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L'AFFAIRE VIGANO

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L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Empty Re: L'AFFAIRE VIGANO

Message par Gilbert Chevalier le Dim 19 Jan - 18:29

\"Benoît-et-moi", le 16 janvier, a écrit:
VIGANO : QUID du RÔLE de Mgr GÄNSWEIN ?

Hier, Tosatti annonçait la parution dans La Verità d’aujourd’hui d’un article très intéressant, rapportant « un autre témoignage, de grande valeur, d’un archevêque qui a rempli des rôles très importants à la Curie et à l’étranger et qui a été longtemps en contact avec Mgr Gänswein« . L’archevêque en question n’est autre que Mgr Vigano et l’article ne déçoit pas.

Il sera facile au secrétaire de Benoît XVI de dire qu’il est dans son rôle et qu’il ne fait que son devoir lorsqu’il « filtre » la correspondance et les visiteurs de son patron, vu la quantité de sollicitations que celui-ci devait (et doit encore) recevoir. Évidemment, c’est plus problématique lorsque les sollicitations viennent de hauts prélats. Et Mgr Vigano n’est pas le seul dans ce cas.

Certains, aussi, auront beau jeu de ranger cette dernière intervention de l’ex-nonce à Washington à la rubrique des ragots sans fondement, venant d’un prélat aigri. Je ne sais pas. Mais les faits rapportés sont crédibles. Le moment des règlements de compte est venu. La guerre est déclenchée. Et François n’y est pas pour rien, au moins pour l’ambiance oppressante qu’il fait peser sur l’Église.

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 La-verita3
Choc final au Vatican
Ratzinger enlève son bâillon

Fin de la feinte concorde, l’anomalie des deux Papes explose

L’heure est venue de clarifier le rôle de padre Georg


La LETTRE de Mgr VIGANO

(Ma traduction d’après le texte original en italien qu’une aimable lectrice abonnée à La Verità m’a transmis)

Cher Directeur, il est temps de révéler le contrôle systématiquement et abusivement exercé par Mgr Georg Gänswein sur le Souverain Pontife Benoît XVI depuis le début de son pontificat.

Gänswein avait l’habitude de filtrer les informations, s’arrogeant le droit de juger par lui-même de l’opportunité ou non de les envoyer au Saint-Père.

Je peux témoigner que, lorsque le pape Benoît m’a convoqué en audience le 4 avril 2011, quelques jours après que je lui ai envoyé ma première lettre (publiée ensuite illégalement pendant les Vatileaks), j’ai dit au Pontife: « Je ne vous parlerai pas de la situation de corruption dans la gestion des villas pontificales, car je suppose que vous avez déjà pris connaissance de la note à ce sujet, que j’ai remise à votre secrétaire pour vous, en vue de cette audience ».

Le Saint-Père, en toute innocence, et sans montrer aucune surprise, me dit: « Non, je n’ai rien vu ».

Je témoigne également d’un autre fait qui montre comment Mgr Gänswein contrôlait les informations pour le Saint-Père et conditionnait sa liberté d’action. A l’occasion de la canonisation de Marianne Cope et Teri Tekakwitha, ayant demandé par écrit au Préfet de la Maison Pontificale de l’époque, Mgr James Harvey, de pouvoir être reçu en audience par le Pape, n’ayant reçu aucune réponse, je me suis rendu, le mardi 23 octobre 2012, auprès du même Préfet, lui demandant pourquoi je n’avais reçu aucune réponse à ma demande d’audience.

Je me souviens parfaitement de la circonstance, puisque Mgr Harvey lui-même me suggéra d’assister à l’audience générale le lendemain, afin que je puisse au moins saluer le Saint-Père personnellement, avec les autres évêques présents.

Mgr Harvey me répondit par les mots suivants: « Gänswein m’a dit: ‘Mgr Viganò est la dernière personne qui puisse s’approcher du Pape Benoît!‘ Il a ensuite ajouté qu’au début de son pontificat, Benoît XVI, lui désignant Gänswein avec l’index, s’est exclamé ‘Gestapo! Gestapo!‘ « .

Cette attitude sans scrupules se révéla dès le début du pontificat, également dans la détermination avec laquelle Gänswein réussit à retirer au Pape sa précieuse assistante et secrétaire historique Ingrid Stampa, que le Cardinal Ratzinger d’alors avait voulu à ses côtés pendant plus d’une décennie après le décès de sa sœur Maria.

Il est notoire que pour échapper à ce contrôle total exercé sur sa personne par Gänswein, le pape Benoît se rendait souvent chez son secrétaire particulier précédent, Mgr Joseph Clemens invitant également Ingrid Stampa à cette réunion de famille.

Je fais cette déclaration à la suite de ce que Mgr Gänswein a affirmé à l’agence Ansa, en contradiction avec ce que le pape Benoît lui-même a écrit dans l’échange de correspondance avec le cardinal Sarah: il s’agit d’une insinuation explosive et calomnieuse contre l’éminent cardinal Robert Sarah, ponctuellement démentie par lui.

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2020/01/16/vigano-quid-du-role-de-mgr-ganswein/


Dernière édition par Gilbert Chevalier le Sam 1 Fév - 22:42, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Sam 1 Fév - 16:03

Jeanne Smits, sur son Blog au 31 janvier 2020, a écrit:
NOUVEAU TÉMOIGNAGE de Mgr CARLO MARIA VIGANO :

Le NOUVEAU VICE-DOYEN des CARDINAUX,
LEONARDO SANDRI
et les LÉGIONNAIRES du CHRIST

(traduction intégrale)

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 DSC_5468

Ce 31 janvier, Mgr Carlo Maria Viganò, le lanceur d’alerte à propos de l’ex-cardinal Theodore McCarrick « protégé » par le pape François, a publié une nouvelle lettre de témoignage. Il dénonce la nomination par ce dernier du cardinal Leonardo Sandri en tant que vice-doyen du Collège des cardinaux, chargé à ce titre de l’organisation du prochain conclave. Sandri, affirme Carlo Maria Viganò malgré l’amitié qu’il lui porte, a participé à la « couverture » des crimes du fondateur des Légionnaires du Christ.


Je vous propose ici ma traduction du texte paru en début d’après-midi sur LifeSiteNews, d’après la traduction anglaise faite par Diane Montagna. – Jeanne Smits


* * *

Nous venons de vivre un épisode des plus honteux où nous avons vu le prince des mensonges à l'œuvre pour discréditer le livre du pape Benoît XVI et du cardinal Robert Sarah en les couvrant d'insultes ignobles et d'insinuations vulgaires, et aussi le geôlier du pape, tel un judas, agissant désormais comme un homme de main. Nous voici maintenant confrontés à un autre chef-d'œuvre de tromperie : la confirmation par le pape de l'élection du nouveau doyen et vice-doyen du collège des cardinaux par les cardinaux-évêques. Cela est passé presque inaperçu et cache pourtant une stratégie sournoise. Il faut en effet se rappeler qu'en juin 2018, le pape François a augmenté le nombre des cardinaux-évêques, qui était resté inchangé depuis des siècles : il en a promu quatre nouveaux d'un même trait. Il a ainsi assuré une majorité en sa faveur, comme il l'a toujours fait en créant de nouveaux membres du Collège des cardinaux.

Au cardinal Giovanni Battista Re, nommé doyen du Collège à l'âge de 86 ans et de ce fait exclu du prochain conclave, je souhaite une vie encore plus longue que celle de son père. Mais sa nomination est une couverture pour cette autre nomination plus lourde de conséquences, celle du cardinal Sandri : elle a été préparée ad hoc pour piloter le prochain conclave secundum Franciscum, c'est-à-dire conformément à une version actualisée et augmentée de la Mafia de Saint-Gall.

J'ai une longue amitié avec le cardinal Sandri qui remonte au temps passé ensemble à l'Académie ecclésiastique pontificale puis, pendant onze ans, dans le même bureau en tant que secrétaire de trois suppléants de la Secrétairerie d'État, suivis de sept ans de collaboration une fois qu'il a été nommé suppléant pour les affaires générales à la Secrétairerie d'État, seulement six mois après son retour de sa mission de nonce au Mexique.

« Amicus Plato sed magis amica veritas. » (Platon m'est cher, mais la vérité m'est encore plus chère.) Cette maxime, attribuée à Aristote, puis reprise par Platon évoquant Socrate et plus tard par Cicéron, est expliquée comme suit par saint Thomas d'Aquin dans Sententia libri Ethicorum, Liber 1, Lectio 6, n. 4-5 : "Quod autem oporteat veritatem praeferre amicis, ostendit hac ratione. Quia ei qui est magis amicus, magis est deferendum. Cum autem amicitiam habeamus ad ambo, scilicet ad veritatem et ad hominem, magis debemus veritatem amare quam hominem, quia hominem praecipue debemus amare propter veritatem et propter virtutem... Veritas autem est amicus superexcellens cui debetur reverentia honoris ; est etiam veritas quiddam divinum, in Deo enim primo et principaliter invenitur. Et ideo concludit, quod sanctum est praehonorare veritatem hominibus amicis".

En français [traduction non officielle par mes soins NDLR] :

« Que la vérité doive être préférée aux amis, il le prouve de cette façon. Le plus grand ami est celui pour lequel nous devrions avoir la plus grande considération. Bien que nous devions avoir de l'amitié à la fois pour la vérité et pour notre prochain, nous devons plutôt aimer la vérité parce que nous devons aimer notre prochain surtout à cause de la vérité et de la vertu… Or la vérité est un très excellent ami, tel que l'hommage de l'honneur lui est dû. La vérité est d'ailleurs une chose divine, car elle se trouve d'abord et surtout en Dieu. Il conclut donc qu'il est vertueux d'honorer la vérité avant les amis. »

C'est pourquoi ce que je vais écrire sur le cardinal Leonardo Sandri est inspiré uniquement par l'amitié qui m'unit à lui depuis près de cinquante ans, pour le bien de son âme, pour l'amour de la Vérité qui est le Christ lui-même, et pour l’Église, son Épouse, que nous avons servie ensemble.

Lors de la première audience que François m'a accordée après celle du 23 juin 2013 que j'ai déjà mentionnée (dans mon premier témoignage), au cours de laquelle il m'a interrogé sur le cardinal McCarrick, il m'a posé une question similaire : « À quoi ressemble le cardinal Sandri ? » Surpris par cette question concernant un de mes amis proches, et me sentant mis sur la sellette, je n'ai pas répondu. Puis François, joignant ses mains dans un geste typiquement italien, les a agitées d'avant en arrière - comme pour dire que Sandri “sait s'en sortir” - et il m'a regardé dans les yeux comme pour me demander d'adhérer à sa suggestion. Je lui ai donc dit en toute confiance : « Saint-Père, je ne sais pas si vous savez que le nonce Justo Mullor, président de l'Académie ecclésiastique pontificale, a été écarté de la nonciature apostolique au Mexique parce qu'il s'est opposé aux directives venant de la Secrétairerie d'État pour couvrir les très graves accusations portées contre Marcial Maciel. » C'est ce que j'ai dit au Pape, afin qu'il en tienne compte et qu'il répare par la suite l'injustice que l'archevêque Mullor avait subie pour ne pas s'être compromis, à cause de sa fidélité à la vérité et à son amour pour l'Église. Je réaffirme ici cette vérité, afin d'honorer ce fidèle serviteur du Saint-Siège, sur la tombe duquel, dans la cathédrale d'Almeria, en Espagne, j'ai célébré une Sainte Messe de suffrage.

J'ai déjà écrit dans mon premier témoignage que la personne principalement responsable de la dissimulation des méfaits commis par Maciel était le secrétaire d'État de l'époque, le cardinal Angelo Sodano, dont la récente acceptation de sa démission du poste de doyen du Collège des cardinaux était liée à son implication dans l'affaire Maciel. En plus de protéger Maciel, Angelo Sodano n'est certainement pas étranger aux promotions de McCarrick.

En attendant, le cardinal Francis Arinze mérite la reconnaissance pour s'être opposé, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à la tentative de Sodano d'occulter l'affaire Maciel.

Malheureusement pour lui, Sandri s'est également laissé impliquer par Sodano dans cette opération pour couvrir les horribles méfaits de Maciel. Pour remplacer l'archevêque Mullor à Mexico, il a fallu nommer une personne d'une loyauté sans faille envers Sodano. Sandri avait déjà donné des preuves en tant qu'assesseur de la section des affaires générales à la secrétairerie d’État. Alors nonce au Venezuela depuis un peu plus de deux ans, il a été transféré au Mexique.

J'ai été le témoin direct de ces manœuvres louches (que les responsables en place qualifieraient de transferts de personnel normaux) lors d'une conversation qu'ils ont eue le 25 janvier 2000, en la fête de la conversion de saint Paul, alors que nous nous rendions à la basilique qui porte son nom, pour la clôture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. La chaîne qui relie les dates de ces transferts est très significative : le 19 janvier 2000, Mgr Giorgio Zur, président de l'Académie pontificale ecclésiastique (PAE) depuis un an à peine, a été transféré à Moscou ; le 11 février 2000, Mgr Justo Mullor, qui n'était alors au Mexique que depuis deux ans et demi, a été nommé président de la PAE ; le 1er mars 2000, Mgr Sandri a été transféré au Mexique après avoir passé seulement deux ans et demi au Venezuela. Six mois plus tard, le 16 septembre 2000, Sandri a été promu au poste de substitut de la Secrétairerie d'État, devenant ainsi le bras droit de Sodano.

Les Légionnaires du Christ n'ont pas manqué de montrer leur gratitude à Sandri. À l'occasion d'un déjeuner organisé dans l'atrium de la salle Paul VI pour honorer les cardinaux, parmi lesquels Sandri, qui ont été créés lors du consistoire du 24 novembre 2007, j'ai été abasourdi lorsque Sandri m'a dit à l'avance ce qu'il allait dire au pape Benoît XVI en faisant son entrée : « Saint Père, vous m'excuserez si je ne reste pas pour le déjeuner, mais je suis attendu par cinq cents de mes invités chez les Légionnaires du Christ. »

François, après avoir à plusieurs reprises et de manière obsessionnelle évoqué un « cléricalisme » mal défini comme la cause des abus sexuels, afin d'éviter de dénoncer le fléau de l'homosexualité, fait maintenant étalage d'un cléricalisme sans scrupules (une accusation qu'il réserve à autrui) : il a promu Sandri au rang de cardinal-prêtre en mai 2018 et un mois plus tard au rang de cardinal-évêque, afin de le confirmer comme vice-doyen du collège des cardinaux, un candidat préparé par François pour présider le prochain conclave.

Les fidèles ont le droit de connaître ces sordides intrigues d'une cour corrompue. Au cœur de l’Église, nous semblons entrevoir l'ombre de la synagogue de Satan qui s'approche (Ap 2, 9).

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque titulaire d'Ulpiana
Nonce apostolique


Source :
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/01/nouveau-temoignage-de-mgr-carlo-maria.html
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 1 Avr - 22:14

Jeanne Smits, sur son Blog au 31 mars 2020, a écrit:
Mgr Carlo Maria VIGANO
ANALYSE la RÉPONSE de la HIÉRARCHIE de l’ÉGLISE
à la CRISE du CORONAVIRUS.

Traduction intégrale

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Mgr Carlo Maria Viganò a accordé le 29 mars à Michael Matt de The Remnant un important entretien sur la situation de l’Eglise en ce temps de pandémie du coronavirus, qu’il analyse comme un « châtiment » de toutes nos fautes individuelles et collectives : « Les catholiques savent que la maladie – et par conséquent les épidémies, la souffrance et la perte d'un être cher – doit être acceptée dans un esprit de foi et d'humilité, et même en expiation de nos propres péchés. »


Je vous propose ci-dessous ma traduction de l'entretien accordé par Mgr Vigano à Michael Matt, aimablement revue et corrigée par Son Excellence. Elle fait donc foi en tant que traduction autorisée.
– Jeanne Smits
*

Michael J. Matt (MJM) : Excellence, avec quel regard le Chrétien doit-il évaluer la pandémie de covid-19 ?

+ Carlo Maria Viganò : La pandémie du coronavirus, comme toutes les maladies et la mort elle-même, sont une conséquence du péché originel. Le péché d'Adam, notre premier parent, nous a privés, lui et nous, non seulement de la grâce divine, mais aussi de tous les autres  bienfaits que Dieu a donnés à la création. C'est alors que la maladie et la mort sont entrées dans le monde comme châtiment pour avoir désobéi à Dieu. La Rédemption qui nous a été promise dans le Protévangile (Genèse 3), prophétisée dans l'Ancien Testament et accomplie avec l'Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur, a racheté Adam et ses descendants de la damnation éternelle ; mais les conséquences  du péché originel sont restées gravées comme une marque de l’ancienne chute et ne seront restaurées qu'à la Résurrection de la chair, qui surviendra au Jour du Jugement - comme nous le proclamons dans le Credo. Il faut s'en souvenir, surtout à une époque où les principes fondamentaux du Catéchisme sont méconnus, voire niés.

Les catholiques savent que la maladie, et par conséquent les épidémies, la souffrance et la perte d'un être cher, doivent être acceptées dans un esprit de foi et d'humilité, et même en expiation de nos propres péchés. Grâce à la Communion des Saints - par laquelle les mérites de tous les baptisés sont transmis aux autres membres de l'Église – nous pouvons également offrir  ces épreuves pour le pardon les péchés d’autrui, pour la conversion de ceux qui ne croient pas encore et pour hâter la purification des Âmes Saintes au Purgatoire. Une épreuve aussi redoutable que le covid-19 peut être une occasion précieuse  pour grandir dans la foi et dans une charité ardente.

Comme nous l'avons vu, si nous ne considérons que l'aspect clinique de la maladie – contre lequel nous devons certainement  faire tout ce qui est en notre pouvoir –, cela supprime  toute dimension transcendante à notre vie, la privant de ce regard surnaturel, sans lequel inévitablement nous nous enfermons dans un égoïsme aveugle et sans espoir.

MJM : Plusieurs évêques et prêtres ont affirmé que Dieu « ne punit pas » et que considérer le coronavirus comme un fléau est une « idée païenne ». Êtes-vous d'accord avec cela ?

- La toute première punition, comme je le disais, a été infligée à notre premier parent. Cependant, selon les paroles de l'Exsultet chanté lors de la Vigile pascale : O felix culpa, qui talem ac tantum meruit habere Redemptorem ! Ô heureuse faute, qui nous valut un tel Rédempteur !

Un père qui ne punit pas ses enfants ne les aime pas vraiment, mais les néglige ; un médecin qui observe avec insouciance l'aggravation de son patient jusqu'à ce que la gangrène s'installe, ne cherche pas son rétablissement. Dieu est un Père très aimant qui nous enseigne ce que nous devons faire pour entrer dans le bonheur éternel du Ciel. Lorsque, par le péché, nous désobéissons à ses commandements, il ne nous laisse pas mourir, mais il vient nous chercher et nous envoie de nombreux avertissements, parfois même très sévères, afin  que nous nous convertissions, que nous nous repentions, que nous fassions pénitence et retrouvions ainsi notre amitié avec Lui. « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » Je pense que ses paroles de Notre Seigneur ne laissent aucune place à l'ambiguïté.

Je voudrais également ajouter que la vérité sur un Dieu juste qui récompense les bons et punit les méchants fait partie de notre héritage commun, issu de la loi naturelle que Notre Seigneur a inscrite en tout homme, de toutes les époques. C'est un appel, une nostalgie ineffaçable  du paradis terrestre, qui permet  aux païens eux-mêmes de comprendre que la Foi catholique est l’aboutissement nécessaire de tout ce qu'un cœur sincère et bien disposé leur suggère. Je suis surpris qu'aujourd'hui, au lieu de souligner cette vérité inscrite si profondément dans le cœur de chacun, ceux qui nourrissent une si grande sympathie pour les païens n'acceptent pas ce que l'Église a toujours considéré comme la meilleure façon de les gagner au Christ.

MJM : Votre Excellence pense-t-elle qu'il y a certains péchés qui ont provoqué la colère de Dieu plutôt que d'autres ?

- Les crimes qui souillent chacun de nous aux yeux de Dieu sont de nouveaux coups de marteau sur les clous qui ont percés les Mains vénérables de Notre Seigneur, un coup de fouet arrachant la chair de son Corps sacré, un crachat sur son Visage bien-aimé. Si seulement nous pouvions considérer cela au plus intime de notre esprit, nous ne pécherions plus jamais. Et les pécheurs pleureraient avec une profonde tristesse pour le restant de leurs jours. Et pourtant, c'est bien cela qui s'est réellement passé : au cours de Sa Passion, notre divin Sauveur a pris sur Lui non seulement le péché originel, mais aussi tous nos péchés, de tous les temps et de tous les hommes. La chose la plus admirable est que Notre Seigneur a voulu endurer la mort sur la Croix, alors qu'une seule goutte de son Sang très précieux aurait suffi à nous racheter tous. « Cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scelere », comme nous l'enseigne saint Thomas.

Outre les péchés commis individuellement, il y a aussi les péchés des sociétés et des nations. L'avortement, qui continue de tuer des enfants innocents même pendant la pandémie ; le divorce, l'euthanasie, l'horreur des soi-disant « mariages » homosexuels, la célébration de la sodomie et d'autres perversions terribles, la pornographie, la corruption des enfants, la spéculation de l'élite financière, la profanation du dimanche...

MJM : Pouvons-nous demander pourquoi Votre Excellence fait une distinction entre les péchés des individus et les péchés des nations ?

- Saint Thomas d'Aquin enseigne qu'il est du devoir de l'individu de reconnaître, d'adorer et d'obéir au seul vrai Dieu. De même, la société – composée d’individus – ne peut pas ne pas reconnaître Dieu et veiller à ce que ses lois permettent à ses membres d'atteindre le bien surnaturel auquel ils sont ordonnés. Il y a des nations qui non seulement ignorent Dieu, mais le nient ouvertement ; qui imposent à leurs citoyens des lois contraires à la morale naturelle et à la foi catholique, telles que la reconnaissance du droit à l'avortement, à l'euthanasie et à la sodomie; qui travaillent à la corruption des enfants et violent leur innocence ; qui accordent le droit de blasphémer la Divine Majesté : ces nations ne peuvent échapper au châtiment de Dieu. Les péchés publics réclament une confession publique et une expiation publique, pour obtenir un pardon public. N'oublions pas que la communauté ecclésiale, qui est aussi une société, n'est pas exempte de la punition céleste lorsque ses responsables se rendent coupables d'offenses collectives.

MJM : Voulez-vous dire par là qu’il y a aussi des fautes de l’Église ? 

- L'Église est en elle-même et toujours indéfectiblement sainte, parce qu'elle est le Corps mystique de Notre Seigneur, et il serait non seulement téméraire mais blasphématoire de penser que l’institution divine que la Providence a placée sur cette terre comme dispensatrice de la Grâce et seule Arche du Salut puisse être le moins du monde imparfaite. Les louanges que nous attribuons à la Très Sainte Vierge – qui est justement Mater Ecclesiae – peuvent être chantées à la gloire de l'Église : elle est Médiatrice de toutes les grâces par les Sacrements; elle est la Mère du Christ dont elle engendre les membres ; elle est l'Arche de l'Alliance, qui abrite le Pain du Ciel et la table des Commandements; l’Église est le refuge des pécheurs, à qui elle accorde le pardon dans le Sacrement de Pénitence ; elle est la santé des malades, à qui elle a toujours prodigué ses soins; elle est reine de la paix, qu’elle diffuse en prêchant l'Évangile. Mais elle est aussi « terrible comme armée rangée en bataille », car Notre-Seigneur a conféré à ses ministres sacrés le pouvoir de chasser les démons et l’autorité des Saintes Clefs, grâce auxquelles elle ouvre et elle ferme les portes du Ciel. N'oublions pas que l'Église n'est pas seulement l'Église militante ici sur terre, mais aussi l'Église triomphante et l'Église pénitente, dont les membres sont tous des saints.

Je dois également affirmer que bien que l'Église du Christ soit sainte, elle peut être cependant ici bas pécheresse en ses membres, y compris les membres de sa Hiérarchie. En ces temps troublés, nous avons malheureusement de nombreux exemples de clercs indignes, comme l'ont montré les scandales d'abus commis par eux, même par des évêques et des cardinaux. 

L'infidélité des Pasteurs sacrés est un scandale pour leurs confrères et pour de nombreux fidèles, non seulement en termes de perversions sexuelles et de soif de pouvoir, mais aussi – je dirais même surtout – lorsqu'ils touchent à l'intégrité de la Foi, à la pureté de la doctrine de l'Église et à la sainteté des mœurs. Des actes d'une gravité inouïe ont été posés, comme nous l'avons vu avec l'adoration de l'idole de la pachamama au cœur du Vatican. En effet, je crois que Notre-Seigneur est particulièrement outré par la multitude de péchés et de scandales commis par ceux qui devraient être un exemple et un modèle, en tant que pasteurs, pour le troupeau qui leur est confié.

De plus, n’oublions pas que le mauvais exemple offert par une grande partie de la hiérarchie n'est pas seulement un scandale pour les catholiques, mais aussi pour de nombreuses personnes qui, bien qu’elles n’appartiennent pas à l’Église, la considère comme un phare et un point de référence. Et ce n'est pas tout : ce fléau ne peut dispenser l'Église, dans sa hiérarchie, de faire un sévère examen de conscience, pour s'être rendue au monde. L’Église ne peut échapper au devoir de condamner fermement toutes les erreurs qu'elle a laissé se répandre en son sein après le Concile Vatican II et qui ont attiré de justes châtiments sur elle-même et sur le monde : nous devons réparer ces erreurs et retourner à Dieu.

Je regrette de constater qu'aujourd'hui encore, alors que nous sommes tous témoins de la colère divine qui frappe le monde, nous continuons à offenser la Majesté de Dieu en parlant de « la vengeance de la Terre Mère qui réclame le respect », comme l'a affirmé le pape il y a quelques jours dans sa énième interview. Il est en revanche urgent de demander pardon pour le sacrilège perpétré dans la basilique Saint-Pierre, en la reconsacrant selon les normes canoniques avant d’y célébrer à nouveau le Saint Sacrifice de la Messe.

Une procession pénitentielle solennelle devrait également être organisée - même des seuls prélats - présidée par le pape, qui implore la miséricorde de Dieu sur eux-mêmes et sur le peuple. Ce serait un geste d’authentique humilité, que de très nombreux fidèles attendent, en réparation des péchés commis.

Comment pouvons-nous taire notre désarroi lorsque nous entendons des paroles comme celles prononcées à Sainte Marthe le 26 mars ? Le pape a dit à cette occasion : « Que le Seigneur ne nous trouve pas, au terme de notre vie, et dise à chacun de nous : Tu t’es perverti. Tu t’es éloigné du chemin que je t’avais indiqué. Tu t’es prosterné devant une idole. » Nous sommes complètement bouleversés et indignés en écoutant de telles paroles, en considérant que le pape a lui-même consommé un véritable sacrilège à la face du monde, jusque sur l’Autel de la Confession de Saint Pierre, une véritable profanation, un acte d’apostasie, avec l’idole immonde et démoniaque de pachamama.

MJM : En la fête de l'Annonciation de Notre-Dame, les évêques du Portugal et d'Espagne ont consacré leurs pays au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. Les évêques d'Irlande, d'Angleterre et du Pays de Galles ont fait de même. Dans de nombreux diocèses et villes ailleurs, les évêques et les autorités locales ont placé leurs communautés sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie. Comment Votre Excellence considère-t-elle ces événements ?

- Ce sont là des gestes qui suscitent de l’espérance, bien qu’insuffisants pour réparer nos fautes, et jusqu’ici ignorés par les sommets de l’Église, tandis que le peuple chrétien crie haut et fort pour un geste solennel et choral à ses Pasteurs. Notre Dame, à Fatima, a demandé que le Pape et tous les évêques consacrent la Russie à son Cœur Immaculé, annonçant des malheurs et des guerres jusqu'à ce que cela se produise. Ses appels sont restés sans réponse. Que les Pasteurs se repentent et obéissent à la Vierge Très Sainte ! Il est honteux et scandaleux que l’Église en Italie ne se soit pas jointe à cette grande initiative !

MJM : Comment jugez-vous la suspension des célébrations étendue presque partout dans le monde ?

- C'est une grande souffrance, je dirais même la plus grande qui a été imposée à nos fidèles, tout spécialement aux mourants, les privant du recours aux sacrements.

Dans cette situation, il a semblé que les Évêques, à quelques rares exceptions près, n'aient eu aucun scrupule à fermer les églises et à empêcher la participation des fidèles au Saint Sacrifice de la Messe. Ils se sont comportés comme de froids bureaucrates, comme des exécuteurs de la volonté du Prince : cette attitude est désormais perçue par la plupart des fidèles comme un signe inquiétant de leur manque de Foi. Et comment les blâmer ?

Je me demande – et je tremble de l’affirmer – si la fermeture des églises et la suspension des célébrations n’est pas une punition que Dieu a ajoutée à la pandémie. « Ut scirent quia quae peccat quis, per haec et torquetur. Afin qu’ils comprennent que l’on est châtié par où l’on pèche» (Sagesse 11, 17). Offensé par la négligence et le manque de respect de tant de ses Ministres, outragé par les profanations du Saint-Sacrement qui se produisent quotidiennement avec l’habitude sacrilège d’administrer la Communion dans la main, las de supporter des chansons vulgaires et des sermons hérétiques, Notre-Seigneur se complaît de nos jours encore d’entendre s’élever vers Lui – depuis le silence de nombreux Autels – la louange sobre et austère de tant de prêtres qui célèbrent la Messe de toujours. Cette Messe qui remonte aux temps des Apôtres, et qui a toujours été, au cours de l’histoire, le cœur palpitant de l'Église. Prenons très au sérieux cet avertissement très solennel : Deus non irridetur. On ne se moque pas de Dieu!

Je comprends et partage, bien entendu, le respect dû aux principes fondamentaux de protection et de sécurité que l’Autorité civile établit pour la santé publique. Cependant, tout comme elle a le droit d'adopter des mesures affectant le corps, l’autorité ecclésiastique a le droit et le devoir de s’occuper de la santé des âmes : elle ne peut priver les fidèles de la très sainte Eucharistie, encore moins du sacrement de Pénitence et du Saint Viatique. Pourtant, alors que les magasins et les restaurants étaient encore ouverts, de nombreuses conférences épiscopales avaient déjà ordonné la suspension des fonctions sacrées, sans que les Autorités civiles ne le demandent. 

Cette attitude révèle la situation douloureuse dans laquelle se trouve la Hiérarchie, prête à sacrifier le bien des âmes pour plaire au pouvoir de l'État ou à la dictature de la « pensée unique ».

MJM : Votre Excellence a mentionné les restaurants. Que dites-vous des repas pour les pauvres qui ont été offerts ces derniers mois dans les lieux de culte eux-mêmes ?

- Pour un vrai catholique, l’assistance à ceux qui sont dans le besoin a son propre moteur dans la vertu de charité, c’est-à-dire en Dieu lui-même - Deus Caritas est. Il aime le Seigneur par-dessus tout, et le prochain par amour pour Lui. Cela lui donne de voir le Christ - conformément aux béatitudes évangéliques - dans les pauvres, les malades, les prisonniers et les orphelins. L’Église a toujours été, depuis ses débuts, un exemple lumineux en ce domaine, au point que les païens eux-mêmes en ont été édifiés. L'histoire témoigne des nombreuses et impressionnantes œuvres d'assistance mises en place grâce à la générosité des fidèles, même en période d’ouverte hostilité de l’État, qui bien souvent s’est emparé des biens des fondations, mu par la haine que la franc-maçonnerie nourrissait envers un témoignage aussi limpide des catholiques. Le soin des pauvres et des marginaux n’est pas une nouveauté du « nouveau cours bergoglien », il n’est pas non plus l’apanage d’organisations idéologiquement alignées. Mais il est significatif que l’accent posé idéologiquement sur l’assistance aux pauvres apparaisse sans aucune référence au surnaturel, limité aux seules œuvres de miséricorde corporelle, en évitant méticuleusement les œuvres de miséricorde spirituelle. Et ce n'est pas tout : le pontificat actuel a définitivement sanctionné la renonciation au caractère missionnaire de l'Église, à l’apostolat, qualifié avec le terme péjoratif de prosélytisme. Tout se limite à fournir de la nourriture, de l'hospitalité et des soins de santé, mais personne ne prodigue de nourriture, d'hospitalité ou de soins aux âmes de ceux qui en ont si désespérément besoin, réduisant ainsi l’Église à une ONG à des fins philanthropiques. Mais la Charité n'est pas une variation de la philanthropie d’inspiration maçonnique, à peine voilée d’un vague spiritualisme, mais son exact contraire. La solidarité que nous voyons à l'œuvre de nos jours nie qu'il n'y ait qu'une seule vraie Église, dont le message de salut doit être prêché à ceux qui ne lui appartiennent pas encore. Ce n'est pas tout : en raison des graves déviations qui se sont répandues dans l'Église avec le Concile, en matière de liberté religieuse et d'œcuménisme, de nombreux organismes caritatifs confirment aujourd'hui dans leur paganisme ou leur athéisme les personnes qui leur sont confiées, allant jusqu’à leur offrir des lieux de culte où ils peuvent prier. Nous avons vu également des cas déplorables de Messes au cours desquelles, à la demande explicite du célébrant, le coran a été proclamé à la place de l’Évangile, ou, comme cela s'est produit récemment, l'idolâtrie a été pratiquée dans des églises catholiques.

Je crois que la décision de transformer les églises en réfectoires ou en dortoirs pour y abriter les personnes dans le besoin est un phénomène révélateur de cette hypocrisie sous-jacente qui, comme dans le cas de l'œcuménisme, utilise un prétexte apparemment louable - assister les nécessiteux ou accueillir les réfugiés - comme un instrument pour réaliser progressivement le rêve maçonnique d’une grande religion universelle sans dogmes, sans rites, sans Dieu. Utiliser les églises comme des tavernes, en présence de prélats complaisants, en train de servir des pizzas ou des côtelettes avec un tablier par dessus leur robe ecclésiastique, revient à les profaner; surtout lorsque ceux qui s’exposent aux photographes en souriant se gardent bien d’ouvrir les portes de leur palais épiscopal à ceux dont ils veulent profiter à des fins politiques. Pour revenir sur ce que je disais tout à l’heure, il me semble que ces sacrilèges soient eux aussi à l’origine de la pandémie actuelle et de la fermeture des églises.

Il me semble également que trop souvent la pauvreté de tant de malheureux est mise en scène. Nous ne l'avons que trop souvent vu avec les débarquements de clandestins, transportés par des marchands d’esclaves, dans le seul but de mettre en place une industrie de l'accueil, derrière laquelle se cachent non seulement des intérêts économiques sordides, mais aussi une complicité non-avouée avec ceux qui cherchent à détruire l'Europe chrétienne, à commencer par l'Italie.

MJM : Dans certains cas, comme dans la ville de Cerveteri près de Rome, les forces de l'ordre ont arrêté un prêtre qui célébrait la Messe. Comment les autorités de l’Église ont-elles réagi à ce genre de faits ?

- Le cas de Cerveteri a pu relever d’un excès de zèle de la part de deux gardes municipaux, très probablement stressés par le climat alarmant qui est apparu depuis le début de l'épidémie. Mais il doit être clair, surtout dans un pays comme l'Italie, dans lequel est en vigueur un Concordat entre l'Église Catholique et l’État, que les autorités ecclésiastiques jouissent d’un droit exclusif sur les lieux de culte. Le Saint-Siège et l'Ordinaire du lieu auraient dû protester fermement contre une telle violation du Traité du Latran, qui a été confirmé à nouveau en 1984 et qui est toujours en vigueur. Une fois de plus, l'autorité des évêques, qui leur a été octroyée directement par Dieu, se dissout comme neige au soleil, démontrant une pusillanimité qui pourrait à l’avenir autoriser des abus plus graves encore. Permettez-moi de profiter de cette occasion pour solliciter une condamnation très ferme de cette ingérence intolérable de l’Autorité civile dans des affaires qui relèvent directement de la responsabilité de l’Autorité ecclésiastique.

MJM : Le pape François a invité tous les chrétiens, catholiques et non-catholiques, à se réunir le 25 mars pour demander à Dieu de mettre fin à cette pandémie, et il a laissé entendre que les membres d'autres religions pourraient se joindre à sa prière.
      
- Le relativisme religieux qui s’est faufilé dans l’Église avec le Concile Vatican II a effacé chez de nombreuses personnes, la persuasion que la foi catholique est le seul moyen de salut, et que le Dieu Unique en trois Personnes que nous adorons, est le seul vrai Dieu.

Dans sa déclaration d'Abou Dhabi, le pape Bergoglio a déclaré que toutes les religions sont voulues par Dieu : ceci n’est pas seulement une hérésie, mais une forme d’apostasie très grave et un blasphème. En effet : affirmer que Dieu accepte d’être adoré indépendamment de la façon dont Il s’est Lui-même révélé, signifie que l'Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de notre Sauveur sont complètement dénuées de sens. Cela signifie nier, rendre inutile, vaine la raison d’être de l'Église, la raison pour laquelle des millions de saints martyrs ont livré leur vie, la raison pour laquelle les Sacrements ont été institués et pour laquelle le sacerdoce et la papauté elle-même existent.

Malheureusement, juste au moment où nous devrions expier les offenses infligées à la divine Majesté, voici quelqu'un qui nous demande de Le prier avec ceux qui refusent d’honorer Sa Très Sainte Mère, le jour de Sa Fête. Est-ce là la meilleure façon pour mettre fin au fléau qui nous frappe ?

MJM : Il est vrai aussi que la Pénitencerie Apostolique a accordé des indulgences spéciales à ceux qui sont frappés par cette terrible affliction et à ceux qui les assistent matériellement et spirituellement.

- Tout d'abord, il est nécessaire de souligner avec force que les indulgences ne peuvent jamais remplacer les sacrements. Nous devons résister fermement aux décisions infâmes de quelques pasteurs, qui ont récemment interdit à leurs prêtres d'entendre des confessions ou d’administrer le baptême. Ces mesures – ainsi que l'interdiction des Messes publiques et la suspension de la Sainte Communion – sont contraires à la Loi divine et sont la preuve que derrière tout cela se cache Satan. Seul l’Ennemi peut inspirer de telles mesures entraînant la perte spirituelle de nombreuses âmes. Ce serait comme ordonner aux médecins de ne pas traiter des patients en danger de mort.

L'exemple de l’épiscopat polonais, ordonnant de multiplier les célébrations eucharistiques afin de permettre la participation des fidèles sans risques de contagion, devrait être suivi par toute l’Église, si la Hiérarchie se souciait réellement du salut éternel du peuple chrétien. Il est significatif qu'en Pologne, l’impact de la pandémie soit plus faible que dans d'autres pays.

La doctrine des Indulgences survit aux attaques des novateurs, et c'est une bonne chose. Cependant, si le Souverain Pontife a le pouvoir de puiser dans les richesses infinies de la Grâce, il est également vrai que les indulgences ne peuvent être banalisées ou considérées comme une sorte de prime ou de solde de fin de saison. Les fidèles ont ressenti la même chose à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde : l’Indulgence plénière a été accordée dans des conditions telles que ceux qui devaient en bénéficier se sont à peine rendu compte de la gravité de la démarche. Il se pose également le problème de la Confession sacramentelle et de la Communion eucharistique nécessaires pour bénéficier des indulgences, que la Pénitencerie Apostolique a reporté à une date non précisée : « dès que cela sera possible ».

MJM : Croyez-vous que les dispenses relatives à l’absolution générale au lieu de l'absolution individuelle peuvent s'appliquer dans l'épidémie actuelle ?

- Un danger de mort imminent justifie certaines solutions que l'Église, dans son zèle pour le salut éternel des âmes, a toujours généreusement permises. C'est le cas de l'absolution générale pour les soldats sur le point d'aller au combat, ou pour les personnes à bord d'un navire qui coule. Si l’urgence dans une unité de soins intensifs ne permet l’accès au prêtre que dans des conditions extrêmement strictes, et qu'il ne peut entendre les confessions individuelles des mourants, je pense qu'une telle solution peut être la meilleure. Toutefois, si un précédent est créé, selon lequel l'absolution générale est étendue à tous les cas, même lorsque les pénitents ne sont pas en danger de mort immédiate, nous devons être extrêmement prudents pour veiller à ce que l'Église autorise dans les cas extrêmes ne devienne pas la norme.

Permettez-moi de rappeler également que la Messe diffusée par Internet ou à la télévision ne remplit pas le précepte de participer à la Messe dominicale. Cela peut être un moyen louable de sanctifier le jour du Seigneur lorsque l’on est dans l’impossibilité de se rendre à l'église ; mais nous devons toujours nous rappeler que la pratique sacramentelle ne peut pas être remplacée par la virtualisation du sacré. De même que dans l’ordre naturel nous ne pouvons pas nourrir notre corps en regardant l’image d’un aliment.

MJM : Quel message Votre Excellence souhaite-t-elle transmettre à ceux qui ont, aujourd’hui, la responsabilité de défendre et de guider le troupeau du Christ ?

- Il est indispensable et urgent que le pape, tous les évêques, les prêtres et les religieux s’engagent dans une authentique conversion. C'est ce que réclament les laïcs, qui souffrent en proie à la confusion, faute de guides fidèles et sûres.

Nous ne pouvons pas permettre que le troupeau que le divin Pasteur nous a confié pour le gouverner, le protéger, le conduire au salut éternel, soit dispersé par des mercenaires infidèles. Nous devons nous convertir, pour n’appartenir qu’à Dieu seul, sans aucun compromis avec le monde.

Les évêques doivent reprendre conscience de leur propre Autorité apostolique, qui est personnelle, qui ne peut être déléguée à des sujets intermédiaires comme les Conférences épiscopales ou les synodes, qui ont faussé l'exercice du ministère apostolique, causant ainsi de sérieux dommages à la constitution divine de l'Église, telle que le Christ l’a voulue.

Assez de voies synodales ! Assez d’une collégialité mal comprise ! Assez de cet absurde sentiment d'infériorité et de flatterie à l’égard du monde ! Assez de cet usage hypocrite du dialogue au lieu de l’annonce intrépide de l'Évangile ! Assez de l’enseignement de fausses doctrines et la peur de prêcher la pureté et la sainteté de la vie ! Assez de silences craintifs devant l'arrogance du mal ! Assez de l’occultation d’ignobles scandales. Assez de mensonges, de tromperies, de vengeance !

La vie chrétienne est une milice, un combat, et non une marche insouciante vers l'abîme. À chacun de nous, en raison des Ordres sacrés dont nous sommes investis, le Christ demandera de rendre compte des âmes que nous avons sauvées, et de celles que nous avons perdues, pour ne pas les avoir prévenues et aidées. Revenons à l’intégrité de la Foi, à la sainteté des mœurs, au seul culte qui plaise à Dieu !

Conversion et pénitence, donc, comme nous le demande la Très Sainte Vierge, Mère de l'Église ! Demandons tous à la Vierge Marie, Tabernacle du Très-Haut, de donner aux prêtres et aux évêques l'élan héroïque dont ils ont besoin pour sauver l'Église et pour réaliser la victoire de son Cœur Immaculé.
 + Carlo Maria Viganò
Premier dimanche de la Passion 2020

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/03/mgr-carlo-maria-vigano-analyse-la.html
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Message par Gilbert Chevalier le Dim 5 Avr - 15:57

Jeanne Smits, sur son Blog au 4 avril 2020, a écrit:
“VICAIRE du CHRIST”,
un SIMPLE “TITRE HISTORIQUE” pour le PAPE FRANÇOIS ?
Mgr Carlo Maria VIGANO RÉAGIT.
FORT…

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Bergog13

Voici en exclusivité une nouvelle lettre de Mgr Carlo Maria Viganò à propos de l'étrange présentation du pape François dans la dernière édition de l'Annuaire pontifical, publiée le 25 mars. C'est un texte dur, que je vous laisse découvrir tel qu'il est, comme un document qui marque et commente un fait en soi extraordinaire, qui a déjà provoqué de multiples réactions d'incompréhension au moins, quand ce n'est pas d'indignation.

La présentation du pape François dans cette édition de l'Annuaire pontifical rompt avec la tradition d'une manière hautement symbolique, reléguant ses titres de Vicaire du Christ (et les autres) en deuxième partie de page sous les mots en petits caractères italiques : « Titres historiques ». La fonction pontificale y semble ramenée à la personne de « Jorge Maria Bergoglio », présenté principalement comme « Pasteur universel de l’Église », tandis que cette page ne comporte même pas la mention de son nom de pape, François. La page précédente porte ces seuls mots : « Francesco, vescovo di Roma » (évêque de Rome).

Voici la lettre de Mgr Carlo Maria Viganò, in extenso, telle qu'elle m'est parvenue en langue française. Elle est choquante, terrible. Excessive ? Nous vivons un temps de désert et d'abandon, d'églises fermées, d'absence de messes et de refus des sacrements aux fidèles. Cette lettre est en tout cas un document, une pièce dont l'histoire tiendra compte.
– Jeanne Smits

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Bergog18
A gauche, l’annuaire pontifical 2019, à droite, celui de 2020.

*

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Capture%2Bd%25E2%2580%2599e%25CC%2581cran%2B2020-04-04%2Ba%25CC%2580%2B01.31.13

 « TU L’AS DIT »

« En vérité je vous le dis, l’un de vous me trahira. »
Fort attristés, chacun d’eux se mit à lui dire :
« Serait-ce moi, Seigneur ? » Jésus répondit :
« Celui qui a mis la main dans le plat avec moi, celui-là me trahira.
Le Fils de l’homme s’en va, selon qu’il est écrit de lui ;
mais malheur à cet homme par qui le Fils de l’homme est livré !
Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître. »
À son tour, Judas, celui qui allait le livrer, lui demanda :
« Maître, serait-ce moi ? »
Jésus lui répondit : « Tu l’as dit ».

Mt 26, 20-25

Le 25 mars dernier a été publié l’Annuaire pontifical 2020, avec une véritable nouveauté. On dirait un petit détail typographique, dans la partie dédiée au Pontife régnant, mais ce n’est pas le cas. Jusqu’à l’année dernière, en effet, les titres de François étaient répertoriés en haut de la page, en commençant par « Vicaire du Christ », « Successeur du Prince des Apôtres » etc., se terminant par le nom séculier et une très courte biographie.

Dans la nouvelle édition, en revanche, le nom séculier JORGE MARIO BERGOGLIO se démarque, suivi de la biographie, de la date de son élection et du début du « ministère de Pasteur universel de l’Église ». Tous les titres du Pontife Romain sont alors séparés par un trait sous la mention « Titres historiques », comme s’ils ne faisaient plus partie intégrante du Munus Petrinum qui légitime l’autorité reconnue au Pape par l’Église.

Ce changement dans la présentation et le contenu d’un texte officiel de l’Église catholique ne peut être ignoré, ni imputé à un geste d’humilité de François, qui d’ailleurs n’est pas compatible avec son nom bien mis en lettres capitales. Il semble plutôt qu’on puisse y voir l’admission – passée sous silence – d’une sorte d’usurpation, où celui qui règne n’est pas le « Servus servorum Dei », mais la personne de Jorge Mario Bergoglio, qui a officiellement nié être le Vicaire du Christ, le Successeur du Prince des Apôtres et le Souverain Pontife, comme si ces titres n’étaient que des clinquants dérangeants du passé : des « titres historiques », justement.

Un geste presque provocateur – dirait-on – dans lequel François transcende tous les titres ; pire encore : une mutation officielle de la Papauté elle-même, avec laquelle François ne se reconnaît plus comme gardien, mais devient maître de l’Église, libre de la démolir de l’intérieur sans avoir à répondre à personne. Bref, un tyran.

La portée de cet acte très grave ne peut échapper aux Pasteurs ni aux fidèles, un acte par lequel le doux Christ sur terre – comme sainte Catherine de Sienne appelait le Pape – s’affranchit de son rôle de Vicaire pour se proclamer, dans un délire d’orgueil, monarque absolu, y compris face au Christ.

Nous approchons des jours sacrés de la Passion du Sauveur, qui commence dans le Cénacle avec la trahison de l’un des Douze ; il est légitime de se demander si les paroles condescendantes avec lesquelles Bergoglio, le 16 juin 2016, a essayé de réhabiliter Judas n’étaient pas une tentative maladroite de se disculper lui-même.

Cette pensée effrayante est ultérieurement confirmée par la terrible décision d’interdire à la Catholicité les célébrations de la Très Sainte Pâque, pour la première fois après deux mille ans depuis la Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

« Le Fils de l’homme s’en va, selon qu’il est écrit de lui ;
mais malheur à cet homme par qui le Fils de l’homme est livré ! » (Mt 26, 24)

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

Vendredi de la 1ère Semaine de Passion 2020


Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/04/vicaire-du-christ-un-simple-titre.html
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Message par Gilbert Chevalier le Jeu 9 Avr - 11:03

\"Benoît-et-moi", le 7 avril 2020, a écrit:
INTERVIEW de Mgr VIGANO

Il répond longuement aux questions d’Aldo Maria Valli, en particulier liées aux récents actes du Pape; le changement dans l’annuaire pontifical; l’ostentation d’humilité et la vraie mise en scène constatée lors de la bénédiction urbi et orbi sur la Place Saint Pierre déserte; la réticence envers le culte de la Sainte Vierge et celui rendu à la Pachama; comment aborder en chrétiens la pandémie actuelle.

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Vigano11


INTERVIEW / Carlo Maria VIGANO :
« Scandaleuse la façon dont Bergoglio parle de la Vierge. »
« Le sacrilège de la pachamama
exige la reconsécration de saint Pierre. »
« De la Mère de Dieu à la Terre Mère :
une substitution pour plaire à la religion mondiale. »
« Attention à la fausse humilité. »

Chers amis de Duc in altum, c'est avec plaisir que je vous propose cette interview exclusive avec Monseigneur Carlo Maria Viganò. De nombreux thèmes ont été abordés. Nous commençons par les sujets d'actualité et les initiatives récentes de François pour arriver à des questions fondamentales concernant l'Église et le pontificat actuel.

VALLI :
Monseigneur Viganò, comme nous le savons, dans l’édition 2020 de l’Annuaire pontifical, il y a un changement qui frappe et inquiète. Dans les premières pages, où le pape régnant est présenté, le nom du pontife, Jorge Mario Bergoglio, apparaît, suivi d’une brève biographie et ensuite, sous la définition de « titres historiques », on trouve la liste des termes qui connotent l’identité spirituelle, religieuse et juridique du pontife romain: Vicaire de Jésus-Christ, Successeur du Prince des Apôtres, Souverain Pontife de l’Église universelle, Primat d’Italie, Archevêque et Métropolite de la Province romaine, Souverain de l’État de la Cité du Vatican et Serviteur des Serviteurs de Dieu. Si l’on compare cette présentation avec celle de l’Annuaire pontifical 2019, on remarque immédiatement un changement qui n’est pas seulement de nature graphique. Jusqu’à l’année dernière, en effet, en premier lieu, en gros caractères, il y avait le titre de Vicaire de Jésus-Christ, puis, en plus petits caractères, il y avait les autres titres, puis à nouveau le nom du pape régnant, suivi de la biographie succincte.

Beaucoup d’entre nous ont vu dans la décision de François la confirmation d’une tendance constante dans ce pontificat: mettre à la première place l’homme Bergoglio, avec ses propres idées, et non le pape comme Servus servorum Dei. Tout cela semble évident, pourtant de nombreux catholiques face à ces innovations soulignent la prétendue « humilité » du pape, qui se priverait ainsi de prérogatives divines qui ne lui appartiennent pas.

Ne pensez-vous pas que cette « humilité » de François, louée par beaucoup, mérite une étude plus approfondie ? Nombre de ses gestes et décisions (parmi les plus connus et les plus évidents, celui de vivre à Santa Marta et de ne jamais porter la mozzttz rouge avec le rochet) ont été salués comme des preuves d’humilité. Mais que sont-ils vraiment ?

Mgr VIGANO : Vous avez parlé à juste titre de « mettre l’homme de Bergoglio à la première place, avec ses propres idées » : je pense que c’est l’un des éléments qui mériteraient une analyse approfondie de la part de nombre de mes frères. La dissociation entre la persona Papae et la personne physique de Bergoglio est la caractéristique de ce Pontificat ; dans le passé aussi, il y a eu une tentative de ce genre, dans le cas de Jean-Paul II, mais elle a été largement le fait des médias, qui ont essayé de montrer un « Pape à visage humain », sportif…

La spectacularisation de la papauté à laquelle nous assistons aujourd’hui, par contre, est d’une autre nature: elle part de Bergoglio lui-même, qui refuse ostensiblement de se comporter comme le pape, de porter ses vêtements, d’en avoir le langage prudent et sage, d’adopter ses titres. Dans une société de plus en plus sensible au pouvoir de l’image, la façon de se montrer est très importante, car elle véhicule un message précis.

En ce qui concerne l’humilité présumée que de nombreux catholiques voient dans ces gestes, je pense qu’il convient tout d’abord de faire un peu de clarté.

L’humilité est la vertu qui nous permet de nous connaître et de nous estimer selon la juste valeur, et qui est contraire à toute forme d’ostentation et de vanité. Le fondement de l’humilité est la vérité, qui nous amène à nous connaître tels que nous sommes vraiment; et la justice, qui nous incite à nous traiter en fonction de cette connaissance. L’humilité extérieure doit évidemment être la manifestation d’une habitude intérieure, sinon ce n’est que de l’hypocrisie. Et elle ne doit pas être ostentatoire, sinon elle donne du scandale aux simples. Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Quand le patriarche de Venise Giuseppe Sarto – le futur Saint Pie X – voyageait en train, il montait en première classe comme il convenait à un prince de l’Eglise, mais il voyageait en troisième. Personne ne le savait, il n’y avait pas de photographes pour l’immortaliser. Pie XII, dont tout le monde se souvient pour sa figure hiératique, avait une chambre très pauvre, et dormait souvent par terre, par pénitence; mais il n’aurait jamais songé à se rendre en visite au Quirinal dans une petite voiture, et il ne se serait pas jeté aux pieds d’un quelconque représentant d’une puissance terrestre, car il était bien conscient du caractère sacré de sa fonction et du fait que le Pontife romain est, par mandat divin, supérieur à toute autorité humaine. Nous l’avons vu, le 14 juillet 1943, se précipiter dans le quartier ouvrier de San Lorenzo immédiatement après le bombardement allié de Rome, pour réconforter le peuple, mais toujours avec la gravité et le sang-froid du Vicaire du Christ. Dirions-nous que saint Pie X et Pie XII n’étaient pas humbles? Vooilà: c’est l’humilité d’un pape, qui n’a pas besoin d’être exhibé, ni d’être immortalisé par les journalistes, ni loué par les courtisans. Parce que sa référence est Dieu et qu’il ne cherche pas un écho médiatique.

Ceux qui font l’éloge de François pensent évidemment que l’humilité s’oppose non pas à l’orgueil, mais au décorum et à la dignité de la fonction occupée. Ce qui serait humble, c’est le geste de François dérobant sa main à ceux qui voudraient embrasser son anneau, ou utilisant une voiture utilitaire au lieu de la limousine de fonction, ou la photo prise par hasard tandis que le pape va acheter ses chaussures à Borgo Pio. De leur jugement se dégage une complaisance mal dissimulée, comme si l’on voulait reprocher aux autres d’être orguielleux, du simple fait de suivre le protocole ou d’être conscients de la dignité de leur rôle dans l’Église. Derrière tout cela, comme on peut le voir, il n’y a pas d’humilité, mais la poursuite d’un but narcissique et politique: il ne s’agit pas de donner un exemple édifiant, mais de plaire au monde.

Il me semble que le moment est venu de nous interroger sérieusement sur l’impasse canonique dans laquelle nous nous sommes laissés conduire par cette dissociation entre le munus et ceux qui le couvrent: on ne peut pas exiger l’obéissance au Pape si, en même temps, celui qui est assis sur le trône se comporte comme s’il ne l’était pas; parce que, ce faisant, on opère une authentique mystification, on joue avec l’obéissance et avec le sens hiérarchique des fidèles, mais en même temps on se considère comme des liberi battitori déliés de tous les devoirs et de toutes les limites que la Papauté impose.

Le pape ne peut pas ignorer la reconnaissance de son propre munus : il doit exprimer l’humilité précisément en sachant se comporter sans excentricité ni extravagance. Et cette façon d’afficher l’humilité est contagieuse : un évêque qui entre dans la cathédrale à vélo ou qui se dit père et non Excellence n’est pas humble, mais ridicule et égocentrique, parce qu’avec la stupéfaction, il attire l’attention sur lui.

Saint Isidore de Séville, que nous avons rappelé il y a quelques jours dans la liturgie, dit qu'un prélat « doit veiller avec une humilité et une force égales, afin qu'il ne tolère les vices de ses sujets par trop d'humilité, ni n'exerce son pouvoir avec un excès de sévérité ; mais doit agir envers ceux qui lui sont confiés avec la plus grande prudence, sachant qu'il devra en rendre compte au Christ » (Saint Isidore de Séville, Liber Officiorum II, Ad Sanctum Fulgentium, 5).

Saint Benoît nous enseigne que fuire la singularité est l’un des principaux actes extérieurs par lesquels l’humilité: ne rien faire d’extraordinaire, se limiter à ce qui est exigé par son état, par les exemples de ses prédécesseurs et par les coutumes légitimes. Je crois que ce qui est considéré comme de l’humilité à Santa Marta n’est qu’une maladroite ostentation de singularité. Au contraire, proposer l’extravagance comme modèle entraîne aussi un mépris implicite de la fonction sacrée, et donc au manque d’humilité s’ajoute le péché contre la vertu de justice et de religion.

Ce n’est pas un hasard si ceux qui sont si enthousiastes à propos de la Ford Focus de Bergoglio utilisent ses excentricités comme un moyen de démythifier la papauté, c’est-à-dire de l’humilier, de l’abaisser à ce qui, par essence, ne peut et ne doit pas être. Ceux qui qui se délectent de l’abolition du titre de Vicaire du Christ ne semoquent bien de l’humilité du Pape ; tout ce qui compte, c’est la poursuite d’un dessein politique ciblé visant à démolir l’Église et ses institutions les plus vénérables, en s’alignant sur la pensée dominante.

- Dans l’homélie de la messe célébrée à Santa Marta le vendredi 3 avril, François a réaffirmé que Marie n’est qu’une femme, mère et disciple, « l’une de nous », sans aucun titre de royauté. Il l’avait déjà fait le 12 décembre de l’année dernière, lorsqu’il avait ajouté que Marie est « métisse » et qu’il n’est pas nécessaire de lui reconnaître un rôle dans l’œuvre de la Rédemption. La question se pose maintenant: pourquoi tant d’obstination de la part de François sur ce point? Il est clair qu’il est contre la promulgation de tout dogme qui reconnaîtrait Marie comme Corédemptrice. Mais au-delà de cette conviction, il existe une tendance – certains ont parlé à juste titre de « minimalisme marial » – qui blesse la conscience de nombreux catholiques, nourrie par des siècles de Tradition. D’autant plus qu’une autre figure féminine, la soi-disant pachamama, s’est vu confier un culte qui suscite la consternation au Vatican. Une hypothèse est que François adopte des positions aussi « minimalistes » pour favoriser les retrouvailles avec les protestants; mais, malgré cela, cela semble être une stratégie insensée de la part du pape: nier le rôle corédempteur de la mère de Jésus, et nier sa royauté, pour arriver à quoi? Une amélioration des relations avec les confessions religieuses qui sont en état comateux? Cela semble vraiment hors de toute logique.

- Dans votre question, il y a deux éléments qui méritent l’attention. La première est l’attitude envers la Sainte Vierge; la seconde est donnée par les convictions doctrinales qu’elle véhicule.

Les fidèles – et le clergé lui-même – sont scandalisés par la façon dont Bergoglio parle de la Vierge, par la facilité avec laquelle il se permet de rabaisser et d’humilier Sa très sainte personne, sans jamais utiliser les titres qui lui sont dus et en prenant soin de ne pas répéter l’enseignement constant de l’Église. En entrant dans le détail de ses exhortations, nous avons la perception de l’intolérance de François à honorer la Reine du Ciel, et c’est un signe révélateur qui devrait sérieusement nous inquiéter. Si cette irrévérence découle du désir de plaire aux hérétiques, il s’agit d’une circonstance aggravante, et non d’une excuse; en effet, je dirais que si l’œcuménisme implique de déshonorer la Vierge et de taire les vérités catholiques pour plaire à ceux qui sont dans l’erreur, nous avons une preuve supplémentaire que l’œcuménisme ne plaît pas à Dieu.

Il y a un autre aspect que je voudrais souligner: la négation de dogmes et de vérités théologiques, même ceux qui ne sont pas définis solennellement, implique une conséquence extrêmement destructrice, car la Vérité – qui est Dieu lui-même – ne peut avoir de parties sacrifiables. Si l’on touche à un dogme apparemment marginal par rapport aux dogmes trinitaires ou christologiques, on touche à tout l’édifice doctrinal. Et permettez-moi de vous rappeler qu’en plus des horreurs du métissage marial, nous avons également entendu des idées fausses sur la divinité même du Christ, subrepticement insinuées par les interviews données à un journal notoirement anti-catholique.

Quant à la maudite pachamama, il est évident qu’une substitution progressive de la Mère de Dieu par la Mère Terre est en cours, par respect pour la religion mondialiste et écologique. Qu’ils fassent très attention lorsqu’ils se moquent de la Vierge: les offenses que Notre Seigneur pardonne lorsqu’elles lui sont adressées, il ne leur pardonne pas si elles ont pour objet Sa Très Sainte Mère.

- La célébration du 27 mars, quand François a parlé devant une place Saint-Pierre déserte, a été saluée par beaucoup comme un grand moment de prière, avec lequel le Pape a pu interpréter les sentiments du peuple catholique. D’autres – et vous êtes parmi eux – ont vu au contraire une autre preuve du rôle prépondérant de Bergoglio: une représentation à usage médiatique et aussi une profanation, étant donné que le Saint-Sacrement a été exposé dans une basilique, celle de Saint-Pierre, qui n’a jamais été reconsacrée après le sacrilège qui s’est produit à cause du culte rendu à la pachamama. Je ne vous cache pas qu’un jugement comme le vôtre m’a paru très sévère. Personnellement, je serais enclin à saisir le bien qu’il y a dans chaque situation. Tout ne m’a pas convaincu lors de cette célébration. J’ai regretté que François devant le Saint-Sacrement ne se soit pas agenouillé, ne serait-ce qu’un instant, et je me suis immédiatement demandé comment ils avaient pu penser à exposer aux intempéries l’antique Crucifix de San Marcello, qui est ensuite resté endommagé. Cependant, j’ai suivi la prière à la télévision et j’ai adoré le Saint Sacrement avec le Pape. Ai-je mal agi? Suis-je tombé dans un piège?

- Voir la pachamama et ses symboles entrer dans la basilique vaticane, portés sur les épaules d’évêques et de prélats, est un geste tellement inédit et honteux qu’en d’autres temps il aurait probablement suscité la fureur du peuple et la colère du clergé. Un tel sacrilège, d’un point de vue canonique, doit être réparé par un rite de nouvelle dédicace de Saint Pierre qui n’a pas encore été accompli. Jusqu’à ce moment, toutes les fonctions liturgiques qui y sont célébrées ajoutent sacrilège sur sacrilège. D’autre part, reconsacrer la Basilique signifierait reconnaître la gravité de l’acte idolâtre et désavouer ceux qui l’ont autorisé. Je me souviens qu’après que les idoles aient été jetées dans le Tibre, Bergoglio s’est excusé auprès de ceux qui s’étaient sentis offensés par cette action, alors qu’il ne tenait pas compte de la grave offense causée à la Majesté de Dieu, aux ministres sacrés et au sentiment des fidèles.

Quant à s’asseoir devant le Saint-Sacrement, c’est une habitude constante de François dans toutes les célébrations auxquelles il assiste, à commencer par le Corpus Christi, qu’il déserte lui-même avec ostentation et intolérance. Il n’est pas surprenant que cette insistance sur l’humilité du pape récurrent dans le récit des courtisans se dissolve précisément à la seule occasion où le pape et Bergoglio pouvaient vraiment s’humilier, c’est-à-dire en s’agenouillant devant le Saint-Sacrement.

La première façon d’exprimer l’humilité, en effet, est envers Dieu, et la façon la plus simple et la plus compréhensible est celle que nous enseignent les Saintes Écritures et l’exemple de l’Église: s’agenouiller. D’autre part, si ce geste n’avait aucun sens, on ne comprend pas pourquoi François n’a aucun problème à le faire en présence de chefs d’État ou de détenus.

Enfin, pour répondre à votre question, je crois que vous et tous les catholiques vous êtes agenouillés pour vénérer Emmanuel, le Dieu qui est avec nous, et non pour seconder la lugubre misère qui accompagnait ce rituel. Les paroles d’Adoro Te, composées par saint Thomas, résument les sentiments de chacun d’entre nous: Tibi se cor meum totum subjic, quia, te contemplans, totum deficit. Tout mon cœur se soumet à Toi, car en Te contemplant, tout le reste échoue.

- En cette Pâque marquée par la pandémie, nous vivons les rituels depuis nos maisons, en utilisant les médias. La créativité est venue à la rescousse et les fidèles, malgré tout, sont capables de suivre les messes, de prier, de maintenir le contact. Je ne veux pas revenir sur la suspension des messes avec le concours public. Je voudrais plutôt vous demander: à votre avis, que nous dit le Seigneur avec cette situation totalement nouvelle ?

- Le Seigneur nous envoie un message très clair : Sine me nihil potestis facere (Jn 15, 5). Si nous ne nous convainquons pas que nos péchés – comme je l’ai expliqué récemment – sont des coups de marteau avec lesquels nous crucifions une fois de plus Notre Seigneur, crachons sur Son adorable visage, nous ne pouvons pas nous repentir, demander pardon et réparer ces péchés. Nous devons le comprendre, les nations doivent le comprendre, la Hiérarchie doit le comprendre.

Et nous devons également comprendre que la privation des sacrements et de la messe dans le monde entier est une punition supplémentaire pour notre infidélité, pour les sacrilèges qui sont pratiqués quotidiennement dans nos églises par l’indifférence de tant de ministres de Dieu, pour la profanation résultant de la communion sur la main, pour le manque de soin dans les célébrations. La voix sereine et pure de la liturgie a été remplacée par la clameur vulgaire et profane: comment pouvons-nous espérer que notre prière sera agréable au Ciel ?

- Nombreux sont les fidèles qui, à la lumière également de certaines révélations publiques et privées, pensent que la pandémie actuelle n’est que le début d’une série d’épreuves qui évoquent les fléaux de l’Égypte. Beaucoup d’autres, en revanche, pensent qu’il est absurde de penser ainsi, car Dieu ne peut pas punir. Vous nous avez récemment invités à nous pencher sur la question du péché originel, qui ne peut être oubliée. Comment vivre cette épreuve dans la conscience de la nécessité de la conversion mais, en même temps, sans se laisser écraser par l’angoisse ?

- En tant que chrétiens, nous savons que les croix et les épreuves que le Seigneur nous envoie ne sont jamais plus grandes que nos propres forces, surtout si nous le laissons nous aider, avec sa grâce, à les porter. Par conséquent, nous devons tout d’abord reconnaître l’épreuve comme une punition sévère d’un Père qui est offensé à juste titre, mais qui veut nous inciter à la conversion; ensuite, nous devons adorer la volonté de Dieu et sa divine Miséricorde, qui nous donne une précieuse occasion de Lui donner la preuve de notre repentir et qui nous permet non seulement d’expier nos propres fautes, mais aussi celles de ceux qui ne savent pas ce qu’ils font.

Ce sont des jours difficiles, non seulement à cause de la pandémie, mais aussi à cause de ce sentiment d’incertitude et de la crainte d’une catastrophe imminente. Ne nous laissons pas séduire par ceux qui tentent de nous priver de la paix intérieure: nous sommes le temple de l’Esprit Saint, et si nous sommes dans la grâce de Dieu dans notre âme habite la Très Sainte Trinité. Essayons de rendre cette demeure moins indigne, par une prière plus sincère et confiante. Nous avons un Avocat invincible: la Très Sainte Vierge; nous lui demandons, à Elle, Consolatrice des affligés, d’intercéder pour nous auprès du Trône du Très-Haut, à Elle qui a participé à notre Rédemption en vertu de Son union très spéciale avec Son Divin Fils, et qui est notre Médiatrice auprès de Lui.


Lundi de la Semaine Sainte 2020

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2020/04/07/interview-de-mgr-vigano/
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Message par Gilbert Chevalier le Dim 26 Avr - 18:31

Jeanne Smits, sur son Blog au 22 avril 2020, a écrit:
Mgr Carlo Maria VIGANO
ÉVOQUE le TROISIÈME SECRET de FATIMA et VATICAN II :
TRADUCTION INTÉGRALE


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Mgr Carlo Maria Viganò vient d'accorder un important entretien au site portugais
Dies Irae, publié hier, repris ce matin en italien par le blog Stilum Curiae du vaticaniste Marco Tosatti. Il y évoque le troisième secret de Fatima, le concile Vatican II et le rôle du « petit troupeau » dans les temps troublés que nous vivons. Je vous en propose ci-dessous ma traduction.
– Jeanne Smits


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Dies Irae : Excellence, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Nous sommes confrontés à l'épidémie de COVID-19 qui, ces derniers mois, a bouleversé la vie de millions de personnes et a même causé la mort de tant d'autres. Face à cette situation, l'Église, par le biais des conférences épiscopales, a décidé de fermer toutes les églises et de priver les fidèles de l'accès aux sacrements. Le 27 mars dernier, devant une place Saint-Pierre vide, le pape François, agissant de manière clairement médiatique, a présidé une prétendue prière pour l'humanité. La façon dont le Pape a mis en scène ce moment a suscité de nombreuses réactions, dont l'une a cherché à associer la présence solitaire de François au message de Fatima, à savoir le Troisième Secret. Êtes-vous d'accord avec cela ?      

Mgr Carlo Maria Viganò : 
Tout d'abord, permettez-moi de vous dire que je suis très heureux d'accorder cette interview aux fidèles du Portugal, que la Vierge a promis de préserver dans la foi, y compris en ces temps de grande épreuve. Vous êtes un peuple qui a une grande responsabilité, car vous serez peut-être bientôt appelé à protéger le feu sacré de la religion, alors que les autres nations refusent de reconnaître le Christ comme leur Roi et Marie comme leur Reine.        

La troisième partie du message que Notre Dame a confié aux petits bergers de Fatima, pour qu'ils le remettent au Saint-Père, reste un secret jusqu'à aujourd'hui. La Vierge a demandé qu'il soit révélé en 1960, mais le 8 février de cette année-là, Jean XXIII a publié un communiqué indiquant que l'Église « ne veut pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des paroles que les trois petits bergers ont dit avoir reçu de  la Vierge Marie ». Avec cette mise à l'écart du le message de la Reine du Ciel, une opération de dissimulation a commencé, évidemment parce que le contenu du message allait révéler la terrible conspiration de ses ennemis contre l'Église du Christ. Il y a encore quelques décennies, il semblait incroyable que nous puissions en arriver au point de bâillonner la Vierge Marie elle-même, mais ces dernières années, nous avons également été témoins de tentatives de censurer jusqu'à l'Évangile, qui est la Parole de son divin Fils.      

En 2000, sous le pontificat de Jean-Paul II, le secrétaire d'État, le cardinal Sodano, a présenté comme troisième secret une version de celui-ci qui, par rapport à certains éléments, semblait clairement incomplète. Il n'est  pas étonnant que le nouveau secrétaire d'État, le cardinal Bertone, ait cherché à détourner l'attention pour la faire porter sur un événement passé, afin de faire croire au peuple de Dieu que les paroles de la Vierge n'avaient rien à voir avec la crise de l'Église et la collusion entre modernistes et franc-maçons dans les coulisses de Vatican II. Antonio Socci, qui a mené une enquête approfondie sur le troisième secret, a mis au jour ce comportement malveillant de la part du cardinal Bertone. D'autre part, c'est Bertone lui-même qui a fortement déconsidéré et censuré Notre-Dame des Larmes de Civitavecchia, dont le message concorde parfaitement avec ce qu'elle a dit à Fatima.    

N'oublions pas l'appel de la Vierge – appel ignoré – à la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le pape et tous les évêques, comme condition pour vaincre le communisme et le matérialisme athée : la consécration non pas du « monde », non pas de « cette nation qu'Elle veut que nous lui consacrions », mais « la Russie ». Était-ce si difficile de le faire ? Oui, bien sûr, pour ceux qui n'ont pas un regard surnaturel. Il était préférable de suivre le chemin de la détente avec le régime soviétique, inaugurée précisément par Roncalli, sans comprendre que sans Dieu, aucune paix n'est possible. Aujourd'hui, avec un président de la Confédération russe qui est certainement chrétien, la demande de la Vierge pourrait être satisfaite, évitant ainsi de nouveaux malheurs pour l'Église et le monde.          

Benoît XVI lui-même a confirmé la pertinence du message de la Vierge, même si, selon l'interprétation du Vatican, il doit être considéré comme accompli. Ceux qui ont lu le troisième secret ont clairement déclaré que son contenu concerne l'apostasie de l'Église, qui a commencé précisément au début des années soixante et qui a atteint un stade si évident aujourd'hui qu'il peut être reconnu par les observateurs laïcs. Cette insistance presque obsessionnelle sur des sujets que l'Église a toujours condamnés, telles que le relativisme et l'indifférentisme religieux, un faux œcuménisme, l'écologisme malthusien, l'homo-hérésie et l'immigration, a trouvé dans la Déclaration d'Abou Dhabi l'accomplissement d'un plan conçu par les sectes secrètes il y a plus de deux siècles.   
    
- En pleine Semaine Sainte et à la suite du fatidique Synode sur l'Amazonie, le Pape a décidé de créer une commission pour débattre et étudier le diaconat féminin dans l'Église catholique. Pensez-vous que cela vise à ouvrir la voie à une cléricalisation des femmes ou, en d'autres termes, à une tentative de dénaturer le sacerdoce institué par Notre Seigneur Jésus-Christ le Jeudi saint ?  

- L'Ordre Sacré ne peut pas et ne pourra jamais être modifié dans son essence. Les attaques contre le sacerdoce ont toujours été au centre de l'action des hérétiques et de leur inspiration, et il est compréhensible qu'il en soit ainsi : atteindre le sacerdoce signifie détruire la Sainte Messe et la Sainte Eucharistie ainsi que tout l'édifice sacramentel. Parmi les ennemis jurés de l'Ordre Sacré, les modernistes n'étaient pas en reste, évidemment, eux qui, depuis le XIXe siècle, ont théorisé une église sans prêtres, ou avec des prêtres et des prêtresses. Ces illusions, anticipées par certains représentants du modernisme en France, ont surgi subtilement au Concile, avec la tentative d'insinuer qu'il existe une certaine équivalence entre le sacerdoce ministériel, issu de l'Ordre Sacré, et le sacerdoce commun des fidèles, issu du baptême. Il est significatif que, précisément en jouant sur ce malentendu recherché, la réforme de la liturgie ait également été affectée par l'erreur doctrinale de Lumen Gentium, réduisant le ministre ordonné à n'être que le simple président d'une assemblée de prêtres. Au contraire, le prêtre est un alter Christus, non pas par désignation populaire, mais par configuration ontologique au Grand Prêtre, Jésus Christ, qu'il doit imiter dans la sainteté de vie et le dévouement absolu également représenté par le célibat.                  

L'étape suivante doit nécessairement être accomplie, sinon par l'élimination du sacerdoce lui-même, du moins en le rendant inefficace, en l'étendant aux femmes, qui ne peuvent être ordonnées : c'est exactement ce qui s'est passé dans les sectes protestantes et anglicanes, qui connaissent aujourd'hui aussi la situation embarrassante d'avoir des évêques lesbiennes dans la soi-disant église d'Angleterre. Mais il est clair que le « prétexte » œcuménique – le fait de se rapprocher des communautés dissidentes et d'en assumer même les erreurs les plus récentes – est fondé sur la haine de Satan pour le sacerdoce et conduirait inévitablement l'Église du Christ à la ruine. Le célibat, d'autre part, est également l'objet de ces mêmes attaques, car il est propre et spécifique à l'Église catholique et constitue une défense précieuse du sacerdoce que la Tradition a gardée avec zèle au cours des siècles.                             

La tentative d'introduire une forme de ministère ordonné féminin dans l'Église n'est pas récente, malgré les déclarations répétées du Magistère. Même Jean-Paul II a défini sans équivoque et avec toutes les exigences canoniques d'une déclaration ex cathedra infaillible, qu'il est absolument impossible de remettre en cause la doctrine sur cet argument. Mais comme il a été possible d'utiliser le Catéchisme pour déclarer la peine de mort « non conforme à l'Évangile » – ce qui est sans précédent et hérétique – aujourd'hui, on tente ex novo de créer une forme de diaconat féminin, évidemment en préparation d'une future introduction du sacerdoce féminin. La première commission créée par Bergoglio il y a quelques années a donné un avis négatif, confirmant ce qui, d'ailleurs, ne devrait même pas faire l'objet de discussions ; mais si cette commission n'a pas pu obéir aux souhaits de François, cela ne signifie pas qu'une autre commission, dont les membres, choisis par lui, sont plus « dociles » et désinhibés quant à la démolition d'un autre pilier de la foi catholique, ne puisse pas le faire. Je ne doute pas que Bergoglio ait des méthodes persuasives et puisse exercer des formes de pression sur la commission théologique ; mais je suis tout aussi sûr que, dans le cas où cet organe consultatif donnerait un avis favorable, il ne faudrait pas nécessairement arriver à une déclaration officielle du Pape pour voir la prolifération des diaconesses dans les diocèses d'Allemagne ou des Pays-Bas, Rome restant muette. La méthode est bien connue et permet, d'une part, de porter atteinte au sacerdoce et, d'autre part, de donner un alibi confortable à ceux qui, au sein de la structure ecclésiale, peuvent toujours faire appel au fait que « le Pape n'a rien permis de nouveau ». Ils ont fait de même en autorisant les conférences épiscopales à légiférer de manière autonome sur la communion dans la main, qui, imposée par des moyens abusifs, est maintenant devenue une pratique universelle.                

Il faut dire que ce désir de promouvoir les femmes dans la hiérarchie trahit le souci de suivre la mentalité moderne, qui a enlevé aux femmes leur rôle de mère et d'épouse afin de désorganiser la famille naturelle.              

Rappelons que cette approche des dogmes de l'Église confirme un fait indéniable : Bergoglio a adopté la théologie dite de situation, selon laquelle les lieux théologiques sont des faits ou des matières accidentelles : le monde, la nature, la figure féminine, les jeunes… Cette théologie n'a pas pour fondement la vérité immuable et éternelle de Dieu, mais, au contraire, part de la prise de conscience de l'urgence obligatoire des phénomènes pour proposer des réponses conformes aux attentes du monde contemporain.            

- Excellence, selon des historiens reconnus, le Concile Vatican II a représenté une rupture avec la Tradition, d'où l'apparition de courants de pensée qui veulent la transformer en une simple « association philanthropique » qui embrasse le monde et son utopie mondialiste. Comment voyez-vous ce grave problème ?                     

- Une église qui se distingue comme nouvelle par rapport à l'Église du Christ n'est tout simplement pas l'Église du Christ ! La religion mosaïque, c'est-à-dire l'« église de l'ancienne loi », voulue par Dieu pour conduire son peuple à la venue du Messie, s'est accomplie dans la Nouvelle Alliance et a été définitivement révoquée, sur le Calvaire, par le sacrifice du Christ : de son côté naît l'Église de la Nouvelle et Éternelle Alliance, qui remplace la Synagogue. Il semble que l’église post-conciliaire, moderniste et maçonnique, aspire elle aussi à transformer, à dépasser l'Église du Christ, en la remplaçant par une « néo-Église », créature déformée et monstrueuse qui ne vient pas de Dieu.

L'objectif de cette néo-Église n'est pas d'amener le peuple élu à reconnaître le Messie, comme pour la Synagogue ; elle n'est pas de convertir et de sauver tous les peuples avant la seconde venue du Christ, comme pour l'Église catholique, mais de se constituer en bras spirituel du Nouvel Ordre Mondial et en défenseur de la Religion Universelle. En ce sens, la révolution conciliaire a dû d'abord démolir l'héritage de l'Église, sa Tradition millénaire, dans laquelle elle a puisé sa propre vitalité et son autorité en tant que Corps Mystique du Christ, pour se débarrasser ensuite des représentants de l'ancienne Hiérarchie, et n'a commencé que récemment à se présenter, sans faux-semblant, telle qu'elle cherche à être.                                      

Ce qu'elle présente comme une utopie est, en réalité, une dystopie, car elle représente la concrétisation du projet de la franc-maçonnerie et la préparation de l'avènement de l'Antéchrist.                        

Je suis également convaincu que la majorité de mes frères, et plus encore la quasi-totalité des prêtres et des fidèles, ne sont pas absolument conscients de ce plan infernal, et que les événements récents ont ouvert les yeux de beaucoup. Leur foi permettra à Notre Seigneur de rassembler le pusillus grex autour du vrai Pasteur avant l'affrontement final.

- Pour restaurer l'ancienne splendeur de l'Église, de nombreux aspects doctrinaux du Concile devront être remis en question. Quels points de Vatican II remettriez-vous en question ?       
                                 
- Je pense que les personnalités éminentes qui ont exprimé les points problématiques du Concile mieux que moi ne manquent pas. Certains pensent qu'il serait moins compliqué et certainement plus intelligent de suivre la pratique de l'Église et des Papes telle qu'elle a été appliquée avec le synode de Pistoia : même là, il y avait quelque chose de bon, mais les erreurs qu'il affirmait étaient considérées comme suffisantes pour le laisser tomber dans l'oubli.  

- Le présent pontificat représente-t-il l'aboutissement d'un processus qui s'ouvre avec le Concile Vatican II, souhaité dans le cadre du « Pacte des catacombes », ou se trouve-t-il encore dans une phase intermédiaire ?    
   

- Comme c'est le cas pour toute révolution, les héros de la première heure finissent souvent par être victimes de leur propre système, comme ce fut le cas pour Robespierre. Celui qui était hier considéré comme le porte-drapeau de l'esprit conciliaire, semble presque devenu aujourd'hui un conservateur : les exemples sont là à la vue de tous. Et il y a déjà ceux qui, dans les cercles intellectuels du progressisme (comme celui fréquenté par un certain Massimo Faggioli, hautain dans son prénom, mais sans grammaire dans son nom [NDT : en italien fagioli veut dire haricot. Faggioli étant une erreur d’orthographe]), commencent à propager ici et là quelques doutes sur la capacité réelle de Bergoglio à faire des « choix courageux » – par exemple, abolir le célibat, admettre les femmes au sacerdoce, ou encore légitimer la communicatio in sacris avec les hérétiques – en souhaitant presque qu'il se retire pour faire élire un pape encore plus obéissant parmi les élites qui avaient, dans le Pacte des Catacombes et la mafia de Saint-Gall, leurs partisans les moins scrupuleux et les plus déterminés.

- Excellence, aujourd'hui, nous catholiques, nous nous sentons souvent isolés par l'Église et presque abandonnés par nos pasteurs. Que pouvez-vous dire aux hiérarchies et aux fidèles qui, malgré la confusion et l'erreur qui se répandent dans l'Église, cherchent à persévérer dans cette dure bataille pour préserver l'intégrité de notre foi ?           

- Mes paroles seraient certainement insuffisantes. Ce que je fais, c'est répéter les paroles de Notre Seigneur, le Verbe éternel du Père : Je serai toujours avec vous, jusqu'à la fin du monde. Nous nous sentons isolés, c'est vrai : mais les apôtres et tous les chrétiens ne ressentaient-ils pas la même chose ? Notre Seigneur lui-même ne s'est-il pas senti abandonné, à Gethsémani  ? Ce sont les temps de l'épreuve, peut-être de l'épreuve finale : nous devons boire la coupe amère, et même s'il est humain d'implorer le Seigneur de l'éloigner de nous, nous devons répéter avec confiance : non pas ma volonté, cependant, mais la Tienne. En nous rappelant ses paroles réconfortantes : Dans le monde, vous aurez des afflictions, mais ayez confiance ! J'ai vaincu le monde. Après l'épreuve, aussi dure et douloureuse soit-elle, la récompense éternelle est préparée pour nous, celle que personne ne peut nous enlever. L'Eglise brillera à nouveau de la gloire de son Seigneur après ce terrible et très long Triduum de Pâques.       

Mais si la prière est certainement indispensable, nous ne devons pas nous abstenir de mener le bon combat, en nous faisant les témoins d'un militantisme courageux sous l'étendard de la Croix du Christ. Ne nous permettons pas de nous faire remarquer, comme la servante l'a fait avec saint Pierre dans la cour du grand prêtre : « Toi aussi, tu  étais avec Jésus le Galiléen », pour ensuite renier le Christ. Ne nous laissons pas intimider ! Ne permettons pas qu'on mette le bâillon de la tolérance sur ceux qui veulent proclamer la Vérité ! Demandons à la Vierge Marie que notre langue proclame avec courage le Royaume de Dieu et sa Justice. Que le miracle de Lapa se renouvelle, où Marie a donné la parole à la petite Joana, née muette. Puisse-t-elle aussi donner à nouveau la parole à nous, ses enfants, qui sommes restés muets pendant longtemps.         

Notre-Dame de Fatima, Reine des victoires, Ora pro nobis.

• L'image de la Vierge en tête de cet article est celle de Notre Dame de Lapa, une Vierge miraculeuse qui rendit la parole à une petite bergère du Portugal muette de naissance qui la trouva en gardant ses moutons et s'en occupa comme d'une poupée. Sa mère, trouvant celle-ci, la jeta au feu, et sa fille cria d'une voix forte : « Mais que fais-tu, c'est Notre Dame ! » La mère eut le bras paralysé jusqu'à ce qu'elle prie devant la statue avec sa fille, qui avait définitivement retrouvé la parole. Cela se passa en 1489. La statue elle-même est réputée avoir protégé des religieuses qui échappèrent à un général mauresque en 982 en se réfugiant dans une grotte (lapa) où elles avaient emporté la statue.

Source :
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/04/mgr-carlo-maria-vigano-evoque-le.html
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Message par Gilbert Chevalier le Sam 2 Mai - 16:25

Jeanne Smits, sur son Blog au 30 avril 2020, a écrit:
ÉGLISES CONFINÉES :
Mgr VIGANO APPELLE à METTRE FIN
au DÉLIRE de TOUTE-PUISSANCE de l'AUTORITÉ CIVILE


L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 DSC_5468

Dans un nouvel entretien revigorant avec le vaticaniste Marco Tosatti (publié en italien hier sur son blog Stilum curiae), Mgr Carlo Maria Viganò exprime une sainte colère face à la servilité de la Conférence des évêques d'Italie vis-à-vis des exigences du pouvoir qui interdit toujours les messes publiques dans le pays. 


Il donne également des raisons possibles de la soumission de l’Église en Italie, et rappelle que les évêques ne sont pas les pions des conférences épiscopales, mais pasteurs et responsables dans leurs diocèses, notamment lorsqu'il s'agit de faire respecter les droits des fidèles à qui l'Eglise doit pouvoir donner les moyens du salut par les sacrements.

Il va plus loin, accusant les autorités de se servir abusivement de l'épidémie du coronavirus, en recourant à la tromperie à des fins dictatoriales.

Mgr Viganò déclare notamment : « Croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! »

Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale (et non officielle) de cet entretien.
– Jeanne Smits

*

Marco Tosatti : Excellence, le dernier décret du Président Giuseppe Conte a déçu les espoirs de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) et a prorogé le confinement des messes dans l’ensemble de l’Italie. Certains canonistes et des experts en droit concordataire ont émis de nombreuses réserves à propos du comportement du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?

Mgr Carlo Maria Viganò : Le Concordat entre le Saint-Siège et l’État italien reconnaît à l’Église comme relevant de son droit « natif », la pleine liberté et autonomie dans le développement de son propre ministère, qui voit dans la célébration de la sainte messe et dans l’administration des sacrements l’expression sociale et publique qui lui est propre, dans laquelle aucune autorité ne peut interférer, fût-ce avec le consentement de l’Autorité ecclésiastique elle-même, qui n’est pas propriétaire mais administratrice de la grâce véhiculée par les sacrements.

La juridiction sur les lieux de culte appartient donc pleinement et exclusivement à l’Ordinaire du lieu, qui décide en toute autonomie, pour le bien des âmes confiées à ses soins pasteur, des offices qui y seront célébrés et par qui. Il n’appartient pas au Premier ministre d’autoriser l’accès aux églises, et encore moins de légiférer sur ce que les fidèles ou le ministre du culte peuvent ou ne peuvent pas faire.

En outre, les déclarations sont nombreuses qui, faisant autorité et émanant d’éminents juristes et magistrats – mais aussi de la Cour suprême – soulèvent des doutes quant à la légitimité de légiférer par le biais de décrets du président du Conseil, en violation des droits supérieurs dont la prévalence est garantie par la Constitution de la République italienne. Sans même parler de la religion catholique, qui bénéficie d’une protection particulière en vertu de son statut spécial, la suspension du droit à la liberté de culte qu’impliquent les décrets du Premier ministre est clairement illégitime, et j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour bien vouloir le déclarer officiellement, mettant ainsi fin à ce délire inconvenant de toute-puissance de l’autorité civile non seulement devant Dieu et son Église, mais aussi devant les fidèles et les citoyens.

- De nombreux fidèles et de prêtres se sont sentis abandonnés et bien peu protégés par la conférence épiscopale et les évêques.

- Il faut préciser, pour éviter tout malentendu, que la Conférence des évêques n’a aucune autorité sur les évêques, qui ont pleine juridiction dans leur propre diocèse, en union avec le Siège Apostolique. Et cela est d’autant plus important que nous avons compris à quel point la CEI est trop conciliante, voire inféodée vis à vis du gouvernement italien.

Les évêques ne doivent pas attendre qu’un organisme sans juridiction leur dise quoi faire : c’est à eux qu’il appartient de décider comment se comporter, avec prudence et sagesse, afin de garantir aux fidèles les sacrements et la célébration des messes. Et ils peuvent le faire sans avoir à demander l’autorisation de la CEI et encore moins de l’État, dont l’autorité va jusqu’à la porte de nos églises, mais qui doit s’arrêter là.

Il est inouï que la Conférence épiscopale italienne continue de tolérer de tels abus, qui portent atteinte au droit divin de l’Église, violent une loi de l’État et créent un précédent très grave. Je crois aussi que le communiqué publié dimanche dernier représente la preuve du consentement du sommet de l’épiscopat, non seulement aux moyens mais aussi aux fins que ce gouvernement propose.

Le silence servile de la CEI et de la quasi totalité des Ordinaires, témoigne d’une situation de subordination à l’État qui est sans précédent ; elle a été perçue à juste titre par les fidèles et les prêtres comme une sorte d’abandon à eux-mêmes : elle se manifeste de manière emblématique à travers les cas d’incursions scandaleuses des forces de l’ordre dans les églises, pendant la célébration de la messe pour couronner le tout, avec une arrogance sacrilège qui aurait dû provoquer une protestation immédiate et très ferme de la part de la Secrétairerie d’État. L’ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège aurait dû être convoqué, pour lui présenter une vive note de protestation en raison la très grave violation du Concordat par le gouvernement, tout en se réservant de rappeler le Nonce apostolique en Italie, au cas où la mesure illégitime ne serait pas retirée.

Le cardinal Parolin, en tant que « sponsor » du président Conté, se trouve dans l’embarras, et dans une situation de conflit d’intérêts. Il semble évident qu’au lieu de protéger la souveraineté et la liberté de l’Église, par fidélité à sa haute fonction institutionnelle de Secrétaire d’État, le cardinal Parolin a honteusement préféré se ranger du côté de son ami juriste. Même les intérêts de ce qu’on appelle le bénévolat catholique ne pouvaient justifier un tel choix.

- De quels intérêts parlez-vous ? 

- Je veux parler de la scandaleuse répartition des fonds publics destinés à l’accueil des immigrés clandestins, dont le pape Bergoglio et la CEI sont les principaux bénéficiaires et, en même temps, de vigoureux promoteurs. Il y a encore un autre conflit d’intérêts, qui fait de l’Église l’obligée de l’État ; il ne rend pas totalement illégitime le soupçon que les multiples silences de la CEI, y compris ceux dont nous avons été témoins durant ces mois de la supposée pandémie, sont motivés par la crainte de voir partir en fumée les revenus lucratifs de l’« hospitalité ». N’oublions pas que les fonds provenant du « 8 pour mille » se réduisent de plus en plus, ce qui confirme l’éloignement des fidèles italiens par rapport à une Église qui semble n’avoir d’autre objectif que de favoriser la substitution ethnique fortement souhaitée par l’élite mondialiste. Je crains que cette tendance ne se confirme dans les prochains mois, en réponse au silence des évêques.

- Dans toute cette affaire, la position du pape François semble contradictoire : au départ, il a ordonné au cardinal-vicaire de fermer les églises de Rome avant que Conte ne publie le Décret ; puis il l’a mis dans l’embarras en le contredisant publiquement, et il les fait rouvrir. Il a encouragé les messes en ligne pour ensuite parler de gnose, incitant la CEI à prendre position contre le gouvernement ; mais pas plus tard qu’hier il a au contraire recommandé que les fidèles obéissent aux dispositions des décrets.

- Bergoglio n’est pas étranger à ce genre de changement subit. Comme chacun se le rappellera, avant que n’éclate le scandale au sein de l’Ordre de Malte sur la distribution de préservatifs dans les hôpitaux, François avait écrit une lettre au cardinal patron, le cardinal Raymond Burke, dans laquelle il lui donnait des instructions très claires sur son devoir de veiller sur l’Ordre afin que la morale catholique y soit scrupuleusement respectée. Mais lorsque la nouvelle est devenue publique, il n’a pas hésité à désavouer Son Eminence. Il plaça l’Ordre sous commissaire et exigea la démission du Grand Maître et la réintégration du Conseiller qui avait été expulsé précisément parce qu’il était responsable de cette déplorable violation de la morale.

Dans le cas que vous avez rappelé, le cardinal-vicaire a cherché à défendre la justesse de son action, expliquant que l’ordre de fermer les églises avait été donné par Sa Sainteté. Dans l’affaire plus récente de la CEI, la déclaration publiée dimanche après-midi avait manifestement l’approbation de son président, le cardinal Bassetti, qui à son tour devait avoir consulté François. Il est déconcertant qu’en l’espace de quelques heures, la chaire de Sainte-Marthe désavoue la CEI en invitant les fidèles et les prêtres à obéir aux dispositions du gouvernement qui non seulement sont abusives, mais qui constituent une violation des consciences, au détriment du salut des âmes.

Personne n’a l’intention d’exposer les fidèles à une éventuelle contagion, en admettant sans pour autant le reconnaître qu’il s’agisse là une éventualité justifiant une telle crainte, mais la taille de nos églises et, malheureusement, le nombre si exigu des fidèles qui les fréquentent habituellement, permettent de respecter des distances de sécurité tant pour la prière individuelle que pour la célébration du saint sacrifice ou d’autres cérémonies. Il est évident que les législateurs zélés ne vont plus à l’église depuis longtemps...

N’oublions pas que les fidèles ont le droit, et pas seulement le devoir, d’assister à la messe, de se confesser, de recevoir les sacrements : c’est un droit qui leur vient du fait qu’ils sont des membres vivants du Corps mystique en vertu du baptême. Les pasteurs ont donc le devoir sacré – même au risque de leur santé et de leur vie même, si nécessaire – de respecter ce droit des fidèles, et pour cela ils doivent rendre compte à Dieu, et non au président de la conférence épiscopale italienne ni au président du Conseil.

- Ces derniers jours, S.E. Mons. Giovanni d’Ercole a lancé un sévère avertissement à Conte et au « comité scientifique » dans lequel il a intimé : « Vous devez nous donner le droit de pratiquer le culte, sinon nous le reprendrons. » Des paroles fortes et courageuses qui semblent suggérer un certain réveil des consciences chez les pasteurs.

- Monseigneur D’Ercole a parlé en vrai évêque, avec l’autorité qui vient du Christ. Comme lui, j’en suis sûr, il y a beaucoup d’autres pasteurs et prêtres qui se sentent responsables des âmes qui leur sont confiées. Mais ils sont si nombreux à rester silencieux, davantage pour ne pas provoquer un soulèvement des âmes que par peur. C’est précisément en ce temps de Pâques que la parabole évangélique du Bon Pasteur résonne dans la liturgie ; Jésus y évoque également les mercenaires qui ne se soucient pas du salut des brebis : ne rendons pas vain l’avertissement divin et l’exemple du Sauveur, qui donne sa vie pour les brebis !

Je me permets de m’adresser à mes confrères de l’épiscopat : croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! Ne le permettez ni de la part de l’État, ni de la part de la CEI ! Le Seigneur vous demandera de rendre compte des âmes qui sont mortes sans les sacrements, des pécheurs qui n’ont pas pu se réconcilier avec Lui, d’avoir interdit aux fidèles, pour la première fois dans l’histoire depuis l’édit de Constantin, de célébrer dignement la Sainte fête de Pâques. Vos prêtres ne sont pas des timorés mais des témoins héroïques, et ils souffrent par les ordres arbitraires que vous leur donnez. Vos fidèles vous implorent : ne restez pas sourds à leur cri !

- Voilà des paroles qui semblent inviter à la désobéissance vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, avant même la désobéissance aux autorités civiles.

- L’obéissance est ordonnée à la Vérité et au Bien, sans quoi c’est de la servilité. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la Vérité » : croyez-vous que Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants à César, alors que cela signifie désobéir à Dieu ? Le chrétien n’est-il pas tenu à l’objection de conscience, même au travail, lorsque ce qui lui est demandé viole la loi divine ? Si notre Foi n’était fondée que sur l’obéissance, les Martyrs n’auraient même pas eu à affronter les tourments auxquels la loi civile les condamnait : il aurait suffi d’obéir et de brûler un grain d’encens devant la statue de l’Empereur.

Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits.

Je trouve paradoxal que dans cette tromperie, qui est désormais manifeste même pour les observateurs les plus modérés de ce qui se passe autour de nous, on impose au peuple de Dieu la tâche ingrate de devoir témoigner de sa propre Foi devant les loups, sans pouvoir avoir ses bergers à ses côtés. C’est pourquoi j’exhorte mes frères à reprendre fièrement leur rôle de guides, sans invoquer le prétexte du respect de normes illégitimes et déraisonnables. Je fais miennes les paroles de Mgr D’Ercole : « Nous n’avons pas besoin de faveurs de votre part : nous avons le droit de réclamer et ce droit doit être reconnu » !

- Certains pourraient penser que vos propos sont source de division à un moment où il est facile d’exaspérer les âmes déjà si éprouvées des citoyens.

- L’unité dans la foi et la charité se fonde sur le salut des âmes, et ne se fait pas à leur détriment : ni les « entretiens » de la CEI, ni les réunions papales souriantes avec le Premier ministre, à qui l’on a accordé une collaboration indulgente, révélatrice de connivence et de collaboration, ne suffisent. Proclamer la vérité est nécessairement « diviseur », car la vérité s’oppose à l’erreur, tout comme la lumière s’oppose à l’obscurité. Ainsi a dit le Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. » Lc. XII, 51.

En admettant sans pour autant le reconnaître que le coronavirus soit si virulent et si mortel qu’il justifie la ségrégation d’un peuple entier, voire du monde entier, eh bien : les sacrements et la messe ne sont-ils pas justement refusés aujourd’hui qu’ils sont justement les plus nécessaires au salut éternel ?

- D’après tout ce que vous avez dit, Excellence, je crois saisir certaines de vos perplexités quant à la nature du coronavirus : est-ce mon impression ou croyez-vous – comme le disent de nombreux médecins – que quelqu’un a voulu profiter de la pandémie à d’autres fins ?

- Ce n’est pas ici le lieu pour exprimer mes réserves sur la soi-disant « pandémie » : je crois que des scientifiques faisant autorité ont pu démontrer ce qui se passe réellement, et ce que les masses croient, à l’inverse, grâce à un contrôle minutieux de l’information qui n’hésite pas à recourir à la censure pour faire taire les voix de la dissidence. Il me semble cependant évident que le COVID-19 a fourni une excellente occasion – voulue ou non, nous le saurons bientôt – d’imposer à la population une restriction de la liberté qui n’a rien de démocratique, ni encore moins de bon.

Ce sont des preuves techniques de la dictature, où l’on programme le  « tracking » des personnes sous prétexte de santé et d’une hypothétique future résurgence du virus. On pense pouvoir imposer un régime tyrannique dans lequel des personnes qui n’ont été élues par qui que ce soit prétendent déterminer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, le traitement à imposer et la punition à infliger à ceux qui veulent y échapper. Plus grave encore, tout cela se passe avec le soutien d’une partie de la Hiérarchie : s’ils nous avaient raconté il y a quelques années, nous ne l’aurions pas cru.

- Une parole d’espoir, pour conclure ?

- Il y a toujours une raison d’espérer, dès lors qu’on a un regard surnaturel. Tout d’abord, cette épidémie a fait tomber de nombreux masques : ceux des pouvoirs réels, des lobbies internationaux qui brevètent un virus et s’apprêtent également à breveter le vaccin, tout en faisant pression pour qu’il soit imposé à tous, dans un conflit d’intérêts criant. Au moins, nous savons maintenant qui ils sont et à quoi ils ressemblent.

Les masques de ceux qui se prêtent à cette farce sont également tombés, sonnant des alarmes injustifiées et semant la panique parmi la population, créant une crise non seulement sanitaire, mais aussi économique et politique aux dimensions mondiales. Ici aussi, nous savons qui ils sont et quel est leur plan.

Enfin est tombé le masque de l’anonymat de tant de bonnes gens. Nous avons pris conscience de ce que tant de générosité, d’abnégation, de bonté sont toujours là, malgré tout. Médecins, infirmières, prêtres et bénévoles, certainement ; mais aussi de nombreuses personnes sans visage et sans nom qui aident leurs voisins, qui apportent du réconfort à ceux qui souffrent, qui se réveillent de la torpeur et commencent à comprendre ce qui se passe autour d’eux. C’est un réveil du Bien, dont le Seigneur est sans aucun doute l’auteur. C’est Lui qui gouverne le destin de l’Église et du monde, et Il ne permettra pas au Mal de prévaloir.

N’oublions pas que – comme je l’ai rappelé récemment – Notre-Dame de Fatima a promis à Sœur Lucie qu’avant la fin des temps un Pape consacrerait la Russie à son Cœur Immaculé, et que ce geste d’obéissance serait suivi d’une période de paix. Remettons nous donc nous-mêmes, nos familles et notre chère Italie à la Très Sainte Vierge, sous son manteau, avec toute la confiance de notre foi en ses paroles.

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Message par Gilbert Chevalier le Ven 15 Mai - 14:22

Mgr Viganò, sur son site \"veritasliberabitvos.info", en mai 2020 a écrit:
APPEL de MONSEIGNEUR VIGANO

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Archbishop_carlo_maria_vigano_2457884

L'Appel pour l’Église et pour le monde est une initiative de S.E.R. Mgr Carlo Maria Viganò, Archevêque et Nonce Apostolique. Certains cardinaux, évêques et de nombreux prêtres se sont joints à cet Appel, ainsi qu'un nombre croissant de personnalités de premier plan de la société (médecins, chercheurs, journalistes, professeurs, avocats), d'associations et de particuliers. Ceux qui adhèrent à l'appel en partagent le contenu, mais leur adhésion ne s'étend évidemment pas aux idées personnelles de tous les signataires.


L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Immacolata

APPEL POUR L’ÉGLISE ET POUR LE MONDE

aux fidèles Catholiques
et aux hommes de bonne volonté

Veritas liberabit vos.
Jean 8:32

En ce temps de très grave crise, nous, Pasteurs de l’Église Catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir sacré de lancer un Appel à nos Confrères dans l’Épiscopat, au Clergé, aux Religieux, au Peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet Appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.

Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

Nous avons des raisons de croire – sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès – qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements. Ces formes de limitations liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un Gouvernement Mondial hors de tout contrôle.

Nous croyons aussi que dans certaines situations les mesures de confinement prises, y compris la fermeture des activités commerciales, ont conduit à une crise qui a submergé des secteurs entiers de l’économie, ce qui favorise l’ingérence des puissances étrangères, avec des répercussions sociales et politiques graves. Ces formes d’ingénierie sociale doivent être empêchées par ceux qui ont la responsabilité du gouvernement, en adoptant des mesures pour protéger les citoyens, dont ils sont les représentants et pour les intérêts desquels ils ont l’obligation de s’engager. Il est également nécessaire d’aider la famille, cellule de base de la société, en évitant de pénaliser déraisonnablement les personnes faibles et âgées par la séparation forcée et douloureuse de leurs proches. La criminalisation des relations personnelles et sociales doit également être jugée comme une partie inacceptable du projet de ceux qui favorisent l’isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler.

Nous demandons à la communauté scientifique de veiller à ce que les soins pour le Covid-19 soient promus honnêtement pour le bien commun, en évitant scrupuleusement que des intérêts iniques influencent les choix des gouvernements et des organismes internationaux. Il n’est pas raisonnable de pénaliser des remèdes qui se sont révélés efficaces, souvent peu coûteux, uniquement parce qu’on veut donner la priorité à des traitements ou des vaccins qui ne sont pas aussi fiables mais qui garantissent aux sociétés pharmaceutiques des bénéfices bien plus importants, qui pèsent sur la santé publique. Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé.

Nous demandons également aux Gouvernements de veiller afin d’éviter de la manière la plus rigoureuse toute forme de contrôle des personnes, à la fois par le biais de systèmes de suivi et par toute autre forme de localisation : la lutte contre le Covid-19 – aussi grave soit-il – ne doit pas être le prétexte pour approuver des projets douteux d’entités supranationales nourrissant de très forts intérêts commerciaux et politiques. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser ces limitations de la liberté personnelle, sans qu’il soit imposé aucune forme de sanction à ceux qui ne veulent pas recourir aux vaccins, ni accepter des méthodes de suivi et tout autre instrument similaire. Il faut considérer également la contradiction flagrante dans laquelle se trouvent ceux qui poursuivent des politiques de réduction drastique de la population et qui se présentent en même temps comme des bienfaiteurs de l’humanité sans aucune légitimité politique ou sociale. Enfin, la responsabilité politique de ceux qui représentent le peuple ne peut absolument pas être confiée à des techniciens qui vont jusqu’à revendiquer pour eux-mêmes des formes inquiétantes d’immunité pénale.

Nous demandons instamment aux médias de s’engager activement dans une information objective qui ne pénalise pas la dissidence en recourant à des formes de censure, comme cela se produit couramment sur les réseaux sociaux, dans la presse et à la télévision. L’information correcte exige qu’un espace soit accordé aux voix qui ne sont pas alignées sur la pensée unique, permettant aux citoyens d’évaluer consciemment la réalité, sans être indûment influencés par des interventions partisanes. Une confrontation démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque de voir imposées des formes subtiles de dictature, vraisemblablement pires que celles que notre société a vu naître et mourir dans un passé récent.

Enfin, Nous rappelons, en tant que Pasteurs responsables du Troupeau du Christ, que l’Église revendique fermement son autonomie dans le gouvernement, dans le culte, dans la prédication. Cette autonomie et cette liberté sont un droit inhérent que le Seigneur Jésus-Christ lui a donné pour la poursuite de ses propres fins. Pour cette raison, en tant que Pasteurs, Nous revendiquons fermement le droit de décider de manière indépendante de la célébration de la Messe et des Sacrements, tout comme nous exigeons une autonomie absolue dans les questions qui relèvent de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques et les méthodes d’administration de la Communion et des Sacrements. L’État n’a pas le droit de s’ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l’Église. La collaboration de l’Autorité ecclésiastique, qui n’a jamais été refusée, ne peut impliquer de la part de l’Autorité civile des formes d’interdiction ou de limitation du culte public ou du ministère sacerdotal. Les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de l’Église à laquelle elle ne veut ni ne peut déroger. Nous demandons que les limitations à la célébration des fonctions publiques du culte soient supprimées.

Nous invitons les personnes de bonne volonté à ne pas se soustraire à leur devoir de coopérer en vue du bien commun, chacune selon son état et ses possibilités et dans l’esprit d’une sincère Charité fraternelle. Cette coopération, souhaitée par l’Église, ne peut cependant être dissociée du respect de la Loi naturelle, ni de la garantie des libertés des individus. Les devoirs civils auxquels les citoyens sont tenus impliquent la reconnaissance par l’État de leurs droits.

Nous sommes tous appelés à évaluer les faits actuels conformément à l’enseignement de l’Évangile. Cela implique de choisir son camp : avec le Christ, ou contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par ceux qui nous font croire que nous sommes une minorité : le Bien est beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde veut nous faire croire. Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible, qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants, les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de civilisation chrétienne soient anéantis sous le prétexte d’un virus, en laissant s’établir une tyrannie technologique haineuse dans laquelle des personnes anonymes et sans visage peuvent décider du sort du monde en nous confinant dans une réalité virtuelle. Si tel est le plan auquel les puissants de la terre entendent nous plier, sachez que Jésus-Christ, Roi et Seigneur de l’Histoire, a promis que « les portes des Enfers ne prévaudront pas » (Mt 16, 18).

Confions à Dieu Tout-Puissant ceux qui gouvernent les nations, afin qu’Il les éclaire et les guide dans ces moments de grande crise. Qu’ils se souviennent que, tout comme le Seigneur jugera les Pasteurs pour le troupeau qui leur a été confié, de même Il jugera ceux qui détiennent le pouvoir et qui ont le devoir de préserver et de gouverner leurs peuples.

Prions avec foi le Seigneur pour qu’Il protège l’Église et le monde. Que la Très Sainte Vierge, Auxiliatrice des Chrétiens, écrase la tête de l’ancien Serpent, confonde et déroute les plans des enfants des ténèbres.

8 Mai 2020
Vierge du Rosaire de Pompéi


Confions les chefs de gouvernement et tous ceux qui dirigent le destin des nations à Dieu tout-puissant, afin qu'il les éclaire et les guide en cette période de grande crise. Qu'ils se souviennent que, de même que le Seigneur nous jugera, nous les pasteurs, pour le troupeau qu'il nous a confié, de même il jugera les chefs de gouvernement pour les peuples qu'ils ont le devoir de défendre et de gouverner.

Avec foi, implorons le Seigneur de protéger l'Église et le monde. Que la Sainte Vierge, Secours des chrétiens, écrase la tête de l'ancien Serpent et fasse échouer les plans des enfants des ténèbres.

+ Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, nonce apostolique
Cdl Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong
Cdl Janis Pujats, archevêque émérite de Riga
Cdl Gerhard Ludwig Mueller, préfet émérite de la Congrégation de la doctrine de la foi

+ Mgr Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare-Comacchio
+ Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler, Texas
+ Mgr Thomas Peta, archevêque métropolitain d'Astana
+ Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana
+ Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque émérite de Karaganda
+ Mgr René Henry Gracida, évêque émérite du Corpus Christi
+ Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg
+ Mgr Robert Muetsaerts, évêque auxiliaire de Den Bosch

Source : https://veritasliberabitvos.info/appel/
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L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Empty Re: L'AFFAIRE VIGANO

Message par Gilbert Chevalier le Ven 15 Mai - 15:46

Jeanne Smits, sur son Blog au 14 mai 2020, a écrit:
PLUS de 40.000 SIGNATURES
pour l'APPEL pour l’ÉGLISE et pour le MONDE :
Mgr VIGANO COMMUNIQUE

L'AFFAIRE VIGANO - Page 5 Capture%2Bd%25E2%2580%2599e%25CC%2581cran%2B2020-05-14%2Ba%25CC%2580%2B23.49.39

Je vous propose ci-dessous ma traduction du communiqué publié ce jour par Mgr Carlo Maria Viganò à propos de l'état actuel de l'Appel pour l'Eglise et pour le monde lancé à son initiative le 8 mai dernier. 40.000 personnes l'ont d'ores et déjà signé. Mgr Viganò répond dans son communiqué aux accusations de « complotisme » qui ont accueilli le texte et souligne que celui-ci a le mérite de faire réfléchir aux extraordinaires limitations des libertés qui sont mises en place dans de nombreux pays du monde au nom de la lutte « contre le coronavirus ».


La version originale de ce communiqué est ici, et il est toujours possible de signer l'Appel ici sur le site veritasliberavitvos.info.

Voici la traduction intégrale du communiqué.
– Jeanne Smits


* * *

COMMUNIQUÉ de PRESSE de Mgr Carlo Maria VIGANO,
le 14 mai 2020


Le 8 mai dernier, trois cardinaux et neuf évêques, ainsi que des médecins, des journalistes, des avocats, des intellectuels et des professionnels du monde entier ont lancé un Appel visant à sensibiliser le public, les dirigeants, la communauté scientifique et les médias aux graves dangers qui pèsent sur les libertés individuelles, et qui ont surgi à l’occasion de la propagation du COVID-19.

Ces dangers ont été davantage perçus dans certains pays, moins dans d’autres ; mais il est partout nécessaire d’attirer l’attention des fidèles catholiques et des hommes de bonne volonté sur ce qui se passe dans cette période si difficile : ne considérer que les aspects sanitaires de l’épidémie, sans en voir les implications sociales, économiques, politiques et religieuses, peut conduire le monde vers un avenir dans lequel l’autorité des États et celle de l’Église seront affaiblies ou absorbées par des pouvoirs autoréférentiels, et qui ont des objectifs peu clairs pour le moins.

Le projet d’un Nouvel Ordre Mondial dans lequel les nations et les citoyens perdent toute leur identité propre et sont contrôlés par une élite pouvait sembler une idée absurde il y a quelques années encore. Aujourd’hui, cependant, il est revendiqué et fait même l’objet de propagande qui le présente comme un bien pour la société et les individus. Un tel projet, promu par des organisations supranationales, doit être démasqué, connu et dénoncé : tel devrait être le but de l’information, afin que chacun d’entre nous soit conscient de ce qui se passe et puisse s’exprimer clairement en tant que personne, en tant que croyant et en tant que membre de la communauté.

L’objectif de l’Appel est précisément celui-ci : briser le silence médiatique qui pèse sur notre aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les libertés individuelles et les droits de la personne, menacés par des formes de censure et de contrôle ; exiger une égale dignité de la discussion dans la communauté scientifique, sans se laisser guider par des intérêts économiques ou idéologiques ; rappeler aux dirigeants leurs graves responsabilités pour le bien commun.

L’appel a sans aucun doute réussi à provoquer un certain débat. En Allemagne, de nombreux représentants de l’épiscopat se sont contentés d’en balayer globalement le contenu présenté comme « théories du complot », sans rien réfuter et confirmant même leur ralliement sans critique à la pensée dominante. Répondant à une interview de Die Tagespost, le cardinal Gerhard Müller (qui fait partie des signataires) a courageusement observé qu’aujourd’hui, on en vient à « appeler tous ceux qui pensent différemment, théoriciens du complot ». Il a également déclaré : « Ceux qui ne font aucune distinction entre les chances et les dangers liés à la mondialisation nient la réalité. Le pape François s’oppose lui aussi au fait que les États et les organisations internationales imposent l’avortement aux pauvres de manière néo-colonialiste en révoquant l’aide au développement s’ils le refusent. Au Pérou, au temps de Fujimori, j’ai moi-même parlé avec des femmes et des hommes qui avaient été stérilisés sans le savoir et qui avaient été trompés avec de l’argent et de fausses promesses de santé et de bonheur dans la vie. Cela serait-il une “théorie du complot” ? » De même on ne peut accuser de complotisme « la réflexion sur la vaccination de sept milliards de personnes, même si le médicament n’a pas encore été correctement testé, en limitant les droits fondamentaux de ceux qui n’acceptent pas le vaccin. Nul ne peut être contraint de croire que quelques philanthropes milliardaires ont les meilleurs programmes pour améliorer le monde, simplement parce qu’ils ont réussi à accumuler une énorme richesse privée ».

Mgr Athanasius Schneider a lui aussi adopté des positions similaires : « Il est étonnant de voir comment les représentants de l’establishment ecclésiastique, mais aussi politique et médiatique, ont unanimement cherché, par obéissance à la pensée unique dominante, à jeter le discrédit sur les préoccupations exprimées dans l’Appel, et à étouffer toute discussion à leur sujet, avec l’“argument massue” selon lequel il ne s’agit que d’une “théorie du complot”. Je me souviens des mêmes types de réactions et de discours sous la dictature soviétique, lorsque les dissidents et les critiques de l’idéologie et de la politique dominantes étaient accusés d’être complices de la “théorie du complot”  diffusée par l’Occident capitaliste » (voir ici).

Il convient de souligner que l’Appel – au-delà des critiques évidentes de ceux qui veulent en déformer le sens uniquement pour éviter d’avoir à faire face aux nombreuses incongruités de ce qui se passe sous nos yeux – a obtenu le soutien d’importantes personnalités du monde laïque et d’éminents représentants du monde de la science et de l’information. Robert Francis Kennedy Jr. a également exprimé son soutien. En moins d’une semaine, l’appel a recueilli près de 40.000 signatures et s’étend maintenant à l’Europe de l’Est.

La perception d’une sorte de fracture – que l’Appel a le mérite d’avoir rendue visible – entre les fidèles et les dirigeants de la Hiérarchie ne fait aucun doute : cela est également confirmé par l’approche clairement mondialiste de la Journée de Prière « Pray for Humanity » organisée par le Haut Comité de la Fraternité Humaine des Emirats Arabes Unis pour invoquer la fin de la pandémie, à laquelle le Saint-Siège s’est malheureusement aussitôt rallié.

Cette vision, récemment ratifiée par le Document d’Abu Dhabi, est clairement inspirée par l’idéologie relativiste propre à la pensée maçonnique. En tant que tel, il n’a rien de catholique et il est pour le moins troublant que les dirigeants de l’Eglise acceptent d’agir en tant que « bras spirituel » du Nouvel Ordre Mondial, qui est ontologiquement anti-chrétien.

+Carlo Maria Viganò,
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Message par Gilbert Chevalier le Mar 2 Juin - 21:49

Jeanne Smits, sur son Blog au 2 juin 2020, a écrit:
Mgr Carlo Maria VIGANÒ :
“La CRISE ACTUELLE
est la MÉTASTASE du CANCER CONCILIAIRE”

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Les deux textes qui suivent ne vont pas laisser indifférents. Le premier est une lettre d'une religieuse cloîtrée à Mgr Carlo Maria Viganò, disant au prélat son inquiétude devant l'utilisation de la crise du COVID-19 à des fins anti-chrétiennes, comme « préparation en vue de la manifestation de l'Antéchrist ». Le second est la réponse de Mgr Viganò, qui dénonce clairement la tentative de mise en place d'une tyrannie mondiale et d'une religion mondiale « sans dogmes ni morale » promue par la franc-maçonnerie, à laquelle participent « des cardinaux et des évêques » et que « Bergoglio » aspire, dit-il, à présider. 


Mgr Viganò écrit notamment : « Je crois que le point essentiel pour mener efficacement une bataille spirituelle, doctrinale et morale contre les ennemis du Christ est la certitude que la crise actuelle est la métastase du cancer conciliaire : faute d’avoir compris la relation de cause à effet entre Vatican II et ses conséquences logiques et nécessaires au cours des soixante dernières années, il ne sera pas possible de rétablir la barre de l’Église dans la direction du cap fixé par le divin timonier et maintenu pendant deux mille ans. »

Ce sont deux textes qui dérangent. Certains de mes lecteurs trouveront qu'ils vont trop loin. Mais il est indéniable qu'une société de surveillance, désireuse de maintenir l'Eglise et son culte sous son pouvoir tatillon, tente de s'imposer à la faveur de la grande peur du coronavirus. Je les verse au dossier, tels quels, avec leur espérance tranquille et fondamentale : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

Voici ma traduction de ces deux lettres, d'abord publiées en italien sur le blog de Marco Tosatti, « Stilum curiae ».
– Jeanne Smits

* * *
Neuvaine de Pentecôte 2020
A Monseigneur Carlo Viganò

Excellence révérendissime,

Je suis une religieuse cloîtrée et je vous écris à la suite d’une conversation avec notre Père spirituel. Notre conversation a porté sur le dernier « Appel » qui a fait le tour du monde pour réveiller nos consciences à propos du danger imminent qui nous guette désormais, derrière le masque de l’urgence « coronavirus ». Et il est intéressant de voir comment même les non-croyants s’alarment de cette voie despotique. La situation est certes de plus en plus accablante, mais la stratégie qu’utilise  Bergoglio avec ses forces alliées est une technique d’isolement et de désintégration de tout groupe pouvant former une contre-force. J’écris « contre-force » parce que le mot « résistance » me semble « humain » et quelque peu insuffisant.

Bientôt, probablement, la préparation en vue de la manifestation de l’Antéchrist se fera de plus en plus lourde et oppressante, notamment en raison des mesures que Bergoglio lui-même décidera de prendre dans le cadre de sa préparation. L’objectif, évidemment, est d’éliminer les « fortes têtes », les subversifs qui entravent les desseins d’un plan bien établi, qui n’attend rien d’autre que d’être pleinement mis en œuvre. La préoccupation que j’ai communiquée à notre Père spirituel est le fait qu’il n’existe pas de « contre-organisation », même au sein de la « vraie Église », comme une sorte de possible « Église clandestine », capable d’avancer de manière coordonnée, pour autant que ce soit possible. Les prochaines étapes serviront en effet à bloquer toute rébellion, ce qui sera possible précisément grâce à cette « stratégie » (qui ne sera plus alors tellement souterraine) d’isolement et de blocage de l’action.

En tant que religieuse cloîtrée, je crois à des « stratégies  » bien différentes et surnaturelles, qui échappent même aux forces les plus organisées et les plus totalitaires. Mais le problème est que le temps me semble très court. Ici, j’aimerais vous faire savoir que même notre Mère Abbesse nous lit souvent à table vos interventions lucides et très précises. Lorsque l’on entend la voix de la justice et de l’amour pour le Christ et son Église, on ne peut que la reconnaître.

Le Père spirituel m’a suggéré de vous communiquer ces réflexions, en vous encourageant à aller de l’avant. Je vous dis tout de suite que je ne suis pas une mystique ni même une sainte, mais je me fais la voix de beaucoup d’autres voix silencieuses au sein de l’Église, en vous rappelant que vous n’êtes pas seul, et que la lutte ne fait que commencer.

En regardant les signatures de l’Appel, il me semble qu’il y a beaucoup de possibilités de travailler précisément en vue d’une coordination, pour « aller ensemble de l’avant » comme une petite armée de l’Immaculée (… et j’y inclus aussi des non-croyants, comme une « potentialité » pour cette même armée, même si c’est de manière inconsciente). Si saint Maximilien M. Kolbe appelait Notre-Dame « la toujours victorieuse », il est vrai aussi que dans la Bulle de Pie IX, elle est appelée avec autorité « l’Ennemie éternelle » du diable. Et vous savez mieux que moi que la bataille à laquelle je fais référence est précisément celle-ci : le véritable enjeu est le salut éternel d’un très grand nombre d’âmes.

Ces pauvres lignes se veulent ici un petit encouragement à ne pas abandonner et à poursuivre également un dialogue constructif avec ces « rares » mais bons monseigneurs et religieux qui souffrent pour les mêmes raisons. Elles pourraient être nombreuses, les inspirations de l’Esprit Saint dans ces âmes pour les appeler à une étroite collaboration. En ce qui concerne les calomnies, les malentendus et les diverses attaques personnelles qui font souffrir, ce sont autant de choses que vous avez connues de prè,s et qui représentent les pierres précieuses serties dans la couronne qui vous attend… mais c’est une « couronne » qui est encore inachevée : l’Immaculée veut elle-même y sertir les pierres les plus précieuses.

Je voudrais conclure par une référence au célèbre miracle attribué à sainte Claire, grâce auquel les Sarrasins, déjà sur les murs du monastère, se sont enfuis sans jamais revenir. Eh bien, le miracle s’est produit grâce à la foi de celle qui a été définie comme la plus fidèle « Image de la Mère de Dieu » et précisément grâce à son amour pour le Saint-Sacrement, véritable Lumière contre toutes les ténèbres. Je dis cela parce que ce sont elles, les « forces » en lesquelles nous avons confiance et que nos ennemis craignent tant. Le miracle n’a eu lieu qu’au dernier moment, lorsqu’il n’y avait plus aucun espoir humain. Si le Triomphe du Cœur Immaculé n’est pas loin, c’est maintenant le temps de la bataille, et notre Chef et Corédemptrice veut nous voir combattre, souffrir et implorer Sa Victoire, qui est maintenant à nos portes.

Je vous remercie de m’avoir écoutée patiemment et je vous demande humblement votre bénédiction, également pour toute la communauté. Souvenez-vous de moi lors de votre messe quotidienne.

In Corde Matris

Lettre signée d’une religieuse cloîtrée
29 mai 2020

Saint Vigile, évêque et martyr
* * *

Chère Sœur,

Je vous remercie beaucoup pour votre lettre, que j’ai lue avec beaucoup de sympathie. Je partage pleinement votre vision claire et réaliste de la situation de crise actuelle qui touche l’Église et le monde.

Avec un regard surnaturel, conforté par l’Écriture Sainte et les différents messages de Notre Dame, nous pouvons comprendre qu’en ce moment on peut voir plus clairement la dimension réelle du choc épique entre le Bien et le Mal, entre les enfants de la Lumière et les enfants des ténèbres. Ce qui scandalise vraiment, c’est de voir comment les dirigeants de la Hiérarchie se mettent ouvertement au service du prince de ce monde, en reprenant à leur compte les exigences onusiennes de la mondialisation globaliste, de la fraternité maçonnique, de l’écologisme malthusien, de l’immigrationnisme... On prépare une religion mondiale unique, sans dogmes et sans morale, telle que la veut la franc-maçonnerie : il est clair que Bergoglio, et ceux qui sont derrière lui et le soutiennent, aspirent à la présidence de cette parodie infernale de l’Église du Christ.

Vous aurez également remarqué, chère Sœur, l’insistance de nombreux prélats et des médias catholiques sur la prétendue nécessité d’un Nouvel Ordre Mondial : des cardinaux et des évêques, La Civiltà Cattolica et Vatican News, Avvenire et L’Osservatore Romano en ont parlé, avec l’arrogance de ceux qui savent qu’ils peuvent dire des choses inouïes grâce à la protection dont ils bénéficient. Mais à y regarder de plus près, elle est bien peu de chose, l’organisation des méchants, leur capacité à bouger et à agir, leur aptitude à dissimuler : ils sont si sûrs d’avoir maintenant atteint leurs objectifs qu’avec arrogance et ostentation, ils ont ouvertement révélé leurs intentions, laissant de côté cette prudence et cette ruse qui, à d’autres moments, leur avaient permis de les tenir cachées. C’est ainsi qu’ont été découverts les partisans d’un gouvernement mondial et les élites qui veulent imposer leur tyrannie au peuple ; c’est ainsi qu’ont été découverts, à leurs côtés, ceux qui se prêtent comme branche religieuse d’un néo-paganisme, qui se définit comme une espèce de « Green apostasy ». Nous savons qui ils sont, ce qui motive leurs actions et quelles sont leurs fins : derrière eux, il y a toujours le Prince de ce monde, contre lequel la Reine des Victoires mène nos milices délabrées, ainsi que les armées célestes bien plus terribles. Mais puisque nous avons déjà choisi notre camp, nous ne devons pas avoir peur, car Notre Seigneur a déjà gagné, alors même qu’Il nous offre la précieuse opportunité de tresser une couronne spéciale en ces jours apocalyptiques.

Je crois que le point essentiel pour mener efficacement une bataille spirituelle, doctrinale et morale contre les ennemis du Christ est la certitude que la crise actuelle est la métastase du cancer conciliaire : faute d’avoir compris la relation de cause à effet entre Vatican II et ses conséquences logiques et nécessaires au cours des soixante dernières années, il ne sera pas possible de rétablir la barre de l’Église dans la direction du cap fixé par le divin timonier et maintenu pendant deux mille ans. Ils nous ont catéchisés pendant des décennies avec leur odieux « il n’y a pas de retour en arrière » en matière de liturgie, de foi, de morale, de pénitence, d’ascèse : aujourd’hui, nous entendons également répéter servilement les mêmes expressions dans la sphère civile, alors qu’on tente d’endoctriner les masses avec l’idée que « rien ne sera plus comme avant ». Le modernisme et le Covid-19 sont reliés par la même marque, et pour ceux qui ont le regard tourné vers le transcendant, il n’est pas difficile de comprendre que la terreur de ceux qui veulent nous faire croire que la course vers l’abîme est inéluctable et imparable est qu’on puisse ne pas leur prêter foi, les ignorer, démasquer leur conspiration. C’est notre tâche aujourd’hui : ouvrir les yeux de nombreuses personnes, même ceux des ecclésiastiques et des religieux qui n’ont pas encore constitué le tableau d’ensemble, se limitant à regarder la réalité de manière partielle et désordonnée. Une fois que nous leur aurons fait comprendre le mécanisme, ils comprendront également tout le reste.

Oui, on peut, chère sœur, revenir en arrière ; on peut faire en sorte que le bien qui nous a été frauduleusement enlevé nous soit rendu : mais seulement dans la cohérence de la doctrine, sans compromis, sans rien céder, sans opportunisme. Le Seigneur daignera nous accorder une part de sa victoire, même si nous sommes faibles et sans moyens matériels, seulement si nous nous abandonnons totalement à lui et à sa très Sainte Mère.

Je me confie à vos prières et à celles de vos sœurs, tout en vous bénissant cordialement, vous et toute la communauté.

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