alternative qu’il avait lui-même, en accord avec Rome, défendu contre celle que la Conférence épiscopale américaine comptait mettre en œuvre.

En résumé, la solution de Cupich et du Pape François revient à confier en premier lieu les enquêtes sur la mauvaise gestion d’un évêque en matière d’abus sexuels non pas à un organisme indépendant composé de laïcs – comme dans le projet de la Conférence épiscopale américaine – mais au métropolite de la province ecclésiastique de l’évêque en question. Puis de transmettre le résultats de cette enquête au Saint-Siège qui décidera de son sort.

*

4.
Peu après Cupich, la matinée du 22 février, le cardinal indien Oswald Gracias, qui est aussi membre du conseil des 9 cardinaux – aujourd’hui réduit à 6 – qui assistent François dans la réforme de la Curie et le gouvernement de l’Église universelle, a également fait un déclaration au sommet.

Sauf qu’avant que le cardinal Gracias ne prenne la parole, la BBC a mis en ligne une émission dénonçant ses négligences dans la gestion de deux cas d’abus sexuels perpétrés par des prêtres de son archidiocèse de Bombay, l’un en 2015 et l’autre en 2009.

Sur l’affaire de 2015, l’archidiocèse de Bombay a immédiatement publié une réponse très détaillée et convaincante pour justifier le travail de Mgr Gracias avec le nom de toutes les personnes impliquées.

Pas un mot en revanche sur l’affaire de 2009 qui – si l’on s’en tient au compte-rendu de la BBC – semble relever du cas d’école du prêtre non sanctionné après la dénonciation de ses exactions et laissé en place avec le danger qu’il continue à perpétrer ses abus.

*

5. Mais, bien plus que le cardinal Garcias, c’est le pape en personne qui a été à nouveau mis en cause le jour de l’ouverture du sommet pour la protection qu’il a accordée à l’argentin Gustavo Óscar Zanchetta, son ami et fils spirituel depuis l’époque où ce dernier était sous-secrétaire de la Conférence épiscopale argentine puis promu évêque d’Orán à l’état 2013 avant de démissionner pour des « raisons de santé » assez floues à l’été 2017 mais rapidement élevé par le pape, en décembre de la même année, à une charge vaticane créée sur mesure pour lui d’« assesseur » de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique.

Au Noël dernier, le quotidien argentin « El Tribuno » avait donné l’information qu’une plainte contre lui pour des abus perpétrés sur une dizaine de séminaristes quand il était évêque d’Orán avait été transmise au nonce en Argentine.

Le 4 janvier, le directeur de la salle de presse du Vatican avait démenti cette information en assurant que les accusations contre Zanchetta n’étaient pas parvenue au Vatican avant l’automne 2018 et qu’une enquête préliminaire était en cours en Argentine pour en évaluer la crédibilité.

Le 21 février cependant, « El Tribuno » revenait sur le sujet sous la plume de la journaliste Silvia Noviasky en publiant les preuves (photo) que des dénonciations très détaillées des exactions de Zanchetta avaient été transmises par des ecclésiastiques du diocèse d’Orán aux autorités compétentes, en Argentine et à Rome, à plusieurs reprises entre 2015 et 2017.

Avec pour conséquence que le pape François était au courant des exactions de son protégé bien avant qu’il n’accepte sa démission comme évêque d’Orán et qu’il ne le promeuve assesseur à l’APSA.

Une charge que Zanchetta occupe toujours. Et le pape continue de se taire, au beau milieu du sommet convoqué pour faire la lumière sur ce chapitre douloureux de la vie de l’Église.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/deuxieme-jour-du-sommet-avec-de-nouvelles-accusations-contre-le-pape-depuis-son-argentine-natale/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar 2019 - 10:48

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 25 février 2019 a écrit:
Les abus sexuels sont dus à un excès de pouvoir selon François.
Qui entretemps perd pouvoir et « accountability »


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Alors que le sommet de 21-24 février entre le pape François et les chefs de file des évêques du monde entier sur la protection des mineurs contre les abus sexuels s’achève à peine, le modérateur de la rencontre, le Père Federico Lombardi, a annoncé que « des initiatives concrètes suivraient rapidement ».

Il s’agit en particulier des quatre suivantes :


  1. « Un nouveau Motu Proprio du pape ‘sur la protection des mineurs et des personnes vulnérables’ pour renforcer la prévention et la lutte contre les abus à la Curie domaine et dans l’État de la Cité du Vatican. Il accompagnera une nouvelle loi de l’État de la Cité du Vatican et des Lignes directrices pour le Vicariat de la Cité du Vatican sur le même sujet. »

  2. « La publication de la part de la Congrégation pour la doctrine de la foi d’un ‘Vademecum’ qui aidera les évêques à travers le monde à comprendre clairement leurs devoirs et leur rôle ».

  3. « En outre, dans l’esprit de la communion de l’Église universelle, le pape a manifesté l’intention de favoriser la création de ‘task force’ de personnes compétentes pour aider les conférences épiscopales et les diocèses en difficulté à affronter les problèmes et à concrétiser les initiatives pour la protection des mineurs ».

  4. « Lundi 25 février, le comité organisateur rencontrera les responsables de la Curie romain qui ont participé à la rencontre, de manière à définir d’emblée le travail nécessaire afin de mettre en œuvre, selon le souhait du Saint-Père, les propositions et les idées développées au cours des jours précédents ».


Voilà pour le P. Lombardi. Mais naturellement, si l’on veut appréhender le sommet dans son ensemble, il faut tenir compte du discours que le pape François a prononcé au terme des travaux.

Il s’agit d’un discours insolite qui fait la part belle aux statistiques dans sa première partie et dans les notes, des données qui visent à mettre en évidence la dimension universelle des abus sur mineurs sous toutes leurs formes et dans tous leurs contextes.

Ce qui se passe dans l’Église catholique – souligne le Pape – fait partie d’un phénomène beaucoup plus large et multiforme qui revêt cependant une gravité spécifique propre quand ces abus sont commis par des ministres consacrés pour faire précisément l’inverse de ce qu’ils font.

Mais en remontant à la racine du phénomène, François généralise à nouveau. Les abus sexuels sur des mineurs, aussi bien dans l’Église qu’en-dehors, dit-il, « sont toujours la conséquence de l’abus de pouvoir ».  Y compris « aussi dans les autres formes d’abus dont sont victimes presque quatre-vingt-cinq millions d’enfants oubliés de tous : les enfants-soldats, les mineurs prostitués, les enfants sous-alimentés, les enfants enlevés et souvent victimes du monstrueux commerce des organes humains, ou transformés en esclaves, les enfants victimes des guerres, les enfants réfugiés, les enfants avortés, et ainsi de suite. »

Des abus de pouvoir qui pour François – comme il le répète à nouveau dans ce discours – sont dans l’Église synonyme de « cléricalisme ».

Settimo Cielo a déjà publié deux articles sur le déroulement du sommet à la suite de certaines évaluations qu’on devine déjà dans le titre :
> Au sommet, l’homosexualité est tabou. Mais on reste prudent sur la « tolérance zéro »
> Deuxième jour du sommet. Avec de nouvelles accusations contre le Pape depuis son Argentine natale

Le cas de l’évêque argentin Gustavo Óscar Zanchetta, très proche de Jorge Mario Bergoglio et qu’il a toujours protégé et même promu au poste d’« assesseur » de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique malgré les accusations d’exactions sexuelles pesant contre lui et dénoncées depuis 2015 aux autorités ecclésiastiques compétentes, en Argentine et à Rome, a fait l’objet d’une interpellation pendant la conférence de presse de clôture du sommet, à laquelle il a été répondu que « l’enquête était en cours ».

Il faut cependant remarquer que l’affaire Zanchetta, à l’instar de l’affaire de l’ex-cardinal Theodore McCarrick, repose directement sur la personne du pape François qui n’a jamais répondu à ceux qui l’accusaient de les avoir à la fois soutenu et promus malgré qu’il était au courant de leurs comportements.

Cela entame inévitablement la crédibilité de François pour combattre le fléau des abus sexuels et pour exiger des évêques cette « accountability » – cet empressement à rendre compte de leurs propres actions – à laquelle il se soustrait lui-même.

Aux États-Unis, on parle de « lame duck », de canard boiteux, pour définir un président qui malgré qu’il est en place, voit dans les faits son pouvoir réduit de moitié.

Et c’est bien le risque qui semble à présent peser sur le pape François.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/les-abus-sexuels-sont-dus-a-un-exces-de-pouvoir-selon-francois-qui-entretemps-perd-pouvoir-et-accountability/
Gilbert Chevalier
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