L'AFFAIRE VIGANO

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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 21 Mar - 21:09

20- À propos du livre de Tosatti sur Viganò

\"Benoît-et-moi", le 16 mars 2019 a écrit:
Lanceur d'alerte (suite...)

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Vigano-e-il-papa_160
Aldo Maria Valli a lu le livre dans lequel son confrère Marco Tosatti raconte les circonstances de sa rencontre avec Mgr Viganò et les raisons qui l'ont décidé à publier son fameux "Mémo" du 25 août 2018 - toujours sans réponse du Pape à ce jour.

>>> La recension du livre de Valli par Tosatti: Lanceur d'alerte (8/11/2018)
 
Comme ceux qui me lisent le savent, Aldo Maria Valli et Marco Tosatti sont les deux journalites italiens auxquels Mgr Viganò a confié son fameux Mémo, et qui ont pris le risque de le publier - choix qui a fait d'eux la cible de critiques aussi déloyales que prévisibles.
Chacun d'eux en a tiré un livre, 'Il caso Viganò' pour le premier, 'Viganò e il Papa. Un testimone racconta' pour le second.
Même si on ne les a pas lus, on peut trouver ici un utile éclairage sur "l'affaire Viganò".


* * * * *

Viganò et le pape. Ce grand silence qui blesse l'Église

Aldo Maria Valli
www.aldomariavalli.it/
14 mars 2019
Ma traduction

* * *

Pour moi, lire 'Viganò e il Papa. Un testimone racconta' a été une expérience étrange. Parce que l'auteur du livre, Marco Tosatti, raconte une histoire qui est aussi la mienne et je me suis donc miré dans ces pages. Tosatti, comme moi, a lui aussi été sollicité un jour par Mgr Carlo Maria Viganò. À Tosatti, comme à moi, Viganò a aussi fait lire son mémoire sur l'affaire McCarrick. Tosatti, comme moi, a lui aussi décidé de publier le document et de contribuer à sa diffusion. Et comme Tosatti, j'ai moi aussi été attaqué pour ma décision et accusé de faire partie d'un complot obscur conçu dans les milieux les plus réactionnaires. La seule chose qui me différencie de Tosatti, c'est peut-être qu'on m'a épargné les accusations d'avoir été le véritable auteur du mémoire.

Mais laissons cela de côté. La question clé reste celle que Viganò a dénoncée dans son rapport et que Tosatti, sur le site Stilum curiae, comme moi sur le site Duc in altum, avons soumis à l'attention des lecteurs: le pape Bergoglio, depuis 2013, immédiatement après son élection, savait tout sur les fautes du cardinal Théodore McCarrick. Pourtant, non seulement il a décidé de ne rien faire, mais il a au contraire utilisé McCarrick comme son conseiller privilégié en matière de politique internationale et de nomination des évêques et des cardinaux dans l'Église américaine. En termes simples, le pontife régnant a couvert pendant cinq ans le cardinal, coupable d'abus sexuels sur des dizaines de séminaristes et de jeunes prêtres. Et, comme nous le savons, le Pape n'a pas encore répondu à cette accusation très grave.

Tels sont les faits, auxquels il faut adjoindre la raison pour laquelle un fidèle serviteur du Saint-Siège a décidé de les dénoncer.

Laissons Viganò l'expliquer lui-même, avec les mots que rapporte Tosatti:

«La principale raison pour laquelle je révèle cette information aujourd'hui, c'est la situation si tragique de l'Église, à laquelle seule la pleine vérité peut remédier, de la même manière qu'elle a été gravement blessée par les abus et les interceptions. Je le fais pour protéger l'Église: seule la vérité peut la rendre libre.

La deuxième raison est de décharger ma conscience devant Dieu de mes responsabilités d'évêque de l'Église universelle. Je suis un vieil homme et je veux me présenter à Dieu avec une conscience pure. Les secrets dans l'Église, même ceux du Pape, ne sont pas tabous, ce sont des instruments pour vous protéger, vous et vos enfants, contre vos ennemis. Les secrets ne doivent pas être utilisés pour des conspirations. Le peuple de Dieu a le droit de connaître toute la vérité, même sur ses pasteurs. Ils ont le droit d'être guidés par de bons pasteurs. Pour pouvoir leur faire confiance et les aimer, ils doivent les connaître ouvertement dans la transparence et la vérité, tels qu'ils sont réellement. Un prêtre doit être une lumière dans un chandelier toujours et partout et pour tous».

À ce propos, Super Ex, un collaborateur 'sous camouflage' et très bien informé de Stilum curiae, pose quelques questions cruciales:

«Viganò, sachant tout, pouvait-il tolérer que l'on continue à imputer les abominations advenues aux États-Unis à un vague cléricalisme, à l’Église en général, à des sujets non identifiables? Non. C'est pourquoi, par amour de la justice et de l'Église, il a parlé: les coupables, les abuseurs comme McCarrick, ont des noms et des prénoms, tout comme ceux qui ont enterré ces affaires (de Bertone à Bergoglio). Dire ces noms peut coûter des insultes, des calomnies, des maux de ventre, mais il a fallu aussi un évêque, un seul, qui ose laver avec son courage et son sacrifice l'abominable dégoût dont les fidèles sont témoins. Ici, Viganò a choisi de le faire. La vraie Église le remercie et le remerciera encore plus demain, quand elle aura complètement surmonté cette terrible et longue tragédie, qui a plus de quarante ans, mais qui a atteint son point culminant aujourd'hui, dans ce climat grotesque où, tandis que le monde demande des comptes au sujet des abus des prêtres et cardinaux homosexuels sur des séminaristes et les mineurs, un Jésuite américain du nom de James Martin, protégé par les hautes sphères, tente même de clarifier doctrinalement le comportement obscène de ses protecteurs américains et non américains».

Naturellement, la campagne contre Viganò a commencé immédiatement, et Tosatti en parle aussi dans son livre. La technique a fait ses preuves. Puisqu'on ne peut pas et ne sait pas répondre aux faits, on a recours à la boue. C'est pourquoi le livre de Tosatti (comme mon "Il caso Viganò") est aussi un texte de théorie et de technique de l'information et de la désinformation.

Tosatti prouve que Viganò n'est pas un pauvre 'curial' rongé d'envie et de ressentiment pour ne pas avoir fait carrière. Au contraire, c'est lui, Viganò, qui a renoncé au poste de Préfet de la Congrégation pour les affaires économiques, qui lui a été offert en 2011 par Benoît XVI. Il a dit non parce qu'il voulait achever le travail de nettoyage qu'il avait commencé à la tête du gouvernorat et qu'il craignait que, s'il partait, son équipe fût liquidée. Comme cela s'est produit lorsque Viganò a été envoyé aux États-Unis.

Il y a beaucoup d'autres informations qui enrichissent le livre de Tosatti. Reste la tristesse pour l'absence de réponse du Pape, «une blessure à sa crédibilité humaine et à celle d'un chef spirituel, et finalement aussi à sa mission».

Il n'y a pas que Tosatti qui le dit. Des journaux comme le New York Times, le Frankfurter Allgemeine, Der Spiegel, le Wall Street Journal, le Catholic Herald et d'autres ont écrit à ce sujet.

Aux fidèles, qui attendaient une réponse, le pape a fait savoir: «Je ne dirai pas un mot». Et quand, de retour du voyage dans les pays baltes, le moment est venu pour les journaliste de poser les questions fatales, la réponse fut: «Ils m'ont dit que le dîner était prêt et le vol est bref». Stop.

C'est la stratégie du silence, bien connue. Après, ceux qui voudraient revenir sur l'affaire pourront, pour des informations, s'adresser à l'auteur de 'Sodoma', Frédéric Martel, un militant français des droits des homosexuels (très bien introduit au Vatican), qui dans son livre confirme que le pape Bergoglio a été réellement informé par Mgr Viganò du passé de McCarrick, mais qu'il n'a pas considéré le fait comme important, et l'a même utilisé comme conseiller et envoyé spécial.

Voilà les faits. Que Tosatti retrace ponctuellement. Rien d'étrange, pourrait-on dire, puisque Tosatti est journaliste. Pourtant, aujourd'hui, dans notre monde à l'envers, qu'un journaliste donne les informations, ne s'autocensure pas et ne se laisse pas intimider, c'est quelque chose d'exceptionnel.

Source :
http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/lanceurs-dalerte-suite.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 7 Juin - 22:42

\"Benoît-et-moi", le 29 mai 2019 a écrit:
Le Pape ment

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Pape-et-journaliste_160


Il a enfin répondu à Mgr Vigano, dans une interview à une chaîne mexicaine, et il y affirme qu'il n'était pas au courant pour McCarrick. Mais la publication de la correpondance de ce dernier, par celui qui fut secrétaire de l'ex-cardinal, prouve qu'il ment délibérément.
 
Interrogé par Marco Tosatti, Mgr Vigano (dont on est soulagés d'avoir enfin des nouvelles après des semaines de silence!!) répond simplement «Si le pape dit cela, il ment».

Il ment, mais il est aussi entouré de menteurs (parmi lesquels le cardinal Ouellet n'est pas le moindre!).

On trouve également la confirmation que Benoît XVI avait bel et bien engagé des sanctions contre McCarrick, mais qu'il n'a pas été obéi. Ce n'est très probablement pas la seule occasion.




* * *

Bergoglio :
« Je n'ai jamais été  au courant pour McCarrick. »
Mais le secrétaire de l'ex-cardinal divulgue une correspondance
qui prouve que le Vatican savait depuis 2008

Aldo Maria Valli

29 mai 2019
Ma traduction

* * *

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision mexicaine Televisa, Bergoglio se défend contre les accusations de l'ancien nonce aux Etats-Unis, Carlo Maria Viganò, affirmant qu'il n'était pas au courant du cas McCarrick. «Je ne savais rien, sinon je n'aurais pas gardé le silence», dit le Pape. Mais ces déclarations arrivent juste au moment où l'ex-secrétaire personnel de Theodore McCarrick, Mgr Anthony Figueiredo, confirmant la version de Viganò, fait connaître une correspondance dont il ressort qu'en réalité, le Vatican savait tout depuis 2008.

---

Dans l'interview, qui sera diffusée dimanche prochain au Mexique, mais qui a été anticipée par les médias du Vatican, on demande à Bergoglio s'il était ou non au courant de l'affaire McCarrick (comme on le sait, Viganò a dit avoir averti le Pape dès 2013) et François répond avec décision: «J'ai dit plusieurs fois que je ne savais pas, je ne savais rien. Et quand il [Viganò, ndlr] dit qu'il m'a parlé ce jour-là, qu'il est venu... Et je ne me souviens plus s'il m'en a parlé. Si c'est vrai ou non. Je n'en ai aucune idée! Mais tu (sic!) sais que je ne savais rien de McCarrick, sinon je n'aurais pas gardé le silence, non?».

- Mais pourquoi avez-vous décidé de vous taire face aux accusations de Mgr Vigan?

Réponse de Bergoglio: «Ceux qui ont fait le droit romain disent que le silence est une façon de parler... J'ai pensé faire confiance à l'honnêteté des journalistes et je vous ai dit: regardez, ici, vous avez tout, étudiez et tirez les conclusions. Et vous l'avez fait, parce que le travail, c'est vous qui l'avez fait, et dans ce cas, ça a été fantastique. J'ai fait très attention à ne pas dire des choses qui n'étaient pas là, mais trois ou quatre mois plus tard, un juge à Milan les a dites quand ils l'ont condamné» (!!!).

En réalité, aucun juge n'a «condamné» Viganò, puisqu'il lui a seulement ordonné de payer une somme à son frère, ce que Viganò avait d'ailleurs déjà fait auparavant, comme cela a été expliqué dans une déclaration des avocats du monsignore.

Bergoglio dit donc qu'il ne savait rien, alors que Viganò dans son mémoire rappelle que dans sa rencontre du 23 juin 2013 avec le Pape, non seulement il a été question de McCarrick, mais c'est le Pape lui-même qui a demandé au nonce des informations sur le cardinal américain. La question était: «McCarrick, comment est-il?» Bergoglio voulait évidemment savoir ce que Viganò savait du cardinal, mais s'il ignorait vraiment tout, pourquoi, comme le dit Viganò, n'a-t-il pas eu la moindre réaction quand le nonce lui a parlé clairement dees mauvaises façons de McCarrick envers les séminaristes et les prêtres ? Et pourquoi le pape n'a-t-il pas demandé à la Congrégation pour les évêques des informations sur McCarrick, comme le suggérait Viganò?

Un témoignage sur toutes ces circonstances arrive à présent de la correspondance que Mgr Figueiredo, ex-secrétaire de McCarrick, a décidé de faire connaître aujourd'hui même.

Interrogé par nous, Mgr Carlo Maria Viganò répond aux déclarations de Bergoglio lors de l'interview à la télévision mexicaine en ces termes: «Les faits qui sont apparus ces derniers mois ont toujours apporté la preuve de ce que j'ai dit et parlent donc d'eux-mêmes, et ils ont à présent été confirmés par les documents publiés par Mgr Figueiredo. Le pape savait pour McCarrick et il sait et couvre aussi d'autres cas similaires».

Venons-en alors à la correspondance publiée par Mgr Anthony J. Figueiredo, laquelle confirme que McCarrick, en raison d'accusations d'abus sexuels, a été soumis à des restrictions par le Vatican en 2008 sous le pontificat de Benoît XVI. Il est également confirmé que le cardinal Donald Wuerl, qui a succédé à McCarrick comme archevêque de Washington, était au courant des restrictions et que McCarrick, malgré ces restrictions, a travaillé pour le compte du Vatican, y compris en voyageant fréquemment, pour maintenir des relations avec la Chine et d'autres pays.

Les détails des restrictions imposées par le Vatican ne sont pas connus, mais la correspondance révèle que McCarrick promit de ne pas voyager sans l'autorisation expresse du Vatican et de démissionner de tous ses rôles au Vatican et à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, tout en contestant la demande de ne plus se rendre à Rome.

Dans une lettre, en particulier, McCarrick suggère que le Vatican voulait garder les restrictions confidentielles pour «éviter la publicité».

Selon la correspondance publiée, McCarrick, malgré les restrictions, reprit peu à peu les voyages et joua des rôles diplomatiques importants dès le pontificat de Benoît XVI, puis, dans une plus large mesure, avec l'avènement de François. Certains des entretiens de McCarrick avec les autorités chinoises ont presque certainement contribué à la conclusion de l'accord de l'an dernier, très controversé (et sévèrement critiqué par le cardinal Zen), entre le Saint-Siège et Pékin sur la nomination des évêques.

McCarrick opérait au grand jour. D'après la correspondance, il semble en effet qu'il écrivit régulièrement au Pape François entre 2013 et 2017 pour l'informer de ses voyages et de ses activités.

Dans sa correspondance, McCarrick dit: «Je n'ai jamais eu de rapports sexuels avec quiconque», mais il admet «un regrettable manque de jugement» en partageant son lit avec de jeunes séminaristes de vingt à trente ans. «Quand les problèmes d'abus sexuels ont commencé à apparaître, j'ai réalisé que mon comportement était imprudent et stupide (ndt: cest tout?) et [les rencontres] ont pris fin», écrit-il dans une lettre adressée en 2008 à un haut responsable du Vatican.

L'examen de la correspondance, y compris les mails et les lettres de McCarrick, montre que les hauts fonctionnaires du Saint-Siège, y compris le secrétaire d'État du Vatican à l'époque de Benoît XVI, le préfet de la Congrégation pour les évêques et le Nonce aux États-Unis, étaient conscients des restrictions informelles, mais cela ne l'empêcha pas de poursuivre ses activités.

McCarrick écrit qu'en 2008, il parla des restrictions avec le cardinal Wuerl, lequel, explique-t-il, fut «d'une grande aide et de soutien fraternel». Il est à noter que Wuerl a d'abord nié avoir eu connaissance des accusations portées contre McCarrick, puis en 2018, lorsque tout a été dévoilé, il s'est justifié en invoquant un très improbable «trou de mémoire».

Mgr Anthony Figueiredo, qui a reudu publics les lettres et les mails, est un prêtre de Newark (ordonné par McCarrick lui-même en 1994) qui a servi l'ancien cardinal comme secrétaire personnel de septembre 1994 à juin 1995, puis comme intermédiaire et assistant pendant les nombreuses visites de McCarrick à Rome sur une période d'au moins 19 ans.

Dans le rapport de Figueiredo (dix pages), il y a une lettre du 25 août 2008 au défunt archevêque Pietro Sambi, alors nonce aux Etats-Unis, dans laquelle McCarrick se dit «prêt à accepter la volonté du Saint-Père envers moi» et se montre disposé à annuler ses engagements et à céder à la demande du Vatican de se transférer dans un monastère.

Toutefois, McCarrick note que tout cela, autrement dit sa «mise à l'écart» de Rome, aurait fait grand bruit, tandis que «la publicité qui en aurait résulté est précisément ce que le Cardinal Re espère éviter».

Le cardinal Giovanni Battista Re était à l'époque à la tête de la Congrégation pour les évêques et d'après un échange de mails, il semble que Re ait envoyé, par l'intermédiaire de Sambi, une lettre à McCarrick précisant les restrictions. Il semble également qu'une copie de la lettre se trouve dans les archives de la Congrégation pour les évêques à Rome et aussi dans celles de la nonciature à Washington.

Une semaine plus tard, McCarrick écrivit une lettre au cardinal Tarcisio Bertone, alors secrétaire d'État, dans laquelle il déclarait que les accusations portées contre lui venaient d'«ennemis» qu'il se serait fait au fil des ans pour être un homme de «centre», donc peu apprécié tant pour des progressistes que des conservateurs.

C'est justement à cette occasion que McCarrick admet avoir partagé son lit avec les séminaristes, «jamais en secret ou les portes fermés», et sans jamais avoir de «relations sexuelles avec quiconque, homme, femme ou enfant».

Dans un mail adressé à Figueiredo en octobre 2008, McCarrick écrit que le cardinal Re lui avait interdit d'apparaître en public sans sa permission et lui avait ordonné de démissionner de tous ses postes à Rome et à la Conférence épiscopale des États-Unis. Cependant, McCarrick conteste l'interdiction de se rendre à Rome en faisant valoir qu'en tant que cardinal, il est aussi prêtre de Rome et qu'il veut donc être libre de saluer le Pape et de recevoir sa bénédiction, avec l'espoir de «rester actif, silencieusement et sans fanfare» dans l'oeuvre pour la paix en Terre Sainte, dans le dialogue islamo-chrétien et pour l'aide aux pauvres.

Les mails suivants montrent que McCarrick ignorera progressivement les restrictions et se rendra à Rome deux fois en 2009 et une fois en 2010. En 2012, il se rendra ensuite à Doha, en Irlande, à Beyrouth, en Jordanie, en Égypte, en Thaïlande, au Myanmar, au Cambodge, à Hong Kong, en Terre Sainte et au Bélarus.

La correspondance montre qu'après l'élection de François, le nombre de voyages a encore augmenté, avec des engagements diplomatiques en Chine, en Asie centrale, à Chypre, dans les Balkans, au Moyen-Orient, au Liban, au Maroc, en Irak, en Iran, au Kurdistan et aux Philippines.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-pape-ment.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Sam 8 Juin - 12:10, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 7 Juin - 22:47

\"Benoît-et-moi", le 29 mai 2019 a écrit:
Le rapport de Mgr Figueiredo

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Figueidero_160

L'ex secrétaire de McCarrick explique dans l'introduction les raisons qui l'ont conduit à divulguer les documents en lien avec son ancien boss qui sont en sa possession.


 
"Suivez le chemin de la vérité où qu'il mène"

L'ex-cardinal Theodore E. McCarrick m'a ordonné prêtre il y a exactement vingt-cinq ans aujourd'hui. J'ai servi comme secrétaire personnel dans l'archidiocèse de Newark (septembre 1994 - juin 1995) et j'ai aussi aidé McCarrick durant ses nombreuses visites à Rome au cours de mes 19 années de ministère. Après une longue réflexion, j'ai pris la décision de rendre publics une partie de la correspondance et d'autres renseignements sur McCarrick que je possède et qui découlent de mes nombreuses années de service à McCarrick. Avant de révéler ce qui est en ma possession, j'ai consacré du temps à la prière et au discernement. Ma décision fait suite à mes tentatives, commencées en septembre 2018, de partager et de discuter ces documents avec le Saint-Siège et d'autres responsables de l’Église.

Comprenant pleinement que le débat sur McCarrick est devenu hautement politisé, je désire seulement présenter les faits qui aideront l'Église à connaître la vérité. Dès le début de ce rapport, je promets affection constante, loyauté et soutien au Pape François et à son Magistère dans son inlassable ministère comme successeur de Pierre
[*], comme je l'ai assuré au Pape Benoît XVI, reconnaissant pour leur sollicitude paternelle et leurs efforts dans la lutte contre le fléau des abus. En fait, ma décision de rendre le rapport public en ce moment est encouragée par le motu proprio du Saint-Père Vos Estis Lux Mundi ("Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée", Mt 5,14) [motu proprio de François, promulgué le 9 mai 2019, qui établit de nouvelles règles de procédure pour lutter contre les abus sexuels], sur la base du principe fondamental qu'il est impératif de rendre publiques, au bon moment et avec prudence, des informations qui ne sont pas encore venues à la lumière et qui concernent directement les accusations d'activité criminelle, les restrictions imposées à mon ex-archevêque, et qui sait encore quoi et quand.

J'espère sincèrement que ces informations aideront l'Église alors qu'elle essaie de créer une culture de la transparence. Ce rapport, qui est peut-être le premier d'une série, est une contribution au désir du Pape François et du Saint-Siège «de suivre la voie de la vérité où qu'elle mène»... et a pour but d'aider les évêques des États-Unis dans leur promesse faite en août dernier de «répondre aux nombreuses questions sur la conduite de l'archevêque McCarrick car nous sommes déterminés à trouver la vérité dans cette affaire» (Déclaration du Cardinal Daniel DiNardo, Président de la Conférence des évêques américains, 1er août 2018). Ce que l'archevêque Wilton Gregory a exprimé pour son Église locale, après sa nomination à l'archidiocèse de Washington, je veux le faire pour l'Église universelle.

Dans les sections suivantes, je présente la correspondance, avec les faits que je considère opportuns relativement aux questions qui entourent encore McCarrick. Ces faits montrent clairement que des prélats de haut rang étaient probablement au courant des actions de McCarrick et des restrictions qui lui ont été imposées sous le pontificat de Benoît XVI. Ils montrent aussi clairement qu'avant même le pontificat de François ces restrictions n'étaient pas appliquées. Ce n'est pas à moi de juger jusqu'à quel point c'est la faute de l'absence de sanctions canoniques plutôt que de simples restrictions (...) Mon intention en publiant le rapport est de présenter les faits - et non un jugement ou une condamnation - pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables, le salut des âmes et le bien de l'Église universelle. En tant que prêtre ordonné par l'archevêque McCarrick et qui l'a servi de près, je réfléchis souvent aux dommages que l'on aurait pu éviter dans la vie physique, psychologique et spirituelle de nombreuses personnes si les restrictions avaient été rendues publiques et appliquées dès qu'elles ont été imposées.

L'abus d'autorité dans la hiérarchie et la "couverture", dans leurs différentes graves manifestations, ont également eu des conséquences pour moi. Comme l'a dit le Pape François: «Beaucoup de ceux qui ont souffert de cette manière ont même cherché un soulagement dans le parcours de la dépendance» (Homélie, 7 juillet 2014). Surtout en tant que prêtre, je regrette inconditionnellement les dommages que j'ai causés en cherchant la consolation dans l'alcool. Aujourd'hui, je suis profondément reconnaissant pour le traitement thérapeutique que je reçois, qui m'a permis d'embrasser une vie de sobriété. Mon espoir est que mon ouverture encouragera et aidera d'autres prêtres, religieux et séminaristes qui se sont trouvés piégés dans ces abus d'autorité, couverts par les Évêques et les Supérieurs.

Si Dieu le veut, la page web ci-jointe (www.theFigueiredoReport.com) et mon adresse email privée et sécurisée (ajaf@protonmail.com) peuvent devenir un véhicule pour partager ces expériences dans un contexte sûr et, si on le désire, confidentiel (...).

Mon souhait est que mon expérience contribue à une nouvelle culture dans l'Église, une culture dans laquelle aucune victime, jeune ou vieille, aucun prêtre ou séminariste, aucun religieux ou supérieur, aucun évêque ou nonce n'a peur de dire la vérité, une culture dans laquelle chacun sait où chercher de l'aide et chacun est tenu responsable (...).

[*]
Monseigneur Anthony J. Figueiredo
28 mai 2019

NDT

(*) On peut supposer que c'est, de la part du monsignore, une concession aux circonstances et une nécessaire précaution; malgré ces belles paroles, il n'ignore évidemment pas que ce qu'il s'apprête à publier va causer pas mal d'embarras au Pape

Source :
http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/le-rapport-de-mgr-figueiredo.html


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Message par Gilbert Chevalier le Sam 8 Juin - 14:27

\"Benoît-et-moi", le 30 mai 2019 a écrit:
Une leçon de journalisme

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Valentina-alazraki2_160

C'est celle que nous donnent Valentina Alazraki, l'auteur de la récente interview de François à la télévision mexicaine, et Marco Tosatti qui éviscère littéralement ses (pauvres) réponses aux questions pugnaces de la journaliste mexicaine. A ne pas manquer !
 
Valentina Alazraki peut à l'évidence se vanter (si j'en crois les photos trouvées sur internet) d'une certaine familiarité avec le Pape, dont elle suit tous les voyages depuis le début du pontificat, et qu'elle a déjà interviewé: c'est de cette familiarié (non dénuée, apparemment, de sympathie) qu'elle se prévaut pour poser des questions-choc, parfois à la limite de l'impertinence, et il faut reconnaître qu'elle fait bien son job de journaliste: elle ne lâche rien, elle ne démontre aucune complaisance envers lui, et on sent bien qu'il ne la convainc pas.

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Valentina-alazrak3_450

Le malheureux répondit (1).
Pourquoi le Pape Bergoglio aurait mieux fait (pour lui)
de garder le silence sur MacCarrick


Marco Tosatti
Stilum Curiae
30 mai 2019
Ma traduction

* * *

Jamais les célèbres mots d'Alessandro Manzoni (1) - mais cette fois au masculin - n'ont résonné plus justes. Le malheureux répondit. Nous faisons référence à l'interview que la talentueuse Valentina Alazraki (2) a réalisée avec le pape Bergoglio pour essayer d'obtenir des réponses à certains - pas tous, bien sûr - des points obscurs d'une gestion embarrassante.

Nous vous proposons la partie de l'interview relative au témoignage de Mgr Viganò, et nous vous demandons de nous accompagner dans un examen précis, point par point. Nous allons faire quelques considérations qui, nous l'espérons, attireront votre attention. Les questions de Valentina sont en caractères gras, et les considérations de Stilum Curiae sont en bleu.

- La question de McCarrick m'amène à une autre question que je voulais affronter avec vous. Vous m'avez conseillé lors d'un de vos derniers voyages de lire «Lettere della tribolazione» (3): je les ai lues, j'ai fait mes devoirs. J'ai très souvent rencontré le mot silence et l'explication du fait que parfois le silence est nécessaire. Selon vous, c'est comme un moment de grâce. Mais dire à un journaliste que le silence est nécessaire... Ne riez pas, Pape François, c'est comme ça. Vous vous souvenez quand ils vous ont dit, il y a huit mois (allusion à la conférence de presse dans l'avion de retour d'Irlande, le 26 août 2018 , ndt): il y a une déclaration de l'ex-nonce Carlo Maria Viganò affirmant qu'il vous a lui-même dit lors d'une audience au début de votre pontificat qui était McCarrick, et vous n'avez rien fait, vous avez juste dit: «Je ne répondrai pas, c'est à vous de juger, je répondrai en temps voulu». Ce silence a pesé lourd, parce que pour la presse et pour beaucoup de gens, quand on se tait, c'est comme entre mari et femme, non? Chamaille-toi avec ton mari, et il ne te répond pas, et tu dis: «Là, il y a quelque chose qui ne va pas». Alors pourquoi ce silence? Le temps est venu de répondre à la question que nous vous avons posée dans l'avion, plus de huit mois ont passé, Pape François.

- Oui, ceux qui ont fait le droit romain disent que le silence est une manière de parler. Ce cas de Viganò, je n'avais pas lu toute la lettre, je l'ai vue un peu... et déjà je sais de quoi il s'agit, et j'ai pris une décision: je fais confiance à l'honnêteté des journalistes. Et je vous ai dit : «Regardez, vous avez tout ici, étudiez et c'est à vous de tirer les conclusions» . Et vous l'avez fait, parce que vous avez fait le travail, et dans ce cas, c'était fantastique. J'ai fait très attention à ne pas dire des choses qui n'étaient pas là, mais trois ou quatre mois plus tard, un juge de Milan les a dites quand il a été condamné.

Il n'a même pas lu toute la lettre, dit-il. Et il a simplement décidé de ne pas répondre. Faisant confiance aux journalistes. Et il a eu raison. Parce qu'à part quelques collègues courageux, Anna Matranga et Cindy Wooden, il n'y a eu de la part des journalistes aucune tentative de presser le pape Bergoglio sur les questions que chacun s'est posé. Ni pendant ce voyage, ni pendant les suivants. Mais tous, ou presque tous, se sont précipités pour soutenir la character assassination contre Viganò mise en place par l'équipe des journalistes du cercle magique. Tous: des médias catholiques et paracatholiques et financés directement ou indirectement par l’Église (y compris ceux qui se félicitent maintenant que le décompte des jours de silence de Stilum Curiae soit terminé...), aux grands journaux et aux agences internationales, aux voix de la gauche et du politiquement correct. Le pape Bergoglio définit à juste titre leur travail comme «fantastique»; et je dois dire que si j'étais l'un d'eux, devant ce «fantastique», j'aurais honte comme un voleur. Comme nous l'a fait remarquer une personne qui a passé des décennies à la Curie, «Mgr Viganò a été "condamné" à rendre de l'argent à son frère, un prêtre, après l'avoir utilisé pour des oeuvres de charité sur la base d'un legs de ses parents, par la suite contesté par son frère. Ce n'est pas un acte criminel, c'est un litige civil et cela n'a rien à voir avec l'affaire McCarrick».


- La question de sa famille, vous voulez dire?

- Bien sûr. J'ai gardé le silence, parce que j'aurais dû jeter de la boue. Que ce soient les journalistes qui le découvrent. Et vous l'avez découvert, vous avez trouvé tout ce monde. C'était un silence basé sur la confiance en vous. Non seulement ça, mais je vous ai aussi dit: «Tenez, étudiez-le, il y a tout». Et le résultat a été bon, meilleur que si j'avais commencé à m'expliquer, à me défendre.

Et la boue, il essaie de la jeter maintenant. Il félicite à nouveau les journalistes, parce qu'ils n'ont pas fait leur travail; et ils ont été contraints, étape par étape, de reconnaître (le rapport Figuereido est l'épisode le plus récent) que Viganò n'avait rien inventé. J'insiste, je crois qu'un examen de conscience de nombreux collègues serait approprié.


- Vous jugez preuves en main. Il y a une autre chose qui m'a toujours frappé: les silences de Jésus. Jésus répondait toujours, même à ses ennemis quand ils le provoquaient, "on peut faire ceci, cela", pour voir s'il tombait dans la provocation. Et lui, dans ce cas, il répondait. Mais quand c'est devenu de l'acharnement le Vendredi Saint, l'acharnement des gens, il s'est tu. Au point que Pilate lui-même a dit: «Pourquoi ne me réponds-tu pas?». Autrement dit, face à un climat d'acharnement, on ne peut pas répondre. Et cette lettre était un acharnement, comme vous-même vous en êtes rendu compte à partir des résultats.

Il continue de rechercher la sympathie et la complicité des journalistes. On ne comprend pas comment un seul document, auquel on refuse de répondre, représente de l'acharnement, lequel suppose des épisodes répétés. Et comparer le refus de donner des réponses sur un fait précis et documenté au silence de Jésus-Christ... si ce n'est pas au moins irrespectueux, voire blasphématoire, je vous laisse juger.


- Certains d'entre vous ont même écrit qu'elle [la lettre] était payée, je ne sais pas, ça ne me semble pas.

Encore une insinuation, et objectivement, du genre qui disqualifie celui qui la propose. De même, la conclusion de la phrase est vraiment cléricale, dans le pire sens du terme. Je cite la calomnie, et ensuite je dis que je n'ai aucune preuve.


- Il y en a qui continuent de penser qu'elle dit vrai et qui continuent de se demander le pourquoi, si oui ou non vous saviez à propos de McCarrick. Dans la presse, il y a bien sûr de tout.

- Je ne savais rien sur McCarrick, évidemment, rien. Je l'ai dit plusieurs fois, je ne savais rien, je n'en avais aucune idée

Cette affirmation frise l'impudeur. «Plusieurs fois?» A qui? Quand? Où? Il n'a jamais rien dit en public, ni même en privé, puis rapporté en public. Une telle affirmation est soit un pur mensonge, soit le résultat d'un déséquilibre.


Et quand il dit qu'il m'a parlé ce jour-là, qu'il est venu... et je ne sais plus s'il m'en a parlé, que ce soit vrai ou non. Je n'en ai aucune idée!

Sur ce point, Mgr Viganò est très clair. Le Pape Bergoglio ment. C'est le Souverain Pontife qui lui a posé des questions sur McCarrick, et il a eu une réponse explosive, très dure et très grave. Devant laquelle il n'a pas remué un cil. Mais prétendre ne pas se souvenir d'une série d'accusations aussi dramatiques, concernant un cardinal, sur lequel vous aviez vous-même demandé des informations, n'est tout simplement pas crédible. Et c'est une offense à l'intelligence de vos interlocuteurs. Toujours confiant, évidemment, dans la sympathie et la complicité des journalistes, ceux qui sont structurels et ceux qui sont soumis et ceux qui ont une famille [à nourrir].

Vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je n'aurais pas gardé le silence.

- Comment le savons-nous? Dans d'autres cas - Grassi, Inzoli, Murphy O'Connor, Barros, Maradiaga, Danneels, Zanchetta, pour n'en citer que quelques-uns - le silence et/ou la complicité ont été la règle de comportement. En octobre, vous avez promis que les documents relatifs à l'affaire McCarrick à la Curie seraient rendus publics. Nous sommes presque en juin, et les seuls documents sur l'affaire ont été fournis par Mgr Figuereido. Quelle confiance pouvons-nous avoir?


- La raison de mon silence était tout d'abord que les preuves étaient là, je vous ai dit: «Jugez par vous-même». Ça a vraiment été un acte de confiance. Et puis, pour ce que je vous ai dit de Jésus, que dans les moments d'acharnement, on ne peut pas parler, parce que c'est pire. Tout va à l'encontre. Le Seigneur nous a montré ce chemin et je le suis.

Quelles preuves y avait-il? Depuis août 2018, chaque nouvelle déclaration et révélation n'a apporté que des confirmations au témoignage de Viganò. Jésus est à nouveau convoqué pour se masquer derrière le silence. Mais peut-être que dans ce cas, le Souverain Pontife a raison sur une chose. Qu'on ne peut pas parler, «parce que c'est pire». Cet interview sur McCarrick le prouve: il aurait mieux fait de continuer à se taire, afin de ne pas mettre en lumière le tissu dont son humanité est tissée. Le problème, ce n'est pas le Pape, ou pas seulement le Pape: c'est l'homme, comme l'a bien dit l'un de ses confrères, le Père Joseph Fessio, sj.


* * *

On lira ci-dessous l'extrait du témoignage de Mgr Viganò concernant McCarrick et l'audience du 23 juin 2013 (40') avec le Pape Bergoglio.
(traduction La Porte Latine, voir aussi McCarrick: le Pape savait dès le début)


Dans la matinée du jeudi 20 juin 2013, je suis allé à la maison Sainte Marthe pour rejoindre mes collègues qui y séjournaient. Dès que je suis entré dans la salle, j’ai rencontré le cardinal McCarrick, qui portait la soutane rouge. Je l’ai salué avec respect comme je l’avais toujours fait. Il me dit aussitôt, d’un ton situé quelque part entre l’ambiguë et le triomphal: «Le Pape m’a reçu hier, demain je vais en Chine.»

À l’époque, je ne savais rien de sa longue amitié avec le cardinal Bergoglio et du rôle important qu’il avait joué dans sa récente élection, comme le révélerait plus tard McCarrick lui-même lors d’une conférence à l’université Villanova et dans une interview avec le National Catholic Reporter. Je n’avais jamais non plus pensé au fait qu’il avait participé aux réunions préliminaires du dernier conclave et au rôle qu’il avait pu jouer en tant qu’électeur lors du conclave de 2005. Par conséquent, je n’ai pas immédiatement compris la signification du message crypté que McCarrick m’avait communiqué, mais cela deviendrait clair pour moi dans les jours qui devaient suivre.
.......
J’ai commencé la conversation en demandant au pape ce qu’il avait l’intention de me dire avec les mots qu’il m’avait adressés lorsque je l’ai salué le vendredi précédent. Et le Pape, d’un ton très différent, amical, presque affectueux, m’a dit: « Oui, les évêques aux États-Unis ne doivent pas être idéologisés ; ils ne doivent pas être de droite comme l’archevêque de Philadelphie (il n’a pas donné le nom de l’archevêque); ils doivent être des pasteurs; et ils ne doivent pas être de gauche – et il a ajouté, levant les deux bras – et quand je dis de gauche, je veux dire homosexuel.» Bien sûr, la logique de la corrélation entre être de gauche et être homosexuel m’a échappé, mais je n’ai rien ajouté d’autre.

Immédiatement après, le Pape m’a demandé sur un ton aguichant: «Comment est le cardinal McCarrick?» Je lui ai répondu avec une franchise totale et, si vous voulez, avec une grande naïveté: «Saint Père, je ne sais pas si vous connaissez le cardinal McCarrick, mais si vous demandez à la Congrégation pour les évêques, il existe un dossier épais comme ça sur lui. Il a corrompu des générations de séminaristes et de prêtres et le pape Benoît lui a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence. » Le Pape n’a pas fait le moindre commentaire sur ces paroles très graves et son visage n’a manifesté aucune surprise, comme s’il connaissait déjà l’affaire depuis quelque temps, et il a immédiatement changé de sujet. Mais alors, quel était le but du pape en me posant cette question: « Comment est le cardinal McCarrick? » Il voulait clairement savoir si j’étais un allié de McCarrick ou non.

>>> Témoignage intégral de Viganò

- - -
 NDT

[1] La sventurata rispose , allusion à une phrase du livre "I Promessi sposi" d'Alessandro Manzoni

[2] Valentina Alazraki Crastich est une journaliste mexicaine, correspondante de Noticieros Televisa au Vatican depuis 1974 et de W Radio depuis 2005 .

[3] Ouvrage de 1987, préfacé par le P. Bergoglio, rassemblant huit lettres, écrites entre 1758 et 1831, par le P. Lorenzo Ricci et le P. Jan Roothaan, les deux Préposés généraux qui ont dirigé la Compagnie de Jésus pendant la "grande tribulation" de la suppression de l'Ordre (1773). Le livre a été traduit en italien par la Civiltà Cattolica, et publié sous la direction d'Antonio Spadaro et Diego Fares.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/une-leon-de-journalisme.html
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Message par Gilbert Chevalier le Sam 8 Juin - 22:46

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 3 juin 2019 a écrit:
Qui a couvert les méfaits de McCarrick ?
Les silences et les paroles du Pape


L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 McCarrick2-300x257

Ces derniers jours, l’affaire Theodore E. McCarrick est revenue sur le devant de la scène, il s’agit de ce cardinal américain déchu de la pourpre cardinalice avant d’être renvoyé de l’état clérical en février dernier après avoir été reconnu coupable par la Congrégation pour la doctrine de la foi de « sollicitation en confession et violation du sixième commandement du Décalogue avec des mineurs et des adultes, avec la circonstance aggravante d’abus de pouvoir ».

Deux événements simultanés attirent de nouveau l’attention sur cette affaire : certaines déclarations du pape François dans l’interview avec Valentina Alazraki de la chaîne de télé mexicaine « Televisa » publiée en avant-première sur « Vatican News » le 28 mai et, le même jour, la publication d’un « rapport » sur les relations entre McCarrick et les hautes autorités de l’Église rédigé par son ex-secrétaire et confident, le Père Anthony J. Figueiredo.

Ces deux éléments, bien loin de contribuer à résoudre cette affaire, l’aggravent plus que jamais jusqu’à en faire un cas emblématique, pas vraiment du fléau des abus sexuels commis par des ministres sacrés – des abus qui dans le cas de McCarrick ont été confirmés et condamnés – mais plutôt des protections accordées à certains abuseurs de la part des autorités de l’Église, jusqu’au plus haut niveau. Des protections qui dans le cas de McCarrick semblent très étendues et sur lesquelles la lumière est encore très loin d’être faite.

*

Le P. Figueiredo a agrémenté les deux pages de son rapport avec des citations de lettres, de courriels et de documents encore inédits et considérés comme authentiques par des spécialistes consultés pour l’occasion.

Encore une fois, on y trouve surtout l’information que les restrictions imposées à McCarrick pendant le pontificat de Benoît XVI ne lui avaient pas été seulement transmises oralement mais qu’elles aussi avaient été mises par écrit dans une lettre de 2008 du cardinal Giovanni Battista Re, qui était à l’époque préfet de la Congrégation pour les évêques, une lettre que le même McCarrick déclare avoir immédiatement « partagée » avec l’archevêque de Washington de l’époque, le cardinal Donald Wuerl.

Le cardinal Wuerl a toujours nié avoir été au courant de quoi que ce soit, aussi bien à propos des abus commis par McCarrick que des restrictions qui lui avaient été imposées, concrètement l’obligation de se retirer à la vie privée. Par ailleurs, McCarrick s’est toujours bien gardé de se plier à de telles restrictions, aussi bien durant le pontificat de Benoît XVI que par la suite, quand il a au contraire intensifié ses voyages dans le monde entier, y compris en Chine, de connivence avec la Secrétairerie d’État du Vatican et le cardinal Pietro Parolin.

Ce rapport contient une autre information inédite. Il s’agit des arguments avancés par McCarrick pour se défendre contre les accusations d’abus sexuels, dans une lettre adressée en 2008 au Secrétaire d’État de l’époque, Tarcisio Bertone.  Il y admettait que, oui, il avait imprudemment « partagé la couche » avec des prêtres et des séminaristes « quand la maison de vacances du diocèse était bondée » mais sans jamais avoir eu ou tenté d’entreprendre des rapports sexuels avec eux, parce qu’il les considérait comme « faisant partie de sa famille », comme il l’avait souvent fait avec ses « cousins, oncles et autres parents », en dormant dans le même lit mais toujours en tout bien tout honneur.

Comme on le sait, cette autodéfense de McCarrick – qui, à notre connaissance, n’a encore posé aucun acte de repentir public – a été battue en brèche onze ans après par le verdict de condamnation de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Ce qu’il reste encore à éclaircir, ce sont justement les responsabilités de nombreuses hautes autorités de l’Église qui étaient au courant de ses exactions et qui n’ont pas fait ce qu’elles auraient dû faire.

La position du cardinal Wuerl, pour prendre un exemple, est aujourd’hui plus intenable que jamais, après les révélations du rapport du P. Figueiredo.

Mais par-dessus tout, le comportement du pape François n’est toujours pas clair. Il a bien essayé de justifier sa conduite dans l’interview accordée à « Televisa » mais il l’a fait en laissant beaucoup trop de questions en suspens.

*

Celui qui a accusé le pape François d’avoir couvert McCarrick, c’est l’ex-nonce aux États-Unis, Carla Maria Viganò, dans son « témoignage » publié la nuit du 25 au 26 août 2018.

Cette nuit-là, le pape François était à Dublin pour la clôture de la rencontre mondiale des familles. Résultat, quelques heures plus tard, il était interpellé à ce sujet par la journaliste de NBC, Anna Matranga au cours de la conférence de presse sur le vol de retour à Rome,.

Mgr Viganò avait rapporté que le 23 juin 2013, à l’occasion d’une brève rencontre à tu et à toi, le pape François lui avait demandé ce qu’il pensait du cardinal McCarrick et qu’il lui avait répondu que « à la Congrégation pour les évêques, il y a un dossier gros comme ça sur lui. Il a corrompu des générations entières de séminaristes et de prêtres et le pape Benoît lui avait déjà enjoint de se retirer à une vie de prière et de pénitence. »  En ajoutant : « Le pape n’a pas fait le moindre commentaire sur mes déclarations malgré leur gravité et on ne pouvait voir sur son visage aucune expression de surprise, comme si la chose lui était déjà connue depuis longtemps, puis il a tout de suite changé de sujet. »

Quand Anna Matranga lui a demandé si « c’était vrai », le pape François a répondu : « Je ne dirai pas un mot là-dessus ». Le pape a plutôt invité les journalistes à « étudier » eux-mêmes la crédibilité des accusations de Viganò.  Et il ajouta : « Quand un peu de temps aura passé et que vous aurez tiré les conclusions, peut-être que je parlerai ».  Enfin, une nouvelle fois invité à répondre, il promit, sans plus de « peut-être » : « Étudiez, puis je vous dirai ».

Quelques semaines plus tard, le 6 octobre, dans un communiqué, le pape François a fait savoir qu’il avait ordonné « une nouvelle analyse minutieuse de tous les documents présents dans les archives des dicastères et des bureaux du Saint-Siège » concernant McCarrick.  Tout en assurant que « le Saint-Siège ne manquera pas, en temps utile, de rendre publiques les conclusions de cette affaire ».

Mais neuf mois ont passé depuis que l’affaire a éclaté et aucun document n’a encore été publié.

Ce 29 mai, le cardinal Parolin a déclaré que l’enquête était toujours en cours et qu’ « une fois ce travail terminé, il y aura une déclaration », sans pour autant laisser entendre que ce serait pour bientôt.

Et les déclarations du pape François dans son interview par Valentina Alazraki il y a quelques jours, les premiers commentaires qu’il a prononcé en public depuis cette promesse fait dans l’avion le 26 août, sont tout sauf clarificatrices.

*

Aux questions de Valentina Alazraki, le Pape a surtout répondu pour justifier son silence et sa décision initiale d’inviter les journalistes à « étudier » eux-mêmes l’acte d’accusation de Viganò.

Cela parce que – a-t-il déclaré – « je n’avais pas lu toute la lettre, je n’ai fait qu’y jeter un œil et je savais déjà ce dont il s’agissait ».

A vrai dire, dans l’avion le 26 août, le pape François avait prétendu l’avoir lue en entier. Mais maintenant, il a fait comprendre que son préjugé négatif sur l’acte d’accusation de Viganò tenait à la personnalité de l’ancien nonce, peu recommandable, selon lui, vu que « trois ou quatre mois plus tard, il a été condamné par la justice de Milan », vu que « certains ont même écrit qu’il avait été payé » et surtout vu son « acharnement », face auquel la seule réponse à apporter était le silence, comme l’a fait Jésus « le Vendredi saint ».

En fait, le verdict du tribunal de Milan n’était en rien une « condamnation » de Viganò mais la clôture au civil d’un contentieux entre frères et sœurs concernant le partage d’un héritage important.  Un conflit familial de longue date dont le Pape a déclaré être au courant depuis longtemps mais qu’il avait toujours choisi de taire en public pour ne pas « jeter l’opprobre » sur l’ancien nonce.  Quant à la suspicion d’un paiement occulte, François a tout de suite ajouté « Je ne sais pas, ça ne me dit rien ».  Il n’en demeure pas moins qu’à présent, il a publiquement déclaré ces deux choses, et maladroitement, en se contredisant de manière flagrante.

Á la question cruciale de savoir s’il était au courant ou pas des exactions de McCarrick, voici ce que le pape François a répondu dans l’interview à « Televisa » :

« Je n’étais au courant de de rien sur McCarrick, évidemment, rien de rien. Je l’ai dit plusieurs fois que je ne savais rien, je n’en avais pas la moindre idée.  Et quand [Viganò] dit qu’il m’a parlé ce jour-là, qu’il est venu… je ne me souviens pas s’il m’a parlé de ça, si c’est vrai ou pas.  Je n’en ai pas la moindre idée !  Vous vous doutez bien que je ne savais rien sur McCarrick, sinon je ne serai pas resté sans rien dire, non ? ».

Chez un homme doté d’une mémoire hors du commun tel que Jorge Mario Bergoglio, ce trou semble anormal. Et Viganò n’a d’ailleurs pas tardé à répondre, depuis le lieu secret où il se cache, en accusant le pape de mentir.

Qui faut-il croire à ce stade ? Viganò ou Francesco ?  La réponse ne peut provenir que des documents conservés au Vatican, à la nonciature et dans les diocèses où McCarrick a été en poste : New York, Metuchen, Newark et Washington.

Parce que s’il était avéré que le pape François n’a jamais rien su des exactions de McCarrick, reste alors à expliquer comment cela a pu se produire, alors qu’au Vatican et aux États-Unis, il y avait un tel nombre de prélats de haut rang qui étaient au courant depuis de nombreuses années.

Si on avait l’an dernier ouvert un procès canonique en bonne et due forme contre McCarrick, tout ce réseau de protection aurait inexorablement été révélé au grand jour.

Mais au lieu de cela, on a choisi la voie expéditive du décret administratif, qui se limite à la seule personne du condamné.
Il ne reste donc qu’à attendre la publication des résultats de l’enquête documentaire annoncée le 6 octobre dernier et confirmée ces derniers jours par le cardinal Parolin.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/qui-a-couvert-les-mefaits-de-mccarrick-les-silences-et-les-paroles-du-pape/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Dim 9 Juin - 23:38

OnePeterFive, le 29 mai 2019 a écrit:
Viganò accuse le Pape de mentir
alors que le Vatican est pris
en train de rédiger une interview papale

 Dans une interview publiée hier, le pape François a enfin répondu aux allégations de l’ancien archevêque nonce apostolique américain Carlo Maria Viganò selon lesquelles il était au courant des activités sexuelles illicites de l’ancien cardinal (et promoteur de Bergoglio) Theodore McCarrick. Viganò a toujours prétendu, depuis son premier témoignage publié en août 2018, qu’il avait personnellement parlé de McCarrick au pape.

Le pape a maintenant nié publiquement qu’il savait quoi que ce soit.

En réponse, dans une interview exclusive avec LifeSiteNews, Viganò a réfuté le démenti du pape : “Ce que le Pape a dit sur le fait de ne rien savoir est un mensonge. (…) Il prétend ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit sur McCarrick, et il prétend que ce n’est pas lui qui m’a interrogé sur McCarrick en premier lieu.”

L’ancien nonce a émis des critiques cinglantes à l’encontre du pape, qui avait esquivé les allégations en disant aux journalistes l’année dernière qu’il ne dirait rien, et qu’il devait plutôt examiner les preuves et tirer ses propres conclusions.

“Il a promis de fournir des documents et il ne les fournit pas “, a déclaré M. Viganò à LifeSite. “Dites-moi comment les journalistes sont censés connaître la vérité si vous ne fournissez pas les documents. Combien de temps s’est écoulé depuis que le Vatican a promis une enquête ? C’est une contradiction. Il se contredit complètement.”

“Le Pape fait semblant de ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit à propos de McCarrick,” poursuit Viganò. “Il prétend que ce n’est pas lui qui m’a interrogé sur McCarrick. Et il fait semblant de ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit.”

Pendant ce temps, le Vatican italien Marco Tosatti a remarqué une divergence flagrante dans le texte publié hier par rapport à l’original qui lui a été envoyé par Valentina Alazraki, la journaliste mexicaine qui a interviewé le pape. Sur son blog, Stilum Curiae, Tosatti écrit que le Vatican a omis une ligne entière du texte, qu’il n’a remplacé qu’une fois l’erreur portée à leur attention. Ses observations méritent d’être citées intégralement, et nous remercions Giuseppe Pellegrino pour sa traduction.



Le Pape a-t-il menti ?
Le Vatican le censure en “nettoyant” sa déclaration sur Vigano
après que Stilum Curiae l’eut dénoncé

Marco Tosatti
29 mai 2019

Après neuf mois, le pape Bergoglio a répondu, dans un certain sens, au témoignage de l’archevêque Viganò dans l’affaire McCarrick. Dans le dernier billet, nous avons vu comment il a répondu : très faiblement, se retranchant derrière un “je ne me souviens pas”. Voici ses mots exacts : “Et quand il[Viganò] dit qu’il m’a parlé le jour où il est venu – et je ne me souviens pas s’il m’en a parlé, que ce soit vrai ou non. Je n’en ai aucune idée.”

En réponse à cela, Mgr Viganò m’a dit, très simplement, que si le Pape dit quelque chose comme cela, il ment.

Afin de comprendre pourquoi l’archevêque peut faire une telle affirmation, il sera bon de relire son témoignage concernant les journées du 20 au 23 juin 2013 :


Dans la matinée du jeudi 20 juin 2013, je me suis rendu à la Domus Sanctae Marthae, pour rejoindre mes collègues qui y séjournaient. Dès que je suis entré dans la salle, j’ai rencontré le cardinal McCarrick, qui portait la soutane aux bordures rouges. Je l’ai salué avec respect comme je l’avais toujours fait. Il me dit aussitôt, d’un ton quelque part entre ambigu et triomphant : “Le Pape m’a reçu hier, demain je vais en Chine.”

A l’époque, je ne savais rien de sa longue amitié avec le cardinal Bergoglio et du rôle important qu’il avait joué dans sa récente élection, comme McCarrick lui-même le révélera plus tard dans une conférence à l’Université de Villanova et dans une interview avec le National Catholic Reporter. Je n’avais jamais pensé non plus au fait qu’il avait participé aux réunions préliminaires du récent conclave et au rôle qu’il avait pu jouer en tant que cardinal électeur lors du conclave de 2005. Par conséquent, je n’ai pas saisi immédiatement la signification du message crypté que McCarrick m’avait communiqué, mais cela allait devenir clair pour moi dans les jours qui allaient suivre.

Et voici le récit de Viganò de l’audience (qui a duré quarante minutes) du dimanche 23 juin 2013 :

J’ai commencé la conversation en demandant au Pape ce qu’il avait l’intention de me dire avec les paroles qu’il m’avait adressées lorsque je l’avais salué le vendredi précédent. Et le Pape, d’un ton très différent, amical, presque affectueux, me dit : “Oui, les évêques des États-Unis ne doivent pas être idéologisés, ils ne doivent pas être de droite comme l’archevêque de Philadelphie (le pape ne m’a pas donné le nom de l’archevêque), ils doivent être des bergers ; et ils ne doivent pas être de gauche – et il ajoute, levant les deux bras – et quand je dis de gauche, je parle des homosexuels”. Bien sûr, la logique de la corrélation entre être de gauche et être homosexuel m’a échappé, mais je n’ai rien ajouté d’autre.

Immédiatement après, le Pape m’a demandé d’une manière trompeuse : “Comment est le Cardinal McCarrick ?” Je lui ai répondu en toute franchise et, si vous voulez, avec une grande naïveté : “Saint-Père, je ne sais pas si vous connaissez le cardinal McCarrick, mais si vous demandez à la Congrégation pour les évêques, il y a un dossier aussi épais sur lui. Il a corrompu des générations de séminaristes et de prêtres et le Pape Benoît XVI lui a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence.” Le pape n’a pas fait le moindre commentaire sur mes paroles très graves et n’a pas montré d’expression de surprise sur son visage, comme s’il le savait déjà depuis quelque temps, et il a immédiatement changé de sujet. Mais alors, quel était le but du Pape en me posant cette question : “Comment est le Cardinal McCarrick ?” Il voulait clairement savoir si j’étais un allié de McCarrick ou non.

C’est donc le pape Bergoglio qui interrogea Viganò sur McCarrick. Ce détail, et le ton de la réponse de Viganò, si dramatique et si grave, enlève toute crédibilité à la déclaration actuelle du Pape : “Je ne me souviens pas”. D’ailleurs, si c’est le cas, il aurait dû simplement le dire le 26 août. Mais peut-être – et c’est ce que beaucoup de gens pensent – voulait-il s’assurer qu’il n’y avait pas de documents qui contredisent radicalement ce qu’il disait.

Mais est-il possible qu’en entendant une dénonciation aussi dramatique de McCarrick, le Pape n’ait pas sourcillé (comme l’affirme Viganò) et ne l’ait pas découvert par lui-même ? Une personne qui a travaillé au Vatican pendant longtemps a fait ce commentaire :

En entendant cela, à cause de la haute charge à laquelle il a été élu et de sa grande responsabilité morale envers l’Église et envers Dieu, il [le Pape] aurait dû s’informer [au sujet de McCarrick] dans les bureaux appropriés, au moins pour des raisons de prudence et de vérification. McCarrick a fait ces choses ou pas ? Et quelles réponses lui auraient été données si ce n’était la vérité, dont les détails sont maintenant connus, ce qui a réduit McCarrick à l’état laïc ?”

Ainsi, “Je ne me souviens pas” est certainement une réponse incroyable, ainsi qu’une réponse embarrassante – si embarrassante qu’elle n’a pas été rapportée dans la première version de l’interview publiée par Vatican News. Cette phrase a été effacée. Apparemment, quelqu’un qui est un expert en journalisme (et nous pouvons facilement imaginer qui) s’est rendu compte que cette réponse était très difficile à défendre et a pensé qu’il serait préférable de la jeter.

Sauf qu’ils l’ont publiée après que Stilum Curiae ait remarqué la différence avec l’original, que notre excellente collègue Valentina Alazraki nous a aimablement signalé. Voici les deux versions de l’interview qui prouvent ce que nous disons :


Il y en a qui continuent de penser que c’est vrai et de se demander si vous étiez au courant pour McCarrick ou non. Dans la presse, bien sûr, il y a toutes sortes de choses qui sont dites.

R : En ce qui concerne McCarrick, je ne savais rien, naturellement, rien. Je l’ai dit plusieurs fois, je ne savais rien. Vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je n’aurais pas pu garder le silence. Le motif de mon silence était d’abord parce qu’il y avait des preuves, comme je vous l’ai dit, “Jugez-en par vous-mêmes”. C’était vraiment un acte de confiance. Et puis aussi, pour la raison que je vous ai dite à propos de Jésus, que dans les moments de fureur on ne peut pas parler, parce que c’est pire. Tout va contre vous. Le Seigneur nous a montré ce chemin et je le suis.

Il y en a qui continuent de penser que c’est vrai et de se demander si vous étiez au courant pour McCarrick ou non. Dans la presse, bien sûr, il y a toutes sortes de choses qui sont dites.


En ce qui concerne McCarrick, je ne savais rien, naturellement, rien. Je l’ai dit plusieurs fois, je ne savais rien. Et quand il me dit qu’il m’a parlé le jour de son arrivée – et je ne me souviens pas s’il m’en a parlé, que ce soit vrai ou non. Je n’en ai aucune idée ! Vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je n’aurais pas pu garder le silence. Le motif de mon silence était d’abord parce qu’il y avait des preuves, comme je vous l’ai dit, “Jugez-en par vous-mêmes”. C’était vraiment un acte de confiance. Et puis aussi, pour la raison que je vous ai dite à propos de Jésus, que dans les moments de fureur on ne peut pas parler, parce que c’est pire. Tout va contre vous. Le Seigneur nous a montré ce chemin et je le suis.

Sources : https://onepeterfive.com/vigano-accuses-the-pope-of-lying-as-vatican-is-caught-redacting-papal-interview/
Traduction : http:// www. abbatah . com /blog/?p=976

Sur le même site [liens à copier-coller dans la barre du navigateur en supprimant les espaces blancs] :
1- La correspondance de McCarrick confirme les restrictions du Vatican : http:// www . abbatah . com/blog/?p=919
2-
Le Pape nie une fois de plus avoir entendu parler de McCarrick alors que de nouvelles preuves des sanctions du Vatican émergent : http:// www . abbatah . com/blog/?p=933
3- Viganò répond : le Pape ment :
http:// www . abbatah . com/blog/?p=940
4- La clarté infâme : le Pape prêche par l’exemple :
http:// www . abbatah . com/blog/?p=943
5- Un ancien assistant explique en détail comment McCarrick a ignoré les sanctions de Benoît et a rencontré François :
http:// www . abbatah . com/blog/?p=946
6- L’ancien secrétaire du Cardinal : Le Vatican connaissait le comportement prédateur de McCarrick :
http:// www. abbatah . com/blog/?p=954
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L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Empty Re: L'AFFAIRE VIGANO

Message par Gilbert Chevalier le Mer 12 Juin - 11:25

Diane Montagna, sur LifeSiteNews, le 28 mai 2019 a écrit:
EXCLUSIF :
L'Archevêque Viganò
dit que le Pape ment dans le dernier déni au sujet de McCarrick


L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Vigano_and_Pope_Francis_810_500_75_s_c1

ROME, 28 mai 2019 (LifeSiteNews) -
Pour ce qui semble être la première fois, le pape François a ouvertement nié qu'il savait quoi que ce soit des activités immorales de l'ancien cardinal Théodore McCarrick, en contradiction directe avec le récit de leur conversation sur le sujet par Mgr Carlo Maria Viganò.

« 
Je ne savais rien... rien, rien, rien », a déclaré le pape François dans une nouvelle interview publiée mardi dans Vatican News.

En réponse, l'ancien nonce apostolique aux États-Unis a directement accusé le pape François de mentir.

Dans ses commentaires à LifeSite après la publication de l'interview, Mgr Viganò a déclaré : « Ce que le Pape a dit sur le fait de ne rien savoir est un mensonge. (...) Il prétend ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit sur McCarrick, et il prétend que ce n'est pas lui qui m'a interrogé sur McCarrick en premier lieu. »

Les deux entretiens coïncident avec la publication d'une correspondance qui a fait l'objet d'une fuite entre le pape François, le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, et le cardinal Theodore McCarrick, confirmant que le Vatican avait imposé des restrictions à McCarrick en 2008 et que l'ancien cardinal (qui est maintenant laïcisé pour abus sexuel) avait fait de nombreux voyages sous le pontificat de François, jouant un rôle diplomatique essentiel dans la conclusion de l'accord controversé du Vatican avec la Chine communiste.

La nouvelle interview

Dans l'interview du 28 mai avec la journaliste mexicaine Valentina Alazraki, le pape François a cherché à expliquer pourquoi il n'a jamais ouvertement nié le témoignage originel de l'archevêque Vigano, tout en faisant un démenti apparemment pour la première fois.

Les lecteurs se souviendront que la nouvelle du témoignage de l'ancien nonce américain s'est répandue le 25 août dernier, alors que le pape François assistait à la Rencontre mondiale des familles à Dublin. Un jour plus tard, lors d'une conférence de presse à son retour à Rome, le Pape a éludé les questions sur les allégations explosives qu'il avait entendues concernant les abus de l'ancien cardinal Theodore McCarrick.

« Lisez attentivement la déclaration [de Viganò] vous-mêmes et portez votre propre jugement. Je ne dirai pas un mot à ce sujet », a déclaré le Pape aux journalistes à bord de l'avion papal (voir la vidéo ici).

« Vous avez tous les capacités journalistiques nécessaires pour tirer des conclusions », a-t-il dit.

« C'est un acte de confiance », a ajouté le Saint-Père. « Quand un peu de temps se sera écoulé et que vous aurez tiré des conclusions, j'en parlerai peut-être, mais j'aimerais que votre maturité professionnelle vous permette de faire ce travail. Ça vous fera du bien à tous, vraiment. »

Dans l'interview d'aujourd'hui avec Alazraki, la journaliste et amie de longue date de Jean-Paul II le dit franchement au Pape François : « Ce silence a été très lourd, parce que pour la presse et pour beaucoup de gens, quand on se tait, c'est comme un mari et une femme, n'est-ce pas ? Vous attrapez votre mari et il ne vous répond pas. Et vous dites : « Il y a quelque chose de pourri ici. »

« Alors pourquoi ce silence ? » demande Alazraki au Pape François. « Le moment est venu de répondre à la question que nous vous avons posée dans l'avion. »

« Oui », répond le Pape François. « Ceux qui ont étudié le droit romain disent que le silence est une façon de parler. »

Il continue :

« L'affaire Viganò : Je l'ai vu, je n'avais pas lu toute la lettre. J'ai vu un peu et je savais déjà ce que c'était, et j'ai fait un choix : je fais confiance à l'honnêteté des journalistes et je leur ai dit : « Regardez, vous avez tout ici. Étudiez-le et tirez vos conclusions. » Et c'est ce que vous avez fait, parce que vous avez fait le travail, c'était génial, et j'ai pris soin de dire que les choses n'étaient pas là, mais trois ou quatre mois plus tard, un juge à Milan les a dites quand il a été condamné. »

« Vous parlez de sa famille », demande Alazraki.

« Bien sûr », répond le Pape. « J'ai gardé le silence, pourquoi devrais-je aggraver les choses. Laissons les journalistes les découvrir. Et tu l'as trouvé, le monde entier l'a trouvé. C'était un silence de confiance envers vous... Et le résultat était bon, c'était mieux que si j'avais commencé à m'expliquer, à me défendre. »

Le pape François suggère que l'archevêque Viganò a été exposé comme peu fiable en raison d'un conflit juridique avec son frère qui a été réglé dans un tribunal de Milan.

Dans des commentaires à LifeSite, Mgr Viganò a rejeté la tentative du Pape de jeter le doute sur sa fiabilité au sujet d'un différend avec son frère concernant la gestion de leur héritage - une question qu'il a soulignée n'avoir « aucune pertinence par rapport aux allégations concernant le cardinal McCarrick ».

« Ce que le pape François a dit au sujet de la décision de Milan et de ma famille n'a rien à voir avec quoi que ce soit, car elle a été complètement clarifiée. Ce n'était qu'une division de propriété entre frères. Je l'ai accepté pour faire la paix. Ni moi ni mon frère n'avons fait appel de la décision, alors l'histoire s'est terminée là. Et ça n'a rien à voir avec McCarrick. C'est l'une des nombreuses histoires qu'ils ont soulevées pour détruire ma crédibilité. »

Le récit de l'archevêque Viganò a été largement vérifié par LifeSite [voir notre rapport ici].
En octobre 2018, le Vatican a annoncé qu'une « étude approfondie » de tous les documents pertinents sur McCarrick conservés dans les bureaux du Vatican serait menée. Il n'est pas clair cependant pourquoi le pape François aurait besoin d'une enquête archivistique pour dire s'il était au courant des méfaits du cardinal McCarrick.

Dans ses commentaires à LifeSite, Mgr Viganò a noté :

« Sur le vol de retour de Dublin, le Pape a dit aux journalistes : « J'ai confiance en votre professionnalisme. » Il a promis de fournir des documents et il ne les fournit pas. Dites-moi comment les journalistes sont censés savoir la vérité si vous ne fournissez pas les documents. Combien de temps s'est écoulé depuis que le Vatican a promis une enquête ? C'est une contradiction. Il se contredit complètement. »

« Le Pape prétend ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit à propos de McCarrick », a ajouté Mgr Viganò. « Il prétend que ce n'est pas lui qui m'a interrogé sur McCarrick. Et il fait semblant de ne pas se souvenir de ce que je lui ai dit. »

Le Pape a même affirmé au cours de l'interview qu'il y a eu des allégations selon lesquelles l'archevêque Viganò aurait été corrompu pour faire des affirmations dommageables à son sujet [il est obscur de savoir à qui le Saint-Père fait référence], insinuant dans ce contexte une comparaison entre l'ancien nonce américain et Judas Iscariot.  

Presser le Pape François

Dans l'interview du 28 mai, Alazraki fait pression sur le pape François pour savoir s'il était au courant des méfaits de l'ancien cardinal Théodore McCarrick.

« Je ne savais rien de McCarrick, évidemment, rien, rien, rien », dit-il. « J'ai dit ça plusieurs fois, que je ne savais pas, je n'en avais aucune idée. »

On ne sait pas très bien à quoi le pape François fait référence lorsqu'il dit qu'il a nié à plusieurs reprises avoir eu connaissance des activités immorales de McCarrick, car son refus de commenter d'une façon ou d'une autre a été un élément particulièrement notable du scandale.

Le pape François continue : « Quand [Mgr Viganò] dit qu'il m'a parlé ce jour-là [le 23 juin 2013], qu'il est venu... Je ne me souviens pas s'il m'en a parlé, que ce soit vrai ou non, aucune idée ! Mais vous savez que je ne savais rien de McCarrick, sinon je ne me serais pas tu, n'est-ce pas ? »

Mgr Viganò a observé cette remarque : « Il essaie d'être intelligent, prétendant qu'il ne se souvient pas de ce que je lui ai dit, quand c'est lui qui m'a interrogé sur McCarrick. »

Le Pape dit dans l'interview qu'il y avait une double raison à son silence. « D'abord, dit-il à Alazraki, parce que les preuves étaient là, vous jugez. C'était vraiment un acte de confiance. »

« Deuxièmement, ajoute-t-il, à cause de [l'exemple de Jésus], qu'il vaut mieux ne pas parler dans les moments de méchanceté, car cela empire les choses. Tout va aller contre vous. Le Seigneur a enseigné à utiliser ce chemin et je le suis. »

Fuite de correspondance

La nouvelle des commentaires du pape François au sujet de l'archevêque Viganò a coïncidé avec la publication, mardi, d'une correspondance entre Théodore McCarrick, le pape François et le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.

La correspondance, obtenue par l'ancien assistant de Theodore McCarrick, Monseigneur américain Anthony Figueiredo, confirme que le Vatican a imposé des restrictions à Theodore McCarrick en 2008, et que l'ancien cardinal, laïcisé pour abus sexuel, a beaucoup voyagé sous le pontificat de François, jouant un rôle diplomatique clé dans la conclusion d'un accord avec le Vatican.

Interrogé aujourd'hui sur la correspondance, Mgr Viganò a dit à LifeSite que « les lettres parlent ».

« Mgr Figueiredo était le secrétaire personnel de Mgr McCarrick lorsqu'il est venu à Rome », a déclaré l'ancien nonce américain. « Il a publié ces lettres de McCarrick à Parolin et au Pape dans lesquelles il rend compte de ses voyages en Chine, en Iran et ailleurs. Par conséquent, ils étaient tous bien informés à ce sujet. »

Mgr Viganò a également noté que la correspondance montre que le Vatican a été informé du fait que McCarrick partageait un lit avec des séminaristes. « McCarrick l'a admis », a-t-il dit.

« Pour se défendre avec le Pape, McCarrick a dit qu'il n'avait jamais eu de relations sexuelles avec qui que ce soit, mais qu'il dormait dans le même lit avec des séminaristes et des prêtres », a dit l'ancien nonce américain.

L'archevêque Viganò a expliqué :

« C'est la même chose qu'il disait avant la décision de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. La sentence pour le réduire à l'état laïc était basée sur l'abus contre les adultes, les mineurs et aussi l'abus dans la confession. Soit la phrase du Saint-Office [Congrégation pour la Doctrine de la Foi] n'est pas pertinente, soit ce que McCarrick a dit, à savoir qu'il n'a jamais eu de relations avec qui que ce soit, est un mensonge - tout comme ce que le Pape a dit de ne rien savoir est un mensonge, tout comme il l'a fait de ne plus se rappeler ce que je lui ai dit, alors que c'est lui qui me l'a demandé. »

L'ancien nonce aux États-Unis a également noté que les lettres confirment l'implication du cardinal Parolin dans l'affaire McCarrick, ajoutant qu'il est temps pour lui de faire l'objet d'une enquête.

« Comme je l'ai écrit dans mon premier témoignage, en mai 2014 - lorsque l'article paru dans le Washington Times faisait référence au voyage de McCarrick en Afrique centrale - j'ai écrit au cardinal Parolin, lui demandant : « Les restrictions imposées à McCarrick sont-elles toujours valables ou non ? »

« Parolin ne m'a jamais répondu », a dit l'archevêque, ajoutant que le secrétaire d'État du Vatican devait également faire l'objet d'une enquête. « Il n'a jamais répondu à ma lettre, parce que c'est un oui total, comme nous le voyons avec l'accord chinois. »

Source : https://www.lifesitenews.com/news/exclusive-abp-vigano-says-pope-is-lying-in-latest-denial-about-mccarrick
>>> 16- Une affaire de gros sous pour discréditer Viganò qui se défend à juste titre


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Mer 12 Juin - 11:53, édité 2 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 12 Juin - 11:44

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 10 juin 2019 a écrit:
Affaire McCarrick.
La question était là mais François n’a pas voulu l’entendre

L'AFFAIRE VIGANO - Page 3 Romania

Dans la nouvelle Curie en passe d’être réorganisée, la plus grande nouveauté c’est sans doute le dicastère pour la communication, aussi bien par sa structure que par son fonctionnement.

Sa structure lui permet de rassembler en interne le contrôle sur tous les médias du Vatican, y compris sur « L’Osservatore Romano », la radio et la TV qui se trouvaient auparavant sous la « vigilance » de la Secrétairerie d’État du Vatican, alors que désormais, sa mission se limitera au rôle bureaucratique de « donner des indications concernant les communications officielles ».

Quant à son fonctionnement, dans les faits tout se trouve dans les mains du Préfet du dicastère, Paolo Ruffini, qui est le neveu d’un cardinal célèbre et l’ancien dirigeant de la RAI, de la 7 et de TV 2000, ainsi que dans celles du rédacteur en chef Andrea Tornielli, ami proche de Jorge Mario Bergoglio depuis avant qu’il ne soit élu pape ainsi que – mais de façon subordonnée – du directeur « ad interim » de la salle de presse du Vatican, Alessandro Gisotti et du directeur de « L’Osservatore Romano », Andrea Monda.

En outre, il y a le père jésuite Antonio Spadaro, directeur de « La Civiltà Cattolica », dans le rôle d’éminence grise du dicastère, sans aucun rôle dans l’organigramme mais malgré tout très influent grâce à sa proximité avec le Pape François.

La prise de possession des postes-clés par cette équipe s’est déroulée l’hiver dernier de manière soudaine et brutale. En évinçant du jour au lendemain les précédents directeurs ou à tout le moins en les poussant vers la porte de sortie.

Après quoi, l’équipe s’est mise à l’œuvre comme un seul homme, même au-delà du périmètre du Vatican, en martelant par exemple instamment à la Conférence italienne de convoquer rapidement un synode national « dans le style du Pape François ». C’est le Père Spadaro qui, le premier, a lancé cette demande dans « L’Osservatore Romano ».  Et malgré les objections du président de la CEI, le cardinal Gualtiero Bassetti – lui aussi proche de François mais visiblement moins écouté -, le journal du Saint-Siège continue aujourd’hui encore à taper sur le clou, avec une série d’interviews d’intellectuels catholiques italiens de premier plan, de Giuseppe De Rita à Stefano Zamagni, en passant par Mauro Magatti et Luigino Bruni, tous invariablement invités à insister sur l’urgence d’un synode de l’Église italienne.

*

Mais la nouveauté la plus spectaculaire mise en œuvre par cette équipe, c’est le contrôle sur les déclarations du pape elles-mêmes, aussi bien dans les discours qu’il improvise que dans les conférences de presse qu’il tient dans l’avion, au retour de chacun de ses voyages hors d’Italie.

Quand François se laisse aller à des excès, l’équipe se charge de l’effacer de la retranscription officielle de son discours.

On trouvera un exemple flagrant avec ce passage du discours improvisé que François a adressé le 7 avril dernier à des enseignants et étudiants du lycée San Carlo de Milan, dans lequel les déclarations soulignés ci-dessous ont disparu de la transcription officielle.

« Et je touche ici un point sensible : il ne faut pas avoir peur des migrants. ‘Mais Père, les migrants…’. Les migrants, c’est nous.  Jésus a été un migrant.  N’ayez pas peur des migrants.  ‘Mais ce sont des délinquants ! …’ Nous aussi nous en avons beaucoup : la mafia n’a pas été inventée par les Nigérians ; c’est une ‘valeur’, entre guillemets, nationale, non ?  La mafia c’est bien de chez nous, c’est du ‘made in Italy’ : c’est à nous.  Nous avons tous l’occasion d’être des délinquants.  Les migrants, ce sont ceux qui nous apportent des richesses, toujours. Même l’Europe a été faite par les migrants !  Les barbares, les celtes… tous ceux qui venaient du Nord et ont apporté les cultures, c’est comme cela que l’Europe a grandi, par le choc des cultures ».

Une autre correction a été apportée dans le même discours là où, à la question « Pourquoi y a-t-il tant de guerres au Yémen, en Syrie, en Afghanistan ? », il avait répondu : « Parce que nous, la riche Europe, l’Amérique, nous vendons les armes pour tuer les enfants, pour tuer les gens. »

Dans le texte officiel, la réponse est devenue : « Parce que d’autres pays vendent les armes avec lesquelles ils tuent les enfants, les gens. »

Cependant il faut avouer que ces corrections ont un point faible, à cause des enregistrements vidéos des discours du Pape.

Et effectivement, sur le site « Vatican News », il est encore possible de réécouter dans la bouche du Pape François ses déclarations sur Jésus migrant et sur la mafia qui ont été censurées dans la version officielle.

*

En ce qui concerne les conférences de presse dans l’avion, en revanche, le contrôle exercé sur les paroles du Pape est préventif. Avec son accord, bien entendu.

On a pu assister à un exemple flagrant d’un tel contrôle préalable au cours du voyage de retour de François de Roumanie, le 2 juin dernier. Et cela concerne l’affaire McCarrick.

Mais laissons la parole à John L. Allen Jr., le numéro un des vaticanistes américains qui a brillamment raconté, cerné et apprécié ce moment dans cet article de « Crux » dont nous traduisons les passages essentiels.

*


Les principales raisons pour laquelle les médias sont disposés à débourser les coûts exorbitants d’un voyage à bord de l’avion papal avec le Pape François n’ont rien à voir avec le voyage en lui-même mais bien avec la conférence de presse à la fin.

Depuis ce voyage magique de juillet 2013 où, dans le vol de retour des JMJ de Rio de Janeiro, François nous a offert cette immortelle petite phrase « Qui suis-je pour juger ? » sur le clergé gay, les reporters et les éditeurs considèrent que la possibilité d’une autre déclaration sensationnelle du même genre vaut bien le prix du voyage, même si le déplacement en lui-même n’a rien de très sexy. […]

Pourtant, ces derniers temps, les conférences de presse dans l’avion manquent de plus en plus de piquant. […] La brève rencontre de dimanche dernier avec la presse au retour d’un tour de trois jours en Roumanie en a été un exemple parfait.

Tout d’abord à cause de la brève durée du voyage, c’était court – à peine une demi-heure de temps de vol. Ensuite, les premières minutes ont été monopolisées par le porte-parole du Pape, le laïc italien Alessandro Gisotti, qui de manière inexplicable, a demandé au Pape de proposer une réflexion sur la Journée mondiale des communications sociales.
(Peut-être qu’en fait, ce n’était pas inexplicable du tout, étant donné que chaque minute que le pape passait à parler d’autre chose est une minute qu’il ne passait pas à répondre aux questions sérieuses.)

Les deux questions suivantes ont été posées par la presse locale de Roumanie, comme le veut l’usage dans ces circonstances. Ce qui a laissé à peine assez de temps à la presse mondiale pour poser quatre questions, qui ont été consacrées aux sujets suivants :


  • Les relations entre catholiques et orthodoxes, y compris les difficultés de prière commune.
  • La récente victoire électorale de Matteo Salvini, le vice-premier ministre italien anti-immigration et si le Pape allait rencontrer Salvini.
  • Les relations entre François et le Pape émérite Benoît XVI.
  • L’avenir de l’Europe. […]


Où est le problème ? En fait, cette conférence de presse a été un exemple classique du chien qui n’aboie pas.

La semaine précédant le voyage, une seule histoire était sur toutes les lèvres : la combinaison gagnante de François qui a déclaré qu’il ne savait « rien de rien » à propos des exactions et des accusations d’abus sexuels pesant sur l’ex-cardinal Theodore McCarrick, avec un parallèle les révélations de la correspondance de l’ancien secrétaire de McCarrick qui confirmait que le Vatican avait imposé des restrictions en 2008 et que celles-ci avaient été progressivement ignorées.

La question qui s’imposait aurait été quelque chose comme : « En octobre dernier, vous nous aviez promis une ‘étude approfondie’ de l’affaire McCarrick. À la lumière des événements de cette semaine, quand pouvons-nous espérer les résultats et, sur base de ces résultats, quelqu’un sera-t-il rendu responsable pour n’avoir pas agi ? »

Les journalistes anglophones à bord de l’avion avaient l’intention de poser une question similaire mais on a tiré la prise avant que leur tour n’arrive. […]

Naturellement, cette question était la plus prévisible du monde, tout comme le fait que toute conférence de presse aurait été considérée comme décevante – voire même comme une comédie par certains – si cette question n’avait pas été posée et qu’on n’y avait pas répondu. En donnant le signal de fin avant qu’elle ne soit posée, la seule conclusion que tirent de nombreux observateurs, c’est que le Pape en personne, ou son équipe du Vatican, ou les deux, ne voulaient pas en parler.  […]

Depuis le début, une grande partie du charisme qui entoure François tient beaucoup à sa spontanéité et à son ouverture. […]

De plus en plus, cependant, on sent que le pontife et ses conseillers sont de plus en plus prudents, et essayent parfois d’éviter de mettre François dans une position où sa spontanéité pourrait à nouveau prendre le dessus.

Si c’est bien le cas, et si ça devait se poursuivre, cela aura un coût – et ce ne sera pas seulement parce que les agences de presse rechigneront à payer la note d’un voyage avec le Pape. […] La réforme promise par François était en partie basée sur la transparence.  Ce refus de faire face à une simple question qui allait de soi ne manquera certainement pas de choquer de nombreuses personnes par son manque de transparence.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/affaire-mccarrick-la-question-etait-la-mais-francois-na-pas-voulu-lentendre/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 12 Juin - 16:34

Gloria.TV, en.news, le 11 juin a écrit:
Le Souverain Pontife ment ouvertement au monde entier
pour dissimuler ses mauvaises actions
- Par Mgr Carlo Maria Viganò -

Il est extrêmement triste de lire les réponses du pape François au sujet de l'affaire McCarrick, sans parler de tout le reste. Il dit d'abord qu'il a déjà répondu plusieurs fois ; deuxièmement, qu'il ne savait rien, absolument rien sur McCarrick, et troisièmement, qu'il a oublié ma conversation avec lui. Comment ces revendications peuvent-elles être affirmées et soutenues ensemble en même temps ? Ces trois-là sont des mensonges flagrants.

D'abord, pendant neuf longs mois, il n'a pas dit un mot sur mon témoignage, et il s'est même vanté et continue de le faire à propos de son silence, se comparant à Jésus. Soit il a parlé, soit il a gardé le silence. Qu'est-ce que c'est ?

Deuxièmement, tout le monde connaissait le comportement prédateur de McCarrick tout au long de sa vie, du plus jeune séminariste de Newark aux prélats les plus hauts placés au Vatican.

Troisièmement, je répète devant Dieu ce que j'ai dit dans mon témoignage d'août dernier : le 23 juin 2013, le pape François lui-même m'a interrogé sur McCarrick, et je lui ai dit qu'il y avait un énorme dossier sur ses abus à la Congrégation des évêques, et qu'il corrompait des générations de séminaristes. Comment quelqu'un, surtout un pape, pourrait-il l'oublier ? S'il ne savait vraiment rien jusqu'à ce jour-là, comment pouvait-il ignorer mon avertissement et continuer à compter sur McCarrick comme l'un de ses plus proches conseillers ?

Nous sommes dans un moment vraiment sombre pour l'Église universelle : le Souverain Pontife ment maintenant ouvertement au monde entier pour couvrir ses mauvaises actions ! Mais la vérité finira par éclater, au sujet de McCarrick et de tous les autres camouflages, comme elle l'a déjà fait dans le cas du cardinal Wuerl, qui lui aussi « ne savait rien » et avait « un trou de mémoire ».

J'exhorte tous les fidèles à prier avec ferveur et à faire pénitence pour le pape François qui semble être sous l'emprise du "père du mensonge". Que le Seigneur ait pitié de nous tous !

Source : https://gloria.tv/article/8zWwkaaMFR1t4n9Pg6PVvnB7A
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 12 Juin - 21:45

George Weigel, sur First Things, le 28 août 2018 a écrit:
Sur le premier témoignage de Viganò
(à retrouver intégralement ici : http://catholique.forumactif.com/t36-l-affaire-vigano#114 )

Immédiatement après le "Témoignage" de l'archevêque Carlo Maria Viganò et sa déclaration selon laquelle le pape François connaissait les péchés de Théodore McCarrick, ancien archevêque de Washington, et avait levé les sanctions imposées contre lui par Benoît XVI (mais jamais appliquées sérieusement), les polémiques dans l'Église se sont immédiatement intensifiées et ont ricoché par les médias. Dans cette atmosphère fébrile, il est pratiquement impossible pour quiconque de dire quoi que ce soit sans éveiller les soupçons et les accusations. Mais comme j'ai bien connu l'archevêque Viganò pendant son service en tant que représentant papal à Washington, je me sens obligé de parler de lui, ce qui, je l'espère, aidera les autres à considérer avec attention ses très, très graves revendications.

Tout d'abord, Mgr Viganò est un réformateur courageux, qui a été expulsé du Vatican par ses supérieurs immédiats parce qu'il était déterminé à lutter contre la corruption financière dans le Gouvernorat, l'administration de la Cité du Vatican.

Deuxièmement, l'archevêque Viganò est, selon mon expérience, un homme honnête. Nous parlions souvent de beaucoup de choses, grandes et petites, et je n'ai jamais eu l'impression qu'on me donnait autre chose que ce qu'il croyait être la vérité dans sa conscience. Cela ne veut pas dire qu'il a tout compris ; un homme d'humilité et de prière, il serait le premier à l'admettre. Mais cela suggère que les tentatives de le dépeindre comme quelqu'un qui porte délibérément de fausses accusations, quelqu'un d'autre qu'un témoin honnête de ce qu'il croit être la vérité, sont peu convaincantes. Quand il écrit dans son témoignage qu'il est « prêt à affirmer [ces allégations] sous serment en appelant Dieu comme témoin », il le pense vraiment. Et il le pense vraiment. Mgr Viganò sait qu'en prêtant un tel serment, il prendrait son âme entre ses mains, ce qui signifie qu'il sait que s'il parlait faussement, il ne retrouverait probablement pas son âme.

Troisièmement, l'archevêque Viganò est un ecclésiastique loyal d'une certaine génération et d'une certaine formation, élevé à une véritable piété envers la papauté. Sa formation dans le service diplomatique pontifical le conduira instinctivement à faire de la défense du pape sa première, deuxième, troisième et centième priorité. S'il croit que ce qu'il a dit maintenant est vrai, et que l'Église a besoin d'apprendre cette vérité pour se purifier de ce qui entrave sa mission évangélique, alors il outrepasse ses instincts ancrés pour les raisons les plus graves.

Ce que l'archevêque Viganò témoigne de savoir sur la base d'expériences directes, personnelles et, dans de nombreux cas, documentables, à Rome et à Washington, mérite d'être pris au sérieux, et non d'être écarté ou ignoré de manière impérative. Le cardinal Daniel DiNardo, président de la Conférence épiscopale des États-Unis, est évidemment d'accord, comme l'indique clairement sa déclaration du 27 août. C'est un pas de plus vers la purification et la réforme dont nous avons besoin.

Source : https://www.firstthings.com/web-exclusives/2018/08/why-we-stay-and-the-vigan-testimony
Gilbert Chevalier
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