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Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE !

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Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Empty Bergoglio essaie de détruire le sacerdoce. Il sait très bien, en tant que fils de perdant, que le seul salut est par l'Eucharistie et les sacrements, en les éliminant remplacés par des hommes de culte satanique et nous n'aurions plus la grâce de Dieu, il

Message par Ana Graff le Jeu 17 Oct - 17:38

@Gilbert Chevalier a écrit:
\"Benoît-et-moi", le 1er février 2019 a écrit:
Francois : "Des prêtres mariés ? Non, sauf….."

Giuseppe Nardi revient sur les propos ambigus du Pape lors de la conférence de presse de retour du Panama. Une autre illustration de la "méthode Bergoglio".

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Avion-panama2_450

Le pape Francois : « Des prêtres mariés ? Non, sauf….. »

Le pape donne le feu vert aux prêtres mariés


Giuseppe Nardi
katholisches.info
29 janvier 2019
Traduction d'Isabelle

* * *

(Rome) Le pape François a donné hier, dans l’avion qui le ramenait de Panama, sa traditionnelle conférence de presse. Une journaliste française lui a demandé si, dans l’avenir, il y aurait aussi des prêtres mariés. Réponse de François, sous une forme désormais bien connue : non, oui-non, oui. Il a littéralement dit : « Des prêtres mariés ? Non, sauf …. »

Caroline Pigozzi, de Paris Match, a annoncé au pape qu’elle lui remettrait une lettre du prêtre français Benoist de Sinety, qui était avec 200 jeunes aux JMJ de Panama. Mais la lettre doit encore être écrite. Le pape remercia la journaliste pour le livre écrit par ce prêtre qu’elle lui avait déjà remis. Ce livre est un plaidoyer pour une ouverture à une immigration de masse vers l’Europe, baptisée « culture de l’accueil » (Benoist de Sinety, Il faut que desvoix s’élèvent. Accueil des migrants, un appel au courage, Paris 2018), dont le pape lui-même est le plus grand promoteur et la caution morale, depuis sa visite sur l’île de Lampedusa durant l’été 2013.

Venons-en à la question de la journaliste.

A quand des prêtres mariés ?

Caroline Pigozzi : Saint Père, pendant quatre jours, nous avons vu ces jeunes gens prier avec ferveur. On peut s’imaginer que, parmi eux, quelques-uns voudront entrer dans la vie religieuse. On peut aussi penser qu’un certain nombre est appelé au sacerdoce. Peut-être certains hésitent-ils, en pensant que c’est un chemin difficile si l’on ne peut pas se marier. Peut-on envisager que vous autorisiez, dans l’Eglise catholique, à l’exemple du rite oriental, des hommes mariés à devenir prêtres ?

Le pape François : Dans l’Église catholique de rite oriental, cela peut se faire et l’on opte, avant le diaconat, pour le célibat ou le mariage.

Caroline Pigozzi : Mais maintenant, dans l’Église catholique de rite latin, peut-on envisager que vous preniez cette décision ?

Le pape François : Dans le rite latin… Il me revient une phrase de saint Paul VI : « Je donnerais ma vie plutôt que de modifier la loi du célibat ». Cette phrase m’est revenue et je voudrais la citer, parce que c’est une phrase courageuse dans moment plus difficile qu’aujourd’hui… Personnellement, je pense que le célibat est un cadeau pour l’Église. Deuxièmement, je ne suis pas d’accord d’autoriser un célibat optionnel. Non. Cela pourrait rester une possibilité dans des endroits très reculés – je pense aux îles du Pacifique… Mais il faut aussi considérer que lorsqu’il y a une nécessité pastorale, le pasteur doit penser aux croyants. Il y a un livre de Lobinger [à savoir : Preti per domani, Emi, 2009, de l’évêque missionnaire Fritz Lobinger, natif de Bavière], il est intéressant – c’est une matière à discussion entre les théologiens. Il n’y a pas de décision de ma part. Ma décision c’est : non au célibat optionnel avant le diaconat. C’est mon avis personnel, je ne le ferai pas, cela doit être clair. Suis-je pour autant quelqu’un de « fermé » ? Peut-être, mais je ne veux pas devoir me présenter devant Dieu avec cette décision. Revenons à Lobinger, qui a dit : « L’eucharistie fait l’Église et l’Église fait l’Eucharistie ». Mais là où il n’y a pas d’eucharistie, dans les communautés, – pensez-y vous-même, Caroline, dans les îles du Pacifique…

Dans le Pacifique, l’Amazonie, en beaucoup d’endroits…

Caroline Pigozzi : En Amazonie aussi…

Pape François : Là-bas, peut-être… en beaucoup d’endroits… dit Lobinger : Qui fait l’Eucharistie ? Dans ces communautés, les « chefs », disons les organisateurs de ces communautés sont des diacres, des religieuses ou même des laïcs. Et Lobinger dit : On peut ordonner un « ancien » qui est marié, – c’est là sa thèse : que l’on puisse ordonner un ancien qui est marié, mais seulement pour qu’il exerce le munus sanctificandi, donc qu’il célèbre la messe, administre le sacrement de la réconciliation et donne l’onction des malades. L’ordination sacerdotale confère trois munera : d’abord regendi (diriger), qui est la tâche du pasteur ; puis docendi (enseigner) et sanctificandi. Cela vient par l’ordination. L’évêque donnerait seulement le pouvoir pour le munus sanctificandi : voilà la thèse. Le livre est intéressant. Peut-être cela peut-il aider à envisager ce problème. Je crois que le problème doit être pensé avec une ouverture dans les cas où il y a un problème pastoral en raison du manque de prêtres. Je ne dis pas qu’on doit le faire, parce que je n’ai pas encore réfléchi là-dessus et que je n’ai pas encore suffisamment prié. Mais les théologiens doivent étudier la question. Lobinger est un exemple… il était prêtre fidei donum en Afrique du Sud ; il est âgé … Je cite cet exemple pour mettre en évidence ce qui doit l’être. J’ai parlé avec un official de la Secrétairerie d’État, un évêque qui a dû travailler au début de la révolution dans un pays communiste. Quand on a vu comment se déroulait la révolution, autour des années 50, les évêques ont ordonné en secret de braves paysans qui étaient des hommes religieux.
Quand la crise était passée, trente ans plus tard, l’affaire était résolue. Il m’a dit ce qu’il ressentait quand, dans une concélébration, il voyait ces paysans, avec leurs mains de paysans, s’habiller pour concélébrer avec les évêques. Dans l’histoire de l’Église, cela s’est produit ; c’est une chose à étudier ; il faut y réfléchir et prier.

La stratégie de François : non, oui-non, oui

C’est la troisième fois au cours de son pontificat, comme on peut le démontrer, que le pape François exécute à propos des sacrements, ce genre de pirouettes cryptées. Puisque, dans les deux autres cas, on sait comment cela s’est terminé, il n’est pas difficile de prévoir que c’est le même développement que vise sa réponse à la journaliste française.

Exemple 1
L’admission aux sacrements des adultères permanents, appelés divorcés remariés dans la novlangue pastorale. Jusqu’à ce jour, le pape François n’a toujours pas dit expressément et sincèrement qu’il veut cette admission ; ni qu’il a promu et imposé concrètement cette admission à travers son exhortation postsynodale controversée Amoris laetitia. De manière indirecte pourtant, il l’a confirmée bien des fois. Et il y a surtout les pratiques qu’il tolère d’évêques qui lui sont proches. Quand les évêques de la province ecclésiastique de Buenos Aires, sa province d’origine, ont, par des directives, transposé cette admission dans la praxis, il a fait leur éloge, en indiquant que c’était là la seule interprétation possible et correcte d’Amoris Laetitia. Rupture avec la tradition et dilution du sacrement du mariage furent justifiées par des « nécessités pastorales ». François a invoqué, à la veille du synode sur la famille en octobre 2014, « un cri du peuple ».

Exemple 2
En novembre 2015, il visitait la communauté luthérienne de Rome. À cette occasion, il a répondu à la question, bien peu surprenante, de savoir quand un protestant et son conjoint catholique peuvent recevoir ensemble la communion à la messe. Le pape François a répondu par un flot de mots, qui commença avec un « non » très clair, qui devint un « oui-non » pour finir par un « oui ». En ajoutant certes que lui-même ne le permettrait jamais. Le public comprit et applaudit avec enthousiasme. En février 2018, la conférence épiscopale allemande décida à la majorité exactement ce qui avait été discuté alors dans l’église luthérienne de Rome. Les luthériens peuvent aller à la communion avec leurs conjoints catholiques. Comme dans l’exemple 1, la justification invoque des « nécessités pastorales », allant même jusqu’à dire que ces mariages entre conjoints de confessions différentes sont mis en danger si les luthériens ne peuvent communier, bien qu’ils rejettent la conception catholique de la communion.

Exemple 3
A la question de la journaliste Pigozzi, François fait la même pirouette. D’abord, il affirme que, dans les églises orientales uniates, des hommes mariés peuvent être ordonnés diacres et prêtres. Puis il explique ne pas avoir l’intention de jamais autoriser cela dans l’Église latine. Il parle du célibat sacerdotal – comme le font aussi, d’ailleurs, les adversaires du célibat – comme d’une loi de l’Église seulement. Et il insiste sur le fait que ce « non » à l’abrogation du célibat n’est que son opinion « personnelle ». Le pape suscite l’impression d’un « non » bien clair, alors qu’un vrai « non » ressemble à autre chose.
Des prêtres mariés ? Non, sauf… Sauf dans les îles exotiques du Pacifique. Pigozzi évoque alors l’Amazonie, à propos de laquelle François a convoqué un synode extraordinaire qui se tiendra en octobre. Et vous voyez, oui, aussi en Amazonie. « En beaucoup d’endroits », dit François, en glissant le nom de l’évêque Lobinger, que les adversaires du célibat présentent comme le donneur de mot d’ordre et l’avocat principal de l’abolition du célibat parmi les promoteurs du synode sur l’Amazonie.

Le pape François le sait, naturellement, et pourtant il cite Lobinger, et seulement lui, avec force détails. On peut difficilement croire aussi qu’il n’ait pas réfléchi là-dessus. Alors qu’il connaît très précisément les thèses de Lobinger et manifeste à leur égard une approbation sans équivoque, en disant à plusieurs reprises qu’elles sont « intéressantes ».

Sa réponse à Pigozzi mentionne deux livres et on voit bien, là encore, que les lectures du pape François comportent de préférence des auteurs de la frange progressiste et gauchiste. On cherchera probablement en vain, parmi ceux qu’il cite, un auteur orthodoxe.

François ne veut pas – et cela, tout son pontificat jusqu’ici nous l’apprend – se laisser prendre en flagrant délit de rupture avec la tradition. Il se lave les mains dans l’innocence. L’impulsion et l’autorisation viennent de lui, mais pas d’une manière réellement repérable. La communion pour les divorcés remariés tient dans une note de bas de page d’Amoris Laetitia, dans un jargon obscur. C’est seulement l’interprétation par les évêques telle que François la tolère et l’encourage, qui la transforme en une nouveauté qui rompt avec la tradition.
La même chose s’est produite avec la communion pour les conjoints luthériens. Il a donné l’impulsion et montré le chemin. Les évêques allemands, dans leur majorité, ont saisi au vol l’occasion offerte par le pape. François, bien qu’interpellé sur le sujet par une minorité des évêques, est resté muet ; ainsi, couverte par lui sur ses arrières, la majorité a-t-elle pu s’imposer et couler dans la praxis officielle l’administration de la communion à des non catholiques. François rend cela possible sans qu’aucun document qui l’autorise porte sa signature.

Et maintenant, avec le Synode sur l’Amazonie, on nous prépare la même chose : le troisième petit tour. Les organisateurs du synode, en tout premier lieu le cardinal Claudio Hummes et l’évêque missionnaire émérite Erwin Kraütler, d’origine autrichienne, tous deux partisans de la thèse de Lobinger et adversaires du célibat sacerdotal, préparent depuis des années l’attaque sur le célibat. Elle se produira dans une région « reculée » : l’Amazonie. Les thèses de Lobinger servent de base. François convoque le synode. Sans lui rien ne marcherait, absolument rien. Le synode parlera surtout d’un « état d’urgence pastoral », alléguant la pénurie de prêtres. François répondra à ce prétendu « cri du peuple » pour avoir l’eucharistie et, non, il n’autorisera aucune abolition du célibat, mais trouvera, cette fois encore, une formulation obscure, qui permettra aux évêques proches de lui, qui le souhaitent, d’ordonner des prêtres mariés. Les évêques porteront la responsabilité et, ici encore, aucun document officiel d’autorisation ne portera la signature du pape.

Dans le passé déjà, Katholisches.info a qualifié de très profondément malhonnête cette manière du pape François d’exercer son ministère.

Le « tiers du sacerdoce » : banalisation dialectique de la messe

Particulièrement choquante est sa banalisation du sacerdoce, lorsqu’il fait comme si ces « anciens » mariés de l’« intéressante » thèse de Lobinger n’étaient pas de vrais prêtres et pouvaient « seulement » célébrer la messe. A plusieurs reprises, au cours de ce pontificat, on a soulevé la question de savoir quelle conception de l’Église et du prêtre se faisait le pape François. La question tourmente aujourd’hui beaucoup de catholiques. Elle s’impose avec d’autant plus d’insistance que le synode sur l’Amazonie approche à grand pas.
Le pape tente d’engourdir son public par un flot verbal dialectique, en essayant de transformer les trois munera du sacerdoce en un sacerdoce tripartite et en faisant comme si les prêtres mariés ne recevaient qu’un « tiers du sacerdoce ». On a là la pilule tranquillisante bien connue que François administre aux conservateurs assoupis. « Cela n’est en fait pas le sacerdoce plénier », va-t-on dire. Ce que vont s’empresser de gober avec joie ceux à qui leur repos importe plus que tout et qui sont reconnaissants pour tout argument, si bête soit-il, que François leur jette, et qui les dispense d’agir.

Hier, dans l’avion qui le ramenait de Panama, le pape François a, de facto, donné le feu vert aux prêtres mariés. L’« état d’urgence » pastoral sera décrété demain, non seulement dans les lointaines îles du Pacifique, mais aussi en Allemagne, en Autriche, en Suisse …, et cela bien plus rapidement que beaucoup peuvent le penser et le souhaiter. Cela n’est désormais plus qu’un petit pas.

François et ses confidents les plus proches ont défini son pontificat comme un temps de changements qui doivent s’accomplir de telle sorte qu’ils soient rendus irréversibles. C’est précisément à cela que François s’applique.

Maintenant pour le sacrement de l’ordre.

Source : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/francois--des-pretres-maries--non-sauf.html
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez.
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Message par Gilbert Chevalier le Ven 18 Oct - 16:53

Bonjour Ana et bienvenue sur mon forum !

Comme tu as mis ta réponse dans le titre, tu as manqué de caractères. Mais j'ai compris le sens et je t'ai expliqué la marche à suivre en message privé.

La stratégie de Bergoglio est celle-là-même de Vatican II, savoir, détruire l’Église.


À plus ma chère flower
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Message par Gilbert Chevalier le Sam 19 Oct - 21:47

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 18 octobre 2019 sur Settimo Cielo a écrit:
AMAZONIE « DÉSÉVANGÉLISÉE ».
Les chiffres d’une Église catholique réduite de moitié


Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Statistiche

Pendant la conférence de presse du lundi 14 octobre, quelqu’un a demandé à Paolo Ruffini, le Préfet du dicastère du Vatican pour la communication, pourquoi on n’avait pas communiqué de statistiques à jour sur l’appartenance religieuse des habitants de l’Amazonie, étant donné la croissance effrénée des Églises évangéliques et pentecôtistes aux dépens de l’Église catholique.

M. Ruffini a répondu que toutes les informations en possession des services du Vatican avaient été mises à la disposition des journalistes accrédités et que de toute façon le synode avait des questions bien plus importantes à traiter que des statistiques sur l’appartenance religieuse.

*

Dans la seconde partie de sa réponse, Ruffini est contredit par les Pères synodaux eux-mêmes, ou à tout le moins par certains d’entre eux. En effet, pour se rendre compte à quel point l’érosion de la présence catholique dans la région est une question centrale pour le synode sur l’Amazonie et qu’il ne s’agit pas d’une simple question de statistiques mais bien d’une question de foi, nous nous bornerons à citer ce que déclarait l’un des invités du Pape François, le P. Martín Lasarte, responsable de l’animation missionnaire en Afrique et en Amérique latine de sa congrégation, les salésiens. Il connaît très bien l’Amazonie et voici ce qu’il déclarait en séance le samedi 12 octobre au matin :

« J’ai visité un diocèse où au début des années 1980, 95% de la population était catholique ; aujourd’hui ils ne sont plus que 20%.  Je me rappelle le commentaire d’un des missionnaires européens qui ont systématiquement « désévangélisé » la région : « Nous ne privilégions pas la superstition mais la dignité humaine ».  Je pense que tout est dit. Dans certains endroits, l’Église s’est transformée en un grand gestionnaire de soins de santé, de services éducatifs, promotionnels, voire en consultant mais très peu en mère de la foi ».

*

Mais dans la première partie de sa réponse, en revanche, Ruffini avait raison. En effet, le 3 octobre, la salle de presse du Vatican a envoyé par courrier électronique aux journalistes accrédités un épais dossier en espagnol et en portugais sur la « realidad ecclesial y socioambiental » de la région, préparé en vue du synode par le REPAM, le Red Eclesial Panamazónica de 2014 présidé par le cardinal Cláudio Hummes :

>>> Atlas Panamazónico : https://www.dropbox.com/s/dij8nozep057rnj/Atlas%20Panamaz%C3%B3nico%20%28Versi%C3%B3n%20Comprimida%29.pdf

Settimo Cielo n’avait pas remarqué que dans ce dossier, qui est presque exclusivement consacré à des questions sociales et environnementales, figure en page 35 un graphique avec les pourcentages de présence en Amazonie des différentes confessions non catholiques.

Les voici par ordre décroissant de grandeur :

Avec 5% du total de la population :
Testigos de Jehová

Avec 4% chacune :
Iglesia Adventista del Séptimo Día
Iglesia Cristiana Evangélica

Avec 3% :
Asamblea de Dios

Avec 2% chacune :
Iglesia de los Santos de los Últimos Días
Iglesia Cristiana Pentecostés del Movimiento Misionero Mundial
Iglesia Universal del Reino de Dios
Iglesia Cristiana de Restauración
Iglesia Cuadrangular
Otras Iglesias Evangélicas
Bautistas

Avec 1% chacune :
Iglesia Pentecostal Unida de Colombia
Iglesia de Dios Ministerial de Jesucristo Internacional
Espírita

Au total, ces 14 confessions non catholiques représentent un tiers de la population de l’Amazonie, soit 33%.

Dans une note en marge du graphique, on précise cependant qu’il faut également ajouter les « Otras Iglesias Cristianas » – parmi lesquelles près de la moitié sont des « iglesias únicas quel no tienen relación aparente entre sí » – qui totalisent ensemble 13% supplémentaires.

Ce qui veut dire qu’au total, si l’on en croit cet « Atlas Panamazónico » de la REPAM, 46% des 34 millions d’habitants que compte la région ont abandonné l’Église catholique au cours des dernières décennies pour passer à d’autres confessions religieuses.

Le cas du Brésil est tout aussi impressionnant. Lors du recensement officiel qui a lieu tous les dix ans dans ce pays, en 1970 les catholiques formaient 91,8% de la population alors qu’au recensement de 2010, ils n’étaient plus que 64,6% et qu’il est prévu qu’ils passent sous la barre des 50% l’an prochain.

En effet, aujourd’hui déjà, en supposant que 46% des Brésiliens soient passés – comme en Amazonie – à des confessions non catholiques et qu’environ 10-12% soient composés d’animistes, d’agnostiques, etc., à peine plus de 40% de la population resterait fidèle à l’Église catholique.

Et cette tendance n’est pas près de s’inverser. À moins que le synode sur l’Amazonie ne parvienne à identifier les raisons de ce désastre et à emprunter de « nouveaux chemins » d’évangélisation qui en soient vraiment.

Source :
http://www.diakonos.be/settimo-cielo/amazonie-desevangelisee-les-chiffres-dune-eglise-catholique-reduite-de-moitie/
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Message par Gilbert Chevalier le Lun 4 Nov - 11:23

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 24 octobre 2019 sur Settimo Cielo a écrit:
Il y a CINQ ans,
FRANÇOIS avait DÉJÀ en TÊTE
les CONCLUSIONS du SYNODE sur l’AMAZONIE


Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Krautler

À la veille du vote du document final du synode sur l’Amazonie, la question de savoir quelles seront les principales innovations soumises à l’approbation du Pape a déjà une réponse prévisible.

En effet, aussi bien la conception de ce synode que son objectif – l’ordination de prêtres mariés et nouveaux ministères pour les femmes – étaient déjà en gestation à l’audience du 4 avril 2014 entre le Pape François et l’évêque autrichien émigré au Brésil Erwin Kraütler.

Nous connaissons à présent le détail du déroulement de cette audience et de ses développements ultérieurs grâce à un livre que Mgr Kraütler lui-même a publié à l’occasion de ce synode.

Pour comprendre comment l’histoire et l’issue du synode sur l’Amazonie étaient déjà écrites à l’époque, il suffit de parcourir les pages de ce livre, comme l’a fait Maike Hickson dans « LifeSite News » le 22 octobre, dans la critique que nous reproduisons ci-dessous :


* * *

L’ARCHITECTE du SYNODE
RÉVÈLE COMMENT le PAPE FRANÇOIS
POURRAIT « OUVRIR une PORTE » à l’ORDINATION des FEMMES

par Maike Hickson

Erwin Kraütler, l’évêque émérite du diocèse de Xingu au Brésil, vient de publier un nouveau livre consacré au Synode sur l’Amazonie et sur ses résultats.  Son livre s’intitule « Le renouveau c’est maintenant.  Les impulsions du synode sur l’Amazonie pour la Réforme de l’Église ».

Dans sa nouvelle publication, Mgr Kraütler répète son appel pour des prêtres mariés, des femmes diacres ainsi que des femmes prêtres.  C’est dans ce contexte qu’il évoque le rôle important que les femmes jouent déjà dans l’Église de sa propre région, le Brésil.  Voici ce qu’il écrit pour dénoncer le fait que les femmes aient trop peu droit à la parole dans l’Église catholique :

« Souvent, je fais référence au fait que chez nous, dans notre diocèse de Xingu, les choses se passent très différemment.  Là-bas, les femmes président les Liturgies de la Parole et que, ce faisant, elles prononcent aussi l’homélie.  Mais cette expérience au Brésil et peut-être également ailleurs n’est tout au plus qu’un rayon de lumière ténu et est encore très loin d’être le signe ce cette nouvelle aube que nous attendons depuis si longtemps. »

Il se dit « convaincu qu’une égale dignité de la femme en ce qui concerne les ministères ordonnés viendra ».

« Et j’espère », poursuit l’évêque, « que le Synode sur l’Amazonie ouvrira de nouveaux chemins pour cela, ou au moins qu’il fera quelques pas dans la bonne direction ».

*

Mgr Kraütler se rappelle sa rencontre avec le pape François le 4 avril 2014, une rencontre qui allait être un moment crucial dans l’histoire de l’actuel Synode pan-amazonien, et il montre comment tous les sujets qu’il avait porté à l’attention du Pape François ont été aujourd’hui inclus dans le Synode sur l’Amazonie.

En racontant son audience privée avec le Pape François, l’évêque autrichien rappelle tout d’abord que c’était en fait son propre conseiller théologique, le P. Paulo Suess, qui peu avant l’audience, avait parlé à François du manque de prêtres en Amazonie.  C’est alors que le Pape a dit « qu’il attendait des évêques qu’ils lui fassent des propositions concrètes et courageuses. »  Et, en riant, le Pape François a ensuite demandé à Mgr Kraütler s’il se souvenait que lui aussi avait utilisé le même mot – « Corajudos » [que Mgr Kraütler traduit par les mots « courageux, audacieux »] – dans son discours aux JMJ de Rio de Janeiro le 27 juillet 2013.

L’évêque autrichien raconte également avoir présenté trois points au Pape : « la situation [et les droits] des peuples indigènes d’Amazonie » ; « l’Amazonie et l’écologie » et « les paroisses sans Eucharistie », c’est-à-dire le manque de prêtres.  C’est à ce moment, à propos du troisième point, que le Pape a demandé à Mgr Kraütler s’il avait une proposition spécifique à faire.  Après que Mgr Kraütler ait simplement répondu qu’il fallait trouver une manière pour faire en sorte que ces paroisses ne soient pas exclues de l’Eucharistie, le Pape a fait référence à « un évêque à Mexico ; Mgr Samuel Ruiz de San Cristóbal de las Casas, aujourd’hui décédé », et que Mgr Kraütler connaissait.  Mgr Ruiz avait ordonné diacres permanents des centaines d’indigènes mariés et qui ne faisaient que diriger leurs propres paroisses.  Cette pratique avait été interrompue par le Vatican en 2001.

Le Pape François a ensuite demandé à Mgr Kraütler pourquoi ces diacres ne pouvaient pas également célébrer la Sainte Messe, ce à quoi l’évêque a répondu : « parce qu’ils sont mariés ».  C’est alors que le Pape François lui-même a ressorti les idées d’un autre évêque, Mgr Fritz Lobinger qui avait imaginé une « Équipe d’Anciens » à la tête d’une paroisse, ordonnés [prêtres] et qui pourraient donc célébrer la messe.  Ces « Anciens », selon les idées de Lobinger, pourraient être mariés – et être aussi bien des hommes que des femmes.

Il est significatif que le Pape François ait mis sur la table les idées d’un homme qui appelait explicitement à l’ordination de femmes à la prêtrise.  Mais il est aussi significatif qu’il discutait déjà des idées de Lobinger en 2014, alors qu’en 2019, il déclarera dans une conférence de presse dans l’avion : « je ne dis pas que ça devrait être fait, parce que je n’y ai pas réfléchi, je n’ai pas prié suffisamment sur le sujet ».

*

On pourrait peut-être affirmer qu’il s’agit du Synode de Kräutler.

Mgr Kraütler affirme : « Pour nos indigènes du Brésil, il est absolument merveilleux que le Pape François ait suivi toutes les demandes que j’ai pu lui présenter [en 2014] pendant mon audience privée à Rome. »

Mais Mgr Kraütler a également des mots dénigrants pour les « Romains » dans le conseil pré-synodal chargé de préparer le Synode sur l’Amazonie et qui comptait dix-huit membres, nombre d’entre eux issus d’Amérique latine et certains de la Curie romaine.  Il s’agissait d’un groupe d’experts latino-américains qui avait préparé une première version des « Lineamenta » (document préparatoire) pour le Synode sur l’Amazonie mais leurs idées avaient rencontré une certaine résistance.  En décrivant la façon dont l’équipe pré-synodale a travaillé sur ce document préparatoire en avril 2018, Mgr Kraütler a déclaré : « Parfois, il y avait des divergences d’opinion, surtout avec les ‘Romains’ ».

L’évêque autrichien a ensuite enfoncé le clou en décrivant la réunion du conseil pré-synodal de mai 2019 qui avait pour but de discuter des versions préparatoires de l’« Instrumentum laboris », le document de base pour les travaux du synode.

« Les discussions n’ont pas été toujours faciles », écrit le prélat autrichien.  « Parfois, nous avons senti un vent contraire glacial ».  Et de poursuivre pour expliquer ses déclarations : « Le problème est toujours le même : des opinions basées sur une pastorale de plusieurs années au contact direct du Peuple de Dieu qui vient se heurter aux normes froides, aux canons, aux paragraphes brandis par des membres de la Curie romaine qui ne connaissent l’Amérique latine que du point de vue touristique et qui n’ont probablement jamais travaillé directement sur le terrain en pastorale dans un paroisse. »

Mgr Kraütler insiste sur le fait que son propre groupe « a combattu bravement » et a finalement pu boucler le document de travail du synode.  Mais il a été encore plus satisfait quand, les 14-15 novembre 2018, s’est déroulé à Manaus une réunion du conseil pré-synodal rassemblant les présidents de toutes les conférences régionales de l’Amazonie brésilienne.  Le cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des Évêques, avait fait le déplacement depuis Rome.  « Cette réunion », explique Kraütler, « m’a donné davantage d’espoir qu’on puisse, malgré tout, avancer sur le problème des paroisses sans Eucharistie et sur les conditions pour l’admission aux ministères ordonnés ».

« Parce que soudainement », poursuit-il, « les évêques qui n’avaient pas encore dit grand-chose sur ce sujet ont soudain fait entendre leur voix.  Comme on s’y attendait, le cardinal Baldisseri a soulevé plusieurs objections et a fait référence aux déclarations de plusieurs papes.  Mais à ce moment, deux évêques – dom Edson de São Gabriel da Cachoeira (Amazonie) et Dom Filipe de Miracema do Norte (Tocantins) – ont répondu et ont résisté, tout comme Pierre l’a fait avec Paul à Antioche, ‘s’opposant ouvertement’ (Gal 2:11) à Son Éminence. »

Selon l’évêque autrichien, le P. Filipe s’était préparé en mettant par écrit un texte et « a déclaré tout de go : ‘les conditions actuelles pour l’admission aux ministères ordonnés doivent être revues !’ ».

Pour ce prélat, « la tradition » a un mauvais goût.  Il propose de se débarrasser du « lest accumulé au cours des siècles, que nous avec notre Église supportons à grand-peine et que certains dans les milieux de droite défendent au nom de la ‘tradition’ ».

Il propose à présent avec assurance que le Synode sur l'Amazonie se débarrasse de tout ce qui est « superflu ».

*

En ce sens, Mgr Kraütler révèle dans son nouveau livre que, pendant les réunions du conseil pré-synodal, « en présence du pape, j’ai insisté pour inclure l’ordination de femmes diacres dans le document final [du Synode Amazonien]. »  Cependant, le cardinal Baldisseri a insisté sur le fait qu’il serait « préférable de laisser d’abord les ‘gens’ d’Amazonie répondre d’abord aux questions que nous leur posons plutôt que d’anticiper leurs réponses ».

Pour Kraütler, le diaconat féminin est un objectif incontournable du Synode sur l’Amazonie puisque « réalistiquement, nous ne ferons pas d’avancées substantielles concernant la prêtrise des femmes.  J’ai de la peine pour le Pape François, parce que le Pape Jean-Paul II a affirmé sans équivoque que l’Église n’avait pas l’autorité pour ordonner des femmes à la prêtrise. »  Maintenant, le Pape François, « est lié par cette décision », a ajouté le prélat, « en ce qui concerne l’accès des femmes à la prêtrise ».  Mais, en ce qui le concerne, il pense toujours que cette affirmation « n’est pas un dogme ».

Quant à la question de rester loyal à la Révélation, Mgr Kraütler a sa petite idée.  Cette question « ne signifie pas réellement que tous les rites et les normes de l’Église primitive sont encore contraignants pour nous au sens où elles l’étaient à l’époque ».  Il rejette ici explicitement l’admonition de Saint-Paul selon laquelle « les femmes devraient garder le silence dans les assemblées » (1 Cor 14 :33-34).  « Si cette règle était encore en vigueur », argumente-t-il, « qu’est-ce qui se passerait dans les paroisses d’Amazonie et d’ailleurs qui sont dirigées par des femmes dans deux tiers des cas ? ».  Cet évêque affirme même que ce passage de Saint Paul n’aurait été ajouté que tardivement, mettant ainsi en doute son authenticité.

Le prélat autrichien suggère en outre que l’Église du XXe siècle a abandonné de nombreux enseignement de l’Église du XIXe, notamment en ce qui concerne la position de l’Église par rapport à la démocratie (Pape Saint Pie X), ou encore en matière de liberté religieuse (« Dignitatis Humanae »), ainsi que d’autres nouveautés introduites par le Concile Vatican II qui auraient été jugées hérétiques à l’époque du Premier Concile. »

*

Dans son audace, Mgr Kraütler donne en fait raison aux « peurs des cercles conservateurs » au sein de l’Église catholique – citant explicitement certains écrits de Sandro Magister et de Giuseppe Nardi (Katholisches.info) – et en particulier concernant leurs craintes que le « laboratoire sur l’Amazonie » ait pour but d’attenter au sacrement de l’Ordre.  « Ce qui est ici présenté comme une grande crainte », écrit Kraütler, « je le regarde dans une attitude d’espérance.  Le Synode sur l’Amazonie pourrait bien provoquer une avancée historique dans l’Église universelle. »

Il conclut alors avec ce qu’il espère que le Pape François fera probablement.  En première lieu, il espère que le Pape écoutera les participants au synode.  « Si nous présentons nos demandes avec insistance, le Pape pourrait, comme il l’a fait au synode sur la famille, ouvrir une porte en disant : ‘Maintenant, vous les évêques, vous avez la possibilité de faire ce que vous estimez nécessaire’ ».  Il reviendrait donc aux conférences épiscopales régionales de dire : Oui, la situation chez nous est telle qu’il est bon que nous recourions à la possibilité que le Pape nous a donné d’’ordonner des ‘viri probati’ et des femmes diacres ».

Ici, Mgr Kraütler fait un lien avec l’exhortation post-synodale « Amoris laetitia » du Pape François dans laquelle il a permis que les conférences épiscopales régionales – comme la Conférence épiscopale allemande – autorisent certains couples divorcés et remariés à recevoir la Sainte Communion, malgré le fait qu’ils vivent objectivement en état d’adultère.

Vu comment Mgr Kraütler a pu si facilement obtenir du Pape François qu’il organise un synode sur base des trois points tels qu’il les a présentés au Pape en 2014, on peut fort bien s’attendre à lire une conclusion et une proposition semblable à celle qu’il décrit aussi bien dans le rapport final du Synode que dans l’exhortation post-synodale du Pape François qui ne tardera certainement pas longtemps à arriver.

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/il-y-a-cinq-ans-le-pape-avait-deja-en-tete-les-conclusions-du-synode-sur-lamazonie/
>>> Le CAS d'un PAPE HÉRÉTIQUE : comme François l'est, concluez !
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Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Empty Re: Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE !

Message par Gilbert Chevalier le Mer 6 Nov - 22:31

Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, le 30 octobre 2019 sur Settimo Cielo a écrit:
Des PAROLES aux FAITS.
Les 6 POINTS sur lesquels
l’EXHORTATION POST-SYNODALE est déjà ÉCRITE

Stratégie de l'Antéchrist : NON, puis NON-OUI, enfin OUI comme AMAZONIE ! - Page 4 Sinodo

Le synode sur l’Amazonie étant à présent derrière nous, il ne reste qu’à attendre ce que le Pape François va décider, sur base des votes qui lui ont été remis dans le document final.

À en juger par le discours improvisé que Jorge Mario Bergoglio a prononcé en espagnol dans la salle du synode au terme des travaux l’après-midi du samedi 26 octobre, ses décisions ne tarderont pas.  Et elles sont déjà écrites en bonne partie.

Pour les trouver, il suffit d’analyser morceau par morceau le discours du Pape, dans sa transcription littérale.

*

Avant tout, le Pape François a fait comprendre que pour le prochain synode, son thème de prédilection sera la synodalité :

« L’un des thèmes qui a été voté, qui a eu la majorité – trois thèmes on eut la majorité pour le prochain synode -, c’est celui de la synodalité.  Je ne sais pas encore si c’est ce thème qui sera retenu ou pas, je n’ai pas encore décidé, j’y réfléchis et j’y pense mais je peux déjà vous dire que nous avons fait beaucoup de chemin et que nous devrons cheminer encore davantage sur ce chemin de la synodalité. »

*

Deuxièmement, le Pape a dit que le document dans lequel il établira comment mettre en pratique les votes du synode sur l’Amazonie ne tardera pas à arriver, probablement déjà en décembre :

« L’exhortation post-synodale qui – ce n’est pas obligatoire que le Pape la fasse – la chose la plus probable, non excusez-moi, la chose la plus simple serait : ‘Bien, voici le document, débrouillez-vous’, quoi qu’il en soit, un mot du Pape sur ce que le synode a vécu pourrait être le bienvenu.  Je voudrais la rédiger avant la fin de l’année, de sorte à ne pas laisser passer trop de temps, tout dépend du temps que j’aurai pour penser. »

*

Troisièmement.  Sur la « vexata quaestio » du diaconat féminin, déjà débattue par une commission d’experts qu’il avait instituée en 2016 et qui n’a abouti à aucun accord, François a dit qu’il relancera la commission avec de nouveaux membres qu’il nommera lui-même, sous l’égide de la Congrégation pour la doctrine de la foi :

« On a parlé de nouveaux ministères, […] de créativité en la matière, […] et voyons jusqu’où on peut aller.  […] Je prends sur moi la demande de reconvoquer la commission ou peut-être de l’ouvrir à de nouveaux membres pour continuer à étudier comment le diaconat permanent [des femmes, ndlr] existait dans l’Église antique.  Vous savez qu’ils sont tombés d’accord entre eux sur le fait que ce n’était pas clair.  […] Je chercherai de refaire cela avec la Congrégation pour la doctrine de la foi et de recruter de nouvelles personnes dans cette commission, et je relève le gant qu’on a lancé là-bas : ‘Et nous voulons être écoutées’.  Je relève le gant. »  (Après cette dernière déclaration, le bulletin officiel qui reproduit le discours du Pape précise que des applaudissements se sont élevés).

Sur ce point, comme on sait, le document final du synode, au n°103, s’est peu avancé.  Il se borne à dire que « au cours des multiples consultations réalisées dans la région amazonienne, le diaconat permanent pour les femmes a été demandé » et que « pour cette raison, ce thème a aussi été très présent au synode », pour se terminer par ce souhait : « Nous voudrions donc partager nos expériences et nos réflexions avec la commission et nous attendons ses résultats ».

Et même comme cela, il y a eu 30 votes contre et 14 absentions, soit un quart des votants.  Mais les partisans du diaconat – et au-delà du sacerdoce – féminin ont quand même considéré que c’était un succès.  Il leur suffisait, pour le moment, qu’un « processus » soit mis en branle.  Et c’est précisément ce qu’ils ont obtenu, avec l’appui immédiat et explicite du Pape François.

*

Quatrièmement.  Concernant le nouveau « rite amazonien » réclamé dans la liturgie, en revanche, le Pape François a tiré sur le frein pendant son discours.  Ce n’est pas une commission locale nommée par les évêques d’Amazonie, comme proposé au point n°119 du document final du synode qui s’en chargera, mais bien la Congrégation vaticane pour le culte divin, dirigée par l’inflexible cardinal Robert Sarah :

« On a parlé d’une réforme du rituel, s’ouvrir aux rites, cela rentre dans les compétences de la Congrégation pour le culte divin, et on peut le faire en suivant les critères et en cela je sais qu’ils savent très bien le faire, et faire les propositions nécessaires demandées par l’inculturation ».

Dit comme ça, il est très improbable que ce nouveau rite, pour autant qu’il voie le jour, soit « enrichi », comme le souhaite le document final du synode, notamment « avec la manière dont les peuples [amazoniens] prennent soin de leur territoire et entrent en relation avec ses fleuves. »

*

Cinquièmement.  Concernant la proposition de nouveaux organes de direction et de coordination de l’Église en Amazonie, François s’est prononcé en faveur de cette idée dans son discours.  Mais il est allé plus loin.  Il a ajouté vouloir créer une section « ad hoc » au Vatican même :

« C’est une contribution notamment par rapport à l’organisation de la Curie romaine.  Il me semble qu’il faille le faire et je parlerai au cardinal Turkson sur la manière de le faire.  Ouvrir une section amazonienne au sein du dicastère pour la promotion humaine intégrale. »

*

Sixièmement.  Et l’ordination au sacerdoce d’hommes mariés ?  Curieusement, il semble que toute référence explicite à cette question, qui a pourtant été la plus débattue de tout le synode, soit absente du discours du Pape.

En réalité, François y a bien fait allusion.  Il l’a sous-entendu dans deux passages parallèles.  Dans une admonestation aux journalistes et dans une invective contre ceux qu’il appelle les « élites » catholiques.

Aux journalistes :

« Un remerciement aux médias.  […] Je voudrais leur demander une faveur : dans la diffusion qu’ils feront du document final, qu’ils s’en tiennent surtout au diagnostic, qui est la partie essentielle, qui est la partie où le synode s’est vraiment exprimé au mieux : le diagnostic culturel, le diagnostic social, le diagnostic pastoral et le diagnostic écologique.  […] Le danger pourrait être qu’ils s’attardent […] sur les petites choses disciplinaires qui ont leur transcendance mais qui ne feraient pas le bien que ce synode doit faire. »

Aux élites catholiques :

« Il y a toujours un groupe […] d’ ‘élites’ catholiques, et parfois chrétiennes, mais surtout catholiques, qui voudraient aller à la ‘petite chose’ en oubliant le ‘grand’.  Cela m’a rappelé une phrase de Péguy, je suis allé la chercher, je vais essayer de bien la traduire, je pense qu’elle peut nous aider parce qu’elle décrit ces groupes qui veulent la ‘petite chose’ et qui oublient la ‘chose’ : « Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient qu’ils sont de Dieu. Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être d’un des partis de l’homme ils croient qu’ils sont du parti de Dieu. Parce qu’ils ne sont pas de l’homme ils croient qu’ils sont de Dieu. Parce qu’ils n’aiment personne ils croient qu’ils aiment Dieu. »  Moi je m’en suis bien sorti, je ne me suis pas laissé emprisonner par ces groupes sélectifs qui ne voudraient voir du synode que ce qui a été décidé au niveau intra-ecclésial ou sur cette autre chose, en rejetant le corps même du synode que sont les diagnostics que nous avons fait dans les quatre dimensions ».

La « petite chose », le « point intra-ecclésial » auquel le Pape François fait allusion, c’est justement l’ordination au sacerdoce de ces fameux « viri probati », proposée comme suit au point n°111 du document final :

« Nous proposons que l’autorité compétente définisse les critères et mes dispositions, dans le cadre de ‘Lumen gentium’ 26 pour ordonner au sacerdoce des hommes idoines et reconnus par la communauté, qui ont un diaconat permanent fécond et qui recevront une formation adaptée au presbytérat, qui peuvent avoir une famille légitimement constituée et stable, pour soutenir la vie des communauté chrétiennes à travers la prédication de la Parole et la célébration des sacrements dans les zones les plus éloignées de la région amazonienne ».

Il aura fallu cette formulation tortueuse, truffée de conditions restrictives, pour obtenir une approbation étriquée de la proposition.  Et surtout, il aura fallu mettre noir sur blanc, à la fin du paragraphe, que « à ce sujet, certains se sont prononcés pour une approche universelle sur ce thème ».

En effet, ce point n°111 a été l’unique point du document final qui a sérieusement risqué de ne pas atteindre la majorité des deux tiers nécessaires pour l’approbation.  Sur 181 votants, avec un quorum fixé à 121 votes, il y a eu 128 « placet », 51 « non placet » et 11 abstentions.

Mais il est de notoriété publique que ce synode a été précisément imaginé et organisé avec cet objectif principal : « ouvrir » à l’ordination des « viri probati » en Amazonie pour ensuite étendre cette nouveauté à toute l’Église.

Exactement comme cela s’était passé avec le double synode sur la famille, qui avait pour but de libéraliser la communion aux divorcés remariés.

À cette époque également, le Pape François avait lancé des piques contre ceux qui se fixaient sur cette « petite chose » au lieu d’admirer la beauté de l’ensemble.

Mais en attendant, il a fait sauter, à l’aide d’une petite note de bas de page dans l’exhortation post-synodale « Amoris laetitia », la grandeur bimillénaire de « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6).

Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/des-paroles-aux-faits-les-six-points-sur-lesquels-lexhortation-post-synodale-est-deja-ecrite/
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