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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 10:21

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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 10:24



Dernière édition par Gilbert Chevalier le Jeu 23 Jan - 11:00, édité 1 fois
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 11:02



Le saccage de la vigne de Benoît XVI m’était passé un peu trop vite sous les yeux, actualité urgente oblige, lit-on sur le site Benoît-et-moi. J’y ai repensé ce matin en lisant la chronique hebdomadaire d’Andrea Gagliarducci sur son site en anglais Monday Vatican.

La destruction du vignoble de Benoît XVI dans la Résidence Papale de Castel Gandolfo est le symbole de la fin d’une époque. Benoît XVI a reçu le vignoble de la part des agriculteurs d’une association nationale italienne. Le Pape émérite a voulu qu’il soit planté sous la statue de Jésus Bon Pasteur, dans les jardins. La référence à l’Evangile était évidente. La place de la vigne sera occupée – semble-t-il – par une petite route asphaltée.
.
La destruction n’était probablement pas une insulte intentionnelle au Pape émérite. Très probablement, celui qui a pris la décision ne connaissait même pas la signification de ce petit bout de terrain, où Benoît XVI avait l’habitude de marcher et de se reposer. La décision est cependant révélatrice de la situation à Rome.
( http://www.mondayvatican.com/vatican/pope-francis-toward-the-closing-of-an-era )

Curieusement, c’est Franca Giansoldati, la vaticaniste du quotidien Il Messagero, réputée proche de François, qui s’en est fait l’écho: sans doute a-t-elle a été choquée, même si elle essaie avec plus ou moins de conviction, d’exonérer François, et elle y a consacré significativement deux beaux articles.

La VIGNE VOULUE par le PAPE BENOÎT ARRACHÉE
par Franca Giansoldati
15 janvier 2020

C’était un charmant vignoble de quelques rangées, à la fois poétique et symbolique. Dans un coin du jardin très cher au Pape Benoît XVI, où il aimait se promener et prier parmi les plantes, en faisant quelques pas par les chaudes soirées d’été à la recherche du bon air, pendant ses séjours dans la villa pontificale de Castelgandolfo. Ces dernières semaines, cette partie des jardins a été retournée et c’est la pauvre vigne de Ratzinger qui en a fait les frais, qui a été arrachée, déracinée et nivelée. Personne au Vatican ne veut en parler.

Certains émettent l’hypothèse que cet espace sera utilisé pour y faire passer une petite route, de construction imminente. De fait, la décision a été prise par la nouvelle direction des villas pontificales qui a donné l’ordre de démolir l’un des lieux les plus symboliques du précédent pontificat. Il est probable que le travail a été commencé sans tenir compte du fait que ce n’était pas un vignoble ordinaire, un bout de campagne comme un autre, mais qu’il représentait de façon emblématique l’Église de Benoît XVI. Lorsque les Coldiretti [Confederazione Nazionale Coltivatori Diretti: la plus importante association d’agriculteurs en Italie] lui en ont fait don, Ratzinger a voulu que les plants soient disposées à cet endroit précis, parallèlement à la statue de marbre du Bon Pasteur, pour souligner sa signification symbolique. Lorsqu’il arrivait à Castelgandolfo en hélicoptère, pour passer quelques jours en compagnie de son frère, le pontife bavarois avait une prédilection pour ce petit bout de jardin isolé et plein de verdure, où Jésus se détachait à l’arrière-plan.

Mais derrière cette vigne, il y a une histoire. Les Coldiretti choisirent ces plants avec beaucoup de soin pour célébrer la Journée mondiale pour la sauvegarde de la création et pour rappeler les toutes premières paroles que l’ancien préfet de la Congrégation de la Foi a dites à la foule après son élection en avril 2005. « Je suis un humble ouvrier dans la vigne du Seigneur. » Un passage de l’Évangile auquel le Pape émérite a toujours été lié.

Le vignoble planté en l’honneur de Ratzinger occupait quelque 1000 mètres carrés. Il était composé de vignes de « Trebbiano » (blanc) et de « Cesanese di Affile » (rouge), un vin autochtone, très ancien, dont la mémoire se perd dans les annales de l’histoire.

Les agriculteurs , venus à Castelgandolfo pour un Angélus dominical, lui expliquèrent également qu’ils allaient moderniser la petite cave avec l’équipement nécessaire à la fabrication du vin, avec les fûts en châtaignier et en chêne nécessaires au vieillissement. Puis ils confièrent leurs espoirs au Pape, parlant de leurs craintes pour un secteur en crise et pénalisé. Ils lui dirent que les paroles prononcées depuis la Loge des Bénédictions étaient un réconfort pour eux tous, étant donné le lien étroit entre la terre, la nourriture, la culture, les valeurs religieuses et la sauvegarde du territoire.

Par ailleurs, récemment, plusieurs pièces autrefois utilisées par Jean-Paul II et Benoît XVI ont également été démantelées dans le Palais de Castelgandolfo.




La VIGNE du PAPE RATZINGER
par Franca Giansolddati
17 janvier 2020
 
News au 22 janvier 2020 Vigna-ratzinger-1266086_tn

A l’embarras total du Vatican, les premières photos de la destruction inexplicable du vignoble de Benoît XVI, le cadeau symbolique que les Coldiretti lui ont fait lorsqu’il était en fonction, ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Les images d’aujourd’hui comparées à la situation précédente font en effet une certaine impression car elles montrent le déracinement total des rangées de vignes à l’intérieur des jardins de la villa papale de Castel Gandolfo. Ils avaient été placés juste devant la statue de Jésus Bon Pasteur, pour rappeler le passage de l’Évangile cité par Ratzinger lui-même au moment de son élection. « Je suis un humble ouvrier dans la vigne du Seigneur. »

A la place de la vigne, dans ce coin de l’immense parc, près de la fontaine de l’Orfeo, on a construit une petite route. Actuellement, elle ne mène nulle part. Là où se trouvaient autrefois les rangées de vignes de Trebbiano qui donnaient des raisins blancs et, du côté opposé, celles à partir desquelles on produisait le Cesanese di Affile, un vin rouge autochtone – s’étendant sur une extension de mille mètres carrés -, on ne voit plus que des mottes de terre enlevées et des trous. Comme cela a toujours été une vue pittoresque et emblématique, liée au Pape émérite, les touristes visitant les jardins s’arrêtaient et écoutaient l’histoire à travers les audio-guides loués. C’était une des étapes touristiques, une curiosité, aussi parce que le pontife émérite, lorsqu’il débarquait dans l’héliport voisin pour passer quelques jours de vacances au palais, passant de ce côté, pouvait admirer ses vignes. Et il le faisait à chaque fois qu’il arrivait. Aujourd’hui, beaucoup de gens se demandent qui a pris une décision [que François lui-même a commandité pour se venger du livre de Ratzinger/Sarah]. Et surtout pourquoi.

Le choix, expliquent-ils du Vatican, est techniquement imputable à la direction des Musées du Vatican dont dépend toute la zone muséale de Castelgandolfo ouverte au public par décision du Pape François. Donc, en substance, à la directrice Barbara Jatta et, surtout, au nouveau directeur des Villas Pontificales, Andrea Tamburelli, un manager tout juste engagé par le Vatican, qui vient de Peroni, la multinationale qui produit de la bière. Un détail sur lequel, hier, un cardinal a plaisanté en faisant allusion au fait que peut-être, dans ce lieu, juste devant la statue du Bon Pasteur, « l’espace s’est ouvert pour planter du houblon et faire de la bonne bière ».

Blagues et ironie mises à part, cette vilaine affaire semble presque un affront envers le pontife émérite.
Au point que de l’autre côté du Tibre, il ne reste plus aujourd’hui qu’un gros malaise. On n’en avait pas besoin. D’autant plus que l’épisode a fait surface juste en même temps que l’affaire des deux papes née du livre du cardinal Robert Sarah qui, sur la question du célibat, a opposé Benoît XVI et le pape François.

La Directrice des Musées, Barbara Jatta, interrogée sur l’affaire, à travers son service de presse, a fait savoir qu’elle ne voulait (ou ne pouvait) pas en parler et n’a fourni aucun détail. Juste un « no comment » maladroit.

Ce qui se cache derrière la destruction de ce symbole du vignoble de Ratzinger est difficile à dire, probablement seulement la bévue d’un fonctionnaire zélé [!!!] qui a donné l’ordre sans savoir que la vigne était bénie et que les agriculteurs italiens l’avaient donnée au Pape de l’époque à cause des paroles prononcées.

Certains Jésuites
de la Specola Vaticana – l’observatoire astronomique situé à Castelgandolfo et confié à la Compagnie de Jésus – ont fait remarquer qu’en réalité, l’endroit où se trouvaient ces vignes était non seulement exigu et plutôt hors de portée, mais que ces plantes « n’avaient jamais donné ne serait-ce qu’une grappe de raisin ».

Et pourtant cette vigne produisait un bon vin, fermenté dans les tonneaux qui avaient été données au Souverain Pontife avec les plants de Trebbiano et de Cesanese. En somme, une autre version diffusée dans l’intention d’amortir l’affaire et de la faire taire. Et ainsi le feuilleton est voué à continuer, alimentant l’affrontement – silencieux et souterrain – non pas tant entre les deux Papes mais entre l’entourage des deux pontificats [no comment, en effet!!!].
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 18:29



« Pourquoi nous n'acceptons pas
la révolution du rôle des femmes dans l'Église »


Voici la traduction que j'ai faite de mon intervention lors de la conférence de presse qui a suivi notre heure de prière publique à proximité de la résidence du cardinal Marx, président de la conférence épiscopale allemande et proche conseiller du pape François, le samedi 18 janvier. L'un des principaux organisateurs d'« Acies Ordinata » (aciesordinata.org, de la Fondazione Lepanto),  le Pr Roberto de Mattei, qui lui-même a invité à cette occasion les catholiques allemands fidèles à ne pas payer la taxe ecclésiastique, m'avait priée d'aborder la question du ministère ordonné pour les femmes qui fait partie des revendications de la « voie synodale » des Allemands : la Synodaler Weg.



Dans une lettre cosignée par le cardinal Reinhard Marx et le professeur Thomas Sternberg, président du Comité central des catholiques allemands, envoyée en décembre dernier aux fidèles de ce pays, cette invitation a été lancée : parcourir « ensemble un chemin de changement et de renouveau ». Tout a commencé avec la volonté de « faire de l'Église un lieu sûr », à la suite du scandale des abus sexuels. Sur ce « chemin de changement », qui a été mis en place par l'équipe qui orchestre le "Synodalerweg" en vue d'aller dans une seule direction , la question de la place des femmes dans l’Église et dans les ministères ecclésiaux est l'un des quatre thèmes principaux.

Quel est son rapport avec les abus sexuels dans l'Église ? Quasi inexistant, sauf à considérer que le fait de mettre des femmes dans le chœur empêchera une minorité de pervers d'être attirés par les garçons et les jeunes.

En lisant les conclusions de la conférence conjointe du groupe de travail sur le cheminement synodal, j'ai été frappée par leurs attaques ouvertes contre la doctrine de l'Église sur la place des femmes. Il s'agit expressément d'adapter l'enseignement traditionnel, dans le monde entier, à ce qu'ils appellent la « théologie scientifique » et à l'idée générale et floue selon laquelle les choses ont changé et qu'il faut laisser les femmes accéder à toutes les places. Y compris au diaconat et peut-être même au sacerdoce.

A une époque où l'idéologie de genre est très répandue, il peut leur sembler judicieux de proclamer une forme d'interchangeabilité entre hommes et femmes qui conduirait finalement à ordonner des femmes ou des hommes prêtres sans tenir compte de leur sexe biologique : ce serait le comble de la confusion de genre.

Ils veulent une « Église qui respecte l'équité de genre », qui serait à leurs yeux la seule « vraie » Église. Dans cette Église à laquelle ils aspirent, les femmes continueraient de faire ce qu'elles font déjà, souvent magnifiquement : enseigner le catéchisme, transmettre la foi et l'amour de Dieu… Mais ils veulent aussi une Église où les femmes feront de plus en plus ce qu'elles n'ont commencé à faire que récemment : jouer un rôle actif dans la liturgie, distribuer la communion, voire prêcher comme l'a suggéré récemment le cardinal Marx et, en général, gérer des paroisses, des diocèses et pourquoi pas des dicastères entiers.

Si on peut avoir des généraux femmes, pourquoi pas des femmes évêques ? Le seul problème avec ce soi-disant argument est qu'on ne peut même pas argumenter contre les femmes « générales » sans être déclaré coupable de sexisme et de discrimination. Il semble que la voie synodale allemande veuille faire tomber l'Église dans un piège.

Il serait politiquement incorrect aujourd'hui de se moquer de la femme du vicaire si envahissante dans les communautés protestantes, mais au fond, les réformateurs synodaux semblent vouloir multiplier au sein de l'Église catholique le nombre de toutes ces redoutables dames d'Église qui découragent peut-être les hommes d'être des pratiquants réguliers... Ils parlent même de quotas de femmes dans les postes de direction, comme si l'Église n'était pas modelée sur la famille, mais sur le monde des affaires.

La vraie égalité, mais aussi les profondes différences et la complémentarité entre hommes et femmes ont été exprimées au cours des siècles par la profonde sagesse de l'Église. Elle attend des hommes qu'ils servent Dieu en tant qu'hommes, et des femmes qu'elles le fassent en tant que femmes. Et en cela elle se trompe, disent les réformateurs – non, les révolutionnaires – qui veulent réexaminer et réévaluer même l'Évangile, et vérifier si le refus traditionnel d'ordonner les femmes est « contraignant » ou non.

En tant que femme, journaliste – j'ai été auparavant directrice et rédactrice en chef de plusieurs publications – et catholique, je ne peux que dire combien je trouve pathétique cette approche égalitaire. Elle est pathétique et elle est même dangereuse pour ma foi et pour l'Église que j'aime, parce qu'elle est prête à bouleverser toute l'économie de la Rédemption, la vérité et la beauté des rôles respectifs de notre Seigneur Jésus, Fils de Dieu, et de la plus parfaite de toutes les créatures humaines, sa Vierge Mère.

Celle-ci n'a pas fait pression pour obtenir un rôle de premier plan, elle a tourné tous nos yeux vers Lui, son Fils, et pour cela elle savait que toutes les générations l'appelleraient bienheureuse. Elle était au pied de la Croix, non pour immoler mais pour offrir. Elle a souffert avec son Fils divin pour racheter l'humanité, mais elle n'a pas offert son propre corps aux clous et à la lance des bourreaux. Elle a reçu là la mission d'être la Mère miséricordieuse de nous tous. Son honneur était de servir, comme il est aussi, maintenant, de régner sur tout l'Univers, en tant que Reine, même des Anges. Il n'y a pas de meilleure théologienne qu'elle, qui a porté le Logos dans son esprit, dans son coeur et dans son sein.

Je crois que c'est un exemple plus que suffisant, et très difficile à suivre, même pour une femme. Je regrette que l'Église catholique en Allemagne tente de minimiser le rôle clef traditionnel des femmes afin de les laisser jouer à l'homme. C'est injuste pour les hommes, et c'est injuste pour les femmes, mais surtout, ce n'est pas juste envers Dieu, qui a défini le rôle de chacun dès le début, et qui a donné à une femme la toute première place, en raison de son humilité.

[Cette intervention de Jeanne Smits est également disponible en anglais, en allemand, et en italien, avec celles des 5 autres intervenants.]
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 20:25


Dans l’un de ses derniers discours avant d’abdiquer en 2013, le pape Benoît XVI a dénoncé le libéralisme qui s’était infiltré dans l’Église après Vatican II. A ce libéralisme, il imputait « tant de calamités, tant de problèmes, réellement tant de misères : séminaires fermés, couvents fermés, liturgie banalisée… » [ndt: rencontre avec le clergé de Rome, 14 février 2013]. Mais il a ensuite remis l’Église aux libéraux responsables de ces problèmes et à un successeur qui s’est engagé à libéraliser encore plus l’Église.

Peu de temps après son arrivée au pouvoir, Jorge Bergoglio a lancé une pique voilée à son prédécesseur. Il a déclaré à un interlocuteur [Scalfari] que Vatican II avait encouragé l’ouverture à la « culture moderne » mais que « très peu de choses avaient été faites dans ce sens », une lacune qu’il a promis de corriger: « J’ai l’humilité et l’ambition de vouloir faire quelque chose ».

Mais pour accélérer sa révolution libérale dans l’Église, le pape François devait s’assurer que son prédécesseur était sous contrôle. Il y est parvenu en faisant vivre Benoît sur le territoire du Vatican – un arrangement destiné à le bâillonner, ce qui revient à faire de Benoît le prisonnier du Vatican.

La semaine dernière, on a pu constater à nouveau le caractère sournois de l’enfermement de Benoît sur le territoire du Vatican, après qu’on ait révélé que son secrétaire, agissant sans doute sur ordre de la hiérarchie, avait fait pression sur Benoît pour qu’il retire son nom d’un livre sur le célibat clérical qu’il avait co-écrit avec le cardinal Robert Sarah. Le secrétaire, l’archevêque Georg Gänswein, a servi en quelque sorte de geôlier, faisant la navette entre Benoît et le pape François. On dit qu’il passe la moitié de la journée avec Benoît et l’autre moitié avec François.

Le cardinal Sarah a fourni de nombreux documents prouvant que Benoît a accepté leur texte co-rédigé qui s’oppose à l’assouplissement de l’interdiction des prêtres mariés. Mais parce que la couverture médiatique du livre l’a présenté comme une polémique contre les projets du pape François d’autoriser les prêtres mariés dans la région amazonienne de l’Amérique latine, Gänswein a flippé et a harcelé Benoît pour qu’il retire son nom du livre. Il est dommage que Sarah n’ait pas sorti un Viganò et appelé Gänswein pour ses manigances malhonnêtes. Mais par docilité envers le pape, il a accepté cette imposture.

Il est évident que ce fiasco préfigure l’autorisation du pape pour les prêtres mariés. Sinon, pourquoi le pape se serait-il inquiété de ce texte co-écrit qui ne fait que récapituler une position que Sarah et Benoît ont tous deux adoptée depuis des années? Le résultat de ce va-et-vient déroutant est que Benoît reste prisonnier du Vatican alors que le nouveau pape continue d’effacer l’héritage semi-restaurationniste de Benoît.

Il faut dire que la passivité de Benoît a facilité à Gänswein et au pape François la tâche de le contrôler – un problème antérieur à son abdication, comme l’a souligné l’archevêque Carlo Viganò dans une lettre récente. Selon Viganò, Gänswein manipule Benoît depuis le début (cf. Vigano: quid du rôle de Mgr Gänswein?)

« Il est temps de révéler le contrôle systématiquement et abusivement exercé par Mgr Georg Gänswein sur le Souverain Pontife Benoît XVI depuis le début de son pontificat », écrit Viganò. « Gänswein avait l’habitude de filtrer les informations, s’arrogeant le droit de juger par lui-même de l’opportunité ou non de les envoyer au Saint-Père. ».

En choisissant Gänswein comme gardien de Benoît, le pape François a fait un choix judicieux. Gänswein a été du côté des méchants depuis le début. Toute la propagande du Vatican sur les deux papes « en continuité », que Gänswein s’est efforcé de promouvoir, est bidon. Ils ne sont pas et n’ont jamais été dans une réelle continuité. Souvenez-vous de la fois où le Vatican a essayé de convaincre Benoît XVI de faire l’éloge d’une série de brochures sur le pape François. Le Vatican a publié une déclaration de Benoît qui donnait l’impression qu’il était enthousiaste à propos de cette série. Mais il s’est avéré qu’il avait critiqué certains des auteurs des brochures, parce qu’ils étaient ses anciens critiques (cf. « Dossier lettergate« ). Benoît était consterné que le Vatican choisisse des collaborateurs parmi un groupe de théologiens qui l’avaient auparavant sali.

Le travail de Gänswein consiste à étouffer dans l’œuf ces problèmes de mauvaise communication et à faire croire que les deux papes sont deux pois dans une gousse.

Le pape François et ses sbires exploitent clairement la faiblesse de Benoît, comme dans cette récente controverse autour d’un livre, où ils se sont empressés de le punir pour ce qu’ils considéraient comme une rébellion contre l’esprit libéral du synode amazonien. Le prisonnier du Vatican s’était pour ainsi dire éloigné de sa cellule, et ils n’ont pas apprécié. Les flagorneurs papaux paniqués ont déclaré à la presse la semaine dernière qu’il était temps pour l’Eglise d’adopter des « règles pour les ex-papes », qui limiteraient leur liberté d’expression. Peu importe que cette proposition vienne des libéraux théologiques qui réclamaient un droit à la dissidence de l’enseignement de l’Église sous le pontificat de Benoît XVI. Ils ne cessaient de parler du « manque de liberté d’expression dans l’Église ». Maintenant, ils sont favorables à la suppression de la liberté d’expression des papes retraités.

Nul n’est plus intolérant qu’un « libéral tolérant » qui s’élève au sommet d’une institution et qui refuse immédiatement à d’autres ce qu’il a déjà revendiqué pour lui-même. C’est le phénomène auquel nous assistons dans l’Église. Le pape François et ses disciples se sont élevés au pouvoir sur la base du « droit à la dissidence » et se maintiennent maintenant au pouvoir en refusant ce droit aux autres.

Si l’opposition conservatrice avait plus de Viganò, la révolution du pape François pourrait être bloquée. Malheureusement, la franchise et le courage de Viganò sont rares au sein de l’épiscopat. Quelqu’un comme Sarah, qui a été humiliée à de multiples reprises (en 2016, le pape François a licencié 27 membres de son dicastère, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements), n’aime pas secouer trop la barque. Les substituts de François n’ont pas cette timidité. Ils ont attendu leur heure, menant une longue marche vers la papauté, et « ont maintenant le vent dans le dos », comme l’a dit le cardinal allemand Walter Kasper.

La démission de Benoît a ouvert la voie à l’église même qu’il craignait – celle qui échangerait les enseignements de l’Église contre l’esprit de l’époque – et a ouvert la voie au pape même qui incarne cet esprit. François personnifie « l’herméneutique de la politique » qui, selon Benoît XVI, a corrompu l’Église post-Vatican II
. François est le type de jésuite hétérodoxe et hautement politique que Benoît avait l’habitude de censurer lorsqu’il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi sous le pape Jean-Paul II.

La retraite de Benoît n’a pas été heureuse. Il a vu une grande partie des progrès conservateurs de sa papauté disparaître et être remplacés par des flirts hétérodoxes d’un type ou d’un autre. Au début de son pontificat, il avait mis en garde contre une « dictature du relativisme ». Il finit maintenant sa vie comme une sorte de prisonnier sous un pape qui embrasse ce relativisme.
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 21:19

en.news 21 janvier 2020

François se bat contre sa propre ombre : ceux qui se lancent dans une carrière ecclésiastique « deviennent des grimpeurs »

News au 22 janvier 2020 Knggxlh6s3toro2nq8ai8n9lpro2nq8ai8n9m

« Nous, les prêtres, les évêques, n'avons rien payé pour devenir prêtres et évêques, du moins je le pense, non ? », a prêché François le 21 janvier, en omettant de façon intéressée les cardinaux.

Il a ajouté qu'il y a ceux qui veulent avancer dans leur carrière ecclésiastique, se comporter de manière simoniaque, chercher de l'influence et devenir des alpinistes : « Ce n'est pas chrétien. »

Sur les médias sociaux, les utilisateurs ont ajouté les noms que François avait omis : « Bien sûr, nous ne pensons pas aux évêques allemands ici, non, ni à McCarrick, certainement pas à Wuerl, non, ni à Maradiaga, et personne ne penserait même à Becciu, jamais... »

[Une omission de taille : et Bergoglio ? N'est-il pas celui qui a atteint le sommet de l'Everest le premier ? Et maintenant, il plane à 8000 mètres au-dessus des 8000, d'où l'expression « planer à 15 000 » ! Voilà tout l'Antéchrist...]
News au 22 janvier 2020 Hht1z4rf5nbzffecxdss8llu4ffecxdss8llz
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 21:36

fr.news22 janvier 2020

Cardinal Müller : François promeut « une religion mondiale faite par l'homme, sans Trinité ni Incarnation »

News au 22 janvier 2020 St1wg9dnefqowicqt6zoeykkpwicqt6zoeykl

Le cardinal Gerhard Müller a écrit une longue contribution sur Die-Tagespost.de (21 janvier) pour défendre Benoît XVI et le célibat. Il soutient que le célibat remonte aux Apôtres et a été aboli par les Églises orientales lors du concile de Trullo (691/692) qui s'est déroulé, de manière significative, non pas dans une église mais dans le palais impérial.

Cette fois, Müller s'en prend même à François, malgré sa stratégie habituelle qui consiste à blâmer les bergogliens et à épargner François.

Müller : « Le militant athée Eugenio Scalfari se vante de son amitié avec le pape François. Unis dans l'idée commune d'une religion mondiale (sans Trinité ni Incarnation), il lui offre sa collaboration. »

Dans ses conclusions, Müller critique le fait que Scalfari, « qui ne croit ni en Dieu ni au mystère de la Sainte Église », soit un conseiller de François.

[Je te pose une question, mon vieux Müller : as-tu fait les 9 premiers Vendredis du mois quand tu étais jeune ? Figure-toi que Scalfari les a faits dans sa jeunesse, selon son propre témoignage dans son premier entretien avec l'Antéchrist, et il paraît tout à fait sincère. C'est la seule bonne chose qu'il a dite, et si c'est vrai, en vertu des promesses divines, il se convertira forcément et sera sauvé. Mais toi, Müller, qu'en est-il ???]
News au 22 janvier 2020 Of3s0e0f3007ocz0faa8ivw4cocz0faa8ivw9
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 21:54

fr.news22 janvier 2020

Le Vatican voulait faire du "conservateur" Bergoglio le commissaire des Jésuites


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Le secrétaire d'État de Benoît XVI, le cardinal Tarcisio Bertone, a pensé en 2006-2007 à imposer un commissaire aux Jésuites décadents.

C'est ce qui a été dit lors de la présentation de la version espagnole de "Les Jésuites – De Vatican II au pape François" de Gianni La Bella.

Bertone avait en tête de nommer le cardinal Bergoglio de Buenos Aires pour ce poste. Il en avait informé le général jésuite Kolvenbach qui a depuis présenté sa démission. Kolvenbach - qui n'était pas un ami de Bergoglio - était « perplexe et déconcerté ».

Il avait ensuite demandé une audience avec Benoît XVI pour l'informer que les Jésuites « ne tolérer[aient] pas » Bergoglio comme commissaire.

Bergoglio le savait aussi. Il a refusé d'accepter le poste.

[En fait, Bergoglio et Ratzinger ont toujours été et sont toujours des ennemis quoique dans la même boîte de francs-maçons, car là-dedans on se hait. Le dernier épisode en date est l'ordre exprès de Bergoglio de détruire la vigne de Ratzinger suite au fameux bouquin, comme on peut le lire ici : https://catholique.forumactif.com/t658-news-au-22-janvier-2020#6324 ]
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Message par Gilbert Chevalier le Mer 22 Jan - 22:48

fr.news22 janvier 2020

Livre de Ratzinger et Sarah : François était « vraiment contrarié » et a « piqué une colère »

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C'est une erreur de croire que tout le monde a le devoir de s'élever contre François, a déclaré Michael Matt lors de la conférence de presse Acies Ordinata à Munich le 18 janvier.

Matt a réclamé une « résistance intelligente » (vidéo en anglais).

Par exemple, il ne voudrait pas que le cardinal Sarah attaque directement François, et soit ainsi éliminé de la position qu'il occupe. « C'est une question de stratégie », a expliqué Matt, bien que Sarah soit mis à l'écart par François.

Matt a remarqué la réaction de François au livre de Ratzinger et Sarah sur le célibat : « François a piqué une colère, il était vraiment contrarié. »

La révolution a travaillé à miner l’Église pendant des siècles, a conclu Matt : « les catholiques doivent maintenant miner la révolution ».

[Il y a une chose qui est claire et nette et qui ne fera plaisir à personne, mais il faut que je la dise : personne, je dis bien personne n'ose attaquer en face l'Antéchrist ! Pourquoi ? Parce que ceux qui voudraient le faire sont de la conciliaire, et donc de sa secte. Quant aux autres, ayant fondé d'autres mouvements aussi sectaires, s'en désintéressent. Pour les vrais catholiques, ils se cachent et se taisent : c'est mon cas ! Cela prouve quoi ? Cela prouve que personne ne peut attaquer la Bête si ce n'est... Hénoch et Élie qui ont été réservés pour ce ministère. Toutes les résistances en face de l'Antéchrist, je le dis solennellement, seront abattues par lui : la sainte Écriture nous l'a annoncé. Que nous reste-t-il donc à faire ? Ce que presque personne ne fait plus, savoir, réciter le CHAPELET QUOTIDIEN !News au 22 janvier 2020 Smiley-sororrosario Ce que je dis est grave, très grave, et est beaucoup plus important que toutes les manifestations et pétitions réunies qui ne servent à rien et ne valent rien et n'auront aucun résultat, qu'on se le diseNews au 22 janvier 2020 Smiley-pateralcuinus]
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Gilbert Chevalier
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