Sommet chez le Roi de Sodome

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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar - 16:59

Marco Tosatti, sur la Nuova Bussola Quotidiana, le 24 février 2019 a écrit:
Qui tire les ficelles du sommet
qui n'aborde pas l'homosexualité ?

80% des abus commis par le clergé font des victimes adolescentes, mais le sommet du Vatican évite de s'attaquer au problème. Cette omission délibérée est un signe clair du pouvoir du lobby gay dans l'Église et une indication du désir de rendre acceptable ce que l'Église a toujours explicitement condamné, à savoir les relations homosexuelles. Ceci est confirmé par les paroles élusives des hommes choisis pour diriger le sommet, de Cupich à Scicluna.
---

Le sommet qui se tient à Rome sur la protection des mineurs apparaît à beaucoup comme une représentation quelque peu théâtrale, soigneusement organisée par une "régie" médiatique éprouvée - comme les synodes sur la famille et les jeunes - et dont les résultats, s'il y en a, et quand il y en aura, sont tous à vérifier. Pour l'instant, la perplexité règne, du moins pour ceux qui ont suivi avec un minimum d'attention - depuis un an maintenant, c'est-à-dire depuis le voyage désastreux du Pape au Chili - l'explosion des cas d'abus dans le monde.

Le sommet a été convoqué en septembre pour répondre d'une manière ou d'une autre à la dénonciation de l'archevêque Carlo Maria Viganò, et au début, il était question non seulement de mineurs mais aussi d'adultes vulnérables. Les " adultes vulnérables " étaient les séminaristes, éventuellement tout juste majeurs, et les jeunes prêtres visés par McCarrick, et ceux du séminaire de Tegucigalpa harcelés par le bras droit du cardinal Maradiaga, et d'autres encore aux USA (ou en Argentine, par Mgr Zanchetta, "fils spirituel" de Jorge Mario Bergoglio). Subrepticement, les "adultes vulnérables" - victimes de prêtres et d'évêques homosexuels - disparurent du paysage, ne laissant debout que des "mineurs" génériques.

Beaucoup voient dans cette omission délibérée et persistante un signe clair du pouvoir de la classe homosexualiste dans l'Église et une indication du désir de rendre acceptable ce que l'Église a toujours condamné explicitement: les relations homosexuelles. Une phrase de Mgr Scicluna, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Archevêque de Malte, est un signe indicatif: l'hétérosexualité et l'homosexualité "sont des conditions humaines que nous reconnaissons, et qui existent, mais qui ne nous prédisposent pas vraiment au péché". Ce qui, si entre-temps la doctrine catholique et le catéchisme n'ont pas changé, ne semble pas exact. L'hétérosexualité et l'homosexualité ne sont pas équivalentes, et il ne faut pas oublier qu'avant le début de la propagande LGBT, on parlait simplement - de manière complémentaire - d'hommes et de femmes, et non d'"homo" et d'"hétéro" comme catégories réduites à une conduite.

On voulait éviter - et cela ressort clairement des discours des leaderss du sommet, Cupich et Scicluna - qu'au cours du travail, on parle de l'homosexualité comme l'une des causes des abus. Une ligne qui a été défendue y compris contre la raison et la preuve des chiffres. 80% des cas concernent des hommes sur des hommes, et les victimes sont âgées de 14 ans et plus. Un expert de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi nous a dit que 90% des cas qui arrivent à Rome ont ces caractéristiques. Les rapports de spécialistes tels que le Ruth Institute témoignent dans ce sens. Mais on ne peut pas le dire, ni au sommet ni dans l'Église: le Pontife, depuis la crise chilienne, a tout accusé: le pouvoir, la nature humaine, le cléricalisme comme cause d'abus, mais pas l'homosexualité. Pourquoi cette aphasie? C'est certainement un élément de perplexité parmi les laïcs qui observent, avec toujours plus d'attention et de discernement, le dit et le non-dit.

Et en parlant de cléricalisme et de pouvoir, certains éléments directement liés au sommet, ou même seulement en terme de timing sautent aux yeux. Ce n'est pas le cardinal et archevêque de Boston, Sean O'Malley, président de la commission chargée des abus, qui a été appelé à organiser le sommet, comme cela semble logique et naturel, mais le cardinal et archevêque de Chicago, Blase Cupich. Cupich, comme Joseph Tobin, Donald Wuerl, Robert McElroy, Kevin Farrell, fait partie de la "filière" McCarrick. C'est-à-dire, ce groupe de pouvoir que le Souverain Pontife a organisé pour briser l'unité de la Conférence épiscopale des États-Unis, trop attachée à la défense de la vie et des valeurs catholiques traditionnelles et mal vue de la politique à la Obama-Clinton.

Quand la bombe Viganò a explosé (et encore avant le rapport du Grand Jury de Pennsylvanie), Cupich est le cardinal qui a déclaré que le Pontife avait des choses plus importantes à traiter que les abus, comme l'écologie et les migrants. Cupich est l'un des représentants de la ligne pro-LGBT. Au grand étonnement de beaucoup, et en particulier des laïcs américains, il a été appelé à organiser le sommet sur les abus. Il était entouré de deux autres bergogliens de fer, Scicluna et Gracias, et de deux jésuites - Lombardi et Zollner - pour compléter l'équipe. O'Malley a été infiltré dans une conférence de presse pour faire vitrine et il a quand même dérangé la direction, disant qu'il est nécessaire de clarifier les amitiés et la complicité de McCarrick. C'est exactement ce que la direction du Vatican ne veut à aucun prix. Si ce n'est pas le "cléricalisme", comme on l'appelle aujourd'hui, et le pouvoir, le fait que le sommet soit dirigé par un groupe de personnes liées au pouvoir, qu'est-ce que c'est? Et pour ajouter une cerise sur le gâteau, à la veille du sommet, je nomme Camerlingue un autre membre de mon groupe de pouvoir, et lié à McCarrick, à savoir le controversé Cardinal Farrell. Discuté et distrait, parce que vivant pendant six ans avec McCarrick, il n'a rien vu et rien perçu.

L'autre grande préoccupation est la transparence. Ce qui se passe au sommet, ce que disent les évêques, nous ne le savons pas. Trois synodes ont déjà été faits ainsi. Et malgré cela, la direction continue de parler de transparence. Qui, dans les faits, est démentie. En novembre, les évêques américains de l'assemblée étaient prêts à voter certaines mesures concernant les abus. Parmi celles-ci, l'institution d'une commission, composée de laïcs, pour enquêter sur les abus et les dissimulations possibles. Un diktat de la Congrégation pour les évêques - selon certains en accord avec Cupich et Wuerl, archevêque de Washington (aujourd'hui administrateur apostolique) - a demandé aux évêques américains de ne pas voter, d'attendre le sommet de février.

Il ne fait aucun doute que beaucoup d'évêques américains se demanderont, maintenant, pourquoi. A partir des hypothèses cadres formulées par Cupich on comprend. Tout le pouvoir d'investigation doit rester entre les mains du clergé (ceux-là mêmes qui, depuis 2002, ont couvert et omis) qui peut éventuellement demander l'aide des laïcs. En dernière analyse, le Pape a le droit d'opposer son veto et de décider des enquêtes. Comme il l'a déjà fait pour une enquête ouverte par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre son ami et allié Murphy O'Connor. Toujours au sujet de ce qu'ils appellent le "cléricalisme".

Source : http://www.lanuovabq.it/it/chi-muove-i-fili-del-summit-che-non-tocca-lomosessualita
Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/sommet-sur-les-abus-sexuels-le-mot-tabou.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar - 17:07, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Mar - 17:05

Aldo Maria Valli, sur son Blog \"Duc in altum", le 25 février 2019 a écrit:
Ce n'est pas du cléricalisme, c'est de la luxure.

Imaginez un sommet d'agronomes. Convoqués par le chef des agronomes, ils arrivent du monde entier et se disent très inquiets. Certaines plantes très précieuses, indispensables à la vie sur terre, tombent gravement malades et dans certains cas, meurent. La question est donc de savoir comment soigner les plantes et, surtout, comment se protéger du danger, afin que les plantes ne soient plus touchées. Que fait-on? Tout d'abord, on cherche les causes, mais c'est là que le problème se pose. Les agronomes savent que, dans au moins quatre-vingts pour cent des cas, la responsabilité de l'attaque des plantes incombe à un certain agent pathogène (ils le savent parce que des recherches ont été menées sur diverses cultures, mais aussi sur la base de leur expérience directe), et pourtant, par accord tacite, ils évitent soigneusement non seulement de s'occuper de cet agent pathogène, mais même de le nommer. Les agronomes prétendent qu'ils ont le sort des plantes à coeur, et c'est probablement vrai. La preuve en est que pendant le sommet, ils ont des paroles de grande tendresse, de participation et de partage pour les souffrances endurées par les pauvres plantes. De plus, lors de leur rencontre mondiale, les agronomes répètent souvent que ce qui s'est passé est d'une gravité sans précédent et ne doit plus jamais se reproduire. C'est pourquoi, expliquent-ils, les contrôles seront de plus en plus stricts. Toutefois, en vertu de cet accord tacite, le nom de l'agent pathogène n'est jamais donné.

Comment pensez-vous qu'un tel sommet puisse se conclure? Il se terminera par des expressions très affligées et plein de bonnes intentions, mais, malheureusement, sous le signe d'une grande inefficacité. Car si le principal responsable de la maladie ne peut même pas être désigné, il est clair que toute intention de lutter contre la contagion est destinée à se révéler non concluante.

Eh bien le sommet mondial sur les abus qui s'est tenu au Vatican ressemble à bien des égards à notre rencontre imaginaire d'agronomes. Lors du sommet, en effet, des paroles fortes ont été prononcées pour condamner les abus, pour défendre les victimes et pour une prévention plus efficace. Pourtant, ce qui, selon les études et l'expérience directe, apparaît comme l'un des éléments décisifs à l'origine des abus eux-mêmes (ou peut-être même l'élément décisif) n'a jamais été mentionné. Ou, s'il a été nommé, c'est seulement pour dire que ce composant n'a rien à voir avec lui.

Le mot qui n'a jamais été mentionné, vous l'avez compris, c'est homosexualité. Et cette omission invalide tout ce qui a été dit lors de la rencontre mondiale.

Les recherches menées sur le terrain, les reportages et les révélations qui, de temps en temps, bien qu'avec difficulté, brisent le mur du silence, indiquent que dans 80% des cas, les abus commis par des religieux sont de nature homosexuelle et ne sont pas des cas de pédophilie (intérêt sexuel d'un adulte pour des sujets prépubères), mais d'éphébophilie (intérêt sexuel d'un adulte envers la moyenne-tardive adolescence, dans une tranche d'âge compris entre 14 et 19 ans). Dans la grande majorité des cas, il s'agit donc d'hommes qui abusent d'adolescents. Mais pendant le sommet du Vatican, cette réalité a été ignorée. Et même, dès le titre même ("La protection des mineurs dans l'Église"), il s'agissait de la déformer.

C'est une réalité insaisissable et imprécise qui a été mise au banc des accusés: le cléricalisme. Ce serait lui le coupable des abus, comme l'a confirmé François dans ses remarques finales. Mais qu'est-ce que le cléricalisme ?

Dans l'acceptation commune, le cléricalisme est un type d'idéologie qui revendique la possibilité d'une intervention de l'Église dans la politique et les affaires d'un État. Bergoglio utilise en revanche le mot dans un sens différent: il fait coïncider le cléricalisme avec l'abus de pouvoir et soutient que cet abus survient lorsque le prêtre, pour une raison quelconque, se sent supérieur aux autres et est distant du peuple.

Or, si l'on admet que le mot soit utilisable dans l'acceptation devenue commune dans les interventions de Bergoglio, il n'est pas difficile de se rendre compte que le fait d'attribuer l'origine des abus au cléricalisme déplace toute la discussion au niveau de l'indétermination et de l'ambiguïté. Un peu comme ce qui se passe quand on dit que si le monde tourne mal, c'est la faute de la société, prétendre que s'il y a des abus dans l'Église, c'est la faute du cléricalisme, en réalité n'explique pas grand chose. Et même, cela n'explique rien.

L'abus de pouvoir, qui, de l'avis du pape, est l'élément le plus important pour comprendre le phénomène de l'abus sexuel, peut certainement être une cause contributive, comme chaque fois qu'un supérieur profite de sa position pour exploiter, manipuler et outrager l'inférieur, mais en soi il ne suffit pas. Pour aller plus loin, nous devons entrer dans la sphère sexuelle. Et ce faisant, on rencontre inévitablement la question de l'homosexualité.

Qu'on ne vienne pas nous dire maintenant que ce raisonnement est un symptôme d'homophobie, parce que personne ici ne prétend qu'il y a une relation de cause à effet entre homosexualité et abus. Ce que l'on dit, c'est qu'en ce qui concerne les abus commis par des représentants de l'Église, la question des clercs homosexuels ne peut être ignorée.

D'une manière générale, l'ensemble du sommet a souffert de ce changement d'orientation dans une direction peu claire.

Écoutez ce qu'un prêtre m'écrit, très déçu du résultat de la rencontre: «Cette rencontre des épiscopats n'a accouché que de vagues indications de type procédural sur la transparence, les dénonciations et les procès, mais rien sur les causes du phénomène, en premier lieu sur l'homosexualité et les coutumes non chastes des personnes consacrées, tant hétérosexuelles qu'homosexuelles. Mais ce n'est qu'en partant de ces causes qu'il est possible de s'attaquer radicalement au problème et de faire une véritable prévention. Le niveau d'analyse, ainsi que la proposition de remèdes, sont restés dans la sphère juridique, canonique et administrative, sans toucher à la sphère morale. Comme si le sixième commandement n'avait rien à voir avec tout cela! Mais c'est une façon païenne d'aborder la question, non chrétienne, et encore moins catholique».

Je suis pleinement d'accord. J'ajouterais que c'est une manière sociologique, et en effet, durant les travaux (et aussi en lisant l'intervention finale du Pape), on a eu l'impression que la dimension sociologique de l'analyse a émergé davantage que la dimension théologique et spirituelle.

Une question demeure: pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi? Qui a oeuvré pour exclure le mot homosexualité de la confrontation? Qui voulait que le titre du sommet supprime la référence aux adultes vulnérables et ne laisse que la protection des mineurs? Qui a veillé à ce que certaines réalités restent enveloppées dans le brouillard ?

Relire l'affaire McCarrick (pour nous limiter à la plus célèbre) peut aider à trouver la réponse. Dans l'Église catholique, il existe une classe homosexualiste capable de conditionner, dévier, couvrir. C'est dans ce réseau qu'il faut courageusement mettre les mains. C'est la bulle qu'il faut faire éclater.

Le vrai cléricalisme, si nous voulons vraiment utiliser ce terme, est celui de ceux qui ne veulent pas faire la clarté et appeler les choses par leur nom. Le drame de l'abus provient du vice et du péché de luxure. Et c'est sur le manque de foi que l'Église doit se questionner.

Que produit, au contraire, l'approche sociologique, qui plaît tant au monde: seulement des opérations médiatiques. Qui se traduisent en condamnations génériques et en une commisération stérile. En plus d'un camouflage substantiel.

Source : https://www.aldomariavalli.it/2019/02/25/non-e-clericalismo-e-lussuria/
Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/sommet-sur-les-abus-sexuels-le-mot-tabou.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 5 Mar - 10:34

Francesca de Villasmundo, sur Médias-Presse.Info, le 25 février 2019 a écrit:
Vatican ,
un sommet sur les abus qui occulte leur principale cause,
l’homosexualité


Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 Pape-francois-abus-sexuel

80 % des violences sexuelles commises par des clercs ont pour victimes des garçons adolescents ou jeunes adultes de sexe masculin mais le sommet qui s’est conclu hier dimanche 24 février au Vatican a évité d’affronter le problème. Cette omission voulue est un signe clair du pouvoir du lobby Lgbt+ au sein de l’Église conciliaire et une indication sur cette volonté occulte de rendre acceptable dans le monde catholique ce que la doctrine catholique a toujours condamné fermement : les rapports homosexuels.

Les paroles des ecclésiastiques choisis par le pape François pour guider le sommet, de Mgr Cupich à Mgr Scicluna, témoignent de cette orientation diabolique suivie par le Sommet. « Ce Sommet, rappelle un journaliste italien du quotidien La Nuova Bussola Quotidiana, avait été convoqué en septembre pour répondre aux accusations de l’archevêque Vigano » qui mentionnaient l’existence d’un réseau homosexuel, et protégé, au sein du monde ecclésiastique. « Initialement, continue l’article, ce Sommet devait traiter des nombreux cas de violences sexuelles sur les mineurs mais pareillement sur les ‘adultes vulnérables’ », c’est-à-dire les séminaristes ou jeunes prêtres. Au fil du temps de la préparation de la réunion, les ‘adultes vulnérables’, victimes de prêtres et prélats, ont disparu du paysage : ne restait plus qu’à se pencher au Sommet sur les mineurs ! »

« Beaucoup, continue le journaliste Nico Spuntoni, ont vu dans ce choix d’écarter le thème des violences sexuelles sur les ‘adultes vulnérables’ un signe clair du pouvoir de la sphère homosexualiste au sein de la cléricature et sa volonté de ne pas faire condamner les rapports homosexuels » par les évêques réunis au Sommet. Nico Spuntoni démontre avec justesse qu’une phrase de Mgr Scicluna, secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, outre qu’archevêque de Malte, est significative de la victoire de cette ligne homosexualiste : hétérosexualité et homosexualité, explique Mgr Scicluna « sont des conditions humaines que nous reconnaissons, et qui existent, mais ce ne sont pas des choses qui réellement prédisposent au péché. » Ce qui évidemment, selon la loi naturelle et divine, est totalement erroné et subversif ! « Hétérosexualité et homosexualité, rappelle le journaliste, ne sont pas équivalents. Et puis rappelons qu’avant que ne débute la propagande Lgbt on parlait simplement et de manière complémentaire d’homme et de femme et non de « homo » et « hétéro » comme catégories réduites à une pulsion. »

Au Sommet, il a été manifeste que les prélats à la tête voulaient éviter de parler de l’homosexualité comme une des causes de ces scandales sexuels. Une ligne de conduite raisonnablement indéfendable face à l’évidence des chiffres : « 80 % des cas de violences, réitère Nico Spuntoni, regardent des garçons de 14 ans et plus » et un expert de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi lui a révélé « que plus des 90 % des signalements qui arrivent à Rome ont ces caractéristiques. Mais il n’est pas possible de dire cela : le pape François, depuis la crise chilienne, a accusé de tout, le pouvoir, la nature humaine, le cléricalisme comme causes des abus mais pas l’homosexualité ! »

Et par-dessus le marché, le prélat à la tête du Sommet n’était pas le cardinal archevêque de Boston, Mgr Sean O’Malley, président de la Commission qui s’occupe des « abus » mais le cardinal et archevêque de Chicago, Blase Cupich. Cupich qui comme Joseph Tobin, Donald Wuerl, Robert McElroy, Kevin Farrell, font partie de la filière ‘McCarrick’, c’est-à-dire de ce groupe de pouvoir proche du pape François, et, aux Etats-Unis, de la sphère progressiste obamienne et clintonnienne… Cupich qui est un représentant de la ligne philo-Lgbt… Cupich qui, avec son équipe, a tout fait pour qu’aucune clarté ne soit faite sur les amitiés et complicités autour de McCarrick… Cupich qui, à la veille du Sommet, a nommé Camerlingue un autre de ce groupe de pouvoir, et lié à McCarrick, le très discutable cardinal Farrell, celui qui en vivant pendant 6 ans avec McCarrick, ne vit rien et n’entendit rien… Si tout cela n’est pas un « ‘abus de pouvoir’ et du ‘cléricalisme’, on se demande ce que c’est ? » s’interroge la journaliste Spuntoni…

Et si ce n’est pas un Sommet truqué et servant à ensabler le véritable problème de l’homosexualité dans une Église conciliaire ouverte au monde contemporain et à ses modes contre-nature, on se demande ce que c’est ?

Source : https://www.medias-presse.info/vatican-un-sommet-sur-les-abus-qui-occulte-leur-principale-cause-lhomosexualite/105371/
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 5 Mar - 10:43

Riccardo Cascioli, sur la Nuova Bussola Quotidiana, le 3 mars 2019 a écrit:
Quand l'Église s'en remet à la justice terrestre

Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 Cascioli_160

Dans le sillage des abus sexuels, l'Église semble chercher une solution dans la justice civile. Un chemin dangereux qui conduit à l'ingérence de l'État dans la vie de l'Église ou, pire encore, à l'effacement de l'Église. Mais c'est aussi la conséquence du fait que dans l’Église, on a perdu le sens de la justice divine.
 
---

Dans le discours prononcé par le pape François à l'issue du récent sommet du Vatican sur les abus sexuels, un élément qui avait pris tous les observateurs par surprise est passé presque inaperçu. En effet, une grande partie de son intervention n'était pas centrée sur l'affaire ecclésiale, mais sur le fléau des abus sur mineurs au niveau mondial. Ainsi, expliquait le Pape, à partir des données des organisations internationales, nous découvrons que «ceux qui commettent les abus (...) sont avant tout les parents, les proches, les maris d'épouses-enfants, les entraîneurs et les éducateurs». Par ailleurs, poursuivait François, «selon les données de l'UNICEF de 2017 concernant 28 pays dans le monde, sur 10 filles qui ont eu des rapports sexuels forcés, 9 révèlent avoir été victimes d'une personne connue ou proche de la famille». L'énumération des données poursuivait: chaque année, aux États-Unis, 700 mille mineurs sont victimes de violence et de mauvais traitements, et un enfant sur dix est victime de violence sexuelle. Et encore: l'Italie (68,9% des abus sur mineurs sont à l'intérieur des murs domestiques), le tourisme sexuel, les enfants soldats.

Le but de ce panoramique n'était pas de minimiser le scandale dans l'Église, mais de le placer dans le bon contexte. Pour dire ensuite, en substance: nous, en tant qu'Eglise, faisons et ferons tout notre possible pour éliminer ce fléau chez nous, mais beaucoup plus doit être fait au niveau global.

En fait, si l'on s'arrête aux données américaines, on constate que les cas avérés d'abus sexuels de prêtres contre des enfants sont de l'ordre de plusieurs milliers sur un laps de temps de 70 ans (6700 selon le rapport détaillé du John Jay College publié en 2004 (1), alors que le récent rapport du Grand Jury de Pennsylvanie parle de plus de mille cas dans ce seul État). Si au contraire on considère le phénomène dans son ensemble, les données nationales parlent, rien que pour les abus sexuels, de 65 mille cas par an. Comme on peut le voir, l'incidence des "cas dans la paroisse" sur le total pourrait même être qualifié de marginal. Mais l'image qui se dégage des médias semble s'opposer à la réalité des chiffres: désormais, dans l'imaginaire collectif, l'Église catholique semble être le centre international des crimes contre les mineurs.

Il est inévitable de se demander pourquoi le pouvoir judiciaire et les médias se concentrent sur les cas d'abus dans l'Église catholique et ignorent tout le reste. Les réponses peuvent être différentes: évidemment, certains abus font plus de bruit lorsqu'ils concernent une institution religieuse et morale telle que l'Église; il est vrai aussi que l'Église est la seule institution à avoir affronté directement le problème en interne et cela attire l'attention. Mais aucune réponse ne peut être satisfaisante si l'on ne tient pas compte du fort préjugé anti-catholique qui domine aujourd'hui l'Occident et dont le seul but semble être d'effacer toute trace du christianisme, surtout dans sa version catholique.

Le paradoxe, c'est que la crise provoquée par l'urgence des abus sexuels de prêtres pousse l'Église à se rendre à l'État. On l'a perçu clairement à partir de la préparation et des conclusions du récent sommet au Vatican. Face à la difficulté de contrer ce phénomène, il semble que beaucoup espèrent aujourd'hui que ce seront les juges civils qui feront le ménage chez ceux qui abusent des mineurs. Le pape François lui-même a réitéré son engagement à «remettre à la justice» toute personne responsable de tels crimes.

Si nous parlons de justice civile, c'est une déclaration pleine de conséquences. Le droit des victimes de s'adresser au pouvoir judiciaire, ainsi qu'aux tribunaux ecclésiastiques est une chose, une autre chose est que ce soit l'Église elle-même qui ouvre les portes aux juges. Pour le moment, parce que le risque de giustizialismo (2) est plus que réel: le cas de la récente condamnation du cardinal australien George Pell en est un exemple frappant. Il a été reconnu coupable d'abus, malgré l'absence de témoins ou de preuves objectives dans l'affaire en question et même le fait que les circonstances dans lesquelles l'abus aurait eu lieu sont plus qu'improbables. Le fort sentiment anti-catholique en Australie, les guerres au sein de l'Église et l'implication effective des prêtres dans de nombreux cas d'abus, ont fait du cardinal le bouc émissaire. Sans considérer que cela conduit directement à la remise en question du sacrement de la confession et du secret auquel le prêtre est lié. Même un intellectuel progressiste comme Massimo Faggioli a récemment qualifié de «calamiteuse» cette évolution, cette reddition de l'Église à la «justice séculière». Elle signifie que c'est accepter que ce soit l'État qui s'immisce dans la vie de l'Église au point que, comme c'est déjà le cas en politique, ce pourront être les juges qui interféreront dans le choix des évêques et du Pape.

Un scénario cauchemardesque est celui des États-Unis où plane déjà la possibilité que le pouvoir judiciaire ait recours à la loi antimafia pour poursuivre les prêtres responsables d'abus. De cette façon, les procureurs traiteraient l'Église dans son ensemble comme une organisation criminelle: la conséquence serait une Église détruite par des milliards d'indemnisations, avec toutes ses œuvres - éducatives, sanitaires, etc., réduites à zéro.

Mais il y a un autre aspect plus grave du point de vue de la foi: cette reddition à la justice terrestre est aussi une conséquence de l'incapacité de parler de justice divine, de juger la réalité dans la perspective de la vie éternelle, qui devrait pourtant être le core business de l'Église. D'une certaine manière, c'est aussi une cause des prêtres-abuseurs: quand on perd la conscience du jugement de Dieu, la mentalité du monde entre aussi dans la maison catholique. Quoi qu'il en soit, la préoccupation de l'Église a toujours été celle de la conversion du pécheur, voire du criminel: rien à voir avec le "perdonismo" (3), que ce soit bien clair. Dans le passé, le prêtre accompagnait le condamné à mort pour sauver son âme, il ne faisait pas de manifestations contre la peine de mort. Mais le maximum de justice est la conversion. C'est pour cette raison qu'il n'était pas rare que les criminels trouvent refuge dans les couvents, où ils avaient la possibilité de se convertir et de réparer leurs péchés en menant une vie de prière et de pénitence. Aujourd'hui, au contraire, on voit se profiler la possibilité que ce soient précisément les couvents qui remettent les religieux aux prisons.

- - -
NDT


(1) En 2011, lorsqu'une première vague de dénonciation des abus sexuels du clergé avait déferlé comme la boue d'un fleuve en crue sur le pontificat de Benoît XVI, Massimo Introvigne avait décortiqué ce rapport. Ma traduction ici: benoit-et-moi.fr/2011-II

(2) Dans le langage journalistique italien, giustizialismo désigne l'attitude de ceux qui proposent le recours à la justice rapide et sommaire contre les crimes ou les crimes présumés (attitude de "justicier"), surtout les crimes politiques et économiques contre l'administration publique, ou qui suscitent une grande clameur médiatique (crime organisé ou crimes odieux, surtout contre des sujets faibles); ce terme est souvent utilisé en opposition à celui de "garantismo" judiciaire, c'est-à-dire considérer un accusé comme innocent jusqu'à sa condamnation définitive (wikipedia).

(3) Toujours dans le langage journalistique italien, perdonismo indique l'attitude de ceux qui sont en faveur du pardon des crimes de nature politique et des crimes spéciaux de terrorisme, considérant que les conditions d'urgence qui ont conduit à punir ces crimes avec une rigueur particulière ont maintenant été surmontées.

Source : http://www.lanuovabq.it/it/se-la-chiesa-si-consegna-alla-giustizia-terrena
Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/abus-sexuels-leglise-se-rend-a-la-justice-des-ho.php
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 6 Mar - 16:52

Roberto de Mattei, sur Correspondance européenne, le 1er mars 2019 a écrit:
Église catholique :
la résistance catholique se manifeste


Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 IMG_2751-300x200

Le mardi suivant la Septuagésime, qui cette année tombait le 19 février dans l’ancien calendrier liturgique, est consacré à l’agonie du Seigneur Jésus au Jardin des Oliviers. Cette agonie est peut-être le moment le plus douloureux de la Passion, celui d’une souffrance non point corporelle mais spirituelle dont le point culminant est la sueur de sang (cf. Lc 22, 43-44).

L’un des principaux motifs de cette souffrance était la vision de l’infidélité, non seulement du peuple élu, mais de tout ceux qui, dans les siècles à venir, mèneraient l’Église établie par Notre-Seigneur sur le Calvaire.

Quæ utilitas in sanguine meo ?
(Ps 29, 10) Cette affreuse question pénètre dans son Cœur, et elle doit aussi pénétrer dans les nôtres en les transperçant comme d’une lame effilée. La réponse de Dieu est que chaque infidélité, chaque apostasie et chaque sacrilège devant se produire dans la suite des siècles sont permis par lui pour faire resplendir d’un plus grand éclat la pureté de la doctrine et de la vie de ceux qui, à chaque époque, prennent et redressent l’étendard sanglant de la Croix, l’opposant à celui que brandissent les suppôts de Satan.

Aujourd’hui, comme toujours dans le cours de l’histoire, nous assistons à la lutte entre les deux étendards : d’un côté, les amis de la Croix ; de l’autre, ses ennemis, qui ne sont pas seulement les persécuteurs, mais aussi les apôtres infidèles. Nombre de gens voient, dans la rencontre au sommet se déroulant ces jours-ci au Vatican, un « conciliabule » servant à détourner l’attention des catholiques loin de la crise épouvantable causée par l’abandon de la foi et de la morale, pour la diriger tout entière sur un unique problème, celui des abus commis à l’égard de mineurs, qui n’est pourtant qu’un symptôme limité d’un mal plus étendu et plus profond. Toutefois, trois événements survenus le 19 février ont certainement apporté à Notre-Seigneur une parole de consolation au milieu de ses douleurs.

Acies Ordinata
, une coalition formée de laïcs a déployé, comme une armée envoyée pour occuper le terrain, cent laïcs catholiques venus du monde entier afin de manifester, debout et en silence, pour « briser le mur de silence dressé par les autorités ecclésiastiques ». La manifestation s’est déroulée en plein cœur de Rome, sur la piazza di San Silvestro, qui doit son nom à la basilique de San Silvestro in Capite où est conservée la relique du chef de saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui n’a pas gardé le silence face à Hérode et qui est allé au-devant du martyre pour avoir brisé le silence entourant l’infidélité conjugale du souverain. Dans cette même église de Saint-Sylvestre, les manifestants se sont rassemblés au terme de leur action silencieuse pour prier le saint Rosaire.

Un peu plus tard, dans la salle de presse étrangère et en présence d’un grand nombre de journalistes représentant les principaux médias internationaux, sept leaders catholiques de différents pays ont exposé les motifs de leur protestation silencieuse, en réaffirmant combien il serait scandaleux que le sommet des évêques ne dise rien du problème de l’homosexualité, si intimement lié à celui de la pédophilie.

Enfin, une voix autorisée entre toutes s’est fait entendre dans la soirée, celle de deux princes de l’Église, les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Leo Burke. Comme pour répondre à la supplique des laïcs, ils se sont adressés aux présidents des conférences épiscopales réunis à Rome en leur disant : « La plaie représentée par le programme idéologique homosexualiste s’est étendue à l’intérieur même de l’Église. Ce programme est promu par des réseaux organisés bénéficiant de protections dans un climat de complicité et à la faveur de la loi du silence. Les racines de ce phénomène se trouvent à l’évidence du côté d’une atmosphère matérialiste, relativiste et hédoniste, dans laquelle l’existence même d’une loi morale absolue, c’est-à-dire qui ne tolère pas d’exception, est ouvertement contestée. Les abus sexuels sont imputés au ‘cléricalisme’, alors que la faute ne tient pas d’abord et avant tout à un abus de pouvoir, mais à un éloignement par rapport à la vérité de l’Évangile. La négation, même publique, tant en paroles que dans les actes, de la loi divine et naturelle se trouve au fondement du mal qui corrompt certains milieux de l’Église. Devant cette situation, les cardinaux et les évêques se taisent. Vous tairez-vous, vous aussi, à l’occasion de la réunion fixée le 21 février prochain au Vatican ? »

On peut dire que, pour la première fois depuis le début de ce pontificat, la résistance catholique à l’auto-démolition de l’Église s’est manifestée avec autant de vigueur que de succès. La semaine choisie par le pape François pour la réunion au sommet des évêques est justement celle durant laquelle la liturgie honore la grande figure de saint Pierre Damien, le 23 février selon l’ancien calendrier, et le 21 dans le nouveau. Le saint évêque et cardinal, dans son Livre de Gomorrhe, dénonçait avec force la sodomie dans l’Église : ignorer l’enseignement de ce Docteur et celui du Catéchisme, comme paraissent vouloir le faire les pasteurs réunis à Rome ces jours-ci, ressemble à de la provocation pure et simple. Néanmoins, les cardinaux et les fidèles qui se sont exprimés par leurs paroles et leurs actions ce 19 février se sont faits l’écho de la voix de saint Pierre Damien et de l’Église. Puissent Notre-Seigneur agonisant au Jardin des Oliviers et Notre-Dame des Douleurs veillant avec son divin Fils l’Église en agonie insuffler courage et espérance au peuple fidèle.

Source : http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2019/03/01/eglise-catholique-la-resistance-catholique-se-manifeste/
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 6 Mar - 17:01

Correspondance européenne, le 1er mars 2019 a écrit:
Église catholique :
En silence, pour abattre le mur du silence !


Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 2-1-300x169

Ci-après le texte du tract qui a été distribué lors de la manifestation silencieuse à Rome du 19 février 2019.

Nous sommes des fidèles catholiques, venus de toute l’Italie et du monde entier. Nous participons à cette manifestation à titre personnel ou au nom d’associations et de médias ayant en commun le même amour de l’Église, de sa doctrine et de ses institutions. Nous sommes réunis pour cet événement sous le nom de Acies Ordinata, une dénomination que la tradition de l’Église réserve à la Très Sainte Vierge Marie lorsqu’elle rassemble l’armée de ses fidèles et défait ses ennemis : terribilis ut castrorum acies ordinata (Cantique des Cantiques, 6,3, 6,9). Fils de l’Église militante, nous sommes ici pour professer publiquement notre foi catholique, mais aussi pour rompre le mur du silence. Le silence tombal des pasteurs de l’Église face à une crise doctrinale et morale sans précédent.

L’église San Silvestro in Capite, qui donne son nom à cette place, contient les reliques de la tête de saint Jean-Baptiste. Le précurseur du Messie fut réduit au silence par Hérode, mais sa langue muette continue à parler à nos cœurs. Nous sommes debout, de façon respectueuse et ordonnée, pour exprimer symboliquement la résistance de ceux qui ne plient pas face au silence.

Nous avons en main notre chapelet et lisons des textes de la tradition catholique car notre résistance se nourrit de notre prière et de nos lectures, convaincus que l’action ne se prépare que dans le recueillement.

Le sommet des présidents des conférences épiscopales, qui s’ouvre le 21 février en présence du Saint-Père, offre une occasion historique d’affronter non seulement le thème des abus sexuels sur les mineurs mais aussi le thème de la corruption morale, qui englobe toute violation de la loi divine et naturelle, à commencer par la terrible plaie de l’homosexualité.

Notre appel est un appel aux évêques afin qu’ils aient le courage de rompre le silence. Y aura-t-il un pasteur pour dire la vérité au Saint-Père ? L’Église n’a pas peur de la Vérité parce que l’Église annonce au monde la Vérité de Son Chef et Fondateur, Jésus Christ. C’est surtout à lui que nous nous adressons par cet acte symbolique : afin qu’en ces temps calamiteux, Il vienne au secours de notre faiblesse et, d’une seule Parole, sauve son Église.

Domine ne sileas
(Ps 34,22). Seigneur ne reste pas silencieux !

Source : http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2019/03/01/eglise-catholique-en-silence-pour-abattre-le-mur-du-silence/
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 6 Mar - 17:10

Abus sexuels dans l’Église,
une réunion pour (presque) rien !
(Terres de Mission n°116)

Du 21 au 24 février s'est tenue à Rome, à la demande du pape François, une réunion rassemblant les présidents de 116 conférences épiscopales, afin de réfléchir aux moyens de lutter contre les abus sexuels dans l’Église. Monsieur l'abbé Barthe expose les raisons de cette réunion, les réserves que son ordre du jour a immédiatement suscité, en particulier en ne traitant pas de l'homosexualité et commente le discours final du pape François. A priori beaucoup de bruit et de com' pour pas grand chose.



Dernière édition par Gilbert Chevalier le Sam 23 Mar - 17:13, édité 4 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 7 Mar - 22:09

\"Benoît-et-moi", le 6 mars 2019 a écrit:
Une interview du Professeur de Mattei

Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 De-mattei-la-verita_160

L’Église doit redevenir souveraine, sinon elle risque d'être persécutée.

 
Le 4 mars dernier, Roberto de Mattei a accordé une interview au quotidien italien (non politiquement correct, donc étranger à la presse mainstram) "La Verità".
Rorate Caeli l'a traduite en anglais.
Il aborde (malheureusement pas en profondeur, mais je suppose que c'est le principe justement d'une interview dans un quotidien) de nombreux sujets: sommet sur les abus, lobby gay dans l’Église, affaire du cardinal Pell, souverainté de l’Église, personnalité de François...

Sur la souveraineté de l’Église, notamment, les échanges sont très intéressants, et en toute humilité, j'ai eu l'impression d'y percevoir un écho à ce que j'écrivais hier ici à propos de l'ouverture des Archives Secrètes - une affaire où l’Église a cédé sa souveraineté au monde (Ouverture des "Archives secrètes").


Chère Église, cesse d'être "gay-friendly" et redeviens souveraine.

Rorate Caeli
Ma traduction

* * *

- Professeur, le sommet du Vatican a-t-il été un succès ou un échec?
« Je crois que c'était un échec. Les principaux médias l'ont présenté comme tel, en signalant que le message était faible et en soulignant l'insatisfaction des victimes. Je crois cependant que l'échec est dû à autre chose».

- Quoi?
«Il s'est concentré sur les symptômes, pas sur les causes du mal».

- Pouvez-vous nous expliquer?
« Le point central, déjà révélé dans le témoignage de Viganò, a été négligé: la diffusion de l'homosexualité dans l'Église comme phénomène organisé».

- Y a-t-il un "lobby gay" dans l'Église?
« Oui, il y en a un. cela me semble tout à fait évident».

- Evident ?
« La plupart des abus commis par le clergé concernaient des adolescents de sexe masculin, et non des enfants. Donc, si l'homosexualité n'a pas été mentionnée lors du sommet, la seule explication est qu'il y a une pression extrêmement forte pour s'assurer que le sujet soit évité».

- Pression à l'extérieur ou à l'intérieur de l'Église ?
« À l'extérieur comme à l'intérieur. Les médias veulent empêcher l'Église de réaffirmer sa doctrine traditionnelle sur l'homosexualité».

- Pourquoi ?
« Parce que la pédophilie est un crime reconnu par tous les États laïcs modernes. Mais ces mêmes États qui condamnent la pédophilie, encouragent l'homosexualité».

- Ils en font la promotion?
« Oui, en effet. À tel point qu'ils veulent faire de l'homophobie un crime, interdisant ainsi toute critique à l'égard de l'homosexualité».

- L'Église a-t-elle ainsi succombé à la propagande LGBT?
« L'Église devrait assumer une position prophétique en défiant le monde, et condamner non seulement ce que le monde condamne, c'est-à-dire les abus sexuels, mais aussi ce que le monde ne condamne pas, c'est-à-dire l'homosexualité».

- Qu'en est-il des pressions internes ?
« Dans le clergé, aujourd'hui, il y a une atmosphère d'omertà et de complicité par le fait d'être 'gay friendly' comme on dit. Il semble que le mot homosexualité ne puisse même pas être mentionné».

- Réellement?
« Monseigneur Charles Scicluna a dit qu'il n'est pas légitime de condamner l'homosexualité, car ce mot indique une catégorie générique et une "catégorie" de personnes ne peut être généralisée».

- Peut-elle l'être alors?
« Mais la pédophilie n'est-elle pas aussi une catégorie. Ou la pédophilie est-elle un péché en tant que tel, alors que l'homosexualité ne l'est plus?»

- Le Père Federico Lombardi a parlé de "mesures concrètes" prises à l'issue du sommet. Se trompe-t-il?
« Les mesures concrètes présumées sont des appels aux indications de l'Organisation mondiale de la santé, qui promeut la contraception, l'avortement et l'éducation sexuelle. J'ai été déconcerté par la façon dont le sommet s'est aligné sur l'agenda d'une organisation internationale qui s'est longtemps opposée aux enseignements du Magistère».

- Qu'aurait dû faire le Pape ?
« Vous savez, il n'y a rien de plus concret que de se référer à la loi morale de l'Église, qui n'est pas une règle abstraite, mais la loi naturelle gravée dans le cœur et la conscience de chaque homme. C'est ce qui manquait surtout au sommet du Vatican: une vision surnaturelle des problèmes d'aujourd'hui qui laisse la place à des mots comme: grâce, péché, loi morale et loi naturelle».

- Et à la place?
« Et à la place, ces mots sont absents dans le document final. C'est pourquoi le sommet a été un échec. L'explosion de l'affaire Pell en est un symptôme».

- En ce qui concerne l'affaire du Cardinal George Pell - qu'en pensez-vous?
« Je pense que lorsqu'il y a des accusations impliquant des hommes d'Église, puisque l'Église a son propre droit canonique, ses propres tribunaux, et qu'elle est capable de mener des enquêtes, elle ne peut pas se contenter de dire: "Attendons les résultats de l'enquête" menée par les tribunaux laïques».

- Devrions-nous ne pas nous en remettre aux tribunaux "laïques" ?
« Je trouve troublante une telle manifestation de confiance dans les tribunaux laïques».

- Pourquoi ?
« Au Vatican, ils sont sous le choc de l'affaire Pell, car ils savent qu'il est innocent. Et ils sont gênés parce que le Pape l'avait nommé préfet au Secrétariat à l'économie. Mais si l'on a décidé de s'en remettre aux tribunaux laïcs, on doit en subir les conséquences...»

- Devrait-il alors incomber à l'Église d'enquêter sur les prêtres abuseurs?
« L'Église qui a sa propre loi pénale et ses propres tribunaux doit avoir le courage de contester le jugement des tribunaux du monde, convaincue que ce n'est pas le monde qui juge l'Église, mais l'Église qui juge le monde. L'Église devrait revendiquer Sa souveraineté».

- L'Église doit-elle aussi devenir souveraine?
« Oui, absolument. Je trouve extrêmement grave que l'Église ait renoncé à sa souveraineté. L'Église est une société souveraine, comme l'État, même si Son objectif, contrairement à l'État, est surnaturel».

- Et alors ?
« Si l'Église est une société souveraine, elle a tous les instruments pour atteindre ses propres fins de justice. Il ne s'agit pas seulement d'un organisme purement éthique, qui se dépouille de sa dimension judiciaire, permettant à l'État de tout décider. La renonciation à la souveraineté est une évolution dangereuse».

- Une évolution dangereuse ?
« Les tribunaux séculiers peuvent même s'en prendre au pape François...».

- Que doit faire le Pape?
« Permettez-moi de m'expliquer. Quand l'Église renonce à sa souveraineté, elle devient une sorte d'"entreprise morale" [Note du traducteur en italien - comme dans une société commerciale]. Et rendre l'Église [semblable à] une société commerciale, c'est risquer de rendre toute l'Église, à commencer par le sommet, responsable des actes de ses subordonnés. Chose qui n'arrivera pas si elle est considérée comme une société souveraine».

- Autrement dit - si elle agit comme un État?
«Précisément. Si un citoyen italien commet un crime, le Premier ministre n'est pas tenu pour responsable. Si cela continue, au contraire, il y aura une persécution de l'Église».

- Une persécution?
« J'en ai bien peur. En renonçant à sa souveraineté, l'Église perd sa liberté et est contrainte de se soumettre à l'État ou d'être persécutée. Aujourd'hui, nous sommes sous un régime de soumission. Si, à une époque, l'État était le bras séculier de l'Église, aujourd'hui, l'Église devient le bras séculier des pouvoirs en place, les politiciens et les médias».

- Dans quel sens ?
« Dans le sens que l'Église obéit aux indications provenant d'organisations nationales et internationales qui ont une vision antithétique de la vision chrétienne».

- Quel rapport avec la persécution?
« Si l'Église décidait de se soustraire à ce mécanisme, il y aurait un conflit avec les pouvoirs politiques. Maintenant, l'Église n'ose plus le faire. Mais si y elle y est forcée, elle se trouvera en grande difficulté, car elle a renoncé à sa principale ligne de défense, i.e. l'exercice de sa liberté et de son indépendance judiciaire».

- Retournons à Pell une seconde. Certains ont fait remarquer que les accusations d'abus sexuels ont été portées après que le Préfet du Secrétariat à l'économie ait découvert un million d'euros déposés sur des comptes secrets....
« Il est possible que les deux choses soient liées.
De plus, ola rumeur court que la source des accusations qui l'ont amené sur le banc des accusés n'était pas en Australie, mais au Vatican....»

- Quand vous avez dit que l'Église manque de référence au surnaturel, que vouliez-vous dire?
« L'Église renonce à sa mission - qui a pour fin le salut des âmes - en se transformant en une "compagnie" pour le bien-être matériel des personnes. La nature même de l'Église est pervertie...».

- Sa nature est pervertie?
« Elle abdique de la mission confiée par Jésus Christ, le Fondateur. De cett façon, elle va devenir un organisme révolutionnaire...».

- Ce qui veut dire ?
« Lorsque la relation verticale avec Dieu s'affaiblit, l'Église devient une société politique. C'est la caractéristique principale de la papauté actuelle, qui est une papauté politique, par opposition à une papauté religieuse».

- Le pontificat de François est donc politique ?
« Oui. Et son leitmotiv est l'immigration
. Le 14 février, lors d'une rencontre avec des représentants des populations autochtones au Fonds international de développement agricole, le Pape a appelé à un "métissage culturel" entre les "populations dites civilisées". Ce qui signifie l'élimination des racines chrétiennes sur lesquelles Jean-Paul II et Benoît XVI avaient insisté».

- Et qu'est-ce que le "métissage" pour lui ?
« Pour François, le métissage n'est pas seulement culturel, mais aussi ethnique. Il semble que son projet soit celui d'un remplacement ethnique de la population européenne - en fort déclin démographique - par les nouvelles vagues de migrants africains...».

- Mais pourquoi tout cela?
« François a une vision idéologique qui trouve son origine dans sa formation culturelle.

- Et quelle serait-elle?
« Celle d'un homme qui a absorbé la théologie progressiste à travers la médiation de la théologie de la libération. C'est l'utopie du "meilleur des mondes". Sauf qu'il la réintroduit 30 à 40 ans après son échec».

- Comment définiriez-vous donc le Pape François?
« L'ambiguïté calculée est la somme de sa personnalité. Et c'est aussi la cause de ses problèmes. Mais à ce stade, laissez-moi poser une question».

- Je vous en prie.
« Benoît XVI, qui avait aussi des opposants dans son pays natal, a fait trois voyages en Allemagne. Jean-Paul II a effectué neuf visites en Pologne. Comment se fait-il qu'en six ans de pontificat, François ait été partout, y compris aux Émirats arabes unis, mais jamais dans sa propre Argentine ?

- Oui, pourquoi?
« La question elle-même est déjà une réponse...».

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/une-interview-du-professeur-de-mattei.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 12 Mar - 17:33

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 8 mars 2019 a écrit:
Adultère et homosexualité.
Les deux mots disparus


Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 Papa_f-300x220

C’est un fait et non pas une opinion. Les mots adultère et homosexualité ont tous deux disparu du magistère de l’Église au plus haut niveau, celui qui est placé sous l’autorité du pontife romain.

En ce qui concerne le premier mot, on le savait déjà. Il a complètement disparu au moment où il aurait été le plus normal de le prononcer, pendant les deux synodes sur la famille et peu après, quand le pape François en a tiré les conclusions dans l’exhortation « Amoris laetitia ».

La disparition du second mot est en revanche plus récente. Elle est survenue elle aussi à un moment où il semblait impossible de ne pas le prononcer : lors du sommet des 21-24 février au Vatican sur les abus sexuels perpétrés par des prêtres et des évêques, presque tous sur de jeunes et de très jeunes garçons.

« On sait que quand on veut écarter ou éliminer une vérité, il ne faut pas la contredire ouvertement, ce serait en fait la pire stratégie parce que cela susciterait des réactions ouvertes et attirerait l’attention.  Il vaut mieux au contraire la passer sous silence, ne plus en parler, la reléguer au grenier ou à la cave avec les antiquités alors, au fil du temps, on finira par oublier jusqu’à son existence et on vivra comme si elle n’existait pas ».

C’est dom Giulio Meiattini, moine bénédiction à l’abbaye de Notre-Dame de La Scala à Noci et professeur de théologie à l’Athénée pontifical Saint-Anselme de Rome qui fait cette observation dans la préface de la seconde édition de son livre « Amoris laetitia ? I sacramenti ridotti a morale ».

On trouvera cette préface dans son intégralité sur le blog d’Aldo Maria Valli.  Mais nous nous contenterons ici d’en reprendre les passages qui se focalisent le plus sur la censure de ces deux mots.
 
Adultère

Voici ce que dom Meiattini écrit :
« Le premier changement, dont on a sans doute pas bien perçu la gravité effective du fait de sa dissimulation, c’est la disparition complète, pour ne pas dire la censure, du mot ’adultère’. Ce mot est complètement absent des deux ‘Instrumentum laboris’ qui ont précédé les synodes de 2014 et de 2015, il est absent des rapports intermédiaires (‘Relationes post disceptationem’), il n’est jamais utilisé dans les deux documents finaux soumis à l’approbation des pères synodaux et enfin, il est définitivement enterré par ‘Amoris laetitia’.  Il ne s’agit pas d’un détail sans importance.  L’enseignement de l’Église, depuis l’époque des Pères de l’Église, n’a jamais manqué de se référer aux textes évangéliques et néotestamentaires relatifs à l’adultère comme formant une partie essentielle de son enseignement sur l’indissolubilité du mariage, avec les conséquences qui en découlent sur la pratique pastorale et la discipline canonique.  En revanche, ces passages ne sont jamais expressément cités dans les documents pré-synodaux, synodaux et post-synodaux en question, à part une mention de fragments de Mt 19, 8-9 dont on a justement censuré le passage qui fait précisément référence à l’adultère ».

Il s’agit du passage où Jésus déclare que « si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère ».

Dom Meiattini poursuit :
« Il faut avoir l’honnêteté de le dire et de le reconnaître : cela fait longtemps que dans l’Église, on n’emploie plus le mot ‘adultère’ que très rarement dans la prédication ou dans la catéchèse. On préfère désormais, comme dans le chapitre VIII d’ ‘Amoris laetitia’, utiliser le terme neutre et inoffensif de ‘fragilité’ qui tend à remplacer le mot ‘péché’ lui-même dans la plupart des cas.  On ne désigne plus l’infidélité conjugale occasionnelle ou les nouvelles unions stables successives à l’unique mariage célébré devant Dieu avec le terme approprié avec lequel Jésus et la tradition chrétienne les définissent : adultère […]  Dans les deux synodes et dans ‘Amoris laetitia’, le péché d’adultère a été effacé non pas d’un coup d’éponge mais d’un coup de silence : on n’en parle tout simplement plus.  Et qu’en est-il de tous ces passages du Nouveau Testament et surtout de l’Évangile qui en parlent ouvertement ?  Il n’en reste qu’un obscur renvoi entre parenthèses précédé de l’abréviation ‘cfr’.
 
Homosexualité

La disparition de ce second mot du magistère de l’Église, fait remarquer dom Meiattini, s’est produite graduellement. D’abord par un changement de signification et donc de jugement et ensuite par son abandon total.

Le moment clé du changement de jugement sur l’homosexualité se trouve aux paragraphes 50, 51 et 52 de la « Relation post disceptationem » rendue publique au milieu du synode de 2014 sur la famille.

Quand la « relatio » a été présentée à la presse le 13 octobre 2014, le cardinal délégué Péter Erdõ – qui était mentionné comme étant l’auteur du document – s’est dissocié de ces trois paragraphes et en a attribué la rédaction insidieuse à Bruno Forte, que le pape avait nommé secrétaire spécial du synode. Et le jour suivant, un autre cardinal de premier plan, le sud-africain Wilfried Napier, dénonçait les dégâts irréparables provoqués par ce coup de force : « Le message a été lancé : c’est ce que dit le synode, c’est ce que dit l’Église.  A ce stade, il n’y a plus de correction qui tienne ».

Mais en fait, qu’est-ce qui était écrit dans ces trois paragraphes ? Qu’il faut « accepter » les comportements homosexuels et que « le soutien mutuel allant jusqu’au sacrifice constitue un appui précieux pour la vie des couples de même sexe », surtout si elle est égayée par des enfants.

Dom Meiattini commente :
« Ces expressions suscitèrent des réactions considérables et bien compréhensibles dans l’assemblée synodale, tant et si bien que dans le synode de 2015 et finalement dans ‘Amoris laetitia’, on s’est contenté de quelques phrases bien plus sobres et moins problématiques. Mais il est clair que les mots employés dans ces paragraphes constituaient malgré tout une tentative de légitimer indirectement et de façon à peine voilée l’homosexualité et même l’adoption d’enfants de la part des couples homosexuels ».

À la veille du synode de 2018 sur les jeunes, tout le monde était très attentif à ce que la hiérarchie allait dire en matière d’homosexualité, après que le document de travail, « l’Instrumentum laboris » ait mentionné – pour la première fois dans un texte officiel de l’Église – l’acronyme tout sauf innocent LGBT.

Mais ensuite, dans le document final – dont on a précisé que « le pape François lui-même avait personnellement pris part » à la rédaction – n’a fait qu’une brève allusion générale à l’homosexualité, au paragraphe 150.

A ce propos, dom Meiattini fait l’observation suivante :

« A première vue, on dirait un paragraphe assez inoffensif. Il est question de respect des personnes homosexuelles, d’initiatives pastorales pour leur intégration.  Il est évident qu’on aurait pas l’idée de discriminer ces personne ou de leur manquer de respect.  Mais le plus frappant, dans ces phrases, ce n’est pas tellement ce qui est dit mais bien le silence.  Le silence autour de la doctrine commune et de toujours selon laquelle l’inclination homosexuelle représente un désordre et le fait d’y donner libre cours un péché.  Comme on peut le voir, il semblerait que le silence soit devenu une méthode pour endormir les consciences et les intelligences.  En se taisant, on ouvre la voie à l’oubli ».

Et nous voici au sommet des 21-24 février 2019, où non seulement la notion mais le mot homosexualité lui-même a complètement disparu. Et à ceux qui en demandent le pourquoi en conférence de presse, le cardinal Blase Cupich et l’évêque Charles Scicluna – les deux principaux piliers de l’événement mandatés par le pape – répondent que « l’homosexualité n’a rien à voir avec l’abus sexuel » malgré que les faits démontrent clairement le contraire.

Attention. Le mot homosexualité n’apparaît même pas là où il serait pratiquement inévitable, sinon obligatoire, de le prononcer.  On trouve ce passage, dans le rapport le plus applaudi des neuf séances plénières où la sœur nigériane Veronica Openibo énumère les « autres problèmes concernant la sexualité » en plus de celui de l’abus sur mineurs qui fait l’objet du sommet.  Voici la liste : « l’abus de pouvoir, l’argent, le cléricalisme, la discrimination basée sur le genre, le rôle de la femme et des laïcs ».  Point.  Pas l’homosexualité.  Elle est remplacée par son contraire, la discrimination basée sur le genre, qui sous-entend l’homophobie.

Ce silence, fait remarquer dom Meiattini, a pour conséquence que désormais, dans plusieurs parties du monde, « des prêtres et des évêques reconnaissent en pratique les unions homosexuelles, vont jusqu’à les bénir, militent pour leur légalisation et évitent soigneusement de les appeler par leur nom : un désordre moral, un péché qui exige le repentir, la conversion et le pardon ».

*

Reste à savoir si cette double stratégie du silence sur l’adultère et l’homosexualité adoptée par l’Église du pape François fait partie d’un plan coordonné dans un certain but.

La réponse de dom Meiattini est affirmative. Voici comment il l’explique :
« Entre la relégation de l’infidélité conjugale et des unions illégitimes entre homme et femme de péché d’adultère à une simple imperfection ou fragilité d’une part et le début d’une légitimation subtile des relations homosexuelles, surtout si elles sont ‘fidèles’ de l’autre, il y a clairement un rapport de cause à effet.

« En effet, si les unions entre homme et femme ‘soi-disant irrégulières’ (comme les désigne ‘Amoris laetitia’) ne sont plus appelées adultères, et qu’en plus elles ne constituent plus de ‘véritables’ irrégularités’ mais ne sont plus que des ‘fragilités’ ou des ‘imperfections’ par rapport à l’idéal conjugal évangélique (toujours selon le langage utilisé par ‘Amoris laetitia’), c’est le premier obstacle pour une reconnaissance de l’usage de la sexualité en-dehors du mariage qui tombe, presque comme s’il n’était plus condamnable. Si l’on ajoute à cela la pastorale collatérale du ‘laissez-faire’ (comme le fait de confier des charges pastorales à des homosexuels qui cohabitent ouvertement, etc.), on entrouvre alors la route à une admission tacite et de fait des couples de même sexe hors du mariage.

« On comprend mieux alors les mots du cardinal Walter Kasper à la veille de la publication d’ ‘Amoris laetitia’ : que ce ne serait que le premier d’une série de changements qui feront date dans l’histoire de l’Église ».

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/adultere-et-homosexualite-les-deux-mots-disparus/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Sam 23 Mar - 16:59

Ricardo Cascioli, dans la Nuova Bussola Quotidiana, le 13 mars 2019 a écrit:
LGBT à Saint-Pierre, un autre tabou tombe

"Une image qui vaut plus qu'une encyclique."

Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 Lgbt-westminster1_450

Le Conseil Pastoral des Catholiques LGBT+ du diocèse de Westminster rencontre le Pape : une photo qui vaut une encyclique. Parce que ce ne sont pas les personnes ayant des tendances homosexuelles qui vivent dans le sillage de l'Église qui sont accueillies ici, mais les groupes LGBT+ organisés qui veulent changer la doctrine de l'Église sur la sexualité.
[*] Le signe + signifie "et assimilés": queer, intersexes, etc.!!!


[*]
Sommet chez le Roi de Sodome - Page 2 Lgbt-westminster2_450

Indubitablement, une image et un geste marquent plus quee mille mots. Et l'on a même dit que François est le Pape des gestes. Le Vaticaniste d'Avvenire Mimmo Muolo lui-même a consacré à ce thème un livre, publié en 2017, sous le titre éloquent : "L'encyclique des gestes du Pape François" .

Il n'y a donc pas grand-chose à interpréter en regardant les photos dans lesquelles le Pape accueille chaleureusement les membres du Conseil Pastoral des Catholiques LGBT+ du diocèse anglais de Westminster, celui du Cardinal Vincent Nichols, pour être clair. Le communiqué, publié l'autre soir par le même Conseil Pastoral des Catholiques LGBT+ et relancé en Italie par le site catho-gay Gionata.org, prend bien soin d'expliquer que la rencontre avec le Pape a eu lieu le 6 mars dernier au terme d'un pèlerinage à Rome du groupe conduit par leur aumônier, le Père Jésuite David Stewart.

Tout d'abord, «ils ont reçu des places privilégiées lors de l'audience matinale du Pape sur la place Saint-Pierre. A la fin de l'audience générale, le groupe a été invité à rencontrer le Pape François». Il ne s'agit donc pas d'une photo "volée", comme cela arrive parfois, mais d'une rencontre bien programmée (il y a même le message d'accompagnement du cardinal Nichols) par l'entourage du Pape, et du reste, les photos en témoignent. «Le responsable du groupe, Martin Pendergast - dit le communiqué de presse - a présenté le groupe à un Pape François souriant à qui l'on a expliqué l'activité pastorale de ce Conseil.

Bref, un beau témoignage d'accueil et d'humanité.

Qu'est-ce qui ne va pas, vous demanderez-vous? On a du mal à ne pas éprouver un grand malaise face une méthode qui est l'exact opposé du Guépard [allusion à une phrase célèbre du roman de Giuseppe Tommaso di Lampedusa, référence fréquente en Italie, ndt]: prétendre que rien ne change pour que tout change. «On ne touche pas à la doctrine», mais en attendant la pratique contredit la doctrine au point de la vider de son sens, et sans jamais l'affirmer ni en donner les raisons. Ainsi, un jour vient et tout a changé et personne ne sait pourquoi. Jusqu'à hier, l'homosexualité pratiquée était un péché contre nature, même l'un des quatre péchés qui «crient vengeance devant Dieu"» selon la formule de Pie X, ou qui «crient vers le ciel» selon la définition du Catéchisme (CEC 1867). Ce n'est pas l'invention d'un Pape, c'est l'Écriture Sainte qui dit cela. Aujourd'hui, au contraire, elle semble être devenue une vertu. Sur la base de quoi? On ne sait pas, personne ne l'explique, simplement au Vatican il a été décidé que désormais, on procède différemment. Et celui qui élève des objections est un rigide, un doctrinaire, quelqu'un qui jette des pierres. À la face des grands discours sur la Synodalité et aux discours fastidieux sur le peuple de Dieu.

Par ailleurs, tout se passe en jouant sur l'ambiguïté, et c'est un autre point d'agacement, en plus du manque de virilité. «Que votre discours soit oui, oui; non non. Ce qu'il y a en plus vient du Malin» (Mt 5,37) est maintenant un héritage du passé, ce doit être une de ces phrases de Jésus qui - selon le général des jésuites, le Père Arturo Sosa - n'ont pas été enregistrées, donc peut-être ne les a-t-il pas dites. Ainsi, on a beau jeu de dire: «Mais le Pape accueille tout le monde, nous sommes tous pécheurs». Nous ne sommes pas certains que le Pape le fait dans cet esprit d'accueil de la personne, mais le geste parle objectivement, va bien au-delà des intentions personnelles: et objectivement, dans cette rencontre, il y a la légitimation du péché.

Parce que les personnes qu'il a accueillies ne sont pas des personnes aux tendances homosexuelles qui vivent leur condition en essayant de suivre l'enseignement de l'Église (c'est-à-dire la vérité sur l'homme que le Christ nous a révélée); non, elles sont un groupe organisé qui revendique l'homosexualité, la transsexualité et la fluidité des genres comme une expression normale de leur propre personnalité. En d'autres termes, il s'agit d'associations et de mouvements qui nient tout simplement la nature de l'homme et visent à changer la doctrine de l'Église, en plus des Saintes Écritures, qui sont très claires sur le plan de Dieu pour l'homme («homme et femme, Il les créa», Gen 1:27).

La cohérence voudrait alors que l'on explique le changement: Dieu s'est-il trompé? L'Église se trompe-t-elle depuis deux mille ans? On ne sort pas de là: il est impossible qu'un geste soit un jour un péché contre la nature et le lendemain un fait naturel. Ce n'est pas le développement de la doctrine, c'est sa négation.

Par ailleurs, on comprend mieux pourquoi, lors du récent sommet sur les abus sexuels, le comité organisateur a soigneusement évité un débat sur l'homosexualité, malgré le fait que plusieurs évêques aient soulevé le problème. Si ce n'est pas clair: le lobby gay a pris le commandement des opérations dans l’Église.

Encore deux remarques, qui montrent encore plus clairement jusqu'où nous allons dans la promotion de l'agenda homosexuel dans l'Église.

Le groupe LGBT+ anglais, lors de son séjour à Rome, a également récité les laudes «dédiées à la mémoire des victimes de l'homophobie et de la transphobie» dans l'église de San Bartolomeo all'Isola, «un lieu qui commémore les martyrs de notre temps, géré par la Communauté de Sant'Egidio». Je crois que la tentative de mettre sur le même plan les victimes présumées d'une homophobie encore plus présumée, et ceux qui, au XXe siècle, ont perdu la vie pour l'amour du Christ, pour rester fidèles à Lui et à l'Église, ne peut échapper à personne. De même que ne peut échapper à personne l'opération idéologique qui profane un lieu voulu par saint Jean-Paul II pour commémorer les millions de catholiques tués par le totalitarisme.

Seconde observation: nous apprenons avec ce communiqué de presse que le diocèse de Westminster a même un Conseil Pastoral de Catholiques LGBT+. Et nous imaginons que ce n'est pas un cas isolé. Ainsi, dans différents diocèses, on ne parle plus le langage de l'Église, mais celui du monde. L'idéologie gender est entrée à plein titre dans la pastorale. A Londres, il y a la messe LGBT+ tous les deuxième et quatrième dimanches du mois dans l'église de l'Immaculée Conception à Farm Street (choisie par le cardinal Nichols lui-même), tenue par les Jésuites.

On se souviendra qu'au Synode des Jeunes d'octobre dernier, il y a eu une polémique parce que dans l'Instrumentum Laboris avait été inséré le mot LGBT, ce qui indique déjà une concession à l'idéologie gender. Dans le document final du Synode, le mot a été supprimé sous la pression de nombreux évêques, mais comme vous pouvez le voir la réalité est plus en avance. Il y a déjà des évêques et des cardinaux qui, par conviction ou par convenance, se sont adaptés à la nouvelle dictature et tentent de l'imposer à toute l'Église.

Source : http://www.lanuovabq.it/it/lgbt-in-san-pietro-cade-un-altro-tabu
& Traduction "Benoît-et-moi" : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/lgbt-a-saint-pierre.html


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